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Réflexions sur le SEL

Les bons d’achat ne sont officiellement pas une monnaie mais jouent le rôle d’une monnaie complémentaire.

L’avantage par rapport à une monnaie locale ou complémentaire classique est que les dons ne donnent pas lieu à taxes et impôts (à vérifier).

Un autre avantage est qu’il n’est pas forcément local et peut intégrer les monnaies locales et même les monnaies étrangères (les points sont alors calculés en fonction du taux de change réel, basé sur le niveau de vie).

Ce système fait exactement l’inverse de ce que font les banquiers : les banquiers remplacent la monnaie pleine (celle qui correspond à des dons de richesse réelle) par de la fausse monnaie dette (créée sans production de richesse correspondante). Le système SEL remplace la monnaie officielle (fausse monnaie dette des banquiers) par une monnaie pleine (les bons d’achat) à l’abri de la spéculation et de la faillite inéluctable des banques.

Plus facile à mettre en œuvre qu’une monnaie locale : ce n’est pas l’association qui échange les euros contre des bons d’achat, ce sont les protagonistes qui doivent inscrire leurs échanges 2 fois, une fois avec la carte bleue, (ou du liquide), une autre fois avec le logiciel interne.

Le Système d’Echanges Libres

Synthèse des SEL (Système d’Echanges Locaux),  des monnaies complémentaires et locales et de l’économie du don, ce système permet tous les types d’échange : ceux en monnaie officielle (euro), en monnaie interne (grains), ou gratuits (dons)

Il fonctionne à l’intérieur d’un réseau, une association loi de 1901 à but non lucratif dont les membres souhaitent se regrouper pour partager des valeurs communes, par exemple s’engager à avoir un comportement éthique respectueux des autres, de l’environnement et de la vie en général. . Ils s’engagent aussi à se fournir pour leurs besoins privés ou professionnels de préférence auprès des autres membres de l’association.

Indépendamment de leur compte en banque habituel en euros, les membres doivent ouvrir un compte interne sur un logiciel libre accessible par internet et par smartphone.

Les échanges en euros se font normalement sur les comptes bancaires individuels indépendamment des grains.

Les grains servent à mesurer la valeur des dons faits à un membre de l’association ou à l’association toute entière. Ils sont créés pour celui qui donne, débités pour celui qui reçoit, sauf s’il s’agit de l’association toute entière qui rembourse en nature par d’autres dons. Ils n’ont aucune valeur marchande et ne sont pas convertibles en euros.

Celui qui donne ainsi des richesses en nature n’est pas sûr de recevoir en retour. Il s’agit donc bien sur le plan légal d’un don. Si l’association est d’intérêt général concourant à la défense de l’environnement  par exemple, les dons déclarés (évalués alors en euros) donnent droit à un crédit d’impôt de 66%. (Le don réel en nature correspond à la valeur positive en grains restant sur le compte à la fin de l’année ; s’il donne droit à un crédit d’impôts, il est débité de sa valeur en grains).

Celui qui a des grains sur son compte peut échanger avec quelqu’un qui les accepte (cette monnaie est libre et peut être refusée). Les acheteurs ont droit à un découvert sans frais fixé en assemblée  générale.

Celui qui a plus de grains qu’il n’en dépense peut donner sans compter en grains car celui qui produit plus que ce qui est nécessaire  à ses besoins peut se permettre de donner gratuitement sans en souffrir,  cela s’appelle la solidarité.

La forme de l’échange ainsi que sa valeur sont déterminés librement par les 2 protagonistes et leurs 2 signatures sont nécessaires pour valider la transaction et les points correspondants en monnaie interne.(Cela peut se faire par smartphone ou sur internet). Les grains peuvent éventuellement prendre la forme de bons papiers mais le fonctionnement est alors plus lourd.

Celui qui donne (en nature) collectivement à l’association reçoit des grains dont le montant doit être déterminé en assemblée générale.

Les grains sont l’équivalent de bons d’achat et ne sont pas soumis à la même règlementation que l’euro. Ils ne sont pas convertibles en euro et ne peuvent ni se prêter avec intérêts, ni servir à la spéculation

Quel est l’intérêt de faire les échanges en grains plutôt qu’en euro ?

Les grains vous permettent de privilégier les échanges avec des gens qui partagent les mêmes valeurs que vous.

Les grains augmentent votre pouvoir d’achat car vous pouvez monnayer en grains des compétences que vous ne pourriez pas monnayer en euros. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir de l’argent pour commencer à échanger, ce sont les échanges qui créent les grains.

Les grains sont une monnaie pleine qui vous a été donnée en échange d’une richesse vendue et qui vous appartient pleinement alors que, par sa conception, l’euro est une monnaie dette vide qui doit être rendue au banquier et n’est que virtuelle sur votre compte en banque : si la banque fait faillite, vous n’avez plus rien alors que vos grains ne peuvent pas disparaître. En cas de crise bancaire  grave, on peut continuer à échanger en grains.

Le SELibre fait référence à la « théorie de la monnaie pleine citoyenne » développée sur le site ….. http://democratie-sociale.fr/le-systeme-monnaie-pleine-citoyenne/

Il a montré son efficacité dans les SEL locaux et représente une extension permettant d’inclure les commerçants déclarés, comme pour les monnaies locales mais dans un groupement pas forcément local. Plus facile à mettre en œuvre qu’une monnaie locale car l’association n’a pas besoin de stocker des euros ni de faire des conversions.

Ce système fait exactement l’inverse de ce que font les banquiers : les banquiers détruisent la monnaie pleine (celle qui correspond à des dons de richesse réelle) et créent de la fausse monnaie dette (créée sans production de richesse correspondante). Le système SEL remplace la monnaie officielle (fausse monnaie dette des banquiers) par une monnaie pleine (les bons d’achat) à l’abri de la spéculation et de la faillite inéluctable des banques.

 

Quelle différence avec la monnaie libre G1 ?

Le logiciel où s’écrivent les échanges n’est pas le même : Duniter utilise une blockchain décentralisée, sécurisée mais gourmande en énergie. Ici, le logiciel est sur un seul serveur (2 par sécurité) et la sécurisation repose sur la confiance que l’on a dans l’administrateur. Etant en association démocratique, celui-ci est élu, contrôlé par d’autres et remplaçable si l’on n’est pas satisfait.

Dans G1, la création monétaire est mathématiquement programmée et répartie également sur tous, ce qui représente 2 inconvénients :

_La quantité de monnaie créée limite les possibilités de production alors qu’ici ce sont les productions qui créent la monnaie  correspondante en quantité juste suffisante.

_Tout le monde n’a pas les mêmes besoins de monnaie : celui qui vit presque en autarcie satisfait presque tous ses besoins lui-même et a besoin de moins d’échanges avec les autres que celui qui est très spécialisé dans un domaine mais dépend de beaucoup d’autres pour satisfaire  ses besoins.

Il n’y a pas dans G1 la possibilité de création monétaire pour ceux qui donnent à la collectivité.

Corrigé du quizz monétaire

 1_Faux : depuis 1971, les banques centrales n’ont aucune limite de création de monnaie (mais déjà auparavant elles ont toujours émis beaucoup plus de billets qu’elles n’avaient d’or).

2_Vrai : chaque fois que vous empruntez à une banque, celle-ci crée l’argent qu’elle vous prête simplement en l’écrivant sur votre compte.

3_Faux : la plupart des banques centrales sont privées à l’instar de la FED (Réserve Fédérale Américaine). En France, la banque centrale appartient à l’état mais les règlementations européennes lui interdisent de s’en servir, elle est sous le contrôle de la BCE qui, d’après les traités, a interdiction de prêter aux états.

4_Vrai légalement: ces faux monnayeurs-là sont poursuivis.

5_Vrai intrinsèquement : mais avec cette définition on peut comprendre que les banquiers sont des faux monnayeurs légaux.

6_Faux : l’état est en dette parce qu’il a emprunté aux banquiers l’argent qu’il aurait dû créer.

7_vrai dans le système actuel car il faut rembourser des intérêts qui n’ont pas été créés mais faux dans un système où l’état est le seul habilité à créer la monnaie.

8_Faux : un découvert indique simplement que l’on a dépensé avant de produire mais que l’on va se remettre à niveau  prochainement ; il n’y a aucune raison de rajouter des pénalités.

9_Faux : ceux qui travaillent pour la collectivité peuvent être payés par la collectivité par création monétaire d’état : la collectivité rembourse leur travail en les nourrissant.

10_Faux : les monnaies locales et celles des SEL ont l’équivalent d’une banque centrale appartenant à la collectivité. Elles sont un modèle de ce que pourrait être une monnaie démocratique.

Explications plus détaillées sur le site :

http://democratie-sociale.fr/2018/larnaque-de-la-monnaie-dette/

les défauts du capitalisme

Le capitalisme a remplacé la notion de propriété d’usage, qui est saine et compatible avec la démocratie par la notion de propriété spoliatrice : le premier arrivé, ou le plus fort, ou le plus riche s’accapare des terres, ou des industries qu’il est incapable d’exploiter seul et oblige ensuite ceux qui n’en ont pas à travailler pour lui aux conditions que lui fixe, les privant, eux, de leur droit d’être propriétaires de leur moyen de production. Le système capitaliste a remplacé l’esclavage aux USA sans en détruire le principe qui est l’exploitation de la majorité de la population par une petite minorité. Il était plus rentable finalement de payer les esclaves « libérés » juste assez pour qu’ils puissent survivre sans avoir à s’occuper d’eux à les nourrir, les loger, les soigner. Ce n’est pas la «  propriété privée des moyens de production » comme on se plait à le dire pour empêcher toute contestation, qui caractérise  le capitalisme: il semble tout à fait sain que chaque travailleur puisse posséder ses outils de travail et, à défaut, les louer : qu’un créateur d’entreprise en soit propriétaire semble normal jusqu’à une certaine taille. Ce qui ne l’est pas, c’est qu’un actionnaire qui ne travaille pas dans l’entreprise ait le pouvoir de lui imposer ses orientations stratégiques comme de s’endetter pour mieux  rémunérer les actionnaires, de se délocaliser ou de licencier son directeur qui ne lui convient pas. Le droit de propriété doit s’arrêter à la propriété d’usage, la dérive vient du pouvoir exorbitant accordé à des propriétaires  souvent illégitimes qui ont tiré leur richesse d’on ne sait où.

_Le capitalisme fausse ainsi la loi de l’offre et de la demande puisque celui qui offre un emploi est en position de force par rapport à celui qui en demande et peut lui imposer les conditions qu’il veut. Normalement, ce devrait être celui qui offre son travail qui devrait négocier ses conditions et cela n’est plus possible que pour certains emplois très spécialisés et très demandés. Avec des rapports égalitaires, les travaux les plus pénibles devraient être les mieux payés : c’est le contraire qui se produit. De même, ce ne sont pas les producteurs qui décident du prix auquel ils doivent vendre leur production mais ceux qui la distribuent, ou qui possèdent une partie de leurs instruments de travail, ou qui spéculent sur la valeur des produits; les producteurs doivent leur donner des royalties considérables, disproportionnées aux services que ceux-ci rendent.

_Le capitalisme exploite la majeure partie de la population au profit de quelques’uns : qu’il y ait des riches et des plus pauvres ne gêne personne à condition que les pauvres le soient de façon juste et aient quand même suffisamment pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et que les riches méritent cette richesse en rendant de plus grands services à la collectivité. Ces 2 conditions ne sont pas remplies par le système capitaliste : il y a 10 millions de Français sous le seuil de pauvreté, beaucoup plus aux USA. Si ce qu’on gagne était proportionnel aux compétences, nous devrions avoir comme courbe des salaires une courbe de Gauss, à peu près symétrique, comme celle que l’on obtient lorsqu’on mesure n’importe quelle capacité d’une population. Au lieu de cela, nous voyons une courbe écrasée sur les bas salaires et une asymptote quasiment illimitée sur les hauts revenus.

_Le système économique capitaliste accroit automatiquement les inégalités : à partir d’un certain seuil, la masse monétaire que détient un particulier ou une entreprise augmente automatiquement sans qu’il y ait eu production d’une richesse quelconque, par le seul fait de prêter avec intérêts ou de spéculer avec. Ce système rend automatiquement les riches toujours plus riches et accroît continuellement les inégalités. L’idée que l’argent doit rapporter de l’argent est contre nature puisque cela modifie la mesure de la valeur de la richesse que représente cet argent (voir le chapitre sur la monnaie)

_Le système capitaliste ne respecte pas l’égalité des chances puisqu’il permet la transmission héréditaire de grosses fortunes. A rajouter au fait que les riches peuvent donner une meilleure éducation à leurs enfants et souvent un sérieux coup de pouce dans leur carrière professionnelle. Autant il parait normal d’hériter de biens ayant une valeur affective, la maison ou la reprise de l’entreprise familiale par exemple, autant rien ne justifie d’hériter d’une entreprise (ou de sa valeur) si on n’y travaille pas.

_L’obligation de travailler pour vivre ou survivre liée à l’impossibilité de pouvoir donner du travail à tous ceux qui en sont capables : les progrès techniques et l’amélioration des rendements des travailleurs permettent de fournir tout ce dont nous avons besoin avec de moins en moins de main d’œuvre. Le système capitaliste étant peu redistributif, ceux qui ne travaillent pas sont livrés à la misère et il faut constamment inventer de nouvelles productions inutiles pour vivre décemment en grévant les coûts de production par une publicité agressive pour forcer les ventes.

_Les contradictions du système : payer le moins possible les salariés pour s’enrichir en  monnaie mais, comme les salariés sont aussi les consommateurs des produits fabriqués, obligation de vendre moins cher, donc de rogner sur la qualité et les salaires, ….Un cercle vicieux destructeur.

_La créativité dans la production de gadgets plus ou moins inutiles mais qui rapportent de l’argent tout en empêchant les inventions bénéfiques à l’humanité moins lucratives.

_L’obligation d’une croissance permanente pour empêcher le système de s’effondrer (voir le chapitre sur la création monétaire) alors qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible.

_La production de masse qui se fait au détriment de la qualité, du respect des individualités, de la vie végétale, animale et humaine.

_L’absence de limites à l’accumulation monétaire : le système capitaliste ne met aucune limite à la capitalisation et à l’enrichissement des personnes et des entreprises : le super-enrichissement des uns se fait forcément au détriment des autres, va bien au-delà de la  satisfaction des besoins et n’est plus qu’un instrument de pouvoir.

 _La création monétaire privée : en d’autres temps, on aurait appelé ceux qui s’y livraient des faux-monnayeurs et l’état les aurait sévèrement punis ; il est en effet immoral que quelqu’un qui ne fait rien d’autre que fabriquer de l’argent puisse s’acheter toutes les richesses réelles qu’il veut sans avoir rien produit d’équivalent. Grâce à l’aveuglement ou à la corruption de nos politiques, ces faux monnayeurs sont devenus légaux et ont pris le nom de banquiers. Ce point étant largement ignoré de la plupart d’entre nous fait l’objet d’un chapitre complet.

_La perte de la liberté d’information : l’ensemble des médias d’un pays, ce qui est le cas en France et aux USA, peut être acheté par un petit groupe de personnes appartenant toutes à la même classe sociale profitant du système qui peuvent, grâce au pouvoir des propriétaires, orienter l’information pour minimiser ou occulter les défauts du système.

_La difficulté à s’opposer à l’idéologie dominante: le système économique capitaliste s’accompagne d’une idéologie disant que seuls les meilleurs  réussissent. Cela est manifestement faux et tous ceux qui s’opposent à cette idéologie sont réduits au silence par les médias aux ordres ou même discrètement éliminés. Mais même ceux qui veulent lutter contre cette idéologie en sont prisonniers : l’industriel honnête, qui cherche la qualité plus que l’enrichissement, est racketté par les actionnaires, soumis à une compétition sévère qui l’oblige à faire toujours plus en réduisant au maximum les salaires.

_La perte de la démocratie par la corruption généralisée et la manipulation de l’opinion publique: l’osmose est de plus en plus évidente entre la classe dirigeante industrielle et les politiques ; la manipulation de l’opinion par les médias permet de faire élire ceux préalablement choisis par celle-ci. L’alliance des puissances d’argent et des politiques  permet de gangréner toutes les institutions, y compris l’enseignement et la santé.

_Le capitalisme détruit les valeurs humaines : il a remplacé la recherche de la satisfaction de nos besoins (matériels et immatériels) par la recherche d’argent quelles que soient les façons de l’obtenir, y compris les plus immorales et les plus machiavéliques. Ce sont même les plus immoraux et les plus machiavéliques qui en obtiennent le plus et prennent ainsi le pouvoir sur les autres, avec en tête les grands banquiers, ceux qui prêtent aux états et spéculent (voir le chapitre sur la monnaie).

_Le capitalisme détruit le vivant non producteur d’argent (mais producteur de richesses gratuites) pour le remplacer par de l’artificiel producteur d’argent (mais destructeur des richesses naturelles) : c’est ainsi que les médicaments naturels sont remplacés par des médicaments chimiques, que les sols, l’eau et notre nourriture sont pollués par des engrais chimiques et des pesticides, que même notre santé devient gênante car il est plus rentable de nous rendre malade et de nous soigner ensuite.

Le capitalisme néo-libéral est un cheval de Troie pour détruire les nations :

Le capitalisme traditionnel s’est assorti depuis 1973 environ de l’adjectif « néo libéral » qui coïncide avec ce que l’on a appelé la « mondialisation » présentée comme étant purement économique alors qu’elle est aussi politique.

Ce capitalisme néo libéral va rajouter aux défauts du capitalisme ceux du ‘libéralisme ». Qu’est-ce qui caractérise en plus le « néo-libéralisme » ? C’est un système monétaire, économique et financier qui demande aux états d’abaisser leurs barrières douanières protectrices et de laisser faire la « loi du marché » en intervenant le moins possible.

Le mot « libéral » sonne bien avec son air de liberté : qui peut s’opposer à plus de liberté contre ces vilains états répressifs ? Sauf que la liberté des uns n’est pas forcément la liberté des autres, et que lorsqu’il n’y a plus de lois régulatrices, on en revient à la loi du plus fort, ce qui a comme conséquences :

_L’hyper compétitivité : les états qui ont abaissé leurs barrières douanières sont soumis à la concurrence d’industries étrangères plus puissantes car plus grosses ou travaillant dans des pays où la main d’œuvre est moins chère car moins protégée socialement : il y a ainsi nivellement social mondial par le bas, ce qui augmente les profits des multinationales mais dégrade les conditions de travail et le pouvoir d’achat des salariés qui sont aussi les consommateurs: il y a là un cercle vicieux : pour maximiser les profits, on minimise les salaires, mais comme les salariés sont aussi les acheteurs on doit faire les prix les plus bas possibles en minimisant la qualité des produits mais aussi la qualité de vie des salariés, en pillant les ressources pour un profit immédiat sans souci du lendemain..

_La destruction du tissu industriel des pays au profit de multinationales de plus en plus grosses.

_La destruction de l’état social : l’endettement des états à cause de la création monétaire privée et de leur désindustrialisation les oblige à l’austérité sociale et à vendre tout ce qui était public au privé.

_L’augmentation de l’état répressif : conséquence de la destruction de l’état social, pour contenir le mécontentement de la population.

_La concentration des moyens de production dans un nombre de plus en plus réduit d’ entreprises gigantesques qui deviennent plus puissantes que les états.

_L’évasion fiscale : la liberté de mouvement des capitaux rend facile pour les multinationales et les très riches la dissimulation des bénéfices pour éviter les impôts dûs.

_Le cancer de la finance : la dérégulation financière a permis à la finance des montages de produits dérivés de plus en plus sophistiqués et la dérégulation monétaire a permis de financer une hausse boursière quasi permanente malgré quelques crashs. Actuellement, plus de 95% de l’argent créé va au casino boursier et la bourse, qui servait au départ à financer l’économie réelle, se nourrit actuellement sur elle au point de la détruire.

Tous ces défauts peuvent se résumer ainsi : le système capitaliste néolibéral est un système économique et idéologique qui permet de concentrer la richesse monétaire entre les mains d’un petit nombre d’individus au mépris des valeurs morales, de la démocratie, de la solidarité sociale et même de la vie sur terre. Il aboutit à placer ce petit nombre d’individus au-dessus de la vie politique des états.

Au sommet de la pyramide, il y a les grands banquiers : mais pourquoi donc ont-ils tant de pouvoir ? D’où tirent-ils tout cet argent qui leur permet d’endetter le monde entier, d’acheter toutes les richesses du monde et de contrôler la politique des états par le chantage à la dette ?

C’est là que se situe une escroquerie monumentale qui rend leur pouvoir illégitime et qui mérite un chapitre entier car elle est largement méconnue. Pour comprendre cela il est nécessaire d’avoir d’abord une réflexion sur ce qu’est la monnaie et comment fonctionne un système monétaire.

L’arnaque de la monnaie dette

 

Le capitalisme détruit la vie sur terre et conduit l’humanité à sa perte.

Les signaux d’alerte ne manquent pas au niveau mondial: nous détraquons le climat de façon incontrôlée, nous faisons disparaitre de nombreuses espèces animales et végétales, nous détruisons l’environnement, nous venons d’apprendre que nous avons épuisé les ressources annuelles de la planète en aout et cependant nous continuons le même train de vie.

Pourtant, chacun individuellement ne se sent pas responsable de tout cela et souhaite vivre plus en harmonie avec la nature ; de plus en plus nombreux sont ceux qui mettent en acte leurs convictions, se tournent vers l’agriculture bio, les énergies renouvelables, le respect de l’environnement. Est-ce suffisant pour arrêter un système fou qui broie et détruit tout ce qu’il touche et se permet même de récupérer des initiatives qui allaient à son encontre ?

Nous baignons dans ce système depuis des siècles et avons du mal à en imaginer un autre, d’autant plus que les autres systèmes de par le monde ne semblent pas mieux : le capitalisme nous est présenté associé avec la liberté et la démocratie alors que les autres systèmes le sont comme des dictatures, même le « communisme ».

Et si tout cela était faux ? Un mythe qui ne correspond pas à la réalité ? Nous allons montrer que le système capitaliste est incompatible avec la liberté, la démocratie, l’écologie et qu’il peut exister des systèmes économiques et politiques démocratiques qu’il serait possible de mettre en place s’il y avait une volonté politique ou populaire pour le faire.

On a coutume de définir le capitalisme par la notion de propriété individuelle et propriété de ses instruments de travail en l’opposant au « communisme » où tout est collectif, comme s’il n’y avait que ces 2 alternatives. Tout ceci est très manichéen car, d’une part le communisme est associé à la dictature stalinienne qui n’avait plus aucun rapport avec l’idéal communiste originel et d’autre part le capitalisme a bien d’autres caractéristiques que la propriété individuelle qui le rendent particulièrement nocif pour l’avenir de l’humanité, à commencer par l’idéologie qui le sous-tend.

Il y a en effet toujours corrélation entre le système économique d’une société  et son organisation sociale : un système économique est une création humaine et obéit donc à l’idéologie de ceux qui l’ont créé. Réciproquement, une fois créé et imposé à tous, il oblige l’ensemble de la société à adopter de plus ou moins bon gré cette idéologie.

L’idéologie qui sous-tend le système capitaliste est simple : elle postule que les humains ne sont pas égaux, que la société est une jungle où il n’y a pas de bonne place pour tous et où les « meilleurs » peuvent non seulement s’accaparer toutes les richesses, quitte à en laisser beaucoup d’autres dans la misère, mais aussi exercer leur pouvoir sur les autres.. Pire, elle ne définit aucune moralité pour parvenir à être au-dessus des autres et les « meilleurs » en question peuvent être les plus voyous. . Cela crée un climat social de violence et d’exclusion : imaginez l’ambiance qui règnerait dans une famille si les parents disaient aux enfants que les premiers arrivés pourraient tout manger et que les derniers n’auraient rien.

Cette idéologie irrigue le système économique et s’oppose à une autre idéologie à l’origine du désir de vivre en société : une idéologie démocratique où tous ont les mêmes droits, où la répartition du travail permet une coopération entre les individus plutôt qu’une compétition, où les plus faibles ont le droit d’être protégés des plus forts. Cette idéologie irrigue le système associatif et est censée irriguer aussi le système politique mais tout le monde peut se rendre compte désormais que ce n’est plus le cas : les politiques se disent soumis au système économique comme si celui-ci faisait partie des lois immuables de la nature. L’idéologie capitaliste semble avoir gagné et contamine tous les aspects de la vie sociale, mais que se passerait-il si nous inversions la vapeur, si nous appliquions au contraire l’idéologie démocratique à l’économie en créant un système économique compatible ?

Un tel système existe, c’est ce que nous allons démontrer après avoir analysé comment le système économique capitaliste concrétise une idéologie inégalitaire et destructrice.

Les défauts du capitalisme

Comment se libérer de l’arnaque de la monnaie dette et de la dictature bancaire

Nous avons vu que le pouvoir des banquiers repose essentiellement sur leur pouvoir de création monétaire qu’ils utilisent de façon malhonnête en créant de la fausse monnaie dette. Il faut leur reprendre ce pouvoir qui est comme la lampe d’Aladin : c’est celui qui le possède qui peut accomplir tous ses désirs.

Créer un système monétaire démocratique qui ne fonctionne qu’avec de la monnaie pleine n’est pas difficile : il suffit que la banque centrale appartienne et soit dirigée par les citoyens et ne crée (gratuitement) que de la monnaie pleine. Il y a plusieurs façons de créer de la monnaie pleine :

_Pour celui qui vient de vendre une richesse si l’acheteur est à découvert (en dette envers la société). Au lieu de considérer que l’un donne à l’autre, on peut considérer que l’on crée de la monnaie pleine chaque fois que l’on donne et qu’on en enlève chaque fois que l’on achète, avec la possibilité d’avoir un compte négatif jusqu’à un certain point et pendant un certain temps.

_Pour celui qui travaille pour la collectivité : il a produit des richesses pour elle, donc elle va le rembourser en produisant des richesses pour lui ; et, pour que ce soit possible, il faut lui donner l’argent correspondant. C’est un point très important : l’impôt pour payer ceux qui travaillent pour le collectif fait partie de l’escroquerie du système précédent, c’est une double peine car on travaille pour les nourrir et on les paye en plus. Dans ce système, l’état sous contrôle citoyen est payé par création monétaire et il n’y a plus besoin d’impôts et de TVA pour la majorité des citoyens. Pour ne pas créer trop de monnaie, il faudra cependant créer un impôt pour les très riches qui pourra consister simplement à l’établissement d’un revenu maximum autorisé.

_Pour verser un revenu de base correspondant au revenu minimum vital à tous les citoyens. Cet argent sera forcément dépensé donc sera plein pour ceux qui le recevront.

Ce système est développé dans le chapitre « monnaie pleine citoyenne ». Qu’on ne dise pas qu’il est irréaliste ou utopique : il fonctionne parfaitement dans les SEL (Systèmes d’Echange Locaux), ne nécessite pas d’être toujours en croissance, permet aux citoyens de choisir là où ils veulent investir, permet de protéger l’environnement et de faire de grands travaux collectifs car l’état peut alors être employeur en dernier recours.

