Archives mensuelles : décembre 2022

L’humanité victime d’une monnaie qui a pervertie la notion d’échange

Il ne faut pas confondre échanges et monnaie.

L’humanité n’a pas toujours eu besoin de monnaie : les humains sont des êtres sociaux qui ont très rapidement compris l’intérêt de vivre en groupe communautaire : le groupe apporte sécurité par rapport aux dangers extérieurs et augmente les potentialités de chacun grâce à des échanges coopératifs.

Les échanges sont de tous ordres : matériel, services, échanges de savoir et de savoir faire et surtout échanges affectifs. Dans tout échange, il y a une part affective plus ou moins grande : très importante dans les échanges amoureux jusqu’à devenir presque insignifiante dans certains échanges matériels.

Mais ce sont les échanges affectifs qui priment sur les autres. Une petite communauté peut vivre sans monnaie : il y a un sentiment naturel de dette lorsqu’on a reçu quelque chose du groupe qui donne envie de donner en retour. Les échanges tendent spontanément à être équilibrés : don pour don, agression pour agression même si certains, au prix d’une discipline morale, arrivent à donner sans besoin de retour et ne pas répondre agressivement à une agression. C’est lorsqu’on veut équilibrer les échanges, dans une grande communauté où l’on ne connait pas tout le monde, que l’on a eu envie d’introduire une façon d’en mesurer la valeur. Il y en a eu de toutes sortes : coquillages, animal que chacun possédait, écriture,…..Et c’est seulement quand cela a pris la forme de pièces et billets que l’on l’a appelée monnaie mais la définition reste la même :

La monnaie n’est qu’un moyen de mesurer la valeur des échanges de façon à conserver cette valeur dans le temps pour que celui qui a donné à quelqu’un puisse avoir le droit de recevoir de lui ou de n’importe quelle personne du groupe pour la même valeur. (Et celui qui a commencé par recevoir doit rendre pour la même valeur).

Pour que ce système de mesure fonctionne honnêtement et conformément à ses buts, il apparait nécessaire qu’un certain nombre de conditions soient respectées :

_Il faut une unité de mesure commune à toute la communauté, autrement dit un étalon auquel chacun peut se référer. La mesure écrite ou représentée doit être juste et vérifiée par l’acheteur. Il faut également que ce symbole ne puisse pas être acquis lorsqu’il n’y a pas d’échange pour qu’il n’y ait pas de faux monnayeurs.

_Il faut que cette valeur reste stable dans le temps, donc que la mesure écrite ou représentée ne se modifie pas.

_Il faut un consensus social pour que ce symbole soit accepté par tous comme paiement d’une vente.

Il y a eu des monnaies communautaires répondant à tous ces critères bien avant l’arrivée de la monnaie OR.

La monnaie OR a été une première perversion de cette intention originale car elle ne permettait de ne faire que du troc: l’or était surtout utilisé par les marchands internationaux. En imposant l’or comme monnaie nationale, les souverains ont mis ceux qui ne possédaient pas d’or, le peuple, sous la domination de ceux qui en possédaient (les souverains, les marchands puis les banquiers). En effet, avant de pouvoir échanger entre eux, les paysans étaient obligés de travailler 2 fois pour le souverain, une fois pour acquérir de l’or pour leurs échanges, une deuxième fois pour payer les impôts qui représentent donc un travail supplémentaire gratuit (autrement dit une sorte d’esclavage). Ces échanges n’étaient plus que du troc : richesse réelle (bien, travail, service, …..) contre de l’or censé avoir la même valeur puis cet or contre une autre richesse.

Cela a complètement modifié les rapports sociaux : tout échange devenait impossible si on n’avait pas d’abord trouvé de l’or si bien que la recherche de l’or a pris le pas sur l’utilité de l’échange, et comme il n’y avait jamais assez d’or par rapport aux échanges nécessaires, une lutte où la morale et l’éthique n’avaient guère de place a remplacé la coopération équilibrée.

Comme il était encombrant et dangereux des se promener avec trop d’or, ceux qui en avaient beaucoup (les grands marchands, les grands commis de l’état) le déposaient chez des orfèvres qui le gardaient en lieu sûr et donnaient en échange un reçu sous forme de billet. Petit à petit, les transactions ont préféré se faire sur les billets plutôt qu’avec de l’or : la monnaie symbolisée par un billet était née et c’est cette fois la nécessité de gagner de l’argent de quelque manière que ce soit qui a pris le pas sur les considérations éthiques.

