Archives mensuelles : novembre 2016

Le leurre Européen.

                                                             

A l’heure où les anglais se posent la question de rester ou non dans l’union européenne, nous pourrions nous la poser nous aussi. Tous les médias nous laissent à penser qu’il est mal de vouloir quitter l’Europe, que c’est refuser le partage et la communauté,  se replier dans un individualisme stupide,  ne pas aimer les autres peuples européens.

Nous vivons sur une idée de l’Europe pleine de bons sentiments : il faut cesser les guerres entre nous, nous rapprocher, partager, échanger librement. Sauf que les traités que l’on nous a imposés sont tout autres : rappelons qu’après les avoir lu, la majorité de la population française s’y était opposé car on y parlait plus de marchandises que d’êtres humains. Et la suite a montré que nous avions raison car ce qui a été construit n’est pas une Europe des peuples mais des marchandises :

Les traités européens instaurent :

_ L’abolition des frontières douanières qui permet au moins disant d’être plus compétitif que les autres, ce qui instaure le dumping social et les délocalisations qui ruinent les pays où le droit du travail est mieux protégé. Les pays sont en compétition au lieu d’être en coopération et l’enrichissement de l’un ne peut se faire qu’au détriment des autres.

_Une monnaie commune mais dont la banque centrale ne peut prêter aux états, ce qui oblige tous les états à s’endetter inexorablement et donne pouvoir aux banquiers privés de dicter la politique intérieure des états. Ce qui est arrivé à la Grèce arrivera forcément un jour ou l’autre à tous les autres états.

_Des institutions non démocratiques : le parlement européen est un leurre pour tromper les populations et n’a de parlement que le nom ; ce n’est pas lui qui propose les lois, il ne peut qu’amender légèrement celles que propose la commission non élue, à condition que celle-ci le veuille bien car, sinon, elle peut passer outre.

Il y a un monde entre le rêve dans lequel on nous entretient et la réalité que nous subissons : cessons d’être schizophrènes, une Europe des peuples est à construire mais sur des bases démocratiques très différentes. Et ne croyons pas que cette construction Européenne pourrait être améliorée, elle est comme la loi sur le travail  (qui n’est pas « El khomri » mais directement dictée par la commission européenne), tous les articles sont mauvais et inacceptables. Et ce ne sont pas des erreurs : la construction européenne a été voulue ainsi par des politiques qui, par méconnaissance, endoctrinement ou corruption, ont délibérément vendu les états européens aux intérêts américains.(voir par exemple les révélations faites sur Jean Monnet, un des principaux pères fondateurs de cette « Europe »)

Chronologie des interventions militaires US (document FERS)

Voici une chronologie non-exhaustive des différentes interventions militaires des États-Unis dans le monde depuis le Manifest Destiny de 1845. Une idéologie de colonisation, sous la présidence de James Polk, selon laquelle les États-Unis ont pour mission divine d’apporter la démocratie et la civilisation vers l’Ouest, sur les terres amérindiennes. Au début du XXème siècle, le président Théodore Roosevelt a repris le concept afin de justifier l’expansionnisme et l’interventionnisme des États-Unis hors de ses frontières quand les intérêts américains étaient menacés. Il déclara notamment :

« Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté. »

1846 : Mexique. A l’issue d’une guerre qu’ils avaient programmées et provoquées, les États-Unis s’emparent de la moitié du territoire mexicain. Ce territoire conquis s’appelle aujourd’hui : la Californie, le Nevada, l’Utah, l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le Colorado (en partie).

1852-1853 : Argentine. Les Marines  débarquent et s’installent à Buenos-Aires pour protéger les intérêts américains face à une révolution.

1853 : Nicaragua. Protection des citoyens et intérêts américains pendant des troubles politiques.

1853-1854 : Japon. « Plan d’ouverture du Japon » et expédition Perry qui conduit, avec les navires de guerre américains, à forcer le Japon à ouvrir ses ports aux États-Unis. Attendant une réponse du Japon l’autorisant à se rendre dans ce pays, le contre-amiral américain Perry, opère une démonstration navale de force et débarque par deux fois. Il obtient des autorités de Naha, sur l’île d’Okinawa, la gestion d’une concession minière. Il opère la même démonstration de force dans les îles de Bonin afin d’obtenir des facilités commerciales.

1854 : Nicaragua. Pour venger une offense faite au ministre-président américain en poste au Nicaragua : destruction de la vile de Greytown (San Juan del Norte).

1855 : Uruguay. Les armées américaines et européennes débarquent pour protéger les intérêts américains au cours d’une tentative de révolution à Montevideo.

1859 : Chine. Intervention destinée à protéger les intérêts des États-Unis à Shanghai.

1860 : Angola. Intervention en Afrique occidentale portugaise pour assurer la sécurité des citoyens et des biens américains pendant une révolte indigène à Kissembo.

1893 : Hawaii. Sous couvert officiel de protéger les vies et les biens des américains, cette intervention visa à mettre en place un gouvernement provisoire sous l’autorité de Sanford D. Dole.

1894 : Nicaragua. Intervention militaire pour protéger les intérêts américains à Bluefields à la suite d’une révolution.

1898 : Cuba. Sous prétexte de libérer l’île de la tutelle espagnole, les États-Unis s’installent et imposent une base militaire, la possibilités d’investissements financiers américains et un droit d’intervention dans les affaires intérieures du pays.