Bien sûr, les banquiers ne vont pas si facilement renoncer à un pouvoir mondial qu’ils ont mis 2000 ans à conquérir : les SEL ne sont autorisés que pour les particuliers, pas pour les professionnels ; les monnaies locales doivent être adossées à leur fausse monnaie. Mais il faut quand même les développer le plus possible, c’est autant de monnaie qui ne peut pas être utilisée par la finance.

Un système monétaire citoyen n’acquiert cependant sa pleine efficacité que si la collectivité qui l’installe est autosuffisante sur les besoins fondamentaux. Il n’y a guère que 2 solutions :

_Ne plus se laisser manipuler par les médias et élire un président courageux et honnête qui a pour programme de reprendre le contrôle de notre Banque Centrale, ce qui nécessite de sortir au préalable de l’UE qui nous l’interdit et d’avoir rédigé auparavant une nouvelle constitution. Pour éviter les coups fourrés de l’UE pendant les négociations de sortie, il sera possible de créer immédiatement une monnaie nationale complémentaire selon les principes de la monnaie pleine citoyenne.

_Qu’une partie suffisamment importante de citoyens entre en résistance et développe une économie parallèle soit avec sa propre monnaie démocratique (mais celle-ci risque d’être rapidement interdite), soit dans une économie par le don. L’économie par le don est la forme la meilleure sur le plan des relations humaines. Après tout, si on a voulu introduire la monnaie pour mesurer la valeur des échanges, c’est pour voir si chacun donnait autant qu’il recevait ; mais cela n’est de toutes façons pas possible : il y en aura toujours qui donneront plus qu’ils ne recevront et d’autres qui recevront plus qu’ils ne donnent, ne serait-ce que les handicapés, les malades ou les chômeurs. Autant accepter de ne pas mesurer exactement et que chacun donne ce qu’il peut donner sans en souffrir. Ce système désarmerait complètement les banquiers.

Un autre système hybride auquel nous réfléchissons: créer une association à but non lucratif réunissant tous ceux qui s’engagent à respecter une chartre éthique et à produire dans le respect de la vie et de l’environnement. Les échanges entre les membres sont gratuits ou monétisés normalement dans la monnaie nationale mais donnent lieu en plus à des « points verts » qui permettent d’échanger gratuitement avec les autres membres.

   L’arnaque de la monnaie dette

    Si vous croyez que la monnaie que vous recevez, qu’elle soit scripturale sur votre compte bancaire ou matérielle en billets de banque centrale est une monnaie pleine, c’est-à-dire une monnaie qui représente la valeur d’une richesse réelle donnée, vous vous trompez, plus exactement vous êtes trompés par ceux qui ont en charge de créer et réguler cette monnaie. (J’entends par richesse réelle tout ce qu’on peut donner dans un échange monétisé : bien, service, savoir et parfois bien plus : il y en a qui donnent leur corps et quelquefois leur âme pour de l’argent. La vraie richesse n’est pas l’argent que l’on possède mais ce que l’on a donné pour l’avoir)

L’arnaque ne date pas d’aujourd’hui, elle a commencé il y plus de 2000 ans, quand les orfèvres sont devenus banquiers. L’or avait l’intérêt d’être une sorte de monnaie internationale de même valeur à peu près partout et de même valeur que la richesse donnée, ce qui évitait les faux-monnayeurs : on échangeait les richesses d’un pays contre de l’or que l’on transportait dans un autre pays pour y acquérir d’autres richesses ; c’était plus un double troc qu’une monnaie. A noter que, déjà à cette époque, à l’intérieur d’un pays ou même d’une communauté, il n’était pas nécessaire d’avoir une monnaie or : la monnaie ne sert qu’à mesurer la valeur d’une richesse donnée  de façon à conserver en mémoire cette valeur pour avoir le droit d’acquérir d’autres richesses de même valeur. Dans une petite communauté, la mémoire peut suffire et il n’y a même pas besoin de monnaie, nous mesurons intuitivement si nous sommes ou non en dette envers les autres et avons un sentiment qui nous pousse à rétablir l’équilibre, c’est ce qui se passe dans un groupe d’amis. Donc n’importe quoi peut servir de monnaie à condition qu’il n’y ait pas des tricheurs qui fabriquent de la monnaie sans avoir donné de richesse (les faux-monnayeurs) et que tout le monde soit d’accord pour accepter cette monnaie ; il y avait par conséquent à l’époque beaucoup de monnaies locales. L’or a été imposé comme monnaie nationale par les riches commerçants internationaux et par les souverains qui ont vu là un excellent moyen d’asservir les populations : le seul moyen d’acquérir cette monnaie or était de travailler pour le souverain, le seul autorisé à la créer ; et, pour rendre ce travail obligatoire, pour accroître le racket et pour en récupérer un peu, il demandait qu’on lui en rende une partie sous forme d’impôts. Mais cette monnaie or qui a si bien permis d’asservir les populations a aussi piégé ces souverains car l’or étant en quantité finie, ils ont été obligés d’aller en chercher chez ceux qui le stockaient, les orfèvres puis les banquiers.

Les orfèvres sont devenus banquiers quand, voyant  que la plupart des déposants s’échangeaient leurs billets sans venir rechercher leur or, ils ont commencé à émettre plus de billets qu’ils n’avaient d’or : cela nous est présenté comme étant quasiment normal mais constitue déjà une tromperie, une fabrication de fausse monnaie et de  dette illégitime. Il y avait donc en circulation un mélange de monnaie pleine et de fausse monnaie dette, les 2 ayant exactement la même apparence. La supercherie n’était dévoilée que si tous les déposants perdant confiance venaient rechercher leur or en même temps : le banquier faisait alors faillite.

L’or étant toujours en quantité finie et le besoin de monnaie de plus en plus grand, la valeur des billets a été déconnectée de la valeur de l’or, n’étant plus qu’indexée sur l’or. Il faut dire qu’à partir du moment où la confiance dans la monnaie papier (et pièces) s’instaurait, la référence à l’or ne présentait plus guère d’intérêt pour la majorité de la population puisque la valeur du papier et des pièces n’était de toutes façons pas la même que la valeur de la richesse correspondante. Le fait d’avoir établi auparavant une équivalence entre les richesses réelles et l’or a fait que la monnaie symbolique a été rattachée à l’or au lieu d’être rattachée à la richesse réelle et que l’or est devenu un « étalon » alors que le véritable étalon d’une monnaie d’échange devrait être un panel d’articles de première nécessité. La confiance en une monnaie symbolique repose sur la croyance que cette monnaie n’est pas fausse, mais qu’est-ce qu’une fausse monnaie ? Une monnaie qui n’est pas étalonnée sur l’or ? Ou une monnaie qui ne représente pas la valeur d’une richesse réelle échangée ? Ce tour de passe-passe a permis aux banquiers de créer de la fausse monnaie (puisqu’elle ne représentait aucune richesse réelle échangée) mais « étalonnée » sur l’or. Sans compter qu’ils pouvaient même tricher sur l’étalonnage or de leur monnaie car personne n’allait vérifier leur réserve d’or. Celui qui se sert de cette fausse monnaie croit posséder de la monnaie pleine, peut l’utiliser comme une monnaie pleine mais ne sait pas qu’elle doit être rendue au banquier, avec en plus des intérêts en monnaie pleine.

L’arrivée au pouvoir des banquiers date de l’époque où des souverains ignorants des choses économiques ont cessé de créer leur propre monnaie pour s’adresser aux banquiers lorsqu’ils en manquaient ; auparavant, un état ne pouvait pas être en dette envers quelqu’un, sauf éventuellement avec un autre état si sa balance commerciale était déséquilibrée. Mais lorsqu’un  banquier prête de la monnaie à un état, ce qui fut l’idée de Mayer Amschel Rothschild, encore plus quand il prend la place de sa banque centrale, il se place au-dessus de cet état (la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit). On prête à M. de Rothschild (de son vrai nom Bauer) la formule : « donnez-moi le contrôle de la monnaie et je me moque de qui fait les lois ». On pourra  voir dans le chapitre « histoire de la création monétaire » comment la dynastie Rothschild en est arrivée à posséder presque toutes les banques centrales de  tous les états de la planète et peut envisager d’être à la tête d’un gouvernement mondial. Ce qui nous intéresse ici est de comprendre pourquoi la possession privée d’une banque centrale est incompatible avec la démocratie et amène l’état à s’endetter irrémédiablement quelle que soit sa gestion.

Après la dernière guerre de 39-45, les dernières réserves d’or s’étaient concentrés aux USA et seul le dollar restait indexé à l’or, ce qui lui a donné un statut de monnaie internationale à tort, car la «  Réserve Fédérale », banque privée malgré son nom, ne se gênait pas pour produire plus de billets qu’elle n’avait d’or. Quand des états comme la France de De Gaulle ont commencé à demander la conversion de leurs dollars en or, Nixon, en 1971, a supprimé l’indexation du dollar sur l’or. La monnaie aurait pu alors retrouver sa fonction originelle d’être un pur symbole, la simple écriture de la mesure de la valeur d’une richesse réelle donnée. Au lieu de cela, on a continué à faire comme si la monnaie était en quantité finie et symbolisait de l’or, que les banques centrales étaient des réservoirs de cette monnaie insuffisante et devaient déléguer par le système des réserves fractionnaires la création monétaire aux autres banques privées.

On est finalement arrivé à un système, aux USA d’abord, en Europe ensuite où il n’y a plus que des banques privées qui créent de la monnaie et qui ne peuvent le faire  que lorsqu’on s’endette : comme il n’y a plus de souverain pour créer de la monnaie pleine, toute la monnaie créée  qui circule dans le pays et dans la presque totalité du monde est de la monnaie dette qui doit être rendue aux banquiers avec les intérêts qui, eux, n’ont pas été créés. Donc, si tout le monde voulait rembourser ses dettes, non seulement il n’y aurait plus d’argent dans le monde, mais il en manquerait. Si nous voulons rembourser ne serait-ce qu’une partie de la dette, ou même seulement les intérêts qui s’accroissent exponentiellement et deviennent exorbitants, nous devons vendre toutes nos richesses aux banquiers (et cela ne suffira pas) ; c’est ce qui est arrivé à la Grèce, c’est ce qui nous arrive maintenant. Le système monétaire a été complètement perverti dans la mesure où la monnaie, dont la fonction est de mesurer une valeur positive, ne mesure maintenant que des valeurs négatives : elle mesure les dettes au lieu de mesurer les richesses et les accroît avec des intérêts non créés qui obligent à s’endetter davantage, d’où la nécessité d’une croissance permanente pour pouvoir payer les intérêts. La dette, évidemment irremboursable dans ce système, n’est qu’un artifice comptable, elle est la façon perverse d’écrire la monnaie pleine que nous aurions dû créer.

Par exemple, Alain veut acheter une maison à Bernard : il n’a pas cet argent et l’emprunte au banquier. Le banquier n’a pas cet argent mais le crée sur le compte d’ Alain en tapant quelques chiffres sur son ordinateur. Il a créé beaucoup d’argent sans grand effort, comme un faux-monnayeur, et fait croire que c’est de l’argent plein, qui va circuler comme de l’argent plein mais devra lui revenir un jour où l’autre. Quand vous n’avez pas d’argent, vous allez demander à quelqu’un qui n’en a pas non plus de vous faire un faux en écriture ; et, en échange de ce service, il vous demande de le payer à la valeur de ce qu’il a écrit plus les intérêts ; pour masquer sa turpitude, il détruit l’argent plein que vous lui donnez et ne garde que les intérêts ; mais cela a quand même pour résultat de remplacer dans la masse monétaire en circulation la monnaie pleine par sa fausse monnaie et de diminuer à cause des intérêts cette masse monétaire en circulation ; quand elle va devenir trop faible, il va falloir s’endetter auprès du banquier d’une fausse monnaie qu’on ne pourra pas rendre.  Bernard aurait pourtant droit à de la monnaie pleine : on aurait pu décider de créer de la monnaie pleine pour Bernard, gratuitement si on considère que la création monétaire n’est qu’une simple écriture, et inscrire quelque part la dette d’Alain sans création de monnaie ; on s’apercevrait alors qu’Alain est en dette non pas avec le banquier mais avec la société et qu’il n’y a aucune raison de demander en plus des intérêts, simplement vérifier qu’il va gagner suffisamment pour effacer cette dette un jour ; la monnaie qui circule alors est de la monnaie pleine qui ne doit être rendue à personne.

Une banque centrale n’est pas un réservoir de monnaie mais un lieu de création-destruction de la monnaie : la monnaie n’est que l’écriture (ou la matérialisation symbolique) d’une mesure de valeur de richesse : écrire ce qu’on vient de mesurer, la valeur de ce qu’on vient de donner, ou créer de la monnaie est équivalent. Le particulier ne peut pas le faire lui-même car il pourrait tricher ; il faut donc que cette écriture soit certifiée par quelqu’un d’autre : dans un échange entre particuliers, chacun peut authentifier l’écriture de l’autre, comme cela se fait dans les SEL ; ou l’échange peut être écrit de façon transparente et inviolable dans une block-chain comme dans les crypto-monnaies. Mais dans les échanges entre un particulier et la collectivité, celle-ci doit être représentée et ne peut l’être que par une banque centrale mandatée démocratiquement par l’ensemble des citoyens. Quel intérêt avons-nous à demander à quelqu’un d’écrire à notre place la mesure que nous venons d’effectuer? Surtout si ce quelqu’un dit qu’il n’écrira cette mesure que si quelqu’un d’autre promet de lui donner autant et même plus que ce qu’il écrit. On nage dans l’absurde et pourtant c’est notre quotidien. Un banquier aurait  juste le droit d’être rémunéré pour son travail d’écriture (la tenue du compte), pas par un pourcentage sur ce que représente cette écriture. (Tout ceci concerne les banquiers et non les établissements financiers qui, eux, rendent un vrai service en prêtant de l’argent plein (ou que tout le monde croit plein).

Le système monétaire est pour la société ce que le système sanguin est pour notre corps : il permet les échanges. Nous produisons des globules rouges en nombre suffisant pour que toutes les cellules puissent recevoir de l’oxygène, sinon c’est l’anémie. Si nous fonctionnions comme notre système monétaire, nous confirions la production de nos globules à quelqu’un qui voudrait bien nous en produire mais en les prêtant seulement et nous devrions en rendre plus qu’il n’en a prêté : pour survivre, nous devrions être dans une dette exponentielle envers lui et si un jour il nous demande de rembourser cette dette, nous mourrons. C’est avec cette épée de Damocles au-dessus de la tête que les banquiers dirigent de fait la politique des états. Actuellement où la croissance est insuffisante pour rembourser seulement les intérêts, nous perdons des globules chaque jour et nous nous anémions, nous ne survivons que grâce à des perfusions de la BCE qui crée de l’argent à tour de bras pour les banques en espérant qu’un peu nous arrivera ! Mais cet argent créé ne sert qu’à faire enfler la boule cancéreuse de la spéculation (95% de l’argent créé sert à la spéculation) qui nous tuera lorsqu’elle éclatera.

Cette arnaque a permis aux banquiers de s’enrichir inconsidérément de façon malhonnête et de prendre le pouvoir sur tous les états qui commencent un jour à leur emprunter. Aucune morale ne les guide, tous les coups sont permis pour s’enrichir encore plus en argent sans rien produire grâce à la spéculation: ainsi, Nathan Rothschild multiplia sa fortune déjà considérable par 2 grâce à un mensonge, en faisant croire à la victoire de Napoléon à Waterloo , ce qui fit chuter les titres anglais qu’il racheta à bas prix avant que la vérité ne les fasse remonter; et, par la suite, tous les grands banquiers ont profité des crises périodiques engendrées par la bourse pour racheter tout ce qu’ils pouvaient à bas prix. Ils s’enrichissent aussi sur les guerres, prêtant aux 2 belligérants pour qu’ils s’arment, prêtant ensuite pour reconstruire. Ils affament les pays africains en leur prêtant leur fausse monnaie pour obtenir toutes leurs richesses en échange. Le pouvoir que leur donne tant d’argent leur permet de corrompre  les institutions démocratiques et d’installer subrepticement leur dictature.

On peut craindre que ceux qui pervertissent ainsi le système économique et politique soient eux-mêmes des pervers qui conduisent l’humanité à sa perte. Et leurs actes laissent à penser qu’ils n’ont aucune considération pour le commun des mortels dont ils voudraient voir une grande partie, inutile pour eux, disparaître, ni pour la vie en général qu’ils sont prêts à détruire si elle leur rapporte de l’argent. Ils empoisonnent délibérément notre nourriture, l’eau douce, les océans et l’air (avec les épandages aériens de particules chimiques), détruisent les écosystèmes, et proposent de nouveaux produits chimiques pour donner l’illusion de réparer. Les grands banquiers contrôlent les grands industriels et les grands spéculateurs qui contrôlent les médias et les hommes politiques qui contrôlent la population. On fait croire au peuple qu’il vit en démocratie parce qu’on lui fait élire celui qui a préalablement été choisi par la caste, mais il s’agit en réalité d’une dictature hyper violente et perverse car les vrais dictateurs ne se montrent pas et se contentent de tirer les ficelles des pantins qui gesticulent sur le devant de la scène politique. Leur pouvoir est lié au système économique qui asservit la majorité de la population, au contrôle des médias qui permet de manipuler les opinions et au contrôle de l’armée et des services secrets israélo-américains qui bénéficient d’un budget illimité pour détruire ceux qui résistent.

Comment donc leur résister ?

Charte constitutionnelle

 

Notre nation a pour but la satisfaction des besoins matériels et immatériels de ses membres et la recherche du bonheur. Elle respecte la vie sous toutes ses formes et ne l’ôte que dans la stricte nécessité vitale ou alimentaire en veillant à ne jamais détruire une espèce entière. La vie humaine ne peut être amputée qu’en cas de légitime défense, lorsqu’aucune autre solution n’est possible.

Notre organisation sociale est

_ démocratique : toute personne exerçant un pouvoir de quelque nature que ce soit sur d’autres doit être mandatée et révocable par la majorité de ceux sur qui ce pouvoir s’exerce, même en cours de mandat si elle ne le respecte pas. Nul ne peut avoir un pouvoir lui permettant d’agir contre l’avis de la majorité.

_ laïque : toutes les religions sont autorisées dans la mesure où elles ne s’opposent pas à cette charte.

_respectueuse de la liberté de chacun dans la mesure où celle-ci ne porte pas atteinte à la liberté des autres. Les lois doivent être approuvées par la majorité des citoyens. Nul ne peut être condamné pour avoir dénoncé des agissements contraires à l’intérêt collectif.

_solidaire : elle vise à aider ceux qui se trouvent en difficulté.

La création de la monnaie qui sert à nos échanges est un service public gratuit destiné à mesurer positivement les richesses données. Cette valeur doit rester stable avant d’être dépensée, ce qui interdit la spéculation et les prêts avec un intérêt supérieur à l’inflation. La création monétaire privée ou de dettes est interdite.

La valeur des échanges est déterminée librement par les protagonistes sans taxes ni impôts. Les taxes ne concernent que les produits dont on veut limiter la consommation. Les impôts ne concernent que ceux dont le revenu dépasse le revenu maximum autorisé. Ces taxes, ce Revenu Maximum Autorisé ainsi que le salaire de ceux qui travaillent pour la collectivité sont votées par l’ensemble des citoyens.

Cette charte est irrévocable et s’impose à toute constitution présente et à venir, à tout traité passé, présent et à venir. Son application est sous le contrôle d’un conseil constitutionnel composé de représentants élus ou tirés au sort de toutes les professions ou catégories sociales. Le pouvoir de ce conseil est supérieur à tous les autres mais soumis comme tous les autres au Référendum d’Initiative Citoyenne.

Article premier

Transition

Le système monétaire décrit précédemment parait complètement révolutionnaire et il l’est car il se réfère à une organisation démocratique qui n’a jamais existé. Un système monétaire et économique n’est pas indépendant du politique, il reflète exactement l’organisation sociale : la nôtre peut être qualifiée de ploutocratique, donnant tout pouvoir à quelques riches qui, de plus, nous ont confisqué le pouvoir de création monétaire.

Il peut paraître irréalisable ou utopique mais sa réalisation ne demande qu’une volonté politique : le pouvoir de création monétaire est comme la lampe d’Aladin, dès qu’elle change de main, le possesseur précédent perd tous ses pouvoirs. Ce système est parfaitement fonctionnel et peut déjà être expérimenté avec succès dans les SEL car la création monétaire pour ceux qui travaillent pour la collectivité y est possible.

Pour l’appliquer sur le plan national, il n’y a guère que 2 solutions :

_Une révolution populaire, peu probable, car la grande majorité de la population est mal informée et peu consciente de la dictature fourbe qui se met en place au niveau mondial.

_L’utilisation de la constitution actuelle pour élire un politique prêt à reprendre le contrôle de la banque centrale, ce qui nécessitera la sortie de l’UE. Pendant les 2 ans de négociations, il suffira de créer une monnaie complémentaire démocratique nationale pour être à l’abri des éventuelles sanctions de l’UE.

Mais, dans les 2 cas, il sera nécessaire d’avoir informé suffisamment de personnes pour atteindre la masse critique nécessaire à l’action. Et, avant de passer à l’action, il faudra avoir rédigé au préalable une nouvelle constitution démocratique donnant réellement le pouvoir aux citoyens et applicable immédiatement ; l’article sur la monnaie pourrait être rédigé ainsi :

Le rôle de la monnaie est de symboliser et mesurer la valeur d’une richesse matérielle ou immatérielle échangée (bien, service, temps de travail, transmission de savoir ou de savoir-faire). Elle peut être scripturale ou matérielle.

La monnaie qui sert à nos échanges ne peut être créée que pour mesurer une richesse qui vient d’être donnée (monnaie pleine) et cette mesure ne doit pas varier ensuite (ce qui exclu les prêts avec un intérêt supérieur à l’inflation et la spéculation qui modifie la mesure sans avoir rien apporté de nouveau). Les faux monnayeurs présents, passés et à venir sont condamnés à rembourser intégralement en monnaie pleine les sommes indûment créées.

La création monétaire et sa régulation sont un service public gratuit contrôlé par un organisme public appelé « banque centrale » indépendant de l’Exécutif et du Parlement et lui-même sous contrôle de l’ensemble des citoyens : le budget de l’état comprenant le salaire des fonctionnaires, les investissements et missions d’intérêt public, le revenu et la capitalisation maximum autorisés, est préparé en commissions et voté ligne par ligne à la majorité par tous les électeurs.

La création monétaire par la Banque Centrale ne peut avoir lieu que pour des prêts sans intérêts pour des investissements déclarés utiles par les citoyens ou pour mesurer des richesses données à la collectivité.

Chaque citoyen ne peut avoir que 3 comptes : un courant, un professionnel et un de capitalisation. Ces 3 comptes sont créés ou dupliqués à la banque centrale.

La banque centrale assure le contrôle des changes. Les taux de change entre les monnaies de 2 pays sont déterminés politiquement par les 2 pays en fonction de leurs revenus minimum vitaux respectifs.

La Banque Centrale et l’état garantissent que la valeur de la monnaie légale est relativement constante, qu’elle n’est pas contrefaite, et qu’elle ne puisse pas être refusée en paiement.

Le prêt avec intérêts et la spéculation qui modifient la valeur d’une richesse donnée sans avoir apporté de plus-value sont parasitaires et taxés en conséquence.(Le fait de prêter de l’argent plein mérite d’être rémunéré en tant que service mais les  intérêts ne sont légitimes que dans la mesure où ils compensent une inflation).

Le premier travail est donc d’écrire une constitution démocratique simple, compréhensible par tous, et de l’imposer par un vote national.

Voir la page « constitution »

Le système monnaie pleine citoyenne

La monnaie doit pouvoir être attribuée ou créée de façon sécurisée chaque fois qu’une richesse est donnée et les échanges doivent être le plus libre possible.

Plusieurs cas de figure sont à envisager :

_Dans les échanges entre individus possédant déjà de l’argent, ce qui est le cas  le plus général, celui qui reçoit une richesse donne en échange sa valeur en monnaie (scripturale ou matérielle) ; Il suffit que chacun ait un compte contenant sa monnaie et qu’il y ait un système permettant de transférer de la monnaie d’un compte à un autre, C’est ce que nous faisons avec nos comptes bancaires mais ces comptes n’ont pas besoin d’être dans une banque : ils peuvent être contenus dans un smartphone inviolable, ou inscrits dans une block Chain, ou placés à la banque centrale ; le transfert se fait de façon automatique sans autre intervention que l’accord des 2 protagonistes.

_Si celui qui reçoit n’a pas suffisamment de monnaie à transmettre, ce qui n’est pas grave s’il est capable d’en gagner plus tard ou s’il est considéré comme pouvant être pris en charge par la société, il y a alors création monétaire pour celui qui donne et découvert (sans frais) pour celui qui reçoit. (Un découvert est sans frais mais ne peut dépasser une limite autorisée et ne peut pas être converti en monnaie matérielle). Le découvert autorisé peut être remplacé par un revenu de base en monnaie pleine convertible en monnaie matérielle.

_Par contre, dans les échanges entre ceux qui travaillent pour la collectivité et cette même collectivité représentée par sa banque centrale, la sécurisation est plus difficile : il est exclu qu’ils puissent décider et se virer eux-mêmes leur salaire (comme c’est le cas actuellement), c’est à la collectivité de le faire : la banque centrale doit donc être un organe exécutif à la comptabilité publique, sous contrôle citoyen indépendant de l’exécutif et du parlement. L’échelle des salaires de tous ceux qui travaillent pour la collectivité devrait faire l’objet d’un débat et d’un vote national.

La banque centrale étant indispensable pour la création monétaire et sa régulation, et ne pouvant pas, me semble-t-il, rentrer dans un block Chain, c’est autour d’elle que va donc s’articuler tout le système. Comme d’autre part elle doit pouvoir avoir une vision d’ensemble de la circulation monétaire afin que celle-ci puisse être régulée, le plus simple serait que chacun ait un compte unique à la banque centrale (ou ailleurs mais dupliqué à la banque centrale).

Les autres banques ne sont que des établissements financiers qui ne peuvent prêter que leur argent ou celui de leurs déposants avec leur accord et en partageant les bénéfices.

La banque centrale ne prête (à taux zéro) que pour des entreprises rentables d’intérêt public, l’intérêt public étant défini par une majorité de citoyens.

Hormis ce cas, elle ne peut créer de la monnaie que pour payer ceux qui travaillent pour la collectivité : fonctionnaires, enseignants, soignants, …..,services publics (poste, transports, distribution d’énergie, d’eau…..qui pourront être gratuits ou simplement subventionnés), toutes les constructions publiques (autoroutes, hôpitaux, mairies,…) ou dans des missions non rentables d’intérêt public (aide aux handicapés, chômeurs, malades,…) ou de grands travaux d’intérêt public (dépolluer l’environnement par exemple) déterminées par une majorité de citoyens.