Dans ce système seuls ceux possédant de l’or, les banquiers ou l’état, pouvaient créer de la monnaie en billets. Mais alors que les rois qui avaient d’énormes dépenses perdaient leur or car ils n’en récupéraient pas assez par les impôts, les banquiers gardaient leurs stocks car ils ne dépensaient rien. Ils avaient même trouvé le moyen de s’enrichir sans rien produire en émettant des prêts sur l’or qu’ils avaient en stock et qui n’était pas à eux : la première fausse monnaie était née.

Mais tant que tous les possesseurs de compte ne venaient pas chercher leur or en même temps, la supercherie ne se voyait pas. Si on ne s’aperçois pas qu’il est faux, un faux billet a le même usage qu’un vrai puisqu’il sert aussi bien à mesurer les valeurs et est accepté par les vendeurs si l’état le cautionne. C’eut été à l’état de punir les banquiers ; mais, au lieu de cela, ce sont les rois à court d’or qui se sont mis à emprunter aux riches d’abord puis aux banquiers et ils ont par là même signé leur perte car c’est celui qui crée la monnaie qui détient le pouvoir réel: la « révolution » de 1789, contrairement à ce qu’on nous fait croire, n’est pas une révolution populaire mais un coup d’état de la bourgeoisie et des banquiers sur la royauté.

L’état républicain, qui n’a jamais voulu être une démocratie, s’est donc créé au service des banquiers et a préféré emprunter à des banquiers privés plutôt que créer sa propre monnaie : Napoléon a donné la première Banque de France à des banquiers privés de la même façon que Guillaume d’Orange avait donné la Banque d’Angleterre aux Rothschild. Les états sont donc devenus esclaves des banquiers en faisant travailler tout le pays pour eux. Il était même devenu légal que les banquiers fabriquent plus de billets qu’ils n’avaient d’or et personne ne venait vérifier si leurs réserves correspondaient. Mais le fait que la monnaie était censée représenter de l’or leur permettait de considérer celle-ci comme une richesse réelle, donc de pouvoir spéculer dessus et d’accroitre ainsi leurs revenus et leur fabrication de monnaie toujours sans avoir produit de richesse réelle.

Le fait de considérer la monnaie comme une richesse réelle rare et nécessaire pour vivre a détourné le peuple des richesses réelles naturelles dont il a vraiment besoin pour vivre et a permit de construire une société de plus en plus éloignée de la nature, voire même destructrice de cette nature.

Or le fait que la monnaie soit une richesse matérielle réelle est contraire à la définition de la monnaie qui ne doit pas être un équivalent matériel à la valeur d’un échange mais seulement un signe indiquant la valeur d’une richesse vendue qui n’est pas forcément matérielle donnant droit à acquérir une autre richesse pas forcément matérielle de même valeur : voilà pourquoi cette monnaie nous a fait perdre toute la dimension spirituelle des échanges.

Si la monnaie n’était qu’un signe, un symbole sans valeur propre, nous pourrions avoir un fonctionnement social très différent car nous pourrions redonner un sens à nos échanges, c’est l’échange qui créerait le signe :

_Plus besoin de banquiers, le vendeur et l’acheteur seraient capables de créer le signe symbolisant la valeur de leur échange. C’est d’ailleurs ce que nous faisons quand nous payons par carte bleue : l’argent ne passe pas d’un compte dans l’autre, il est créé sur le compte du vendeur et détruit sur le compte de l’acheteur ; un simple logiciel peut le faire, pas besoin de banquier. Nos comptes pourraient se trouver sur une banque d’état dont nous serions tous co-propriétaires.

_Toute spéculation deviendrait impossible, on ne peut pas spéculer sur un signe sans valeur.

_Les impôts pour payer les banquiers et ceux qui travaillent pour la collectivité deviendraient inutiles : si on raisonne sur les échanges au lieu de raisonner sur la monnaie, il y a échange entre le travail des uns et le travail de ceux qui vont les nourrir : ce sont ces derniers qui vont créer la monnaie servant à mesurer la valeur de ce travail qui correspondra au travail qu’ils feront pour eux en retour.

_La collectivité pourrait créer la monnaie de ses projets au lieu d’emprunter et de se demander s’ils vont être « rentables »

L’escroquerie monumentale de la monnaie actuelle tient au fait qu’elle n’est plus qu’un signe puisque depuis 1971, date à laquelle Nixon a officiellement déconnecté le dollar (et donc toutes les autres monnaies) de l’or, mais que l’on continue à la faire fabriquer par les banquiers qui en produisent des quantités astronomiques sans aucune référence ni à une richesse réelle possédée, ni à des échanges réels. Ils lui donnent une valeur artificielle pour faire croire qu’elle vaut toujours quelque chose, ce qui leur permet de garder leur place et d’entretenir des spéculations gigantesques complètement déconnectés de la réalité économique.