Cette création de monnaie pleine va progressivement remplacer l’argent dette qui pourra donc être remboursé et détruit, et il arrivera un moment ensuite où il faudra en détruire ou arrêter d’en créer pour éviter qu’une trop grande masse monétaire provoque de l’inflation. A noter que le fait de créer de la monnaie uniquement lorsqu’il y a production de richesse est beaucoup moins inflationniste qu’une création à l’aveugle comme cela est fait actuellement car l’inflation résulte d’un déséquilibre entre la masse monétaire en circulation et les capacités de production. Avec les comptes uniques, la banque centrale sera en mesure de réguler le système en proposant d’instituer taxes et impôts pour détruire de la monnaie, soit un impôt  progressif en fonction du revenu, soit seulement instaurer un revenu maximum (forcément lié à une capitalisation maximum)

Cette deuxième solution où tout revenu dépassant le maximum serait automatiquement détruit par le logiciel bancaire apporterait une liberté extraordinaire à l’immense majorité des citoyens sans gêner beaucoup : cela veut simplement dire que, quand on est suffisamment riche, on n’a plus besoin d’être payé pour ce qu’on fait. Pour les autres,  les transactions seraient entièrement libres, sans taxes ni impôts associés, il n’y aurait plus de notion de travail au noir.

On peut même envisager un revenu de base correspondant au minimum nécessaire pour assurer les besoins vitaux entièrement financé par création monétaire : le revenu de base étant forcément dépensé, c’est bien de l’argent plein pour ceux qui le reçoivent. Le revenu de base évite d’avoir à demander des aides, apporte plus de liberté et de sécurité, permet de survivre au chômage ou de choisir de ne pas travailler (il n’y aura plus avec les progrès de la mécanisation nécessité de travailler pour tout le monde) (voir le chapitre « revenu de base »).

Les entreprises deviendront plus compétitives car les salaires seront moins élevés et il y aura moins de salaire indirect versé. Les seules « charges «  restantes seront les cotisations chômage et accidents du travail pour l’employeur et chômage et retraite complémentaire pour le salarié. Mais, de fait, la compétitivité ne sera plus autant nécessaire car les entreprises nationales seront protégées de l’extérieur par les taux de change; la seule compétition restante sera entre des entreprises privées et des entreprises d’état, ce qui permet de réguler les salaires dans le privé sans avoir besoin de contrôles inquisiteurs.

Chacun ayant suffisamment d’argent, on pourrait oublier la monnaie et vivre à sa guise comme dans l’économie du don. La monnaie servirait seulement pour ceux en charge de gérer la société à mieux l’organiser pour adapter besoins et productions. La seule question à se poser est de savoir si la société est capable d’assurer les besoins fondamentaux de ceux pris en charge par la collectivité, ce qui ne devrait pas poser problème car le capitalisme nous a plutôt poussé à surproduire pour enrichir en monnaie les ploutocrates.

Nous avons examiné jusqu’à présent une société fermée autosuffisante mais ce système est tout aussi adapté au commerce avec d’autres sociétés et permet même un commerce éthique puisqu’il n’y a plus besoin d’aller piller les autres pour trouver l’argent qui manque chez soi. Les taux de change entre 2 monnaies devraient être définis politiquement et indexés sur les revenus minimum vitaux.

En l’absence de monnaie internationale, les échanges entre 2 pays sont du troc et doivent être équilibrés.

Une monnaie internationale devrait répondre aux mêmes critères de création monétaire et le dollar, qui est une monnaie nationale des USA ne peut jouer ce rôle honnêtement (d’autant plus que c’est, d’après nos critères, une fausse monnaie). Le faisant, il s’assure la suprématie sur tous les autres états.

Contrairement à ce qui semble nous arriver actuellement, ce n’est pas le système économique qui dirige l’organisation politique mais l’organisation politique qui crée le système économique. La monnaie mesure quand elle n’est pas trafiquée, mais ce que nous faisons de cette mesure est politique et nous voyons ce qu’une volonté démocratique pourrait en faire. Le système actuel ne peut perdurer qu’avec le soutien des politiques qui ne souhaitent pas la démocratie mais une gouvernance mondiale de quelques privilégiés.

Le système économique présenté ci-dessus devra obligatoirement s’accompagner d’une nouvelle constitution qui placera les 5 pouvoirs fondamentaux sous contrôle citoyen : la banque centrale doit être un organisme exécutif indépendant de l’Exécutif politique reposant sur un contrôle citoyen plus large encore que le parlement.

Comment faire la transition

 

Comprendre le système économique sans être économiste

      Tout système économique est lié à l’utilisation d’une monnaie.

Nous croyons tout savoir sur la monnaie car nous la manipulons tous les jours mais savons-nous comment elle est créée ? Par la banque centrale ? Ou par un faux monnayeur ?

Quelle est la différence entre un faux monnayeur et un vrai monnayeur ?

_Le faux monnayeur fabrique de la monnaie qui ne correspond à aucune richesse vendue.

_Le faux monnayeur fabrique des billets qui ne sont pas légaux.

2 définitions différentes qui ne sont pas équivalentes et que l’on peut donc réunir en une seule phrase : le faux monnayeur fabrique de la monnaie non légale qui ne correspond à aucune richesse vendue.

Par opposition, le vrai monnayeur fabrique des billets légaux qui correspondent à une richesse vendue.

Et bien, maintenant, on ne doit plus dire faux monnayeur mais banquier : tous les banquiers, en effet, fabriquent de la fausse monnaie quand ils vous font un prêt, simplement en tapant des chiffres sur leur clavier d’ordinateur ; et ils n’ont même pas l’équivalent en monnaie de banque centrale : ils ont une petite réserve de billets et peuvent vous en donner au distributeur à condition que vous n’en demandiez pas trop, pas plus de 5%. Si le banquier fait faillite, vous ne pouvez même pas réclamer votre argent car il n’existe pas en monnaie de banque centrale.

Mais il y a pire : même la banque centrale peut être qualifiée de fausse monnayeuse : elle fabrique de la monnaie légale certes, elle est seule habilitée à imprimer des billets, mais l’argent qu’elle fabrique ne correspond à aucune richesse réelle créée et vendue par elle : ce serait vrai seulement si elle donnait cet argent créé à quelqu’un qui vient de vendre une richesse. Or, elle ne donne rien, elle prête, on doit le lui rendre avec les intérêts en plus.

Mais, comme l’argent des intérêts n’a pas été créé, il est impossible de rembourser les intérêts, sauf si on emprunte encore, mais cela va générer de nouveaux intérêts qu’il sera encore plus difficile de rembourser : vous avez là l’explication de la nécessité d’une croissance constante et de l’augmentation exponentielle de notre dette. (voir le chapitre « comment créer un système monétaire »)

Vous pensez à ce stade qu’il n’est pas possible qu’un système aussi absurde et malhonnête ait été mis en place par nos élus, qu’il y a toute une science économiste qui ne dit pas cela, qu’il est impossible que tous se trompent !

_Tous ne se trompent pas : Maurice Allais, prix Nobel d’économie, l’a dit en son temps, mais ses propos ont été étouffés : c’est seulement vous qu’on trompe.

_Les économistes nous abreuvent de formules mathématiques pour essayer de trouver des lois dans un système totalement dérégulé qui peut s’emballer dans l’inflation boursière ou dans des crashs simplement par réaction en chaine à partir de menus indices. (La seule théorie mathématique qui pourrait s’appliquer est la bien nommée théorie du chaos). Ce n’est pas une science mais une idéologie qui cherche juste des arguments pour justifier le système néo-libéral mais n’étudie jamais les conséquences sur le système de la façon dont est créée cette monnaie. Pour bien comprendre ce point, voir le chapitre « comment créer une monnaie dans une société où elle n’existe pas encore ».

_On ne vous le dit pas de cette façon et ce n’est pas un secret  mais on le présente comme une évidence (les plus gros secrets ne sont pas ceux que l’on cache). Et, si on ne vous dit pas que votre billet est faux, et si  vous trouvez quelqu’un d’autre qui l’accepte, les transactions se font comme si c’étaient de la monnaie pleine ; la valeur propre d’une monnaie n’a aucune importance, un système monétaire fonctionne surtout sur la confiance.

_L’escroquerie est masqué dans un fonctionnement fractionné hérité du temps où la monnaie était basée sur l’or, où chaque acteur ne se rend pas forcément compte du fonctionnement global.(Pour ceux que cela intéresse, de nombreuses vidéos expliquent cela).

_Beaucoup de politiques ne comprennent rien à l’économie et font confiance aux « économistes » ; les autres profitent du système car les banquiers font leur fortune personnelle et payent leurs campagnes électorales.

Mais il y a quand même des conséquences : le banquier, surtout celui de la banque centrale lorsqu’elle est privée, qui peut créer autant de monnaie qu’il veut, s’acheter tout ce qu’il veut, prêter à qui il veut, au taux qu’il veut, qui peut se permettre d’endetter les états et de leur imposer l’austérité, a tendance à se prendre pour Dieu et à vouloir imposer ses volontés au monde entier grâce à ce qu’on a appelé « la mondialisation » (voir le chapitre « explication de la « crise »)

Tout cela ne nous arrive pas par hasard : les banquiers préparent leur coup d’état depuis des siècles.(voir le chapitre « histoire »)

L’heure est grave : la mondialisation du système néo-libéral cache une dictature des puissances d’argent avec à leur tête les quelques banquiers qui possèdent presque toutes les banques centrales de la planète.

Mais il est encore possible d’en sortir en reprenant le contrôle de nos banques centrales : la mise en place d’un système monétaire démocratique éradiquerait la misère, permettrait de prendre soin de nous et de la planète (voir : « un autre monde est possible »)

Le capitalisme néo-libéral : un cheval de Troie pour détruire les nations

          

On a l’habitude de caractériser le capitalisme par la propriété privée, y compris celle des moyens de production et de l’opposer au collectivisme bolchévique où on ne possède plus rien.

Et, pour le rendre plus attrayant, on lui a ajouté ces dernières années le qualificatif « néo-libéral » qui a une consonance de liberté.

Qui donc voudrait renoncer à la liberté et à la propriété privée ? Personne ! C’est pour ne pas perdre cela qu’on  garde ce système. Et pourtant, 99% de la population ressent bien qu’il n’est pas satisfaisant, par les inégalités abyssales qu’il génère, par la destruction des états sociaux et le pillage de la planète. N’y aurait-il pas moyen d’avoir liberté et propriété privée sans ces inconvénients ?

Nous allons donc chercher à comprendre ce qui rend le capitalisme néo-libéral néfaste pour la majorité d’entre nous et quelles peuvent être les solutions pour construire une démocratie qui conserve la propriété privée mais assure plus d’égalité et de liberté entre les citoyens.

Méfions-nous du détournement de sens des mots :

_Le « néo-libéralisme » n’est pas « libéral » pour tout le monde : il faut se méfier des abus de langage car de quelle liberté parle-t-on ? De celle de chaque citoyen ou de celle de quelques’uns ? Le néo- libéralisme se caractérise par une dérégulation généralisée, l’affaiblissement de l’état social, et le passage au privé de tout ce qui était public. Or, que se passe-t-il lorsqu’on supprime toutes règles ? On en revient à la loi de la jungle, à la loi du plus fort, à la liberté pour le plus fort d’écraser le plus faible ; seules les armes ont changé, le plus fort n’est pas le plus puissant physiquement mais le plus riche ; et, dans notre système économique,  le plus riche n’est pas le plus méritant : il y a des tricheurs, nous analyserons cela en détail. A partir du moment où la liberté de 1% de la population va à l’encontre de celle des 99% autres, doit-on parler de liberté ou de dictature ? La démocratie n’est pas une organisation naturelle, elle a besoin de mettre des lois pour protéger les plus faibles des plus forts et la liberté des uns doit s’arrêter là où commence la liberté des autres.

Quels sont donc les défauts du système capitaliste néo-libéral qui permettent cette dictature ?

_Ce n’est pas la «  propriété privée des moyens de production » comme on se plait à caractériser le capitalisme pour empêcher toute contestation : il semble tout à fait sain que chaque travailleur puisse posséder ses outils de travail et, à défaut, les louer : qu’un créateur d’entreprise en soit propriétaire semble normal, qu’il y ait une part dans sa  rémunération pour amortir les outils qu’il prête à ses salariés l’est aussi. Ce qui l’est moins, c’est qu’un actionnaire qui ne travaille pas dans l’entreprise ait le pouvoir de lui imposer ses orientations stratégiques comme de s’endetter pour mieux le rémunérer, de se délocaliser ou de licencier son directeur qui ne lui convient pas. Le droit de propriété doit s’arrêter à la propriété d’usage, la dérive vient du pouvoir exorbitant accordé aux propriétaires illégitimes qui ont tiré leur richesse d’on ne sait où.

Qu’il y ait des riches et des plus pauvres ne gêne personne à condition que les pauvres aient quand même suffisamment pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et que les riches méritent cette richesse en rendant de plus grands services à la collectivité. Ces 2 conditions ne sont pas remplies par le système capitaliste : il y a 10 millions de Français sous le seuil de pauvreté, beaucoup plus aux USA, et la quantité d’argent reçue n’est pas toujours associée à la qualité du service rendu à cause de quelques mécanismes pervers du système :

_La transmission héréditaire de la richesse n’est pas démocratique car elle ne respecte pas l’égalité des chances : il est logique d’hériter de biens ayant une valeur affective, y compris la maison familiale mais pas d’une entreprise (ou de sa valeur) si on n’y travaille pas.

_L’emprise du capital sur la production: ce ne sont pas les producteurs qui décident du prix auquel ils doivent vendre leur production mais ceux qui la distribuent, ou possèdent une partie de leurs instruments de travail, ou spéculent sur la valeur des produits; il faut leur donner des royalties considérables, disproportionnées aux services qu’ils rendent.

_L’obligation de travailler pour vivre ou survivre liée à l’impossibilité de pouvoir donner du travail à tous ceux qui en sont capables : les progrès techniques et l’amélioration des rendements des travailleurs permettent de fournir tout ce dont nous avons besoin avec de moins en moins de main d’œuvre. Le système capitaliste étant peu redistributif, ceux qui ne travaillent pas sont livrés à la misère et il faut constamment inventer de nouvelles productions inutiles en grévant les coûts de production par une publicité agressive pour forcer les ventes.

_L’obligation d’une croissance permanente pour maintenir l’équilibre du système (voir le chapitre sur la création monétaire) alors qu’une croissance infinie dans un monde fini est impossible.

_ L’hyper compétitivité due à la « mondialisation » capitaliste : la quasi disparition des barrières douanières, permet, grâce aux délocalisations, de niveler les salaires par le bas, ce qui augmente les profits des multinationales mais dégrade les conditions de travail et le pouvoir d’achat des salariés qui sont aussi les consommateurs:  il y a là un cercle vicieux car le fait de sous payer les salariés oblige à vendre moins cher, donc à baisser la qualité et surexploiter davantage les salariés.

_La concentration des moyens de production dans un nombre de plus en plus réduit d’ entreprises gigantesques qui deviennent plus puissantes que les états.

_La production de masse qui se fait au détriment de la qualité, du respect des individualités, de la vie végétale, animale et humaine.

_le pouvoir donné à l’accumulation monétaire : le système néo-libéral ne met aucune limite à la capitalisation et à l’enrichissement des personnes et des entreprises : le super-enrichissement des uns se fait forcément au détriment des autres, va bien au-delà de la  satisfaction des besoins et devient un phallus qui peut rendre plus puissant que l’état et renverser la démocratie au profit d’une petite classe sociale aux intérêts convergents

_Le cancer monétaire : à partir d’un certain seuil, la masse monétaire que détient un particulier augmente automatiquement sans qu’il y ait eu production d’une richesse quelconque, par le seul fait de prêter avec intérêts ou de spéculer avec. Ce système rend automatiquement les riches toujours plus riches et accroît continuellement les inégalités. L’idée que l’argent doit rapporter de l’argent est, par nature, antidémocratique (cela était interdit par toutes les religions autrefois, sauf par la religion juive). Elle n’a pu s’imposer que parce qu’elle permettait à ceux qui voulaient épargner de se protéger de l’inflation, mais se protéger de l’inflation ne veut pas dire s’enrichir indûment. De plus, l’inflation est le signe d’une mauvaise régulation du système monétaire . Elle pourrait être évitée dans un système monétaire mieux régulé mais une légère inflation n’est pas si grave en soi car elle tend à décourager la capitalisation qui engorge l’économie.

_La création monétaire privée : en d’autres temps, on aurait appelé ceux qui s’y livraient des faux-monnayeurs et l’état les aurait sévèrement punis ; il est en effet immoral que quelqu’un qui ne fait rien d’autre que fabriquer de l’argent puisse s’acheter toutes les richesses réelles qu’il veut sans avoir rien produit d’équivalent. Grâce à l’aveuglement ou à la corruption de nos politiques, ces faux monnayeurs sont devenus légaux et ont pris le nom de banquiers. Ce point étant largement ignoré de la plupart d’entre nous fait l’objet d’un chapitre complet.

_La perte de la liberté d’information : l’ensemble des médias d’un pays, ce qui est le cas en France et aux USA, peut être acheté par un petit groupe de personnes appartenant toutes à la même classe sociale profitant du système néo-libéral qui peuvent, grâce au pouvoir des propriétaires, orienter l’information pour minimiser ou occulter les défauts du système.

_L’interdiction de s’opposer à l’idéologie dominante: le système économique néo-libéral s’accompagne d’une idéologie disant que seuls les meilleurs  réussissent et que le marché s’autorégule sans l’intervention des états. Cela est manifestement faux: le marché ne s’autorégule pas et est contrôlé de fait par un  nombre de plus en plus réduit d’acteurs, ce ne sont pas les meilleurs qui réussissent mais souvent les plus malhonnêtes, et tous ceux qui s’opposent à cette idéologie sont réduits au silence par les médias aux ordres ou même discrètement éliminés. Il y a ceux qui profitent du système et qui n’ont aucun état d’âme sur les souffrances qu’ils infligent aux autres. Mais même ceux qui veulent lutter contre cette idéologie en sont prisonniers : l’industriel honnête, qui cherche la qualité plus que l’enrichissement, est racketté par les actionnaires, soumis à une compétition sévère qui l’oblige à faire toujours plus en réduisant au maximum les salaires.

_La perte de la démocratie par la corruption généralisée et la manipulation de l’opinion publique: l’osmose est de plus en plus évidente entre la classe néo-libérale et les politiques, la manipulation de l’opinion par les médias permet de faire élire ceux préalablement choisis par celle-ci. L’alliance des puissances d’argent et des politiques  permet de gangréner toutes les institutions, y compris l’enseignement et la santé.

Tous ces défauts peuvent se résumer ainsi : le système néolibéral est un système économique et idéologique qui permet de concentrer la richesse monétaire entre les mains d’un petit nombre d’individus au mépris des valeurs morales, de la démocratie, de la solidarité sociale et même de la vie sur terre.

Nous décrivons là une organisation immorale et destructrice. Nous verrons qu’elle est même mafieuse car le petit nombre de ceux à qui elle profite n’hésite pas à détruire la vie, terrestre et humaine pour imposer son pouvoir.

Vous avez remarqué que tout se ramène à des problèmes d’argent, mais qui maîtrise les problèmes d’argent ? Qui a voulu cette mondialisation, cet abaissement des frontières douanières  qui vide les états de leurs richesses industrielles, les rend faibles et endettés ? Qui peut se permettre d’être au-dessus de toutes les nations et d’envisager une gouvernance mondiale ? Il est temps de considérer la gigantesque escroquerie qui est au cœur du système : le pouvoir privé de création monétaire.

Et pour comprendre pourquoi la création monétaire privée est une escroquerie, il faut d’abord se demander à quoi sert la monnaie, pourquoi doit on en créer et comment peut fonctionner un système monétaire.

Préambule

 

La présente constitution s’impose à tous les citoyens français : c’est une constitution écrite par le peuple pour le peuple afin de concrétiser la notion de démocratie. La démocratie parfaite serait celle où chaque citoyen pourrait participer aux décisions qui le concerne, choisir et révoquer tous ceux qui ont pouvoir sur lui.

Sans atteindre la perfection, cette constitution vise à éviter que trop de pouvoirs soient réunis sur trop peu de personnes et à placer sous contrôles citoyens indépendants les 5 pouvoirs fondamentaux : le pouvoir judiciaire, le pouvoir  législatif, le pouvoir exécutif, le pouvoir monétaire et le pouvoir informatif.

Les postes de pouvoir  sont accessibles de plusieurs façons :

_par élection quand les candidats sont connus des électeurs, désignés par eux, et que ceux-ci sont en mesure de contrôler l’action des élus. (Par exemple maires des petites communes). Les candidats sont désignés et ne peuvent faire campagne pour eux-mêmes.

_Par élection ou tirage au sort de candidats présélectionnés pour leur compétence.

_Par tirage au sort quand le poste ne demande pas des compétences professionnelles particulières: chambre des députés, conseil des sages.

Les élections se font toujours avec mandat impératif avec possibilité de révocation en cours de mandat. Les modalités de l’élection doivent permettre de choisir le candidat le plus consensuel et non seulement entre les 2 premiers du premier tour. Le contrôle des citoyens s’exerce par la capacité de choisir les candidats, de voter pour le candidat de leur choix et par le référendum d’initiative populaire qui peut proposer ou abroger des lois et abréger des mandats non respectés.

Cette constitution ne peut être modifiée que dans un sens plus démocratique uniquement par référendum national à la majorité des 2/3 des inscrits.

 

Article 1

Introduction

La démocratie n’est pas un tout ou rien, il y a des degrés. Un état est d’autant plus démocratique que les 5 pouvoirs  fondamentaux sont sous le contrôle des citoyens. Ces 5 pouvoirs sont :

_le législatif

_L’exécutif

_Le judiciaire

_Le contrôle des moyens d’information

_Le pouvoir de création monétaire (voir l’article correspondant).

S’il ne nous reste presque plus rien de démocratique, c’est parce que le cinquième pouvoir, le plus important, n’est pas sous le contrôle des citoyens, il est aux mains d’un petit groupe de banquiers privés, et il a réussi à contaminer tous les autres :

_Ces banquiers ont permis à quelques amis de contrôler les principaux médias.

_Le contrôle des médias a permis de manipuler sans qu’elle s’en rende compte la majorité des citoyens.

_Cette majorité vote donc pour des candidats aux législatives et à l’exécutif présélectionnés par les médias, donc par ce petit groupe, pour leur dépendance à l’idéologie dite « néo-libérale » qui leur assure le pouvoir.

Finalement, au lieu d’être sous contrôle citoyen, la grande majorité des pouvoirs est sous le contrôle d’un petit groupe d’individus : ce n’est plus une démocratie mais une oligarchie, ou, plus exactement une ploutocratie puisque ce petit groupe est constitué des plus riches.

Pour revenir, ou tout simplement venir à plus de démocratie, il est nécessaire de changer de constitution puisque c’est la constitution qui règle l’équilibre des pouvoirs et que celle de 1958 a montré ses failles en négligeant le pouvoir des médias et le pouvoir monétaire et en accordant trop de pouvoir à l’exécutif, ce qui a permis ces dérives aussi importantes.

Cette constitution n’a pas à être écrite dans un jargon juridique incompréhensible pour la plupart des citoyens : elle doit être à la fois simple et précise pour être bien comprise par tous, donc tout un chacun peut participer à son élaboration. C’est ce que je propose sur ce site ; j’ai construit un canevas indiquant les points essentiels, à savoir les moyens d’un contrôle citoyen des 5 pouvoirs, qui va s’enrichir au fur et à mesure de vos commentaires.

 

Voici le canevas, à vous les commentaires.

Chartre constitutionnelle

La monnaie citoyenne

                              

Mieux, à mon avis, que la monnaie M, les crypto-monnaies ou la monnaie « libre », je propose « la monnaie citoyenne », beaucoup plus simple et facilement compréhensible, expérimentée avec succès dans les SEL et monnaies locales :

_Les échanges sont libres, obéissant à la loi de l’offre et la demande, sans taxes ni impôts associés. (Ce qui supprime la notion de « travail au noir »). Leur valeur est évaluée avec une unité étalonnée sur une richesse nécessaire à tous ( baguette de pain, temps de travail, panel d’articles de première nécessité…..Ce ne peut être l’or qui n’est pas nécessaire à tous).

_Ce sont les échanges qui créent la monnaie en quantité juste suffisante, sans création de monnaie- dette matérielle : lors d’un échange de richesse (j’entends par « richesse » tout ce qui peut être échangé : biens, services, savoirs, savoir-faire, tout ce qui peut représenter une valeur pour le receveur) à une valeur convenue entre les 2 échangeurs, le compte du donneur est automatiquement crédité lorsque celui du receveur  est débité. Ces comptes sont en monnaie scripturale ou électronique qui  peut être convertie en monnaie matérielle quand ils sont positifs mais il n’y a pas de monnaie matérielle-dette émise s’ils sont négatifs ; les dettes sont simplement enregistrées, doivent être remboursées mais ne donnent pas lieu à pénalités jusqu’au maximum individuel autorisé.

La monnaie est réduite à son rôle principal qui est de mesurer la valeur des échanges ; cette mesure  doit pouvoir être possédée de façon inaliénable et non modifiable par l’utilisateur : on doit pouvoir imaginer un logiciel inviolable contenu dans un smartphone dédié de chaque utilisateur ou dans des serveurs centralisés. La blockchain peut être une solution mais il doit en exister d’autres moins coûteuses en énergie.

Il n’y a plus de banques privées et les prêts avec intérêt sont interdits ( l’écriture d’une mesure est nominative, elle ne peut se modifier quand on la prête ).Par contre, pour réguler finement le système monétaire et gérer la collectivité, il est nécessaire qu’un organisme sous contrôle citoyen possède un double de ces transactions et un accès au logiciel pour résoudre des problèmes politico-économiques tels que :

_Organiser la production pour qu’il y ait équilibre entre les offres et les demandes.

_Créer de la monnaie pour ceux qui travaillent pour la collectivité.

_Adapter la masse monétaire aux capacités de production en jouant sur la création monétaire et d’éventuels impôts ou taxes destructeurs de monnaie pour qu’il n’y ait ni inflation, ni récession.

_Résoudre le problème de ceux qui ne produisent pas suffisamment pour assurer leurs besoins fondamentaux.

_limiter ceux qui capitalisent trop

_Financer des missions d’intérêt collectif: recherche, protection de l’environnement, grands travaux, …….

Exemples de solutions possibles :

Au-delà du découvert maximum autorisé, ou même avant s’il y a demande, la situation du déficitaire est examinée par les services sociaux :

*S’il est capable de rembourser un jour, avec ou sans accompagnement, son découvert plancher est abaissé.

* S’il en est incapable (handicapé, chômeur, malade par exemple), il mérite d’être pensionné par la société.

*Un particulier peut même aider quelqu’un dans le besoin sans passer par les services sociaux en rendant son aide gratuite : lui est crédité mais l’autre compte n’est pas débité (c’est de la création monétaire citoyenne).Pour éviter les abus, cette possibilité est limitée.