De plus, ils ne distribuent cette monnaie dans l’économie que sous forme de dette : le fait que toute la monnaie soit créée sous forme de dette fait que toute la monnaie en circulation apparait comptablement comme une dette envers les banquiers alors que celle que nous créons dans nos échanges est détruite quand nous remboursons, d’où nos dettes abyssales et irremboursables supérieures à notre PIB (qui représente au moins 3 fois la masse monétaire en circulation). Si nous avions créé nous-mêmes la monnaie de nos échanges, nous n’aurions aucune dette.

_Le fait que l’argent des intérêts ne soit pas créé oblige les états à réemprunter pour les payer, d’où la nécessité pour que le système ne s’écroule pas d’une croissance permanente. La totalité de nos impôts sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette.

_Tous les industriels dépendent d’eux pour leurs prêts : les banquiers peuvent choisir à qui ils prêtent en contrepartie d’avoir des industriels à leur service. Ce sont eux qui décident où l’argent de l’état doit être investi. C’est ainsi que depuis plusieurs siècles, tout l’argent que nous leur donnons est bien mal employé :

_Il détruit les démocraties en privatisant tout ce qui devrait être public.

_Il corrompt toutes les institutions démocratiques en mettant ceux qui les dirigent en « conflit d’intérêt ». Même les chefs d’état sont financés par le privé qui paye leur élection.

_Il achète tous les médias qui sont condamnés à obéir aux financeurs. Cela permet de manipuler l’opinion publique en donnant une fausse vision de ce qui se joue dans le monde et aussi de fausser les élections en mettant en valeur les candidats pré choisis et en minorant les autres.

Les banquiers et leurs alliés se sont organisés en secte dissimulée dans les derniers degrés de la Franc-maçonnerie et dirigent de fait la gestion de tout cet argent. Ils ont acquis un énorme pouvoir sur presque tous les états du monde au point de pouvoir envisager d’être à la tête d’un gouvernement mondial. Leur programme actuel se trouve dans le forum économique mondial :

_Disparition de l’argent liquide, tout sera numérisé : ils sauront ainsi tout ce que nous faisons et nous tiendrons à leur merci : blocage du compte si nous n’obéissons pas comme cela s’est déjà fait au Canada.

_Numérisation de tout ce qui nous concerne, tous nos documents administratifs et même notre identité biologique seront rassemblés en un seul fichier.

_La gestion de tous ces fichiers sera faite par une intelligence artificielle. Ils pourront ainsi avoir le contrôle sur toute la population mondiale (à condition de la réduire : les injections appelées « vaccins » ont été faites pour ça).

Toute cette gestion numérique pourrait apparaitre comme un progrès si elle était faite dans l’intérêt des peuples. Mais la secte qui la dirige s’est ouvertement dévouée à Satan et poursuit une lutte idéologique contre la chrétienté en cherchant à inverser toutes les valeurs chrétiennes, faisant apparaître le mal pour un bien et le bien pour un mal, se nourrissant de guerres et de destructions et de la peur qu’elles engendrent (ils sont à l’origine de toutes les guerres depuis un siècle).

Ils ne sont pourtant qu’une infime minorité par rapport à la population mondiale et ne pourraient rien faire si une majorité n’était pas dupe : c’est cette majorité passive, divertie des réalités par les médias, inconsciente des dangers qui la menacent, soumise sans réflexion à toute figure d’autorité, qui leur donne autant de force et qui risque ainsi d’entraîner toute l’humanité vers sa perte.

Ceux qui résistent cherchent à imaginer des réformes monétaires et se tournent vers les cryptomonnaies ou un retour à la monnaie Or. Mais il ne pourra pas y avoir de véritable démocratie tant que nous n’adopterons pas une monnaie uniquement signe d’une richesse vendue.

Une telle monnaie créée en tant que monnaie complémentaire nationale, échangée contre des euros liés au travail au départ mais pas convertible en euros, dans laquelle toutes les transactions seraient libres, exemptées de taxes et d’impôts, permettrait de redresser très rapidement une France détruite par nos derniers gouvernement.

Les échanges avec les autres pays devraient se faire sous forme de troc, chacun avec sa monnaie nationale, avec un taux de conversion déterminé politiquement en fonction du revenu minimum vital de chaque pays. Vouloir faire une monnaie internationale créée par un seul pays est absurde car elle donne à ce pays un pouvoir sur tous les autres, ce que le dollar a fait depuis la dernière guerre mondiale. Une monnaie mondiale juste devrait être différente de toutes les autres, créée par une Banque Mondiale dont tous les états seraient copropriétaires, et n’être qu’un  signe évaluant la valeur des échanges réels.