Tout cela peut être remplacé par un revenu de base universel par création monétaire, représentant le minimum nécessaire pour vivre sans autres aides. Le revenu de base a l’avantage d’aider ceux dans le besoin sans passer par les services sociaux, peut permettre à ceux qui ne veulent ou peuvent pas travailler de vivre sans avoir  à rendre de comptes. Il fait beaucoup de création monétaire qu’il convient de réduire soit par des impôts proportionnels à la richesse, soit par une limite supérieure des revenus et des possibilités de capitalisation. Par exemple, on peut permettre des salaires libres dans le privé mais limités, compris dans la fourchette 1 000&/10 000& mensuels sans taxes ni impôts. Cela limite automatiquement la capacité de capitalisation à 5M (ce que pourrait capitaliser quelqu’un gagnant le salaire maximum toute sa vie professionnelle, soit 42 ans où 500 mois, et ne dépensant que le minimum vital). Lorsque les 5M sont atteints, il n’est plus possible d’épargner ou de capitaliser et tout ce qui dépasse 10 000& dans le compte courant est automatiquement supprimé. Ces restrictions ne touchent que les très riches (moins de 10% des Français). Pour eux, ces chiffres peuvent paraître faibles mais il faut se rendre compte qu’il s’agit de salaires nets qui s’ajoutent au RB, que les entreprises payeront des salaires moins élevés exempts de « charges » et que le prix de toutes les marchandises devrait considérablement baisser par la réduction drastique de la part du capital et la disparition des intérêts payés aux banquiers.(Voir l’article sur le revenu de base dans un système monétaire démocratique)

_Ceux qui travaillent pour le collectif (fonctionnaires, enseignants, soignants, services publics…), qui font des réalisations ou remplissent des missions d’intérêt général (hôpitaux, autoroutes, grands travaux, protection de l’environnement,…), ou qui sont pensionnés par solidarité ( handicapés, chômeurs, malades, retraités,…)  peuvent être payés  par création monétaire : en effet, c’est la société toute entière qui est en dette envers eux, dette non pas financière mais d’échange de richesses : elle rembourse en fournissant les richesses dont ils ont besoin, dont la quantité a été fixée démocratiquement par la quantité d’argent créée pour eux. Cela  remplace les impôts, enrichit ceux qui fournissent et n’appauvrit pas les autres.

_La principale critique formulée contre ce système est qu’il va générer une immense inflation en créant trop de monnaie : cette critique est formulée par ceux que l’immense inflation actuelle ne gêne pas car elle permet à la bourse d’atteindre des sommets. Elle n’a pas lieu d’être ici car ce système s’autorégule automatiquement : l’inflation ne peut se produire que si la demande est supérieure à l’offre, les producteurs en profitant alors pour augmenter leurs prix. Dans ce cas, l’état peut intervenir en augmentant la production dans ce secteur par des entreprises d’état aux salaires règlementés : cela empêche que les salaires privés s’envolent. Ce système a effectivement tendance à enrichir tout le monde, mais, comme les revenus et les capitalisations sont limitées par un plafond, l’argent sera détruit pour ceux qui le dépassent, au pire plus de monde atteindra ce plafond mais pourquoi pas ? Et, s’il y a trop de riches, les prix ne pourront augmenter qu’en payant mieux les salariés.

Les inflations brutales et catastrophiques ne peuvent se produire que lorsqu’il y a perte de confiance ou spéculation sur la monnaie quand ceux qui contrôlent les marchés veulent attaquer économiquement un pays dépendant beaucoup de ses importations (comme le Venezuela actuellement). Cela n’est pas possible ici car cette monnaie n’est pas spéculative : sa valeur par rapport à la monnaie d’un autre état est fixée au niveau politique proportionnellement aux Revenus minimum Vitaux de ces 2 pays : si le RmV de l’un est 1000 et l’autre 500, la monnaie du premier vaudra 2 fois celle du second). (On comprend qu’une monnaie commune dans une UE où de telles disparités existent est ingérable). En l’absence de monnaie internationale fiable, ces échanges sont assimilables à des trocs et doivent être équilibrés.

Enfin, les inflations n’ont pu exister jusqu’à ce jour que parce qu’aucune théorie économique précédente n’a rattaché impérativement la création monétaire à la création de richesse : si la création monétaire est faite « par hélicoptère », comme disent les économistes néo-libéraux (ce qui évite de se poser la question de la création monétaire privée), c’est-à-dire au hasard, sans savoir sur qui elle tombe, il y a de grandes probabilités que cela tombe mal.

Ce système nécessite seulement que chaque citoyen ait un compte unique géré personnellement mais dupliqué dans une banque centrale sous contrôle citoyen. Les processus de création peuvent être largement automatisés. L’état peut lui aussi s’endetter à la banque centrale pour financer des entreprises productives. Le contrôle citoyen est cependant nécessaire pour déterminer le salaire de ceux qui sont payés par création monétaire et quelles sont les missions d’intérêt public. Il devra  aussi s’exercer avec l’aide de l’état pour réguler le système de façon qu’il n’y ait ni inflation ni récession, sans impôts mais avec des taxes judicieusement choisies pour les biens dont on veut freiner la consommation. Tout cela est inchiffrable avec les données actuelles reposant sur un fonctionnement trop différent, mais le compte unique permettra à la banque centrale d’avoir toutes les données pour effectuer la régulation.

La création monétaire citoyenne ne résout pas à elle seule tous les problèmes de la démocratie mais elle donne les outils pour y parvenir en inversant les raisonnements qui nous aliènent : au lieu de se demander comment nous pouvons gagner de l’argent en travaillant pour des maîtres avant de pouvoir faire ce que nous voulons, c’est ce que nous voulons et commençons à faire qui nous fait créer l’argent dont nous avons besoin.

Pour aller plus loin dans la compréhension :

_S’exercer à construire un système monétaire dans une communauté fermée autosuffisante fonctionnant par le don: comment créer un système monétaire démocratique

Les incroyables bienfaits d’un système monétaire démocratique.

Le revenu de base dans un système monétaire démocratique

Etudier le revenu de base dans le système monétaire actuel n’est qu’un pis-aller pour masquer l’absurdité de celui-ci et n’empêchera pas sa faillite car sa conception assèche inexorablement la masse monétaire consacrée à l’économie, donc aux œuvres sociales de l’état. Pour avoir un sens, le revenu de base doit représenter le revenu minimum vital qui, actuellement, ne peut être inférieur à 1000€. Il est impossible actuellement d’arriver à cette somme avec des impôts; certains proposent des taxations sur les transactions financières, mais c’est accepter cette emprise de la finance sur l’économie. Or, cette emprise n’est possible que parce que la création monétaire des banques centrales est exclusivement au service des banques privées; avec ce système, aucune création monétaire n’est faite dans le circuit économique; pire, l’argent n’étant créé par les banques privées que sous forme de dettes devant être remboursées avec intérêts, même pour l’état, non seulement il n’y a pas création monétaire dans le circuit économique, mais il y a ponction des banques privées dans la masse monétaire du circuit économique: c’est là la principale explication de notre dette abyssale car, pour compenser, l’état doit emprunter toujours davantage et s’endetter toujours davantage. La seule vraie solution pour sortir de ce cercle infernal qui nous fait vivre l’austérité pour essayer de rembourser une dette irremboursable est de remettre la création monétaire de la banque centrale au service de l’état et des citoyens; c’est l’idée du « quantitative easing for people » qui est un début de solution mais ne va pas assez loin: c’est une miette donnée au peuple pour qu’il ne se révolte pas tout en gardant la création monétaire pour des intérêts privés. La création monétaire doit être totalement sous contrôle citoyen et interdite aux banques privées.J’ai étudié dans un autre chapitre ce que pourrait être une « monnaie citoyenne », au service exclusif de l’économie réelle, dans laquelle la création monétaire n’est possible que lorsqu’elle symbolise une richesse réelle vendue: toute richesse vendue crée de la monnaie, toute richesse achetée détruit de la monnaie. La monnaie, en effet n’est qu’un symbole. Elle symbolise la valeur de la vraie richesse que l’on vient de vendre (bien, service, savoir ou savoir-faire, tout ce qui représente un travail) pour nous permettre d’acheter d’autres richesses de valeur équivalente. Créer de la monnaie alors qu’on a rien fait d’autre pour la gagner est l’oeuvre des faux monnayeurs, sévèrement punis lorsque ce sont des particuliers mais tolérés par un état complice lorsque ce sont des banquiers.

Les conséquences en seraient révolutionnaires et permettraient non seulement un revenu de base conséquent mais aussi une liberté d’échanges extraordinaire:

_Tout particulier qui fait spontanément n’importe quel travail, même rendre service à ses voisins, a le droit d’être rémunéré; la valeur de l’échange est estimée de gré à gré, marquée en positif sur le compte du vendeur, en négatif sur celui de l’acheteur. Pour éviter les fraudes, chacun doit certifier ce que fait l’autre. C’est ce qui se fait actuellement dans les SEL et aussi dans les banques mais avec des taxes et des impôts qui n’ont plus lieu d’être, nous verrons pourquoi ultérieurement.

_Les comptes positifs peuvent avoir leur équivalent en monnaie matérielle (billets, pièces), pas les comptes négatifs. Cela évite la création de « monnaie dette » qui est une monnaie que l’on croit posséder mais qui doit être rendue à la banque (toute notre monnaie actuelle est de la monnaie-dette). Les comptes négatifs correspondent à des comptes à découvert qui doivent être autorisés dans certaines limites sans frais (les frais actuels pris sur les découverts par les banques sont un scandale). Nous verrons que le revenu de base permet d’éviter les comptes négatifs.

_Tous ceux qui travaillent pour la collectivité (fonctionnaires, enseignants, personnels de santé, entreprises d’intérêt public) produisent des richesses pour la collectivité, donc c’est à la collectivité de leur rendre d’autres richesses. Comment? On nous fait croire que l’impôt est nécessaire et cela parait effectivement logique si on ne raisonne que sur l’argent: comme ils travaillent pour la collectivité, c’est à la collectivité de payer leur travail. Mais si on raisonne sur ce que l’argent symbolise, les richesses échangées, la solution est tout autre: comme ils donnent des richesses à la collectivité, c’est à la collectivité de leur donner des richesses en retour, celles dont ils ont besoin. On voit alors que l’impôt représente une double peine: il n’y a aucune raison de donner de l’argent à quelqu’un pour qu’il puisse nous acheter; chacun a droit à être rémunéré pour ce qu’il fait. Si la banque centrale est au service de la collectivité, c’est donc à la banque centrale, représentant la collectivité, de payer ces fonctionnaires par création monétaire pour qu’ils puissent acheter dans la collectivité l’équivalent de ce qu’ils ont produit. Et les vendeurs qui n’ont pas à être lésés sur ce qu’ils vendent sont rémunérés à leur juste prix.

(ce système monétaire est expliqué plus en détail dans le chapitre sur la monnaie citoyenne et  « comment créer un système monétaire« ).

Mais, même dans un système monétaire démocratique, il est inévitable que les productions de chacun n’aient pas toutes la même valeur, ou que certaines soient très demandées et pas d’autres , ou que certains ne soient pas en capacité de produire quoi que ce soit; le revenu de base permettrait alors de résoudre un certain nombre de  ces difficultés .

De plus, nous arrivons à un stade où nous produisons de plus en plus de richesses avec de moins en moins de main d’œuvre : il y a, ou il y aura objectivement pas assez de travail pour tout le monde. Le système actuel oblige chacun à en trouver un coûte que coûte, quitte à surproduire ; un système démocratique peut résoudre ce problème car  il nous permet de créer de la monnaie pleine pour quelqu’un qui ne produit rien à condition qu’il la dépense entièrement : elle ira bien alors dans les mains d’un producteur.

Dans un système monétaire démocratique, créer de la monnaie pour quelqu’un (ou effacer une dette, c’est équivalent), ne coûte rien en monnaie aux autres  et leur permet au contraire de s’enrichir.(cela leur coûte en richesse réelle mais leur rapporte de l’argent).Au lieu de raisonner sur l’argent disponible, il convient de se demander s’il y a assez de richesses en France pour satisfaire les besoins fondamentaux de tout le monde et, si oui, comment adapter le système monétaire pour que cela se réalise. Si les échanges de richesses sont possibles, la monnaie citoyenne s’y adaptera automatiquement car ce sont les échanges de richesses qui créent cette monnaie, au contraire de ce qui se fait actuellement.

Cette possibilité de création monétaire modifie complètement toutes les simulations qui ont pu être faites jusqu’à présent, basées uniquement sur une autre répartition de l’impôt dans un système où l’argent est créé et capitalisé par les banquiers et se raréfie inexorablement dans le système économique. Ce revenu remplace toutes les aides existantes actuelles et est obligatoirement entièrement dépensé puisqu’il représente le minimum nécessaire; dans les mains du vendeur, l’argent donné correspond bien  à une richesse produite comme le veut notre postulat de base. Par contre, s’ajoutant aux salaires, il va augmenter la masse monétaire qu’il conviendra de réguler; 2 solutions sont possibles:

_Un système d’impôts progressifs pour détruire l’argent créé en trop. La plupart des simulations actuelles accordent un revenu pour tous associé à un impôt important dès le premier gain, de l’ordre de 30% ; cela aboutit à des revenus en augmentation pour les plus pauvres et en légère diminution pour les plus riches. Si S est le salaire et R le revenu, R=7S/10+1000 ; le revenu est en légère augmentation si 3S/10<1000, soit S<3333F et en légère diminution si S>3333F mais cela ne réduit guère les inégalités.

Je proposerais plutôt un SMIG à 1000F (payé par l’entreprise + 1000F de RB, ce qui fait 2000F net) et pas d’imposition pour ceux qui font des « petits boulots » et gagnent moins de 1000F, ce qui évite une grande partie du travail « au noir ». L’imposition ne se fait que sur la partie du salaire qui dépasse 1000F, ce qui donne: R=2000+(S-1000)x7/10 . Les revenus sont plus importants que le salaire jusqu’à 4333F

On pourrait aussi faire un taux progressif. Par exemple, le taux serait de 0% entre 0 et 1 SMIG, 5% entre 1 et 2 SMIG, 10% entre 2 et 3 SMIG, 15% entre 3 et 4 SMIG, …..95% entre 19 et 20 SMIG, 100% au-delà, ce qui ferait un revenu maximum net d’impôts de 10 SMIG .

_Au lieu de mettre des impôts, on pourrait plus simplement convenir d’un revenu maximum interprofessionnel: aucun impôt avant, 100% aprés. Outre le fait de supprimer les impôts et de donner une liberté d’échange extraordinaire, cela aurait l’avantage de réduire les inégalités tout en laissant aux plus riches un revenu confortable: par exemple, les salaires pourraient être libres dans le privé mais compris dans la fourchette 1000F/10 000F net d’impôts et de la plupart des cotisations salariales puisque les services publics sont financés par création monétaire. Cela ne pénaliserait pratiquement personne puisque, d’après l’INSE, moins de 1% des français gagnent plus de 7350e par mois. Par contre, le revenu  limite automatiquement aussi la capacité de capitalisation à 500S (ce que pourrait capitaliser quelqu’un gagnant le salaire S toute sa vie professionnelle, soit 42 ans où 500 mois, et ne dépensant que le minimum vital).). Par exemple, pour un salaire moyen de 2000F (soit un revenu de 3000F avec le RB) il est possible de vivre avec 2000F et de capitaliser 1000F par mois, soit 500 000F dans une vie, ce qui permet d’acheter une belle maison (les crédits immobiliers peuvent être gérés par la banque centrale et gratuits). En vivant plus chichement, la possibilité de capitalisation s’élève à 1M. Même avec un haut revenu, ou un salaire irrégulier qui peut dépasser 10000F par moments (pour les artistes par exemple), personne ne pourrait capitaliser plus de 5M.  Ces restrictions ne toucheraient que les plus riches. Pour eux, ces chiffres peuvent paraître faibles mais à quoi peuvent servir des fortunes qui se chiffrent en milliards ? Il faut se rendre compte qu’il s’agit de salaires nets, que les entreprises payeront des salaires moins élevés exempts de « charges » et que le prix de toutes les marchandises devrait considérablement baisser par la réduction drastique de la part du capital et la disparition des intérêts payés aux banquiers. Si on veut un système en équilibre, il faut de toutes façons encadrer les salaires de telle sorte que la masse salariale totale ne soit guère supérieure à la valeur totale des biens de production. Les chiffres actuels sont inutilisables car le PIB intègre les gains spéculatifs qui ne sont pas des valeurs de production. Les propositions précédentes pourraient permettre de démarrer et seraient affinées lorsque les chiffres réels seraient connus.

_La principale critique formulée contre ce système est qu’il va générer une immense inflation en créant trop de monnaie : cette critique est formulée par ceux que l’immense inflation actuelle ne gêne pas car elle permet à la bourse d’atteindre des sommets. Elle n’a pas lieu d’être ici car ce système s’autorégule automatiquement : l’inflation ne peut se produire que si la demande est supérieure à l’offre, les producteurs en profitant alors pour augmenter leurs prix. Dans ce cas, l’état peut intervenir en augmentant la production dans ce secteur par des entreprises d’état aux salaires règlementés : cela empêche que les salaires privés s’envolent. Ce système a effectivement tendance à enrichir tout le monde, mais, comme les revenus et les capitalisations sont limités par un plafond, l’argent sera détruit pour ceux qui le dépassent ; ce sera à la banque centrale de déterminer le plafond correspondant au niveau de production du pays. Au pire ce sont les salaires inférieurs qui augmenteront et dévalueront un peu la monnaie jusqu’à ce que l’équilibre se fasse. Mais, une fois atteint, l’équilibre sera très stable.

Les inflations brutales et catastrophiques ne peuvent se produire que lorsqu’il y a spéculation sur la monnaie quand ceux qui contrôlent les marchés veulent attaquer économiquement un pays dépendant beaucoup de ses importations (comme le Venezuela actuellement). Cela n’est pas possible ici car cette monnaie n’est pas spéculative : sa valeur par rapport à la monnaie d’un autre état est fixée au niveau politique proportionnellement aux Revenus minimum Vitaux de ces 2 pays : si le RmV de l’un est 1000 et l’autre 500, la monnaie du second vaudra 2 fois celle du premier). (On comprend qu’une monnaie commune dans une UE où de telles disparités existent est ingérable). En l’absence de monnaie internationale fiable, ces échanges sont assimilables à des trocs et doivent être équilibrés.

Toutes ces données pourraient être intégrées dans un logiciel qui déterminerait automatiquement chaque mois le revenu de chacun. Il faut pour cela que ce logiciel soit à la fois sécurisé inviolable et transparent pour qu’il y ait contrôle citoyen, et que chaque citoyen ne puisse avoir que 2  comptes nominatifs, un compte courant et un compte d’épargne-capitalisation.(Les « block-chain » sont intéressantes bien que très lourdes mais le bitcoin n’est absolument pas une monnaie démocratique car ses règles de création monétaire ne sont pas les bonnes et sa valeur est spéculative ; le Duniter est une amélioration du Bitcoin mais, là encore, les règles de création monétaire ne sont pas bonnes)). Chaque début de mois, à la réception ou non du salaire, le logiciel ferait le calcul et ne créditerait que la part nette d’impôts ou inférieure aux plafonds.

La principale objection faite au revenu de base est que trop de personnes risquent de se contenter de ce revenu et ne pas vouloir  travailler : si on n’a pas besoin d’eux, où est le problème ? L’argument selon lequel celui qui travaille ne veut pas payer pour celui qui ne travaille pas ne tient plus puisque ce n’est pas lui qui finance : l’argent que la société globale a donné par l’intermédiaire de la Banque Centrale aux « fainéants » sert au contraire à enrichir ceux qui travaillent. Et, si on a besoin d’eux, on peut alors donner à l’état le droit de réquisitionner ceux dont la société a besoin. Mais beaucoup voudront vivre mieux que ce minimum et ce sera d’autant plus facile qu’il sera possible de monétiser tous les services qui ne l’étaient pas auparavant. L’argent deviendra si peu contraignant qu’on pourra presque l’oublier.

Un professionnel bien rémunéré qui se retrouve au chômage peut ne pas pouvoir se contenter du revenu de base car il a engagé un train de vie supérieur : il est donc nécessaire de conserver des cotisations complémentaires chômage pour une caisse gérée et alimentée à la fois par les entreprises et les salariés qui lui fournira des allocations complémentaires pour atteindre un revenu équivalent, comme dans le système actuel.

Par contre, d’autres cotisations ne sont plus nécessaires : l’assurance maladie et la plupart des cotisations de l’URSSAF car ceux qui travaillent dans la santé sont l’exemple type de ceux qui travaillent pour la collectivité et sont donc rémunérés directement par création monétaire : nous les payons en les « nourrissant », ce qui nous rapporte. Toutes les allocations pour l’enfance, les adultes handicapés, les aides sociales, l’assurance vieillesse, sont remplacées par le revenu de base.

Resterait seulement :

_A la charge de l’employeur : chômage, accident du travail et éventuellement financement des organisations syndicales.

_A la charge du salarié : chômage et retraite complémentaire.

Plus besoin de TVA ou CSG : ne seraient taxés que les produits dont on veut limiter la consommation : alcool, tabac, essence, …

Libérés de toutes ces charges, les rapports économiques deviendraient beaucoup plus simples, les salaires plus importants et les entreprises plus compétitives, même si la compétition ne serait plus aussi nécessaire car elles seraient protégées par un taux de change douanier. Le but d’une entreprise ne serait plus d’accumuler un maximum d’argent puisqu’il n’y aurait pratiquement plus de spéculation possible et que les bénéfices seraient limités, mais d’assurer la qualité de leur production et les revenus de ceux qui y travaillent.

La vie retrouverait alors tout son sens : chacun ne travaillerait que lorsque cela serait socialement nécessaire et ce sont les citoyens, et non un employeur ou un banquier, qui détermineraient démocratiquement ce qui est nécessaire.

Tout cela peut paraitre utopique mais ne nécessite que 3 conditions réalisables :

_réindustrialiser le pays pour être le plus possible auto-suffisants et protéger nos industries par un taux de change juste.

_récupérer notre banque centrale et notre monnaie propre.

_trouver des politiques non corrompus prêts à appliquer ce programme. Il est évident que la première étape sera de sortir d’une UE qui nous étouffe et nous détruit.

 

 

Les extraordinaires bienfaits d’une monnaie démocratique

 

 Qu’elle soit locale, complémentaire ou nationale, une monnaie démocratique modifie complètement notre rapport à l’argent.

Nous avons pris l’habitude de considérer que la monnaie existe en dehors de nous, est en quantité limitée, et que nous ne pouvons en obtenir que de la part de ceux qui en ont déjà. Tout cela est faux ! La monnaie est une création humaine, en constante régénération et nous pouvons en créer à volonté.

Une monnaie démocratique est une monnaie essentiellement d’échange au service de la collectivité , crée exclusivement par une banque centrale contrôlée par l’état ou  par une autre instance démocratique.

Cette monnaie étant à l’origine un instrument de mesure de la valeur des échanges ne peut être créée que pour symboliser la valeur d’une richesse échangée (bien, service, temps de travail, savoir, savoir-faire). En tant que symbole, sa valeur propre n’a aucune importance. Elle peut être scripturale ou matérielle mais, pour être fiduciaire (qu’on ait confiance en elle),elle doit avoir une valeur stable, ne pas pouvoir être refusée pour un achat, et ne pas être fabriquée par de faux monnayeurs.

Il y a 2 façons de la créer :

_Soit sous forme d’argent-dette, de l’argent prêté qui  correspondra à une richesse donnée par le vendeur mais pas produite par l’emprunteur et qui doit donc être remboursé par celui-ci.

_Soit sous forme d’argent plein donné par l’acheteur ou créé par la banque centrale pour quelqu’un qui vient de vendre sa richesse.

Nous avons démontré dans le chapitre « comment créer un système monétaire » les propositions suivantes :

_Si l’argent est créé uniquement sous forme d’argent-dette, il ne peut pas être demandé d’intérêts car l’argent des intérêts n’est pas créé et il ne reste plus d’argent en circulation quand tous les prêts sont remboursés. De plus, il est impossible de lever des impôts et de rémunérer ceux qui travaillent pour la collectivité.

_Le banquier central, comme tous ceux qui travaillent pour la collectivité, ne peut donc être rémunéré que par création monétaire pleine puisque l’argent des impôts n’existe pas. C’est le cas des fonctionnaires, enseignants, soignants, services publics. Cette création monétaire pleine remplace la plupart des impôts et taxes. Elle peut aussi être utilisée pour payer des réalisations collectives ou des missions d’intérêt général. La seule condition pour qu’il n’y ait pas inflation est que la communauté soit capable de produire suffisamment pour satisfaire la plupart des besoins de la population. Les impôts n’interviennent que pour redistribuer l’argent de ceux qui deviennent trop riches.

La différence avec notre système actuel est énorme :

_Les créateurs d’entreprise peuvent obtenir facilement des prêts à taux zéro.

_Tous les services publics peuvent être gratuits sans qu’il soit nécessaire de lever des impôts ou des taxes telles que la TVA, ils sont payés par création monétaire. Ce point est probablement le plus choquant tant il parait juste de payer des impôts pour payer ceux qui travaillent pour la collectivité. L’erreur de raisonnement vient du fait que nous avons pris l’habitude de raisonner d’abord sur l’argent pour faire le lien avec les richesses ensuite alors qu’il convient de raisonner d’abord sur les richesses pour adapter le système monétaire ensuite. Les impôts constituent une double peine car nous payons les fonctionnaires 2 fois : une fois en leur fournissant de l’argent et une autre fois en leur fournissant des richesses en échange de cet argent. (Voir là aussi le chapitre « comment créer un système monétaire »).

_Il en est de même pour les réalisations qui appartiendront à la collectivité : autoroutes, hôpitaux, …Nous payons ceux qui les ont réalisées en satisfaisant leurs besoins et c’est tout.

_Il en est de même pour les missions d’intérêt général : protection de l’environnement, retraites et pensions pour les personnes en difficulté (handicapés, malades, chômeurs).

_Il est même possible, si la collectivité le décide et est assez riche en production de richesses, de financer un revenu de base par création monétaire : cela suppose que la communauté accepte que ce soient les individus qui décident s’ils veulent ou peuvent travailler sans avoir besoin d’une autorité supérieure pour l’accorder. La production devenant de plus en plus robotisée, il deviendra de plus en plus impossible de faire travailler tout le monde et cette solution s’imposera. (Voir le chapitre « revenu de base »)

_Les transactions entre les particuliers sont simplifiées : plus de taxes, la notion de travail au noir disparait.

_Les relations employeurs-employés sont simplifiées, il n’y a plus de salaire indirect sous forme de « charges » et les entreprises sont plus compétitives.

On  peut penser que toute cette création monétaire va produire de l’inflation. Mais l’inflation ne se produit que quand il y a trop de demandes par rapport aux offres : les producteurs en profitent alors pour augmenter leurs prix. Ce sera à l’état et à la Banque de gérer l’équilibre pour qu’il y ait suffisamment mais pas trop de monnaie en circulation en fonction des capacités de production; au départ, il y aura beaucoup de création monétaire nécessaire car, actuellement, pratiquement tout l’argent existant est de l’argent-dette qu’il faudra rembourser, mais, plus tard, quand certains accumuleront trop d’argent,  il sera possible de lever des impôts qui viendront en déduction de la création monétaire.

Notre rapport à l’argent est complètement transformé: ce sont les échanges de richesse qui créent l’argent et non le contraire. L’argent n’est plus un but, un instrument de pouvoir, mais le sang qui irrigue la société.

Cet exposé peut paraître incroyable et appelle immédiatement plusieurs questions :

_Pourquoi notre système ne peut pas fonctionner comme cela ?

Parce que nos politiques ont donné la banque centrale à des banquiers privés (ou se sont interdits d’être financés par la banque centrale, ce qui revient au même) : ces banquiers créent de l’argent pour spéculer mais ne créent jamais d’argent pour le circuit économique : ils créent celui qu’ils  prêtent mais demandent d’en rembourser plus qu’ils en ont prêté, ce qui revient à soutirer de l’argent du circuit économique sans jamais en remettre, d’où la dette et l’austérité. (Voir le chapitre  explication de la « crise »). Ce système met les états sous la dictature de quelques banquiers (voir le chapitre « pourquoi nous ne sommes plus du tout en démocratie »)

_Pourquoi les théories des économistes ne disent pas cela ?

Parce que les économistes néo-libéraux se contentent d’étudier les flux financiers sans jamais se poser la question des conditions dans lesquelles la monnaie est créée et de leurs conséquences. La « main invisible du marché » n’est autre que la main cachée de quelques grands banquiers. Des économistes comme Maurice Allais, prix Nobel d’économie, ont bien dit que les banquiers se comportaient comme de faux monnayeurs, mais leur voix a été étouffée.

_Comment en est-on arrivé au système actuel ?

C’est une longue histoire de plusieurs siècles : voir le chapitre sur «  l’histoire de la création monétaire »

_Comment en sortir ?

Ce ne serait pas si difficile si nous élisions des politiques non corrompus déterminés à reprendre le contrôle de la banque centrale (ce qui suppose de sortir de l’UE) ; voir le chapitre « un monde meilleur est possible avec un système monétaire démocratique »

 

                  Echanges commerciaux avec une autre société

 

Le système monétaire démocratique peut fonctionner sans nécessité de croissance dans une société autosuffisante, mais il n’exclut pas les échanges avec d’autres sociétés.

En l’absence d’une monnaie démocratique internationale, les échanges entre 2 sociétés ne sont que du troc et doivent donc veiller à être équilibrés.

Les 2 sociétés devront trouver un étalon commun (par exemple la valeur moyenne d’une heure de travail) pour établir un taux de change. Par exemple, si l’heure de travail moyen vaut 12u dans l’une et 60v dans l’autre, il suffira de multiplier ou diviser par 5 pour passer d’une unité à une autre.

Une monnaie démocratique internationale supposerait de trouver un étalon commun à tous (qui ne peut être l’or car tout le monde n’en possède pas), par exemple l’heure de travail moyenne, et, surtout, une banque centrale internationale démocratique, au service de toutes les nations. Cela permettrait des réalisations mondiales financées par création monétaire internationale.

Le dollar ne peut jouer ce rôle car ce n’est pas une monnaie démocratique. Le fait qu’on le lui fait jouer quand même place tous les états qui le font sous la dépendance des banquiers de la réserve fédérale, qui sont des banquiers privés. Avec la banque mondiale actuelle, le monde entier serait sous la dictature de quelques banquiers.

 

  Monnaies locales et complémentaires 

 

Ce sont des îlots de monnaie démocratique dans un système qui ne l’est pas. Il faut créer une banque démocratique de monnaie locale seule habilitée à la créer dans les mêmes conditions que celles décrites plus haut.

Par définition, les productions locales ne sont pas suffisantes pour couvrir l’intégralité des besoins ; donc, seule une partie du salaire, variable pour chacun peut être convertie en monnaie locale.

Pour qu’il puisse y avoir création monétaire, il faut que les producteurs locaux satisfassent aussi une partie de leurs besoins en monnaie locale ; comme ils risquent de vendre plus en monnaie locale que ce qui est nécessaire à leurs besoins, cette monnaie doit être convertible pour eux au taux de 1 pour 1 dans le sens ML-E. (Elle n’est pas convertible dans ce sens pour les seuls acheteurs). Cela limite les possibilités de création monétaire au niveau local à la même quantité que ce qu’il reste de monnaie nationale à la fin de l’exercice. Mais, si, par exemple, les producteurs arrivent à utiliser 10% de la monnaie locale reçue pour leurs besoins, il est possible de créer 10% de ML supplémentaire ; autrement dit, il est possible d’avoir un taux de conversion E-ML de 110% : les acheteurs font 10% d’économie sur leurs achats en ML et les producteurs ne perdent rien.

Cette possibilité ne semble pas être utilisée dans les monnaies locales créées jusqu’à présent qui restent au taux de 1pour1 dans les 2 sens et ne font pas de création monétaire locale. Pourtant, rien ne semble légalement l’interdire.

L’état actuel oblige à garder en euros la même quantité que la ML créée comme « fond de garantie », ce qui est ironique car la vraie garantie d’une monnaie, c’est:

_Qu’elle ne soit pas produite par de faux monnayeurs

_qu’elle garde une valeur stable

_qu’elle ne puisse pas être refusée pour un achat

Donc, ce qui garanti effectivement la monnaie locale, c’est l’engagement des producteurs à l’accepter et l’honnêteté de ceux qui gèrent la banque locale; et cette garantie est bien meilleure que celle de l’euro qui est produit par de faux monnayeurs et risque de s’effondrer sous peu.

Si les producteurs recyclent plus de 10% de ML, il est possible de participer à des prêts à taux zéro pour des créateurs d’entreprise ou de financer en partie ceux qui travaillent pour la collectivité dans des missions décidées collectivement.

 

Les SEL

 

Les Systèmes d’Echange Locaux utilisent une monnaie démocratique convertible seulement dans un sens : on peut convertir des euros en grains, avec la parité que l’on veut, mais pas des grains en euros.

Toutes les créations monétaires internes décrites au début sont possibles : pour rémunérer ceux qui travaillent pour la collectivité, pour des réalisations ou des missions collectives, pour instaurer un revenu de base.

Pour limiter leur portée, l’état interdit l’usage des SEL par des professionnels.

 

Etude complète sur : http://democratie-sociale.fr/dictature-bancaire-ou-systeme-monetaire-democratique-a-vous-de-choisir/

Bibliographie

                                          

Livres importants

« Les secrets de la Réserve Fédérale » par Eustace Mullins : 40 ans d’enquête pour dévoiler un secret bien gardé.

« Une histoire populaire des Etats Unis » par Howard Zinn : le vrai visage des Etats Unis de leur naissance à nos jours.

« 2000 ans de dette » par David Greber

« Enquête sur la loi du 3 janvier 1973 » par Pierre-Yves Rougeron

Les livres de Philippe Derudder : « Les aventuriers de l’abondance », »Rendre la création monétaire à la société civile », « La dette publique, une affaire rentable », « Une monnaie nationale complémentaire ».

« Les secrets de la monnaie » par Gérard Foucher

J’ai volontairement omis les économistes qui justifient le système néo-libéral car ils occultent tous le problème de la création monétaire qui est fondamental.

 

Sur internet

Beaucoup de sites sur le thème de la monnaie, voir sur Google.

Les interviews sur ce thème d’Etienne Chouard

Les vidéos de Philippe Derudder

Un monde de richesse et de paix, protégeant la nature et la vie sur terre n’est possible qu’avec un système monétaire démocratique

 

Nous avons vu que les puissances d’argent sont en passe d’établir une dictature mondiale. Elles agissent dans l’ombre pour piller la planète, générer des guerres qui les enrichissent, diminuer la population mondiale et asservir ceux qui restent pour mieux profiter des richesses restantes.

Or le cœur de leur puissance réside dans le pouvoir de création monétaire qu’ils se sont octroyés avec la complicité des politiques. Ce pouvoir de la création monétaire qui a été volé aux peuples depuis presque toujours, (voir l’article sur l’histoire), le peuple pourrait le récupérer : en effet, l’énorme pouvoir qu’il confère appartient à celui qui le possède, un peu comme la lampe d’Aladin : il appartenait au roi, a été confisqué par les banquiers, pourrait être repris par un pouvoir démocratique. A l’instant où il change de main, le propriétaire précédent perd instantanément tous ses pouvoirs.

Il faudrait pour cela qu’une révolution populaire ou une élection porte au pouvoir quelqu’un de non corrompu qui ait le courage de le faire. Alors qu’une loi a pu interdire en 1973 à l’état de se financer auprès de sa banque centrale, une autre pourrait décider que la création monétaire ne peut se faire que sous contrôle citoyen avec les règles du premier chapitre. Cela devrait être écrit dans la constitution. Cela nous obligera à sortir de l’euro et des traités européens car ceux-ci nous l’interdisent explicitement et ne sont pas modifiables. Mais, contrairement aux prédictions que ne manquerons pas de faire les experts corrompus, nous ne nous en porterons que mieux : l’UE nous coûte plus qu’elle ne nous rapporte, elle nous enlève notre indépendance politique car les différents gouvernements ne font qu’appliquer les directives de la commission non élue et aux ordres des puissances d’argent, elle nous oblige à nous financer sur les marchés financiers pour nous endetter inexorablement, elle organise l’austérité et la privatisation de nos services publics, elle organise aussi le dumping social en supprimant les barrières douanières et monétaires nécessaires pour protéger notre industrie. Elle nous oblige également à adhérer à l’OTAN qui nous enlève notre indépendance militaire et nous entraine dans des guerres illégales.

Ce que nous pourrions faire avec une banque centrale au service du public, capable non seulement de prêter à taux zéro pour des investissements productifs à la nation mais aussi de créer de l’argent nécessaire pour payer ceux qui travaillent pour la collectivité est tellement extraordinaire par rapport à ce que nous vivons que certains vont le juger utopique ; c’est pourtant une réalité potentielle qu’il ne tient qu’à nous de réaliser et que nous allons essayer de préciser.

Tout d’abord, il sera possible de créer de la monnaie chaque fois qu’une richesse intéressant les autres a été produite (bien matériel, service, transmission de savoir ou de savoir-faire, temps de travail), soit donnée directement si la richesse est produite pour la collectivité entière, soit sous forme d’emprunt sans intérêt (ou d’une autorisation de découvert sans agios) si quelqu’un veut acquérir une richesse avant d’avoir produit lui-même (voir l’article sur la Théorie de la création monétaire). La « banque centrale » pourra ainsi prêter sans intérêts à l’état ou même à des entrepreneurs privés pour des investissements productifs d’intérêt général (un investissement productif n’est pas un investissement qui rapporte de l’argent mais un investissement qui apportera des richesses à la population).  Les banques ordinaires pourront toujours exister mais ne pourront prêter que leur argent propre (ou celui de leurs clients s’ils sont d’accord).

Pourront être payés directement par création monétaire :

_Tout le personnel administratif, les fonctionnaires, les enseignants.

_Tous ceux qui travaillent dans les services publics : poste, distribution d’énergie, d’eau, transports collectifs, …Qui pourront donc être quasiment gratuits.

_Tous ceux qui travaillent dans la santé publique.

_Tous ceux qui construisent des bâtiments publics : autoroutes, hôpitaux, mairies, …

_A ceux-là, il faut rajouter ceux que la collectivité accepte de prendre en charge : handicapés, chômeurs, malades, femmes enceintes.

Cette création monétaire sera importante au début car il faudra remplacer tout notre « argent-dette » par de la monnaie pleine, mais ensuite, pour éviter qu’il y ait trop de monnaie en circulation, ce qui créerait de l’inflation, il sera nécessaire d’en détruire une partie par des impôts ou taxes pour limiter les revenus et les capitalisations.

Quelle serait la situation pour les autres ?

_Les impôts et taxes pour payer ceux qui travaillent pour la collectivité ne sont plus nécessaires, quelle simplification : les salaires sont nets, les échanges se font de gré à gré, il n’y a plus de notion de travail « au noir »

_Les entrepreneurs sociaux ont accès à des prêts (ou découverts) sans intérêts.

_Les industries, libérées des « charges » deviennent très compétitives.

_ Le pays ne peut plus s’endetter sauf si la balance commerciale avec d’autres états est déficitaire. Il y a autant de balances que d’états avec lesquels on commerce. Le problème d’une monnaie démocratique internationale ne pourra se résoudre que beaucoup plus tard, le dollar actuel étant loin de répondre aux critères nécessaires. Les taux de change entre 2 états sont négociés par les états et non fluctuants au gré des marchés.

_Il devient possible de créer des emplois pour des grands travaux peu rentables dans l’immédiat mais apportant un bien collectif, par exemple dans la transition énergétique, dans la protection de l’environnement. Ces missions auraient à être décidées par la collectivité qui pourrait accepter qu’elles soient déficitaires (payées par création monétaire mais « nourries » par la collectivité).

La théorie nous dit que tout cela est possible si la production interne est suffisante pour subvenir aux besoins (ou à la plupart des besoins) de ceux qui sont pris en charge par la collectivité, ce qui est manifestement le cas de la France, d’autant plus que pourront se rapatrier toutes les productions délocalisées. Pour ceux qui considèrent encore que c’est utopique,  essayons de voir concrètement comment cela pourrait se passer en France si nous élisions un président sur le programme de sortir de l’UE et de récupérer la banque centrale et la création monétaire (l’histoire montre que les révolutions spontanées n’apportent pas de véritables changements : quand le peuple excédé descend dans la rue pour demander le départ du tyran sans avoir réfléchi avant à ce qu’il voulait mettre à la place, celui-ci part peut-être mais est remplacé par un autre perpétuant le même système).

Son premier geste est d’activer l’article 50 qui nous permet de sortir de l’UE légalement : cela fait démarrer des négociations qui vont durer un maximum de 2 ans et il est certain que l’UE va tout faire pour qu’elles durent ce maximum.

Pendant ce temps, il nous est normalement impossible de sortir de l’euro et notre système économique risque d’être soumis aux turbulences que ne manqueront pas de nous infliger les puissances financières. Nous pouvons contrer cela en demandant à notre banque centrale (qui existe toujours mais doit obéir à la BCE pour l’euro) de produire immédiatement une monnaie française complémentaire de même valeur mais non convertible qui, elle, obéira aux règles de création monétaire démocratique : tous les français devront ouvrir un compte à la banque centrale qui gèrera uniquement leur monnaie française (MF) et auront une proportion de leur salaire (à déterminer en fonction de notre capacité de production, environ 70 à 80%) virée en monnaie française (les entreprises devront avoir une double comptabilité). Pour faire face à l’engorgement que cela va faire pour la banque centrale, on pourra lui adjoindre par exemple la banque postale renationalisée (ou permettre aux banques privées de gérer les comptes sur la banque centrale). Cette monnaie correspondant à des salaires est de la monnaie pleine exempte de dettes ; elle permet de vendre des productions en monnaie française qui, elles, seront exemptes de taxes et d’impôts à 80%, donc moins chères que  les productions en euro, ce qui les rendra plus attractives et fera croître la proportion de monnaie  française. La part en MF des salaires des fonctionnaires qui travaillent pour la collectivité va pouvoir être produite par création monétaire. Les prêts sans intérêts en MF pour des investissements productifs sont immédiatement possibles. Tout cela est très souple et va se gérer automatiquement. Ces 2 ans vont nous permettre d’expérimenter sans danger et de mettre au point notre système monétaire démocratique tout en nous mettant à l’abri des sanctions. Pendant ces 2 ans, cette monnaie complémentaire qui se rajoute à l’euro permet à la banque de France de faire des réserves en euro. Au bout des 2 ans, la MF devient la monnaie nationale, l’euro devient une monnaie étrangère et est soumis au contrôle des changes avec un taux de change qui fera partie des négociations. Ceux qui ont une énorme fortune en euro ne peuvent obtenir des MF que dans la limite des plafonds autorisés et ceux qui ont caché leurs euros dans des paradis fiscaux ne pourront les rapatrier que dans les mêmes proportions (nous n’avons plus que faire de l’argent parti dans les paradis fiscaux puisque nous pouvons créer à volonté celui dont nous avons besoin). Une partie des MF des particuliers peut être convertie en euros, pour des voyages par exemple, mais il y a contrôle des changes pour des sommes importantes. A noter que retrouver l’identité française n’exclura pas la libre circulation des personnes : c’est le taux de change monétaire qui servira de frontière douanière.

Ces 2 ans serviront aussi à renégocier la dette : cette dette est illégitime car elle n’a pas été contractée par le peuple français mais par des politiciens traites à la nation qui ont décidé sans le consentement du peuple de se financer sur les marchés financiers. Le paiement des intérêts est immédiatement suspendu et le remboursement des intérêts précédents considéré comme un remboursement du principal, les politiciens traitres sont poursuivis. Si les négociateurs sont intransigeants, notre MF nous permet d’activer la menace de faire banqueroute : cela a déjà eu lieu dans l’histoire de France et ne peut donner lieu qu’à un refus ultérieur de prêter. Mais, avec un système monétaire démocratique, un état ne peut pas s’endetter sauf envers un autre état si sa balance commerciale est déficitaire et cela ne nécessite pas un emprunt mais un rééquilibrage des échanges commerciaux.

Tout cela va demander de modifier notre constitution : ces 2 ans pourraient être utilisés aussi pour réécrire complètement une constitution plus démocratique écrite cette fois par le peuple ; mais il serait encore mieux qu’elle soit écrite avant l’élection et fasse partie du programme pour pouvoir être appliquée immédiatement (Voir une proposition de constitution à la page « constitution »en particulier les articles sur la monnaie et l’économie; il existe aussi un site mieux fait où tout un chacun peut participer à l’écriture de la nouvelle constitution: « j’écris la constitution »). En effet, la gestion publique de la création monétaire ne résout pas tous les problèmes démocratiques à elle seule, il faut aussi que la circulation de la monnaie soit gérée plus démocratiquement : le rôle de l’état dans une démocratie est de limiter les pouvoirs des plus forts et de protéger les plus faibles. Or, posséder plus d’argent que l’on en a besoin donne du pouvoir sur ceux qui en ont moins et, quoiqu’on fasse, il y en aura certains dont les productions seront plus valorisés que d’autres et qui gagneront donc plus d’argent. On peut dire que la spécificité du capitalisme, ce en quoi il n’est pas démocratique, est de ne pas mettre de limites sur la quantité et la façon de gagner de l’argent, même de façon malhonnête, ce qui crée une loi de la jungle où les plus riches écrasent les plus faibles.

Voici par exemple ce qui serait possible de faire si on veut concevoir un état réellement démocratique :

_limiter les revenus  : à côté du SMIG, il y aurait un RMA (Revenu Maximum Autorisé) et les salaires minimum et maximum de chaque profession seraient intégrés dans cette fourchette par une commission démocratique nationale.

_limiter les possibilités de capitalisation et taxer à 100% au-delà d’un seuil défini démocratiquement.

_limiter la possibilité de spéculation qui parasite l’économie, en la taxant fortement et en l’incluant dans le revenu.

_limiter le droit de propriété à la propriété d’usage : maison, biens, instrument de travail.

_Limiter le droit d’héritage, en particulier en ce qui concerne les industries.

_limiter le pouvoir des actionnaires dans une entreprise : ils peuvent être remboursés mais n’ont pas à toucher des dividendes et n’ont aucun pouvoir sur la marche de l’entreprise s’ils n’y travaillent pas. (34,5 milliards d’économisé en 2017)

_limiter les bénéfices d’une entreprise : tout ce qui n’est pas réinvestit va dans une caisse de dépôt nationale qui aide les entreprises en difficulté.

_Soumettre les entreprises étrangères et les multinationales travaillant en France à la loi française sur leurs activités en France.

Il n’y aurait donc plus d’impôts ni de TVA mais des taxes uniquement pour ceux qui dépassent les maximum autorisés ou pour des produits dont on veut freiner la consommation (essence, alcool, tabac, …). Le produit de ces taxes entrerait en déduction de la création monétaire nécessaire. Pour les entreprises, le salaire brut deviendrait le salaire net et il n’y aurait plus de « charges  patronales » sur la partie en MF. La MF pourra être une monnaie uniquement scripturale pour empêcher les fraudes sur les limites, sans danger pour les particuliers honnêtes (alors que le faire dans le système actuel nous livrerait pieds et poings liés à une oligarchie mafieuse).

Une autre solution serait un revenu de base universel par création monétaire qui, par contre, nécessiterait des impôts pour récupérer le trop créé. (Voir l’article sur « le revenu de base démocratique »)

Ce système de monnaie service public pourrait satisfaire presque tout le monde, y compris les vrais entrepreneurs industriels : la limite de 10 SMIG de revenus par exemple permettrait de vivre suffisamment largement (d’autant plus que le SMIG serait plus élevé que le SMIG actuel et qu’il s’agit d’un salaire sans impôts). D’après l’INSEE, cela ne toucherait que les 0,01% les plus riches de la population si le SMIG se rapproche de 2000€. Tout le monde gagnerait en liberté d’entreprendre et en qualité de vie ; les chômeurs ne retrouvant pas d’emploi pourraient être employés sur de grands travaux visant la qualité de l’environnement et l’écologie.

Utopique ce système? Oui si vous pensez qu’il l’est. Réalisable? Oui si vous pensez qu’il l’est. Nous fonctionnons par prophéties auto réalisables: si vous pensez que c’est une utopie, vous ne bougerez pas et le système actuel continuera. Si vous êtes convaincu qu’il peut se réaliser, vous allez commencer à en parler autour de vous et chercher quelqu’un capable de l’appliquer et vous en trouverez .Des hommes politiques intègres et courageux capables de porter ce projet existent mais sont soigneusement étouffés par les médias, il faut les chercher sur internet avant que celui-ci soit aussi censuré. L’heure est grave car nous vivons la phase finale d’un coup d’état amorcé il y a plusieurs siècles, qui vise la domination mondiale des peuples par une petite oligarchie comprenant quelques grands banquiers, les grandes multinationnales et leurs alliés politiques, médias et grands industriels (voir l’article sur l’histoire de la création monétaire). Et cette petite oligarchie a une idéologie nazie, capable de provoquer la mort d’une partie de la population pour satisfaire sa soif de possession et de pouvoir. Nous pouvons encore réagir tant que les nations  existent mais n’oublions pas que la construction européenne vise à leur destruction à moyen terme pour ne gérer que de grandes régions sur le modèle américain. Il faut militer pour ce système, le faire connaitre pour qu’il devienne la volonté d’une majorité de la population. En attendant, et parallèlement, il est possible de créer des SEL ou des monnaies locales qui l’appliquent mais les réglementation actuelles limitent leur portée : Les SEL peuvent faire de la création monétaire mais sont interdits aux professionnels alors que les monnaies locales sont utilisables par les professionnels mais ne peuvent que dupliquer l’euro. C’est cependant un début qui peut nous permettre d’expérimenter un système démocratique et nous aider à surmonter le prochain krach qui ne va pas manquer de se produire.

 

Histoire de la création monétaire

                             

On trouve pléthore d’ouvrages sur l’histoire de la monnaie, ses différentes formes, son évolution, mais curieusement très peu sur les conditions de sa création, de sa diffusion et de son fonctionnement

Les premières formes de monnaie,  (coquillages, bœuf, sel, grain de blé…), qui remontent à la préhistoire, semblent avoir un caractère démocratique et servir vraiment à mesurer la valeur des échanges. Mais rapidement les puissants (seigneurs, souverains) imposèrent leur monnaie : pour instaurer la confiance dans cette monnaie et éviter les falsifications, ils lui donnèrent une valeur propre importante, or ou argent.

Or le fait d’imposer une monnaie qu’ils créent leur donne de fait un énorme  pouvoir supplémentaire sur les peuples : ils en créent plus ou moins à leur guise et la distribuent forcément uniquement à ceux qui travaillent pour eux. Si les gens du peuple veulent commercer entre eux, ils doivent d’abord travailler pour le seigneur, ce qui ne les empêche pas de devoir payer des impôts en plus. Et le Seigneur peut encore user de son rapport de force pour ne pas payer très cher leur travail.

A l’époque de la royauté, ce rapport de force était clair et assumé. Mais l’or et l’argent étant en quantité limité dans le monde et le besoin de monnaie de plus en plus grand , ils avaient beau diminuer la quantité de métal dans les pièces, l’argent qu’ils pouvaient créer ne suffisait pas et ils se trouvèrent obligés d’emprunter à ceux qui en avaient accumulé beaucoup, les riches commerçants et les banquiers.

Les banquiers ont commencé à être des orfèvres, simples dépositaires de l’or de leurs clients qu’ils gardaient en lieu sûr et donnaient en échange un certificat de dépôt qui permettait de récupérer l’or moyennant un droit de garde. Mais, bientôt, ce furent les certificats de dépôt, plus faciles à transporter que l’or, qui servirent de monnaie d’échange. Voyant qu’une grande partie de leurs clients ne venaient jamais rechercher leur or, les orfèvres eurent l’idée d’émettre des billets identiques aux certificats de dépôt mais qui étaient cette fois des reconnaissances de dette : ils venaient de se donner le pouvoir de créer de la monnaie au prix d’une duperie dans la confiance qu’on leur faisait, car, si tout le monde venait réclamer son or à la fois, ce qui arrivait parfois quand il y avait crise de confiance, ils ne pouvaient satisfaire tout le monde et faisaient faillite. C’est à partir de là qu’ils sont devenus  banquiers, gagnant leur vie grâce aux prêts avec intérêts  et aux opérations de change entre les nombreuses monnaies.

Au 18ème siècle, un juif de famille modeste, Mayer Amschel Bauer, qui se fit appeler par la suite Rothschild, vivant dans le ghetto de Francfort- sur-le-Main se lança dans un des seuls métiers autorisés aux juifs, celui de banquier. Il eut l’idée de prêter aux états et réussit à gagner la confiance du Prince Guillaume de Hesse-Cassel, très riche grâce à l’armée de mercenaires qu’il louait régulièrement, qui lui confia la gestion de sa fortune. Ses affaires furent florissantes et il envoya ses 5 fils  établir des succursales dans toute l’Europe. Celui qui s’établit en Angleterre, Nathan Mayer Rothschild put prêter d’énormes sommes au roi d’Angleterre, Guillaume d’Orange, qui permirent à celui-ci de financer ses armées en lutte contre Napoléon. En 1812, grâce à l’appui du roi, il réussit à prendre le contrôle de la banque d’Angleterre. En 1815, il multiplia sa fortune déjà considérable par vingt en spéculant sur un mensonge, faisant croire à la victoire de Napoléon à Waterloo.

A cette époque, les 13 colonies américaines de la « nouvelle Angleterre » vivaient dans la prospérité car elles avaient créé leur propre monnaie gérée démocratiquement. Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

«En un an, dit Benjamin Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.»

Ce fut la vraie cause de la guerre d’indépendance. Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5: «C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur.»

Mais les banquiers londoniens ne désarmèrent pas. Leur émissaire, Alexander Hamilton, secrétaire du trésor dans le gouvernement de Georges Washington, réussit à faire créer une « banque des Etats Unis » privée avec une charte de 20 ans. Les résultats furent tellement catastrophiques qu’elle ne fut pas reconduite. Nathan Rothschild usa alors de son influence pour faire déclencher la guerre de l’Angleterre contre les Etats Unis qui fit des milliers de morts et les appauvrit au point qu’ils durent demander une aide financière, ce qui fut fait en échange du renouvellement de la charte.

Toute l’histoire des Etats Unis peut se résumer en une lutte des banquiers pour maintenir leur pouvoir de création monétaire qui leur assure un contrôle total de l’économie du pays et donc de sa politique contre ceux, trop peu nombreux, assez lucides pour résister. Il n’y avait plus de roi avec une autorité indépendante pour les remettre au pas (en ne payant pas les dettes ou en les emprisonnant), les présidents avaient besoin des banquiers pour assurer leur fortune et les énormes frais des campagnes électorales, des élus pouvaient être achetés, l’opinion publique manipulée par des médias, achetés eux aussi, et des « experts » venant d’universités financées par les banquiers. Petit à petit, la majorité de l’administration américaine a été constituée de banquiers.

Quelques présidents ont cependant eu le courage de vouloir s’opposer à eux :

_plusieurs présidents se sont opposés au renouvellement de la charte ensuite mais ont fait l’objet de tentatives d’assassinat : Jackson y échappa car l’arme s’est enrayée, Zachary Taylor est mort empoisonné à l’arsenic, James Buchanan, après avoir voulu encadrer les banques, a résisté à un empoisonnement à l’arsenic.

_Pour financer la guerre de sécession, Lincoln émit une monnaie gouvernementale, le billet vert et avait promis de s’attaquer aux banquiers une fois la guerre finie: «J’ai deux grands ennemis: l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» Il fut assassiné 5 jours plus tard, le billet vert disparu, une formidable restriction du crédit s’ensuivit, organisée par les banques. L’argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards $. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu’à réduire la circulation d’argent à 6,67 $ par tête en 1867! Et le président suivant réemprunta chez Rothschild.

_James A. Garfield fut élu ensuite sur le programme de reprendre un contrôle gouvernemental de la monnaie : « celui qui contrôle la monnaie d’une nation contrôle la nation ». Il fut abattu un an plus tard.

_Il y eut encore Mac Kinley, élu en 1896, qui assainit le budget de l’état en ne recourant pas à l’emprunt et parlait de mettre le dollar sous contrôle d’état quand il fut assassiné en 1901.

_. Après la panique monétaire de 1907, le peuple américain réclamait que le système monétaire de la nation soit stabilisé. Le président Roosevelt créa la Commission Monétaire Nationale pour étudier le problème mais le sénateur Aldrich qui la présidait dépensa l’argent alloué en voyages d’étude en Europe sans rien produire. Par contre, il réunit dans le plus grand secret 5 représentants des 3 plus grosses banques (2 dominées par JP Morgan, la troisième Khun,Loeb & Co représentée par Paul Warburg) à Jekyll Island, une île de Géorgie achetée par des millionnaires et réservée à des millionnaires. En 9 jours, ils mirent au point un projet qui fut présenté ensuite comme celui de la commission et qu’ils réussirent à faire voter en 1913 juste avant Noël après avoir dépensé une fortune (5 millions de dollars) pour en faire faire la propagande par les professeurs de leurs universités: ce fût la « loi sur la réserve fédérale » au titre trompeur car ce n’était pas une réserve et c’était un établissement privé et non fédéral. Il avait une apparence collégiale : un conseil des gouverneurs nommés par le président et rendant des comptes au congrès. Mais ce conseil serait contrôlé par un « comité consultatif fédéral » dont les membres seraient choisis par les directeurs des 12 banques partenaires et resteraient inconnus du public et du contrôle parlementaire. Les actions des 12 banques régionales furent rachetées par des banques nationales et ce furent celles contrôlées par Rockefeller, khun-Loeb et Morgan qui en prirent la majorité et contrôlèrent de fait tout le système. Cette loi donnait (et donne encore) à ces 3 banques le pouvoir exorbitant et inconstitutionnel de battre la monnaie à la place de l’état, de fixer les taux d’intérêt, la masse monétaire et le cours de la devise, de faire en sorte  que l’argent soit rare ou abondant,  de  prêter à l’état ensuite à l’intérêt de leur choix, et de rendre ainsi l’état prisonnier d’une dette inextinguible.(La dette des USA s’est mis à croitre de façon exponentielle à partir de la création de la FED, les USA sont l’état le plus endetté au monde, de l’ordre de 500% du PIB)(Encore aujourd’hui ce sujet est tabou : lire à ce propos le livre d’Eustace Mullins « les secrets de la réserve fédérale »  qui a mis 40ans à réunir les documents prouvant cette conspiration, qui a eu beaucoup de mal à se faire publier et dont la traduction française est parue en 2010 aux ed « le retour aux sources »).Le président Wilson qui a signé cette loi n’a cessé de le regretter ensuite : «Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est maintenant contrôlée par son système de crédit. Nous ne sommes plus un gouvernement libre d’opinion, plus un gouvernement avec des convictions et un vote à la majorité, mais un gouvernement sous la volonté et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants « -. Woodrow Wilson 1919

Grâce  à la FED, les crises qui étaient auparavant incontrôlées vont pouvoir l’être au gré  de ces grands banquiers ; c’est le cas de la crise agricole de 1920-1921 : la première guerre mondiale avait provoqué une prospérité générale aux Etats Unis, en particuliers chez les agriculteurs et les ouvriers agricoles qui, méfiants, déposaient leur argent dans des banques provinciales ne faisant pas partie de la FED. Pour casser cela, on encouragea d’abord les agriculteurs à emprunter à grande échelle pour s’équiper et acheter des terres grâce à des taux d’intérêts très attractifs en échange d’hypothèques sur leurs biens, prêts que seules les grandes banques savaient gérer. Puis, lors d’une réunion secrète le 18 mai 1920 du Conseil des Gouverneurs de la FED où seuls les gros banquiers étaient présents, il fut décidé une contraction brutale du crédit (le taux passa de 3% à 7%) et de la monnaie, ce qui eut pour effet de mettre en faillite les agriculteurs et les banques associées, de  réduire le revenu national de 15 milliards de dollars, jetant des millions de personnes au chômage et réduisant de 20 milliards de dollars la valeur des terres et des ranchs.

Sans le système de la réserve fédérale, aucune guerre mondiale n’aurait pu être déclenchée : les pays européens possédaient de grandes armées opérationnelles qu’ils s’épuisaient à financer mais n’avaient pas une économie suffisante pour financer la guerre ; la FED leur prêta 25 milliards de dollars (que les Etats Unis n’avaient pas non plus, qui furent créés et non remboursés) répartis entre tous les futurs belligérants. La guerre faisait marcher l’industrie et rapportait des bénéfices. C’est pour cela aussi que le président Wilson, qui devait sa fortune et son élection aux banquiers, leur donna des postes de commande dans son administration et mis l’Amérique en guerre.

Mais ces hommes les plus puissants des Etats Unis rendaient eux-mêmes compte à une autre puissance qui les contrôlait de fait déjà en 1910 : la puissance financière Anglaise concentrée dans la branche londonienne de la maison Rothschild. Bien que ces firmes fussent américaines en apparence, entretenant simplement des agences à Londres, le fait est qu’elles allaient prendre leurs ordres à Londres car, depuis le début, c’est la banque d’Angleterre de Nathan Rothschild qui avançait masquée en finançant les grandes banques américaines. Pouvant disposer de sommes énormes, créées maintenant sur ses ordres par le board de la FED aux états Unis, la City de Londres est le centre financier de la planète : 5 banques d’affaire de Londres contrôlent en réalité les banques new-yorkaises qui possèdent la majorité de contrôle dans la banque de réserve fédérale de New-York.

Le krach de 1929 fut programmé par Londres et la FED pour mettre fin à une période de spéculation, en augmentant brutalement les taux d’intérêt, après avoir prévenu au préalable les initiés ; les autres, les petits spéculateurs, perdirent tout ; 11630 petites banques firent faillite, augmentant encore la concentration de l’argent dans les grandes banques. La FED laissa pourrir la situation jusqu’en 1933 pour soutenir l’élection de Roosevelt, lui-même banquier : elle créa alors 100 millions de dollars d’argent frais et les usines recommencèrent à embaucher. La loi bancaire de 1935 étendit la durée des mandats des gouverneurs de la FED à 14 ans, 3 fois et demi la durée d’un mandat présidentiel, ce qui signifiait que quel que soit le nouveau président, il ne pourrait rien changer à la politique de la FED .En 35 ans,  les banques de la FED ont accru leurs actifs de 143 millions à 45 milliards de dollars sans rien produire, simplement par la création monétaire dont 95% sous forme de crédit

C’est à cause de cette période de chômage de masse et de misère que put naître le nazisme. Les juifs, dont beaucoup étaient banquiers, ont servi de boucs émissaires et ont été victimes de la haine engendrée par la violence du capitalisme bancaire. Après la première guerre mondiale, l’Allemagne avait été condamnée à payer tous les dégâts de la guerre et se trouvait écrasée sous les dettes, ce qui provoqua la chute de la république de Weimar. Hitler fut porté au pouvoir par les grands industriels allemands et réussit à redresser l’économie en créant une monnaie nationale, ce qui, plus que son antisémitisme, a été la principale raison de l’entrée en guerre de l’Angleterre et des Etats Unis : « La guerre ne fut pas seulement pour abolir le fascisme, mais pour conquérir les marchés de vente. Nous aurions pu, si nous avions l’intention de le faire, empêcher cette guerre d’éclater mais nous ne voulions pas. »- Winston Churchill à Truman (Fultun, USA Mars 1946).

Il y eu encore un président pour s’opposer à la création monétaire privée : John Fitzgerald Kennedy venait de signer un décret permettant à l’état de battre monnaie lorsqu’il fut assassiné. Le film de Zapputer, maintenant déclassifié, apporte la preuve qu’il s’agissait bien d’un complot. Ce fut le dernier à s’opposer, la voie était libre pour mondialiser ce dispositif.

La mondialisation s’est faite sur le modèle de la FED, remplaçant les banques centrales des états par des banques privées. La construction de « L’Union Européenne » a été pilotée par les Américains et s’est faite sur le même modèle : la Banque Centrale Européenne,  hors contrôle démocratique, ne fournit pas les états mais des banques privées qui prêtent ensuite aux états avec intérêts, ce qui augmente leurs dettes de façon inextinguible  et permet aux banquiers d’imposer leur politique.

A la fin de la guerre, les Etats Unis s’étaient beaucoup enrichis et avaient réussi à faire venir chez eux la majorité des réserves d’or. Dans les accords de Brettons Woods, ils imposèrent que seul désormais le dollar serait convertible en or à 35d l’once et que les autres monnaies seraient adossées au dollar. La FED en profita pour émettre beaucoup plus de dollars qu’elle n’avait de réserves d’or, ce qui finit par éveiller la méfiance des autres pays, dont la France, et, quand celle-ci commença à demander la conversion des dollars en or, le président Nixon suspendit le 15 août 1971 la convertibilité du dollar en or. Pour continuer à s’endetter, Nixon a gagé illégalement 25% du territoire américain. Pour continuer à s’endetter, il a proposé aux pays producteurs de pétrole, en échange d’une protection militaire, de vendre leur pétrole contre des dollars investissables dans des bons du trésor remboursables par les générations futures. Mais l’Amérique ayant de moins en moins de choses à offrir, plusieurs pays producteurs commencèrent à exiger d’autres monnaies :

_En 2000, Saddam Hussein préféra  des euros au dollar. 2ans plus tard, l’Irak fut envahi sous de mauvais prétextes et son pétrole revint aux pétrodollars

_En Libye, Mouammar Kadhafi avait institué une banque centrale appartenant à l’Etat et une monnaie d’échange de valeur, le dinar d’or. Il ne vendait plus son pétrole que contre des dinars, des pays africains le rejoignaient ; les Etats Unis à travers leurs alliés français ont envahi la Libye, sa banque centrale a été privatisée et le pétrole libyen revendu en dollars.

Il est à noter que les seul rares états qui résistaient et avaient une banque centrale d’état indépendante du dollar sont ceux contre qui des guerres ont été engagées.

_La cible suivante est l’Iran, qui a aussi une banque centrale gouvernementale. Mr Obama s’est montré là plus pacifique que les précédents présidents, mais ses successeurs sauront-ils résister aux puissances de l’ombre?

Cet historique montre que ce qui nous arrive est le résultat d’un processus commencé il y a plusieurs siècles, un véritable coup d’état de quelques banquiers et de leurs alliés prêts à tout, même au meurtre, pour satisfaire leur soif de richesse et de domination. Nous avons parlé des présidents mais les souffrances de la population sont bien pires : la population a subi régulièrement des crises économiques liées au disfonctionnement endémique et aux krachs  boursiers, elle a subi de fréquents appels à la guerre pour satisfaire la nécessité d’une extension permanente, elle est victime d’un  système qui ne permet pas qu’il y ait une place pour tous,  induit individualisme et racisme, et tend à concentrer le pouvoir et l’argent sur un petit groupe de personnes dont le but avoué est d’établir une dictature mondiale de banquiers. Et les moyens  utilisés pour y parvenir sont  mafieux: destruction militaire ou économique de tous ceux qui s’opposent avec un grand mépris de la vie humaine y compris pour leurs propres citoyens.

La France actuelle est partie prenante de ce système, ayant perdu avec les traités européens sa souveraineté politique et financière, ayant perdue par la corruption des médias et des politiques sa démocratie,  ayant perdu avec son adhésion à l’OTAN sa souveraineté militaire : comment serait-il possible d’en sortir ?

Un monde de richesse et de paix, protégeant la nature et la vie sur terre n’est possible qu’avec un système monétaire démocratique

 

 

Pourquoi nous ne sommes plus du tout en démocratie

     

La démocratie idéale, « le gouvernement par le peuple pour le peuple » est une belle formule qui n’a jamais existé : même chez les athéniens, qui est la forme la plus évoluée de démocratie que nous connaissons, elle n’existait que pour une petite partie de la population, pas pour les femmes ni pour les esclaves. Elle ne semble pas être une forme naturelle d’organisation des humains (ni des animaux d’ailleurs). L’organisation la plus naturelle, ou la plus efficace, se fait autour d’un leader, d’un chef mais il y a d’autant plus de démocratie dans le groupe que ce chef est à l’écoute des aspirations de son peuple et qu’il est révocable lorsqu’il ne convient plus à la majorité. A ce titre, le fait d’élire des « représentants », ce que nous faisons, n’est pas un gage de démocratie car ils ne sont pas forcément à l’écoute des aspirations du peuple et ne sont révocables qu’à condition d’en choisir des nouveaux dans la même caste.

Faute d’être vraiment démocratique, la constitution de notre république avait prévu une certaine séparation des pouvoirs : des pouvoirs qui s’équilibrent sont le gage qu’un dictateur ne pourra pas s’installer. Il y a donc séparation théorique entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Je dis bien théorique car on a bien vu que, grâce aux procureurs, l’exécutif pouvait interférer avec le judiciaire et que, depuis quelque temps, les français avaient pris l’habitude d’élire un législatif soumis à l’exécutif : nous avons donc un président tout puissant et irrévocable pendant 5 ans.

Mais le plus grave n’est pas là : la constitution a oublié de soumettre à la démocratie 2 pouvoirs importants : le pouvoir des médias et le pouvoir de création monétaire et ce dernier pouvoir, le plus important, a contaminé tous les autres.

Grâce au pouvoir de l’argent, les banquiers (pas les petits banquiers, les quelques gros détenteurs des banques centrales) ont pu regrouper tous les grands médias dans les mains de quelques amis grands industriels.

Grâce au pouvoir de l’argent, les banquiers et leurs amis, les puissances d’argent, les multinationales, ont pu corrompre une grande partie des politiques en finançant leurs campagnes électorales et en assurant leur fortune personnelle (comment appeler autrement les postes bien rémunérés offerts avant ou après le passage au gouvernement ?)

Grâce à la possession des médias et à des techniques de plus en plus élaborées de manipulation des masses, ils arrivent à faire voter suffisamment de citoyens crédules pour le candidat de leur choix. Ce n’est d’ailleurs pas lui qui va gouverner effectivement mais ses conseillers sponsors et commanditaires qui sont derrière, dans un sens qui va satisfaire leurs intérêts plutôt que ceux de la majorité de la population.

Ce système fonctionne bien depuis longtemps aux USA où toute l’administration est composée de banquiers et il nous a été importé avec l’UE qui nous interdit l’accès à nos banques centrales et soumet nos chefs d’état consentants aux directives d’une commission non élue plus à l’écoute des lobbies que du peuple.

Il ne sera donc pas possible de retrouver une certaine démocratie sans sortir de l’UE.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, je vous invite à revisiter l’histoire sous l’angle de la création monétaire.

Histoire de la création monétaire

Explication de la « crise »

                                      

La pseudo crise que nous vivons depuis 30 ans au moins n’est pas une « crise », car une crise est passagère, mais la conséquence d’un système monétaire fou et antidémocratique, conséquence due au fait que nos états ont renoncé à créer eux-mêmes leur monnaie au profit de quelques banquiers privés. Examinons ces conséquences :

_Toute la monnaie créée, aussi bien pour les particuliers que pour l’état, l’est sous forme de dette, ce qui veut dire que si tout le monde voulait rembourser ses dettes, il n’y aurait plus d’argent en circulation. Mieux : ces dettes ont des intérêts qui ne sont pas créés et sont donc impossibles à rembourser; cela engendre une situation inextricable où les derniers ne pourront pas rembourser et provoque automatiquement une compétition sauvage entre les membres de la communauté, chacun essayant d’éviter d’être exclu en n’étant pas dans les derniers à rembourser. Ce système, qui prend de l’argent dans le circuit économique sans jamais en remettre (sauf du faux, de l’argent dette) , n’a réussi à perdurer jusqu’à présent qu’à l’aide de divers stratagèmes :

En commençant par ponctionner l’argent plein qui existait avant 1974 où nous n’avions pas encore de dette. Puis

En allant prendre chez les autres l’argent des intérêts qui manque chez soi. Il faut exporter plus qu’on importe, ce qui engendre cette fois des compétitions économiques sauvages entre les états au détriment des ouvriers.

En s’obligeant à une croissance perpétuelle : la croissance permet de payer les intérêts avec le nouvel argent-dette qu’elle permet de créer. Mais, comme ce nouvel argent-dette a lui aussi des intérêts, on ne fait que repousser le problème en l’empirant.

En endettant les états : au lieu de pouvoir créer de la monnaie, l’état doit s’endetter, toujours avec intérêts, ce qui crée un endettement exponentiel non remboursable. Notre dette actuelle atteint presque la valeur de notre PIB ; or, le PIB, qui représente la valeur des échanges, est beaucoup plus important que la masse monétaire puisqu’une même monnaie peut servir pour plusieurs échanges (dans notre exemple de la première partie, la masse monétaire en circulation est de 10§ alors que le PIB était de 30§). Ce qui veut dire que, même si nous donnions tout ce que nous avons sans rien garder, nous n’aurions pas assez d’argent pour rembourser cette dette. Les banquiers savent bien que cette dette n’est pas remboursable, ils ne demandent pas le remboursement mais se contentent de toucher la rente des intérêts. En France, tous nos impôts sur le revenu servent à payer cette rente. Et l’existence de cette dette leur sert de moyen de pression pour intervenir dans la politique des états, exiger l’austérité et s’emparer des richesses du pays. Ce qui est arrivé à la Grèce nous arrivera fatalement un jour. Les USA sont endettés à plus de 500% du PIB, plus que la Grèce, la dette de la France a commencé à se former en 1974, quand nos politiciens convertis à l’idéologie néolibérale ont préféré se financer sur les marchés au lieu de leur Banque Centrale, idem au Canada quand P. Trudeau a privatisé la Banque Centrale en 1974. Il devient alors impossible de payer les réalisations collectives avec de la création monétaire, L’état doit s’endetter encore plus et se rembourser en partie avec des impôts.

Mais tous ces stratagèmes commencent à ne plus pouvoir fonctionner : la croissance perpétuelle dans un monde fini est impossible, l’hyper compétitivité entraine souffrances et perte de salaire d’une partie croissante de la population, le manque d’argent dans le système économique fait baisser la consommation ; or, c’est la consommation qui est aussi le moteur de l’enrichissement et les méthodes essayées pour la relancer, cadeaux fiscaux aux entreprises et cadeaux monétaires aux banques (ce que la BCE a appelé « quantitative easing ») sont impuissantes à la relancer.

Il reste une dernière solution pour perpétuer le système qu’il ne faut pas négliger car elle a déjà servi : susciter des guerres. Les difficultés économiques engendrent toujours des tensions dans les populations qu’ils savent attiser pour provoquer des conflits. Les guerres sont des aubaines pour les banquiers qui financent les 2 partis pour les armer puis pour les aider à reconstruire ce qui a été détruit, ce qui permet une nouvelle croissance.

Comme nous venons de le voir, le banquier central  qui  traite l’état comme un particulier se met au-dessus de l’état et la dette irremboursable qu’il provoque lui permet de s’emparer des richesses de l’état.

De même pour les particuliers : les dettes que ceux-ci contractent, au lieu d’être des mesures de leur dette envers la société, deviennent des dettes envers le banquier, ce qui autorise celui-ci à s’emparer de leur richesse s’ils n’arrivent pas à payer les intérêts.

De même au niveau mondial : les USA ayant réussi à imposer le dollar comme monnaie internationale, les banquiers anglo-américains se trouvent au-dessus de tous les états dépendants, peuvent piller les richesses de tous ceux qui commencent à s’endetter,  et cherchent à établir une dictature mondiale.

Le banquier prête à qui il veut, en quantité qu’il veut, au taux qu’il veut : quel énorme pouvoir ! C’est lui, et non la société, qui  décide des investissements à faire et il choisit non pas ceux qui sont le plus intéressants pour la société à long terme, mais ceux qui rapportent le plus à court terme. Il peut augmenter ou diminuer la masse monétaire à sa guise, créer inflation ou récession. (C’est ainsi que le prix de l’immobilier a beaucoup augmenté ces dernières années car c’est un crédit sûr pour les banquiers et c’est là qu’ils en ont fait le plus, rendant la demande supérieure à l’offre, ce qui crée l’inflation).

Il y a dans toute la société un renversement des valeurs : l’argent étant artificiellement trop rare, ce sont les considérations d’argent qui priment sur toutes les autres au détriment des véritables besoins et des valeurs éthiques et morales. Au lieu que ce soient les échanges choisis qui créent l’argent, c’est la nécessité d’avoir de l’argent qui oblige à des échanges pas forcément souhaités. Ceux qui distribuent l’argent, les banquiers en dernier ressort, sont en position de force par rapport aux autres et peuvent imposer une véritable dictature.

Enfin, rien n’empêche ce banquier de créer de la monnaie pour se financer autant qu’il veut ou pour financer autre chose que des  richesses produites, en particulier pour spéculer à la bourse. Au départ, la bourse servait à financer l’économie : les riches prêtaient aux industriels moyennant un dividende raisonnable. Elle est devenue un casino pour riches où l’on fait des paris sur la variation des cours de n’importe quoi, où l’on arrive même à provoquer la variation de ces cours, où tous les coups sont permis, même les plus mafieux pour s’enrichir plus que les autres. Mais ces jeux sur l’argent ont des répercussions sur l’économie qu’ils ponctionnent au lieu de la financer. Alors que tous les jeux d’argent sont taxés par l’état pour les particuliers, ceux-là curieusement ne le sont pas. Dans un système monétaire démocratique, la bourse serait inutile puisque les vrais industriels pourraient se financer à taux zéro avec un prêteur qui ne viendrait pas se mêler de la marche de l’entreprise. D’autre part, les cours ne peuvent être dans un mouvement continuel de hausse que parce qu’il y a de l’argent créé spécialement pour cela, hors de toute richesse productive créée : plus de 95% de l’argent créé l’est pour la bourse, moins de 5% seulement sert à toute l’économie. La finance est un parasite, une sorte de tique qui suce le sang de la bête économique et qui va exploser ou la tuer. Cette façon de créer de la monnaie ex nihilo sans qu’elle corresponde à une richesse produite est exactement ce que font les faux-monnayeurs : cela a été dénoncé par Maurice Allais, un prix Nobel d’économie, mais occulté par la plupart des économistes néo-libéraux.  Par exemple, comment Patrick Drahi a-t-il pu devenir en 3 ans une des plus grandes fortunes de France ? Tout simplement parce que les banques lui ont créé des millions, par un simple jeu d’écriture. Et pourquoi à lui et pas à vous ? Parce qu’elles savent qu’il va pouvoir ponctionner les entreprises qu’il achète pour en tirer d’importants bénéfices et donc pouvoir rembourser les intérêts : cet argent créé pour des activités non productives pour la nation est le type même d’argent faux qu’il ne serait pas possible de créer dans un système monétaire démocratique. Nos richesses sont achetées par de faux monnayeurs.

Tout cet argent créé hors de toute production engendre une énorme inflation, donc une énorme dévaluation de la monnaie, qui nous est caché car l’indice est truqué :  ce terme devrait s’appliquer aussi à l’inflation boursière mais il a été cantonné à quelques articles de consommation courante judicieusement choisis selon un mode de calcul faussé : l’immobilier ayant beaucoup augmenté ces dernières années a été sorti de l’indice ; on a introduit une composante « qualité » qui fait que si l’article augmente, mais qu’on estime que la qualité a augmenté aussi , il n’y a pas d’augmentation ; si votre article augmente mais qu’il en existe un autre semblable moins cher, on considère que vous prenez le moins cher, ou que vous en achetez moins, etc… C’est cette inflation réelle qui fait que les cours de la bourse peuvent être longtemps en augmentation, jusqu’au krach quand la banque centrale décide d’arrêter: les cours des monnaies sont maintenus artificiellement, mais les critères de confiance ne sont pas respectés et, en réalité, la plupart des monnaies ont perdu toute valeur. Et, dans ce système, les bulles et les krachs périodiques sont inévitables.

Comble de la perversion du système : quand le système bancaire menace de faire faillite pour avoir trop boursicoté au casino-boursier, c’est l’état qui doit s’endetter encore plus auprès d’eux pour les renflouer car le système monétaire est vital pour le pays. Actuellement, toutes les conditions sont réunies pour un nouveau krach  et, comme il va être difficile de faire payer encore l’état, une directive européenne est passée pendant les vacances pour permettre aux banques de ponctionner les comptes de leurs clients pour se renflouer.

La spéculation et le prêt avec intérêt permettent à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent, essentiellement les banques, d’en acquérir encore plus sans rien produire, ce qui est l’essence même du capitalisme mais est une absurdité: si les instruments de mesure sont étalonnés, c’est justement pour que les mesures soient les mêmes pour tous et ne varient pas ; imaginez que les mesures prises avec votre mètre varient et s’agrandissent toutes seules quand vous avez beaucoup mesuré ! Quelle foi y accorder ? L »argent qui représente les richesses augmente dans le temps alors que les richesses que cet argent représente ont plutôt tendance à perdre de la valeur à l’usage! Nous devons perdre l’habitude de considérer qu’il est normal que l’argent placé « rapporte »: cela ne se justifie que parce que nous n’en avons pas assez et pour compenser l’inflation, ce qui ne devrait pas avoir lieu dans un système bien géré. Il serait plus normal que l’argent capitalisé, donc inutilisé dans des échanges, perde peu à peu sa valeur : c’est ce qu’ont voulu marquer certaines monnaies locales en étant « fondantes ». Sans aller jusque-là, on pourrait décider que l’argent capitalisé soit limité à un maximum individuel et seulement mis à l’abri de l’inflation : c’est ce que font la majorité des français avec leur livret de caisse d’épargne. Le système capitaliste accroît automatiquement les inégalités en rendant les riches toujours plus riches sans rien produire et les pauvres toujours plus pauvres quels que soient leurs efforts pour travailler plus.

La circulation monétaire étant  isomorphe à la façon dont s’effectuent les échanges dans une société, il est certain que si l’on établit un système monétaire non démocratique, il ne va plus y avoir de démocratie réelle. Dans le système monétaire actuel, le roi est le banquier central ; c’est donc lui qui dirige de fait le pays. Explication dans le chapitre suivant.

Pourquoi nous ne sommes plus du tout en démocratie

 

Qui peut créer la monnaie et quelles en sont les conséquences

Dans notre exemple, l’organisme émetteur était représenté par une seule personne au service de la collectivité. Dans une société plus grande où il y a plusieurs sortes de banque, cela correspond à la banque centrale. Mais qui possède la banque centrale ? L’état ? Un organisme indépendant sous contrôle démocratique ? Ou un banquier privé ? Nous allons examiner les différents cas.

L’état possède la banque centrale et est seul habilité à pouvoir créer la monnaie

C’est la solution qui parait la plus logique : étant le seul à pouvoir la créer, il maitrise sa fabrication et rend difficile les contrefaçons, il est le mieux placé pour poursuivre les faux monnayeurs, c’est lui qui légifère pour encadrer la monnaie officielle, c’est lui qui paye les fonctionnaires, c’est lui qui devra lever les impôts quand il y en aura. C’était autrefois le principal pouvoir régalien, seul le roi avait le droit de frapper la monnaie. Il semblerait que, dans une démocratie, ce rôle devrait revenir à l’état. Mais il faut que cet état soit démocratiquement très encadré pour ne pas abuser de son pouvoir de création monétaire au profit de quelques ’uns ou pour masquer une mauvaise gestion qui crée trop d’argent par rapport aux capacités de production : cela crée une demande supérieure à l’offre qui a tendance à faire augmenter les prix et produire de l’inflation.( Il faut noter qu’une légère inflation n’est pas très grave : elle déstabilise la monnaie en diminuant sa valeur mais ne pénalise que ceux qui conservent la monnaie au lieu de l’utiliser, qui sont donc trop riches).

Pour éviter ces inconvénients, on peut imaginer

Un organisme public sous contrôle démocratique indépendant de l’exécutif et du parlement

Cet organisme serait soumis aux règles strictes de création monétaire avec une gestion transparente publique. Il ne pourrait fournir de l’argent à l’état et aux particuliers qu’en respectant ces règles et sur mandat citoyen. Le risque que tout ne soit pas transparent serait très atténué 

Un banquier privé se propose d’assurer la fonction de banque centrale

Sa gestion n’étant pas publique, il faut avoir une grande confiance en lui pour qu’il applique strictement les règles de création monétaire.

S’il est honnête, il va ne prêter avec intérêts que son argent plein propre ou une partie de celui de ses clients avec leur accord, prêter par création monétaire à l’état et aux particuliers sans intérêts,  créer gratuitement de l’argent plein pour tous ceux qui travaillent pour la collectivité et uniquement pour ceux-là. Lui-même ne peut se payer que par création monétaire à un tarif raisonnable.

 Mais, si on ne peut faire confiance à l’état, à la comptabilité publique, pour gérer correctement cette création, comment croire qu’un individu privé ne sera pas tenté d’en profiter pour son compte ?

S’il est malhonnête, il va faire croire qu’il prête de l’argent plein même quand il fait de la création monétaire, en profiter pour demander des intérêts dessus, considérer l’état comme un particulier  et lui prêter avec les intérêts de son choix, ne faire aucune création monétaire gratuite pour ceux qui travaillent pour la collectivité mais en faire pour lui pour pouvoir jouer au casino-boursier.

Cette solution parait donc complètement folle car on prend le risque que toutes les règles de création monétaire soient bafouées et que le système devienne ingérable.

C’est pourtant dans ce cas de figure que nous sommes car la plupart des Banques Centrales actuelles sont des banques privées : aux USA la Réserve Fédérale  est en réalité régie par un consortium de quelques grandes banques anglo-américaines privées qui ne prêtent qu’avec intérêts même à l’état ; en Europe, les banques centrales des états sont sous les ordres de la BCE qui, d’après les traités, a interdiction de prêter (et encore moins donner) aux états, ce qui revient au même que la situation américaine. Dans les 2 cas, les états se sont interdits le pouvoir de création monétaire et ne peuvent qu’emprunter à des banques privées qui ont, elles, le pouvoir de création monétaire.

Les conséquences en sont très graves et expliquent complètement ce qu’il est convenu d’appeler la « crise » actuelle qui n’est pas une crise car pas passagère, mais le résultat des contradictions du système. ( voir « explication de la « crise » et « pourquoi nous ne sommes pas en démocratie » )

Mais, forts de toutes les considérations précédentes, quel système monétaire pouvons nous créer qui respecte les règles de création monétaire et une organisation démocratique?

Construction d’un système monétaire démocratique

 

  Règles de création monétaire dans une communauté démocratique

      

 Pour les besoins de la démonstration, nous supposons une petite communauté à peu près autosuffisante, où chacun s’est spécialisé dans un métier, qui fonctionnait jusque-là par le don et qui décide d’introduire une monnaie. Nous appellerons « richesse » ce qui est effectivement échangé (bien, service, savoir, savoir-faire, tout ce qui représente ou a représenté un travail)  et monnaie, ou argent, ce qui mesure et symbolise cette richesse.

Supposons donc que cette communauté se soit mis d’accord sur une unité reposant sur un étalon connu de tous et que ce soit une seule personne qui gère la création monétaire. Nous nommerons § cette unité. Supposons que les valeurs de ce qui s’échange obéissent à la loi de l’offre et de la demande. Il faut pouvoir garder en mémoire ces valeurs et, pour cela, 2 méthodes de symbolisation sont possibles :

La monnaie scripturale : les gains ou dépenses de chacun sont écrits (d’où le nom de « scriptural ») dans un livre de compte (comme dans l’Égypte ancienne ou les SEL actuels) ou à l’intérieur d’un ordinateur comme c’est le cas dans nos comptes en banque. Chacun a un compte où sont marqués en unités positives ses gains et en unités négatives ses dépenses.

La monnaie matérielle qui a pu prendre différentes formes suivant les époques : cailloux, coquillages, pièces métalliques, billets.

Qu’elle soit scripturale ou matérielle, il y a 2 façons possibles de créer de la monnaie : par la dette (monnaie vide) ou pour remplacer la richesse qui vient d’être vendue (monnaie pleine). Nous allons examiner ces 2 méthodes.

Création monétaire par la dette

Examinons ce qui se passe sur une communauté réduite au minimum de 3 personnes: Anatole, Bernard, Camille

Supposons qu’ils aient chacun une richesse à proposer aux autres, et que, pour simplifier, ces richesses soient estimées à la même valeur, 10§.

Anatole voudrait acheter à Bernard, Bernard à Camille et Camille à Anatole.

Comme il n’y a pas encore de monnaie qui circule, il va falloir en créer : nous appellerons OE cet organisme émetteur d’une monnaie matérialisée. Anatole va devoir emprunter à l’OE 10§ (dix unités étalon) ; ces 10§ qui viennent d’être créés n’ont que leur valeur propre, importante si c’est de l’or, beaucoup moins si c’est un billet ou une écriture :  on peut parler de monnaie vide, ou monnaie dette, ou monnaie négative par analogie avec la monnaie scripturale négative) ; ces 10§  mesurent seulement la dette d’Anatole envers la société, dette qu’il s’engage à rembourser en produisant pour la société au moins autant.

Avec ces 10§-, il paye Bernard qui les garde en échange de sa production; ces 10§ représentent maintenant la valeur de la richesse qu’il vient de vendre et lui donnent le droit d’acheter pour la même valeur. Les 10§- vides sont devenus pour Bernard 10§+ pleins alors que rien ne distingue  l’un de l’autre.

Bernard va pouvoir utiliser ces 10§+ pleins pour acheter la production de Camille qui les pense pleins aussi.

Camille va utiliser les 10§+ pleins qu’elle vient d’acquérir en échange de sa production pour acheter celle d’Anatole.

Anatole, qui n’a plus rien à acheter va pouvoir rendre les 10§+ qu’il avait emprunté à l’organisme émetteur qui va annuler sa dette et les détruire. (10§+ + 10§- = 0)

Au final, tout l’argent créé par l’OE lui a été rendu, il n’y a plus de monnaie qui circule mais tous les échanges souhaités ont pu se faire et personne n’est en dette envers les autres. Le raisonnement serait le même dans une communauté plus large et si les richesses à échanger n’avaient pas la même valeur; au final, certains resteraient avec de la monnaie pleine et d’autres avec de la monnaie dette mais la somme totale serait nulle.

De ce simple petit exemple, on peut déjà tirer plusieurs conclusions :

_Mettre en circulation de la monnaie dette est source de confusion car elle est matérialisée de la même façon qu’une monnaie pleine alors qu’elle doit disparaître quand le prêt sera remboursé. L’OE a créé de la fausse monnaie et détruit de la monnaie pleine.

_ Quand la monnaie est créée uniquement sous forme de dette, pour des prêts  sans intérêts, il n’y a plus de monnaie en circulation quand tous les prêts sont remboursés.

_La valeur propre de la monnaie n’a aucune importance puisqu’elle n’est qu’un symbole, qu’elle soit métallique, en or, sous forme de billets ou scripturale, de la même façon qu’il est indifférent que votre mètre soit fait en plastique, en métal ou en platine iridié : l’important est qu’il mesure exactement un mètre.

_Puisque cette monnaie n’a pas la même valeur que la richesse échangée, son utilisation repose sur la confiance qu’elle n’est pas contrefaite, que sa valeur restera stable et qu’elle ne pourra pas être refusée en paiement d’une richesse de valeur équivalente. La communauté doit ériger des lois pour garantir ces 3 points.

Mais, dans notre exemple, nous avons oublié quelqu’un : celui qui fabrique cette monnaie ou tient les comptes fait un vrai métier au service de la collectivité et mérite d’être rémunéré : comment est-ce possible ?

Première idée: en prenant un intérêt sur la somme prêtée:

Que va-t-il se passer? Anatole  emprunte 10§- mais devra  rendre 11§+.Il achète la production de Bernard en lui donnant les 10§, qui achète celle de Camille, qui achète à Anatole. Celui-ci se retrouve avec ses 10§+ prêtés qu’il peut rendre mais pas le 1§+ d’intérêt car celui-ci n’a pas été créé. Même s’il avait quelque chose à vendre pour 1§, personne ne pourrait lui acheter sauf en empruntant ; mais c’est ce dernier qui ne pourrait pas rembourser son emprunt.

Pour qu’un système monétaire où la monnaie est créée uniquement sous forme de dette puisse fonctionner dans une communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

Deuxième idée: en levant des impôts puisqu’il travaille pour la communauté, il est normal que chacun participe

Problème : si l’argent est créé uniquement sous forme de dette, quand  tous les emprunts sont remboursés, il n’y a plus d’argent en circulation et il est impossible de lever des impôts.

troisième idée: qu’il se paye lui-même par création monétaire: il mérite que l’on crée de la monnaie pour lui puisqu’il a fourni un travail, c’est la collectivité qui est en dette envers lui et qui va le rembourser en lui fournissant des richesses contre cet argent créé; C’est ce qui se serait passé s’il n’y avait pas d’argent: quand quelqu’un travaille pour le collectif, d’autres se chargent de le nourrir (au sens large, c’est-à-dire lui fournir ce dont il a besoin). Là, certains individus du collectif vont devoir produire un peu plus pour lui mais en s’enrichissant, ce qui est normal puisque toute production vendue mérite sa symbolisation en monnaie. Contrairement à ce qui peut sembler d’une logique imparable, l’impôt sur le revenu pour financer ceux qui travaillent pour la collectivité (ou sont pris en charge par elle) est une double peine car nous les nourrissons 2 fois : une fois en diminuant notre salaire (c’est à dire en ayant produit plus pour d’autres), une deuxième fois en produisant pour eux qui nous paieront avec l’argent que nous leur avons donné ; et ceux qui ne produisent pas pour eux auront été obligés de produire plus dans leur spécialité, inutilement, pour payer l’impôt. L’erreur du raisonnement vient du fait que nous avons pris l’habitude de raisonner d’abord sur l’argent  alors qu’il convient de raisonner d’abord sur la façon dont nous voulons que s’échangent les richesses pour y adapter ensuite le fonctionnement monétaire. Cela n’est valable , bien sûr, que si la collectivité est capable de satisfaire les besoins de tous, en étant autosuffisante ou en ayant des balances commerciales équilibrées. Des impôts ne peuvent être levés que lorsqu’il y en a qui deviennent trop riches par rapport à d’autres . Ces impôts correspondent à de la destruction monétaire.

Ceux qui travaillent pour la collectivité ne peuvent être payés que par création monétaire et ce jusqu’à ce que la masse de monnaie pleine soit suffisante pour pouvoir lever des impôts. 

Cette possibilité de créer et donner (et non prêter) de la monnaie pleine pour ceux qui travaillent pour la collectivité n’a été mise en évidence, à ma connaissance, dans aucune théorie économique, en tous cas pas néolibérale: elle est pourtant nécessaire pour que le système puisse fonctionner correctement et cela a des conséquences énormes que nous allons détailler.

Remarquons  que »monnaie pleine » signifie ici une monnaie correspondant à une richesse donnée et non la monnaie de banque centrale car celle ci n’est pas forcément pleine au sens où nous l’entendons.

Remarquons aussi que la banque centrale n’est pas un réservoir de monnaie mais un organisme qui crée (et éventuellement détruit pour réguler) cette monnaie en fonction des besoins et seulement de 2 façons différentes:

_Facultativement par des prêts de préférence sans intérêts pour qu’ils ne diminuent pas la masse monétaire.

_Obligatoirement par création gratuite de monnaie pleine pour rémunérer ceux qui travaillent pour la collectivité.

Toute autre création monétaire peut être considérée comme de la fausse monnaie. Ces règles de création monétaire sont soigneusement ignorées par les économistes néo-libéraux qui, par des abus de langage considèrent que la monnaie de banque centrale est forcément fiduciaire et pleine, ce qui sert à masquer l’escroquerie que constitue une banque centrale privée.

Mais qui peut être habilité à créer cette monnaie ?   

 

Fonction et propriétés de la monnaie

Toute société repose sur la répartition du travail productif, ce qui entraîne la nécessité d’organiser ensuite les échanges.

Une petite société peut se permettre de fonctionner sans monnaie : chacun donne ce qu’il a produit à ceux qui en ont besoin. C’est ce que nous faisons avec nos proches : nous ne faisons pas payer nos services sachant qu’ils nous rendront la pareille si nous en avons besoin. C’est le meilleur système économique du point de vue des relations humaines car ce sont les sentiments qui nous poussent à rendre lorsque l’on a reçu. L’inconvénient, surtout dans une société plus grande, est que certains peuvent donner beaucoup plus qu’ils ne reçoivent et d’autres recevoir beaucoup plus qu’ils ne donnent.

Si le don ne veut pas être gratuit et demande une réciprocité, on peut envisager le troc : on échange au lieu de donner. L’inconvénient en est quand les choses à échanger n’ont pas la même valeur, ou quand on ne trouve rien à échanger qui satisfasse celui qui possède le bien convoité. Le troc est surtout utilisé pour des échanges entre communautés.

Pour dépasser le troc, qui oblige à rendre à celui qui nous a donné de façon pas toujours équilibrée, les hommes depuis longtemps ont inventé la monnaie qui permet de mesurer les valeurs, différer et mutualiser les échanges ; en mesurant la valeur de ce qui a été échangé et en conservant cette mesure sous forme scripturale (écrite) ou matérielle (objet, animal, pièces, billets), il n’est plus obligatoire d’échanger des richesses de même valeur et il est possible de donner à l’un et recevoir d’un autre plus tard.

La monnaie peut donc se définir comme une représentation symbolique d’une richesse donnée, matérielle ou immatérielle (bien, service, temps de travail, transmission de savoir ou de savoir-faire,…….) qui permet de  mesurer la valeur de cette richesse, de conserver cette mesure, et d’acquérir des richesses pour la même valeur.

Conséquences de cette définition :

_En tant que représentation symbolique, sa valeur propre importe peu et elle peut prendre différents aspects : elle peut être scripturale (écrite) ou matérielle ( objet, animal, pièces, billets) ;( le scriptural s’oppose au matériel et non au fiduciaire comme le disent les économistes ; le fait qu’elle soit « fiduciaire », digne de confiance, dépend de la validité du système et non de la forme de la monnaie).

_La vraie richesse n’est pas la quantité de monnaie que l’on possède mais ce que l’on a donné pour l’obtenir et ce que l’on pourra obtenir avec.

_En tant qu’instrument de mesure, la monnaie doit être étalonnée sur ce qu’elle permet d’acheter d’indispensable à tous : le meilleur étalon est donc un article, ou un panel d’articles de première nécessité. L’ « étalon or » était plus une valeur refuge de ceux qui capitalisaient qu’un étalon utile dans la vie quotidienne. Pourquoi un pays qui pourrait produire tout ce dont il a besoin pour bien vivre mais qui n’aurait pas d’or ne pourrait pas avoir de monnaie? L’or n’avait d’ utilité que si le système était inflationniste ou dans les échanges internationaux.

_Pour conserver cette mesure, il faut effectivement que le système ne soit pas trop inflationniste.

_Pour que la monnaie permette d’acquérir des richesses pour la même valeur, il faut un consensus social ou des lois pour qu’elle ne puisse pas être refusée en paiement.(Chartalisme)

_Enfin, il est nécessaire que le système soit sécurisé pour qu’il ne puisse pas y avoir de faux monnayeurs, c’est-à-dire des individus ou des manipulations capables de créer de la monnaie ne correspondant à aucune richesse donnée. Cette considération condamne déjà la spéculation et le prêt avec intérêts qui sont des manières de modifier la mesure alors qu’aucune richesse nouvelle n’a été donnée. A part la religion juive, cela avait été bien compris par toutes les religions à leur début. Cela condamne encore plus, bien sûr, la création monétaire par des banquiers privés.

Le système monétaire et sa régulation

Le système monétaire reflète l’organisation sociale : mesurer la valeur de ce qu’on échange est une chose, savoir comment on utilise cette mesure en est une autre : par exemple, être en découvert signifie seulement que l’on a trouvé à acheter avant d’avoir réussi à vendre : on peut trouver que cela n’est pas grave et attendre que cela se régularise ou, au contraire culpabiliser et pénaliser ceux qui sont à découvert en leur mettant des frais supplémentaires. Si la société veut des rapports sociaux  équilibrés, elle va veiller à ce que chacun gagne autant ou plus que ce qu’il dépense ; dans une organisation solidaire, il peut être admis que certains soient aidés et dépensent plus qu’ils ne gagnent ; dans une organisation non démocratique comme la nôtre, le système peut être perverti au point que même les mesures peuvent être faussées, certains devant donner beaucoup de richesses en recevant très peu de monnaie alors que d’autres en reçoivent beaucoup et donnent peu.

Nous allons étudier la création d’un système monétaire démocratique et solidaire, dans lequel les échanges cherchent à être équilibrés, ce qui nous permettra de mieux comprendre les absurdités du système capitaliste « néo-libéral » dans lequel nous vivons.

  Règles de création monétaire dans une communauté démocratique

 

Table des matières

 

Pourquoi a-t-on besoin de monnaie, avantages et inconvénients:   http://democratie-sociale.fr/2017/pourquoi-a-t-on-besoin-de-monnaie-avantages-et-inconvenients/

Comment créer un système monétaire :   http://democratie-sociale.fr/2017/comment-creer-un-systeme-monetaire/

_Choix de l’unité et de l’étalon

_monnaie scripturale ou monnaie matérielle

_règles de création monétaire

_Qui peut créer la monnaie et quelles en sont les conséquences   http://democratie-sociale.fr/2017/qui-peut-creer-la-monnaie-et-quelles-en-sont-les-consequences/

Explication de la « crise »   http://democratie-sociale.fr/2017/explication-de-la-crise/

Pourquoi nous ne sommes plus en démocratie   http://democratie-sociale.fr/2017/pourquoi-nous-ne-sommes-plus-du-tout-en-democratie/

Petite histoire de la création monétaire   http://democratie-sociale.fr/2017/histoire-de-la-creation-monetaire-2/

Comment un système monétaire démocratique pourrait rendre notre monde merveilleux   http://democratie-sociale.fr/2017/un-monde-de-richesse-et-de-paix-protegeant-la-nature-et-la-vie-sur-terre-est-possible-avec-un-systeme-monetaire-democratique-2/

Bibliographie:   http://democratie-sociale.fr/2017/bibliographie/

 

Dictature bancaire ou système monétaire démocratique ? A vous de choisir !

Pour la majorité d’entre nous, le système monétaire semble fonctionner normalement : nous gagnons de l’argent quand nous produisons quelque chose, nous en perdons quand nous achetons. Nous ne nous posons pas de questions sur la façon dont il a été créé, l’important est qu’il circule. Mais si cet argent était faux ? Nous ne nous en apercevrions pas si les autres continuaient à l’accepter ; et nous pensons que les banques et l’état finiraient par s’en apercevoir et arrêteraient les faux monnayeurs. Et si c’était les banquiers les faux monnayeurs ? Et si l’état était complice ?

Nous sommes victimes de la plus grande escroquerie de tous les temps qui fait de nous les esclaves plus ou moins bien nourris d’un système qui ne profite qu’à quelques ’uns et conduit l’humanité à sa perte.

Ce petit dossier démontre simplement pourquoi le système actuel ne peut pas fonctionner, comment on en est arrivé là et comment il serait possible d’en sortir pour le bien de 99% d’entre nous si nous étions suffisamment informés pour faire les bons choix lors des élections. Lisez et faites circuler.

Ce dossier est le résultat d’un travail collectif regroupant, résumant ou enrichissant les acquis d’ouvrages déjà publiés et cités dans la bibliographie. Il vous est possible dans chaque chapitre d’apporter vos commentaires pour éventuellement l’améliorer ou l’enrichir, sachant qu’il est volontairement très condensé pour pouvoir être lu facilement par tous : chaque affirmation pourrait faire l’objet d’un chapitre entier pour en apporter les preuves mais la plupart d’entre nous ont déjà suffisamment d’expérience pour pouvoir en apprécier la véracité.

Table des matières: http://democratie-sociale.fr/?p=734&preview=true

 

Pouvoir de création monétaire et démocratie 

La démocratie n’est pas un tout ou rien, il y a des degrés. Un état est d’autant plus démocratique que les citoyens sont associés aux décisions qui les concernent et que ceux qui exercent un pouvoir sont révocables par ceux sur qui ce pouvoir s’exerce. La démocratie complète n’a sûrement jamais existé, sauf peut-être dans de petites communautés, et notre démocratie dite « représentative » n’est, par nature, pas très démocratique car les dits « représentants » ont toujours plus représenté eux-mêmes que le peuple. C’est d’ailleurs volontairement que ceux qui ont fait la révolution de 1789 ont construit une « république » plutôt qu’une démocratie.

Ils nous ont octroyé quand même la possibilité d’élire ceux qui exercent 2 pouvoirs importants: le législatif et l’exécutif. Restent 3 autres pouvoirs importants qui ne sont pas sous contrôle démocratique:

_Le judiciaire: les juges sont théoriquement indépendants de tout pouvoir, mais, grâce aux procureurs et à son pouvoir de nomination, l’exécutif peut interférer.

_Le contrôle des moyens d’information: la liberté de parole ne sert à rien si personne ne vous entend et ceux qui contrôlent les grands médias jouissent d’un véritable pouvoir. Il fut un temps où c’était l’état, ce n’est plus le cas actuellement mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont libres.

_Le pouvoir de création monétaire : nous avons vu qu’il est énorme car il contrôle tout le système économique. Il était autrefois sous contrôle de l’état mais ne l’est plus depuis 1973 et surtout depuis les traités européens.

S’il ne nous reste presque plus rien de démocratique, c’est parce que le cinquième pouvoir, le plus important, n’est pas sous le contrôle des citoyens, il est aux mains d’un petit groupe de banquiers privés, et il a réussi à contaminer tous les autres :

_Ces banquiers ont permis à quelques amis de contrôler les principaux médias.

_Le contrôle des médias a permis d’endoctriner sans qu’elle s’en rende compte la majorité des citoyens: il suffit de savoir trier les informations et de les présenter dans le sens voulu.

_Cette majorité vote donc pour des candidats aux législatives et à l’exécutif présélectionnés par les médias, donc par ce petit groupe, pour leur dépendance à l’idéologie dite « néo-libérale » qui leur assure le pouvoir. On a pu déterminer que le nombre de voix obtenues aux élections était exactement proportionnel au temps de passage sur les écrans TV.

Finalement, au lieu d’être sous contrôle citoyen, ce sont 4 pouvoirs et demi qui sont sous le contrôle d’un petit groupe d’individus composé de banquiers, grands industriels, journalistes et politiques: ce n’est plus une démocratie mais une oligarchie, ou, plus exactement une ploutocratie puisque ce petit groupe est constitué des plus riches.

Revenir vers la démocratie passe donc d’abord par la récupération du pouvoir de création monétaire. On comprend que ceux qui ont actuellement ce pouvoir sont prêts à tout pour ne pas le perdre et rêvent d’une dictature mondiale, mais nous pouvons encore intervenir avec le seul pouvoir qui nous reste: la résistance à la propagande des grands médias grâce en particulier à internet.

Voyons d’abord comment on en est arrivé là.

Théorie de la création monétaire démocratique

   Curieusement, les théories économiques qui justifient le système « néo-libéral » accordent peu d’importance à la façon dont la monnaie est créée, par qui et dans quelles conditions. C’est pourtant là que réside le secret du pouvoir immense qu’ont pris les intérêts financiers sur la vie économique et politique. Pour bien comprendre la logique d’un système monétaire, nous allons raisonner à partir d’une société en grande partie auto-suffisante mais dans laquelle la monnaie n’existe pas encore et étudier les différents moyens de la créer.

Toute société repose sur la répartition du travail productif, ce qui entraine la nécessité d’organiser ensuite les échanges.

Une petite société peut se permettre de fonctionner sans monnaie : chacun donne ce qu’il a produit à ceux qui en ont besoin. C’est ce que nous faisons avec nos proches : nous ne faisons pas payer nos services sachant qu’ils nous rendrons la pareille si nous en avons besoin. L’inconvénient, surtout dans une société plus grande, est que certains peuvent donner beaucoup plus qu’ils ne reçoivent et d’autres recevoir beaucoup plus qu’ils ne donnent.

Si le don ne veut pas être gratuit et demande une réciprocité, on peut envisager le troc : on échange au lieu de donner. L’inconvénient en est quand les choses à échanger n’ont pas la même valeur, ou quand on ne trouve rien à échanger qui satisfasse celui qui possède le bien convoité. Le troc est surtout utilisé pour des échanges entre communautés.

L’invention de la monnaie est un progrès sur le troc car elle va pallier à ces 2 inconvénients en mesurant la valeur des échanges et en permettant leur mutualisation. Chacun pourra savoir s’il a produit suffisamment ou s’il est en dette envers la société, il pourra vendre à l’un et acheter à un autre.

Notons bien que tous les échanges n’ont pas besoin d’être monétisés: lorsqu’on a confiance dans la capacité de rendre à celui à qui on donne, ou quand on peut se permettre de donner sans avoir besoin de retour, dans les échanges entre amis, encore plus dans les échanges amoureux, quand ce qu’on échange est inestimable, il n’y a pas besoin de monnaie. Celle-ci n’intervient que quand la communauté devient trop grande et que la confiance en l’autre que l’on ne connait pas n’est pas automatique, elle sert essentiellement à mesurer que personne ne va recevoir plus qu’il ne peut donner. L’inconvénient de la monnaie est de remplacer des sentiments qui nous motivent par des obligations qui peuvent nous emprisonner : au lieu d’avoir un sentiment de reconnaissance envers celui qui nous a donné, ce qui nous motive pour avoir envie de donner aussi,  le payer fait qu’on ne lui doit rien mais qu’on est obligé de fournir un travail pour gagner cet argent. Et le travail peut devenir une obligation pénible si l’organisation sociale et le système monétaire correspondant ne sont pas conçus de manière démocratique. C’est  un système monétaire démocratique que nous allons essayer de concevoir ici en ne gardant que la fonction essentielle de la monnaie :

La fonction essentielle de la monnaie est de mesurer la valeur des échanges.

La monnaie n’est qu’un instrument de mesure ; elle mesure les valeurs des richesses échangées de la même façon qu’un mètre mesure les longueurs. Et, comme tout instrument de mesure, elle a besoin d’un étalon.

L’étalon doit être connu de tous et représenter une valeur à peu près identique pour chacun : c’est ainsi que, dans les sociétés paysannes, l’étalon a pu être un animal ou une céréale que chacun possédait, ce qui permettait de comparer sa valeur à toute autre production. Dans une société égalitaire, ce pourrait être l’heure de travail. Nous nommerons e la valeur de cet étalon. Comme tout étalon, cette valeur doit être la plus stable possible.

L’estimation de la valeur des produits est par contre variable et obéit à la loi de l’offre et la demande : le prix se négocie entre  le vendeur et l’acheteur.

Il ne suffit pas de mesurer, il faut aussi consigner cette mesure quelque part. Et, pour cela, 2 méthodes sont possibles :

La monnaie scripturale : les gains ou dépenses de chacun sont écrites (d’où le nom de « scriptural ») dans un livre de compte (comme dans l’Égypte ancienne ou les SEL actuels) ou à l’intérieur d’un ordinateur comme c’est le cas dans nos comptes en banque. Chacun a un compte où sont marqués en unités positives ses gains et en unités négatives ses dépenses.

La monnaie matérielle qui a pu prendre différentes formes suivant les époques : cailloux, coquillages, pièces métalliques, billets. La matérialisation des échanges s’avère plus problématique que dans la monnaie scripturale et mérite de s’y attarder.

Examinons ce qui se passe sur une communauté réduite au minimum de 3 personnes: Anatole, Bernard, Camille

Supposons qu’ils aient chacun une production à proposer aux autres, et que, pour simplifier, ces productions soient estimées à la même valeur, 10e. Anatole voudrait acheter à Bernard, Bernard à Camille et Camille à Anatole.

Comme il n’y a pas encore de monnaie qui circule, Anatole va devoir emprunter à l’OE (organisme émetteur de monnaie) 10e (unités étalon): ces 10e n’ont aucune valeur (ou seulement la valeur  de leur fabrication, très faible, on peut parler de monnaie vide, ou monnaie dette, ou monnaie négative par analogie avec la monnaie scripturale négative) ; ces 10e  mesurent seulement la dette d’Anatole envers la société, dette qu’il s’engage à rembourser en produisant pour la société au moins autant.

Avec ces 10e-, il paye Bernard qui les garde en échange de sa production; ces 10e– ont maintenant de la valeur, ils représentent la valeur de la production qu’il vient de vendre et lui donnent le droit d’acheter pour la même valeur. Les 10e– vides sont magiquement devenus 10e+ pleins alors que rien ne distingue  l’un de l’autre.

Bernard va pouvoir utiliser ces 10e+ pleins pour acheter la production de Camille.

Camille va utiliser les 10e+ pleins qu’elle vient d’acquérir en échange de sa production pour acheter celle d’Anatole.

Anatole, qui n’a plus rien à acheter va pouvoir rendre les 10e+ qu’il avait emprunté à l’organisme émetteur qui va annuler sa dette et les détruire. (10e+ + 10e– = 0)

Au final, tout l’argent créé par l’OE lui a été rendu, il n’y a plus de monnaie qui circule mais tous les échanges souhaités ont pu se faire et personne n’est en dette envers les autres.

Il est évident que dans une communauté aussi restreinte, il n’y a pas besoin de monnaie, mais le raisonnement serait le même dans une communauté plus large et si les objets à échanger n’avaient pas la même valeur; au final, certains resteraient avec de la monnaie pleine et d’autres avec de la monnaie dette mais la somme totale serait nulle.

Quand la monnaie est créée uniquement sous forme de dette, pour des prêts  sans intérêts, il n’y a plus de monnaie en circulation quand tous les prêts sont remboursés.

Puisque cette  monnaie créée sous forme de dette est destinée à être rendue, sa valeur propre n’a aucune importance. Son utilisation est basée sur la confiance qu’elle n’a pas été fabriquée par de faux monnayeurs, que sa valeur reste stable, et qu’elle ne pourra être refusée en paiement d’une production.

Comme elle ne fait que symboliser une autre valeur, la valeur propre de la monnaie pleine n’a pas d’importance non plus, qu’elle soit métallique, en or, sous forme de billets ou scripturale, de même façon qu’il est indifférent que votre mètre soit fait en plastique, en métal ou en platine iridié : l’important est qu’il mesure exactement un mètre.

Comment alors va être payé cet organisme émetteur qui a produit un travail pour la collectivité et mérite d’être rémunéré?

Première idée: en prenant un intérêt sur la somme prêtée:

Que va-t-il se passer? Anatole  emprunte 10e– mais devra en rendre 11+.Il achète la production de Bernard en lui donnant les 10e, qui achète celle de Camille, qui achète à Anatole. Celui-ci se retrouve avec ses 10e+ prêtés qu’il peut rendre mais pas le 1e+ d’intérêt car celui-ci n’a pas été créé. Même s’il avait quelque chose à vendre pour 1e, personne ne pourrait lui acheter sauf en empruntant ; mais c’est ce dernier qui ne pourrait pas rembourser son emprunt.

Pour qu’un système monétaire où la monnaie est créée sous forme de dette puisse fonctionner dans une communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

Deuxième idée: en levant des impôts puisqu’il travaille pour la communauté, il est normal que chacun participe

Problème : si l’argent est créé uniquement sous forme de dette, quand tous les emprunts sont remboursés, il n’y a plus d’argent en circulation et il est impossible de lever des impôts.

troisième idée: qu’il se paye lui-même par création monétaire: il mérite que l’on crée de la monnaie pour lui puisqu’il a fourni un travail, c’est la collectivité qui est en dette envers lui et qui va le rembourser en lui fournissant des richesses contre cet argent créé; C’est ce qui se serait passé s’il n’y avait pas d’argent: quand quelqu’un travaille pour le collectif, d’autres se chargent de le nourrir (au sens large, c’est-à-dire lui fournir ce dont il a besoin). Là, certains individus du collectif vont devoir produire un peu plus pour lui mais en s’enrichissant, ce qui est normal puisque toute production vendue mérite sa symbolisation en monnaie. Et il en sera de même pour tous ceux qui travaillent pour la collectivité : cet argent qui leur est versé par création monétaire est le seul argent plein qui va rester en circulation pour échanger et capitaliser quand tous les emprunts auront été remboursés. D’années en années, la masse monétaire de monnaie pleine va augmenter au point que les emprunts seront de moins en moins nécessaires il n’y aura bientôt plus besoin d’emprunter et les éventuels impôts n’interviendront que pour limiter la capitalisation et redistribuer cet argent pour aider les plus défavorisés. Il y aura alors à diminuer la création monétaire et à jouer sur l’équilibre impôts- monnaie créée pour que la masse monétaire soit parfaitement adaptée aux besoins économiques. Contrairement à ce qui peut sembler d’une logique imparable, l’impôt sur le revenu pour financer ceux qui travaillent pour la collectivité est une double peine car nous les finançons 2 fois : une fois en diminuant notre salaire, une deuxième fois en produisant pour eux qui nous paieront avec l’argent que nous leur avons donné.

Ceux qui travaillent pour la collectivité ne peuvent être payés que par création monétaire et ce jusqu’à ce que la masse de monnaie pleine soit suffisante pour pouvoir lever des impôts. Cela ne produit pas d’inflation si la production interne est suffisante et si  la création de monnaie pleine ne peut se faire qu’en échange d’une richesse produite.

Si l’on veut éviter le plus possible le recours aux emprunts par création monétaire qui sont gênants car ils mettent en circulation une monnaie fictive indifférenciable d’une monnaie pleine, on peut imaginer la possibilité d’un découvert non matérialisé sans intérêts ou d’un revenu de base pour chaque membre de la communauté en monnaie pleine, revenu qui devra être dépensé uniquement pour des achats de production interne.

L’inconvénient du revenu de base est qu’il gomme la raison pour laquelle la monnaie a été créée, à savoir mesurer que chaque membre de la communauté produit pour la société au moins autant qu’il en reçoit. Ceux qui le veulent vont pouvoir bénéficier d’un revenu certes minimum mais sans rien produire et seront à la charge des autres. Certains sont déjà pris en charge par la collectivité : les handicapés, les malades, les chômeurs, les retraités. Et ceux-là peuvent effectivement être pensionnés par création monétaire, mais quid de quelqu’un en bonne santé qui ne fait rien et vit aux crochets des autres ? La société est-elle prête à accepter cela ?

Le commerce avec une autre communauté ne pose pas problème : il suffit d’appliquer un taux de conversion entre les 2 étalons ; par exemple, si l’heure de travail étalon vaut 12e dans la communauté A et 60 é dans la communauté B, il suffira de multiplier par 5 ou diviser par 5 lors des échanges entre communautés. Par contre, s’il n’y a pas de monnaie internationale, il s’agit d’un troc et les échanges doivent être équilibrés. S’il existe une monnaie internationale, celle-ci doit répondre aux mêmes critères que précédemment pour être acceptable, à savoir : n’être créée que pour des prêts sans intérêts aux nations en voie de développement et pour des échanges de richesses produites. Une telle monnaie permettrait des réalisations utiles pour l’humanité entière par création monétaire internationale.

Les règles impératives de toute création monétaire démocratique sont donc celles –ci :

La fonction essentielle de la monnaie est de mesurer la valeur des échanges.

Quand la monnaie est créée uniquement sous forme de dette, pour des prêts  sans intérêts, il n’y a plus de monnaie en circulation quand tous les prêts sont remboursés.

La valeur propre  de la monnaie n’a aucune importance. Son utilisation est basée sur la confiance qu’elle n’a pas été fabriquée par de faux monnayeurs, que sa valeur reste stable  et qu’elle ne pourra être refusée en paiement d’une production.

Pour qu’un système monétaire où la monnaie est créée sous forme de dette puisse fonctionner dans une communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

Si l’argent est créé uniquement sous forme de dette, quand tous les emprunts sont remboursés, il n’y a plus d’argent en circulation et il est impossible de lever des impôts.

Ceux qui travaillent pour la collectivité ne peuvent être payés que par création monétaire et ce jusqu’à ce que la masse de monnaie pleine soit suffisante pour pouvoir lever des impôts.  Cela ne produit pas d’inflation si la production interne est suffisante et si  la création de monnaie pleine ne peut se faire qu’en échange d’une richesse produite.

                        Qui peut être cet organisme émetteur ?

L’état

Le pouvoir de création monétaire donne un pouvoir énorme sur toute la vie sociale. C’était autrefois le principal pouvoir régalien, seul le roi avait le droit de frapper la monnaie. Il semblerait que, dans une démocratie, ce rôle devrait revenir à l’état : c’est déjà lui qui légifère pour encadrer la monnaie officielle, organiser les impôts, c’est lui qui peut poursuivre les faux monnayeurs, c’est lui qui doit payer les fonctionnaires. Le danger est que s’il n’est pas bien contrôlé démocratiquement, comme c’est le cas dans notre constitution, il utilise la création monétaire pour des enrichissements personnels ou pour masquer une mauvaise gestion de l’économie, créant plus de monnaie qu’il n’y a de richesses produites, ce qui crée de l’inflation.

Un organisme public sous contrôle démocratique indépendant de l’état

Cet organisme serait soumis aux règles strictes de création monétaire avec une gestion transparente publique. Il ne pourrait fournir de l’argent à l’état et aux particuliers qu’en respectant ces règles. Le risque, comme dans toute gestion humaine, est que tout ne soit pas transparent.

Un logiciel bien programmé, transparent  et infalsifiable

95% de l’argent que nous utilisons est déjà sous forme scripturale, plus exactement électronique car écrite seulement dans des ordinateurs et les opérations courantes dans les banques sont gérées automatiquement par des logiciels. De tels logiciels, programmés avec les règles de création monétaire démocratique, pourraient gérer automatiquement nos comptes quasi gratuitement soit dans une banque centrale d’état accessible à tous, soit individuellement dans des smartphones sécurisés. Les blockchain du bitcoin montrent que l’on peut faire un système à la fois sécure et transparent (mais qui est très lourd et le bitcoin ne satisfait pas aux règles de création démocratique).

Un banquier ( central)privé honnête (respectant la démocratie)

Pour être honnête, il doit respecter les règles de création monétaire démocratique : ne prêter avec intérêts que son argent plein propre ou une partie de celui de ses clients avec leur accord, prêter par création monétaire à l’état et aux particuliers sans intérêts,  créer de l’argent plein pour tous ceux qui travaillent pour la collectivité et uniquement pour ceux-là. Lui-même ne peut se payer que par création monétaire. Mais, si on ne peut faire confiance à l’état, à la comptabilité publique, pour gérer correctement cette création, comment croire qu’un individu privé ne sera pas tenté d’en profiter pour son compte ?

Un banquier (central) privé malhonnête (se mettant au-dessus de l’état)

Celui-là fait croire qu’il prête de l’argent plein même quand il fait de la création monétaire, en profite pour demander des intérêts dessus, considère l’état comme un particulier  et lui prête avec les intérêts de son choix, ne fait aucune création monétaire pour ceux qui travaillent pour la collectivité mais en fait pour lui pour pouvoir jouer au casino-boursier.

C’est dans ce cas de figure que nous sommes car la plupart des Banques Centrales actuelles sont des banques privées : aux USA la Réserve Fédérale  est en réalité régie par un consortium de 3 grandes banques anglo-américaines privées qui ne prêtent qu’avec intérêts même à l’état ; en Europe, les banques centrales des états sont sous les ordres de la BCE qui, d’après les traités, a interdiction de prêter (et encore moins donner) aux états, ce qui revient au même que la situation américaine. Dans les 2 cas, les états se sont interdits le pouvoir de création monétaire et ne peuvent qu’emprunter à des banques privées qui ont, elles, le pouvoir de création monétaire.

Les conséquences en sont énormes :

Toute la monnaie créée pour le circuit économique l’est  sous forme de prêts avec intérêts et nous avons vu que cela crée une situation inextricable où certains ne pourront pas rembourser puisque l’argent des intérêts n’a pas été créé. Cela va engendrer une compétition sauvage entre les membres de la communauté, chacun essayant d’éviter d’être exclu en n’étant pas dans les derniers à rembourser. Cela tend aussi à provoquer de l’inflation car, pour pouvoir payer les intérêts, une possibilité est de gonfler le prix de sa production. Ce système, ingérable dans une société fermée, ne peut perdurer que dans une fuite en avant, une expansion perpétuelle qui permet de reporter sur d’autres le défaut de paiement ou l’endettement non remboursable. Cela explique pourquoi les USA sont dans un expansionnisme permanent, pourquoi les états prisonniers de ce système sont obligés d’exporter agressivement vers d’autres états pour trouver à l’extérieur l’argent des intérêts qui fait défaut chez eux,  pourquoi les économistes adeptes de ce système ne voient de salut que dans la croissance car quand il y a croissance, beaucoup empruntent, et avant que les emprunts soient remboursés, il y a beaucoup de monnaie vide qui circule et donne l’illusion d’une augmentation de la masse monétaire qui permet de rembourser les intérêts des premiers emprunts. Le problème est que quand tous les emprunts veulent être remboursés avec les intérêts, il manque encore plus d’argent qu’avant.

Le fait que ce soit un banquier privé qui crée la monnaie a un autre effet pervers: celui qui emprunte se sent désormais en dette non plus envers la société, mais envers la banque, ce qui justifie tout le pouvoir que peut exercer la banque sur lui en se comportant comme si elle prêtait de l’argent plein: il s’agit ni plus ni moins d’une escroquerie, la dette reste envers la société et non envers la banque.

Le banquier traite l’état comme un particulier, ce qui le met au-dessus de l’état: au lieu que ce soit l’état qui demande à la Banque Centrale de payer les fonctionnaires, c’est la banque qui demande à l’état de s’endetter pour les payer. L’état ne peut plus créer de monnaie et ne peut se financer que par l’emprunt et l’impôt (impôt que nous avons vu impossible dans ces conditions, qui n’est réalisable que si l’état a préalablement emprunté pour augmenter la masse monétaire en circulation). Notre dette correspond exactement à la monnaie que l’état aurait pu créer gratuitement et elle est impossible à rembourser puisqu’aucune monnaie pleine n’est créée. Plus on cherche à rembourser, plus on s’endette et  plus on doit payer des intérêts. Cela explique pourquoi tous les états adeptes de ce système ont des dettes exponentielles et irremboursables qui ne font que croître, quoi qu’ils fassent : les USA sont endettés à plus de 500% du PIB, plus que la Grèce, la dette de la France a commencé à se former en 1974, quand nos politiciens convertis à l’idéologie néolibérale ont préféré se financer sur les marchés au lieu de leur Banque Centrale, idem au Canada quand P.Trudeau a privatisé la Banque Centrale en 1974. Il devient alors impossible de payer les réalisations collectives avec de la création monétaire, L’état doit s’endetter encore plus et se rembourser en partie avec des impôts.

Le banquier prête à qui il veut, en quantité qu’il veut, au taux qu’il veut : quel énorme pouvoir ! C’est lui, et non la société, qui  décide des investissements à faire et il choisit non pas ceux qui sont le plus intéressants pour la société à long terme, mais ceux qui rapportent le plus à court terme. Il peut augmenter ou diminuer la masse monétaire à sa guise, créer inflation ou récession. (C’est ainsi que le prix de l’immobilier a beaucoup augmenté ces dernières années car c’est un crédit sûr pour les banquiers et c’est là qu’ils en ont fait le plus, rendant la demande supérieure à l’offre, ce qui crée l’inflation).

Il y a dans toute la société un renversement des valeurs : l’argent étant artificiellement trop rare, ce sont les considérations d’argent qui priment sur toutes les autres au détriment des valeurs éthiques et morales.

Enfin, rien n’empêche ce banquier de créer de la monnaie pour se financer autant qu’il veut ou pour financer autre chose que des  richesses produites, en particulier pour spéculer à la bourse; les investissements spéculatifs ne sont pas des investissements productifs pour la société et ne devraient pas avoir droit à de la création monétaire. Actuellement, 95% de l’argent créé sert à la spéculation. En 2016, la Banque Centrale Européenne a racheté pendant des mois 60Md d’actifs par mois, ce qui revient à distribuer de la monnaie en la donnant uniquement aux banques qui ne s’en sont servies que pour spéculer (c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français).  Cela crée une inflation masquée : on nous dit que l’inflation est très faible mais cela est faux car le mot et son calcul ont été dénaturés : l’inflation est une augmentation des prix (ce qui est équivalent à une dévaluation de la monnaie) qui se produit quand trop de monnaie a été créée au regard des richesses produites. Ce terme devrait s’appliquer aussi à l’inflation boursière mais il a été cantonné à quelques articles de consommation courante judicieusement choisis selon un mode de calcul faussé : l’immobilier ayant beaucoup augmenté ces dernières années a été sorti de l’indice ; on a introduit une composante « qualité » qui fait que si l’article augmente, mais qu’on estime que la qualité a augmenté aussi , il n’y a pas d’augmentation ; si votre article augmente mais qu’il en existe un autre semblable moins cher, on considère que vous prenez le moins cher, ou que vous en achetez moins, etc… C’est cette inflation réelle qui fait que les cours de la bourse peuvent être longtemps en augmentation, jusqu’au crack quand la banque centrale décide d’arrêter: les cours des monnaies sont maintenus artificiellement, mais les critères de confiance ne sont pas respectés et, en réalité, la plupart des monnaies ont perdu toute valeur. Cette façon de créer de la monnaie ex nihilo sans qu’elle corresponde à une richesse échangée est exactement ce que font les faux monnayeurs (cela a été dénoncé par Maurice Allais,  prix Nobel d’économie, mais occulté par la plupart des économistes néo-libéraux). Cela prouve aussi que l’état ne joue plus son rôle d’interdire les faux monnayeurs et est complice de ce racket des banquiers sur l’économie du pays. Nos politiques auraient le pouvoir, s’ils le voulaient, de reprendre le contrôle de la Banque Centrale; ils ne le font pas en partie par incompréhension du fonctionnement monétaire et ralliement passif à l’idéologie néo-libérale, en partie par corruption car ils sont dépendants des banques pour leur campagne électorale et leur fortune personnelle.

Comble de la perversion du système : quand le système bancaire menace de faire faillite pour avoir trop boursicoté au casino-boursier, c’est l’état qui doit s’endetter encore plus auprès d’eux pour les renflouer car le système monétaire est vital pour le pays.

La spéculation et le prêt avec intérêt permettent à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent, essentiellement les banques, d’en acquérir encore plus sans rien produire, ce qui est l’essence même du capitalisme mais est une absurdité: il est incompatible pour un instrument de mesure de s’agrandir à l’usage; imaginez que votre mètre s’allonge quand ce que vous mesurez est grand ! Un instrument de mesure doit au contraire, rester le plus stable possible. (C’est à comparer également à une énergie qui s’accroîtrait quand on la stocke, ce qui est contraire aux principes physiques). Nous devons perdre l’habitude de considérer qu’il est normal que l’argent placé « rapporte »: cela ne se justifie que parce que nous n’en avons pas assez et pour compenser l’inflation, ce qui ne devrait pas avoir lieu dans un système bien géré. Il serait plus normal que l’argent capitalisé, donc inutilisé dans des échanges, perde peu à peu sa valeur : c’est ce qu’ont voulu marquer certaines monnaies locales en étant « fondantes ». Sans aller jusque-là, on pourrait décider que l’argent capitalisé soit limité à un maximum individuel et seulement mis à l’abri de l’inflation : c’est ce que font la majorité des français avec leur livret de caisse d’épargne. Le système capitaliste accroît automatiquement les inégalités en rendant les riches toujours plus riches sans rien produire et les pauvres toujours plus pauvres quels que soient leurs efforts pour travailler plus.

Les (grands) banquiers et leurs alliés, les grands industriels ont utilisé leur argent pour s’emparer des grands médias et réduire encore le peu de démocratie qui nous restait, à savoir le droit d’élire nos dirigeants : à partir du moment où les médias servent de propagande pour le candidat de leur choix et arrivent à fausser le débat démocratique, on peut considérer que les élections ne remplissent plus leur rôle démocratique et que le système se verrouille complètement en dictature d’une petite oligarchie.

Il ne reste plus dans le monde que très peu de banques centrales qui n’appartiennent pas à la famille Rothschild et nous assistons à la phase finale d’un coup d’état qui vise « une dictature mondiale des banquiers » (comme l’a avoué Mr Rockefeller) et qui se prépare depuis des siècles. Comme le disait Mayer Amschel Rothschild à l’origine de tout cela : « donnez-moi  le contrôle de la monnaie et je me moque de qui fait les lois »

La monnaie qui est le sang de la société, qui matérialise nos échanges et devrait être un service public, est devenue entre les mains de ces banquiers pervers un formidable instrument de pouvoir sur les peuples qu’ils utilisent sans aucun respect de la vie sur la planète. (Nous parlons ici des banquiers de banque centrale, ceux des petites succursales sont prisonniers du système et ne se rendent pas forcément compte du fonctionnement d’ensemble : eux sont limités dans leur prêts, peuvent faire faillite si les emprunteurs ne remboursent pas, détruisent l’argent créé lorsqu’il est remboursé et trouvent normal de prendre des intérêts pour se payer ; cela pourrait à la rigueur fonctionner s’il y avait par ailleurs une banque centrale qui créait de l’argent plein).

Pour comprendre comment on en est arrivé là, voir le chapitre « histoire de la création monétaire » http://democratie-sociale.fr/2016/histoire-de-la-creation-monetaire/

Pour comprendre ce que serait un pays et un monde avec une monnaie démocratique, voir http://democratie-sociale.fr/2017/un-monde-de-richesse-et-de-paix-protegeant-la-nature-et-la-vie-sur-terre-est-possible-avec-un-systeme-monetaire-democratique/

Qui veut destituer Trump

Ce n’est pas une majorité de la population, comme on veut nous le faire croire, il a été élu par une réelle majorité.

Qui aurait pu, avant lui, se moquer ouvertement du président de la plus grande puissance mondiale? Si (presque) tout le monde se le permet ici, c’est parce que l’ensemble des grands médias américains se le permettent, et, si ceux ci se le permettent, c’est qu’ils sont aux ordres de plus puissants que lui, la petite oligarchie qui a toujours dirigé dans l’ombre les USA, fait et défait les présidents à sa guise. Trump ne leur plait pas car il s’oppose à la mondialisation et à la guerre avec la Russie: ils vont tout faire pour le destituer et, s’ils n’y arrivent pas, il risque sa vie: ce sont les mêmes, pour les mêmes raisons, qui ont déjà fait assassiner le président Kennedy.

Voir l’article d’un journaliste américain lucide:

1629 – L’enjeu pour Trump et nous tous