1898 : Porto-Rico, Hawaii, Wake, Guam. Sous prétexte de défaire la tutelle espagnole, les États-Unis s’installent et imposent une base militaire, la possibilités d’investissements financiers américains et un droit d’intervention dans les affaires intérieures du pays.

1898 : Philippines. L’archipel est vendu aux USA par l’Espagne (décembre 1898), les philippins se soulèvent contre les États-Unis (février 1899), les États-Unis envoie 70 000 militaires qui mettront trois ans pour mater le soulèvement (des milliers de pertes humaines).

1903 : Colombie. Les États-Unis fomentent une révolution à l’issue de laquelle ils créent de toute pièce la République de Panama qui lui assure le contrôle du canal et des bénéfices qu’il génère.

1914-1918 : Première Guerre Mondiale.

1915 : Haïti. Nouvelle intervention et occupation des troupes américaines pendant 19 ans.

1916 : République Dominicaine. Quatrième intervention et maintien des troupes américaines pendant 8 ans.

1926 : Nicaragua. Nouvelle intervention et expédition de 5000 militaires pour contrer une révolution.

1940-1945 : Deuxième Guerre Mondiale.

1945 : Début de la Guerre Froide entre les États-Unis et l’URSS.

1945 : Japon. Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

1945-46 : Chine. Bombardements.

1946 : Philippines. Colonie américaine jusqu’à l’occupation japonaise, les Philippines accèdent à leur indépendance en 1946 en concédant aux États-Unis un droit illimité d’exploitation des ressources naturelles du pays au titre des dommages de guerre. Jusqu’en 1992 les États-Unis conservent 23 bases militaires et participent à la répression des opposants communistes ou musulmans.

1947 : Grèce. Les États-Unis volent au secours de la dictature de colonels mise en place par les britanniques et menacée par la guérilla des gauchistes. Les États-Unis livrent 74 000 tonnes de matériels militaires et d’armements et envoient 250 « conseillers » militaires sur le terrain, assurant ainsi la victoire des forces de droite en 1949.

1950 : Porto Rico. Les troupes américaines qui stationnent en permanence écrasent un mouvement d’indépendance. Deux ans plus tard, Porto Rico se voit accorder le statut d‘État libre associé aux États-Unis.

1950-1953 : Corée. Les forces armées de la Corée du Nord franchissent le 38ème parallèle et pénètrent en Corée du Sud. A la « demande » des Nations-Unies, les États-Unis acceptent d’aider à repousser l’agression armée. 2 millions de coréens trouvent la mort au cours de cette guerre.

1950-53 : Chine. Nouveaux bombardements.

1953 : Iran. Opération Ajax, un coup d’État orchestré par la CIA est mené par l’armée et les grands propriétaires fonciers après que les britanniques aient organisés le boycott des compagnies pétrolières iraniennes suite à leur nationalisation en 1951. Les États-Unis soutiennent pendant les 25 ans qui suivent l’homme fort du pays, le Shah d’Iran. Celui-ci s’enfuira en 1978 devant le raz-de-marée de la Révolution Islamique de l’ayatollah Khomeiney en exil. Deux ans plus tard, en 1980, la guerre entre l’Iran et l’Irak sera une aubaine pour les industries d’armements, notamment américaines.

1954 : Guatemala. Opération PBSUCCESS, des mercenaires entraînés par la CIA au Honduras et au Nicaragua renversent, avec l’aide de l’aviation américaine, le gouvernement démocratique du président Arbenz Guzman remplacé par une junte militaire réclamée par Eisenhower.

1958 : Liban. Des milliers de Marines sont envoyés à Beyrouth pour empêcher le renversement du gouvernement pro-américain et protéger les intérêts américains dans la région.

1958 : Indonésie. Bombardements par les militaires et combattants islamistes appuyés par les États-Unis contre le gouvernement démocratique de Sumatra.

1960 : Guatemala. Bombardements.

1961 : Cuba. Opération Mongoose, armés et entraînés par la CIA, plus de 1000 exilés cubains débarquent dans la Baie des Cochons avec l’espoir de provoquer une rébellion contre le gouvernement castriste en place très populaire. Le soulèvement n’a pas lieu, les mercenaires sont rejetés à la mer, les États-Unis imposent un embargo à Cuba.

1961-1972 : Vietnam. Pendant 11 ans, les États-Unis, prenant le relais de l’armée française, utilisent tout leur arsenal militaire y compris des armes chimiques pour venir à bout d’un mouvement révolutionnaire nationaliste d’indépendance. La plus longue guerre dans laquelle se sont embarqués les États-Unis causera la mort de plus d’un million de combattants vietnamiens, quatre millions de civils et près de 60 000 soldats américains.

1961-1972 : Laos et Cambodge. Bien qu’officiellement pas en guerre avec ces deux pays, les États-Unis y effectuèrent d’incessantes attaques aériennes et d’innombrables massacres de populations.

1961 : Congo. Assassinat du premier ministre Patrice Lumumba par les services secrets belges soutenus par la CIA.

1962 : Cuba. Crise des missiles.

1964 : Panama.  Les Marines qui protègent les intérêts américains du canal de Panama écrasent une révolte visant à nationaliser ce secteur stratégique. Après avoir protégé et utilisé le dictateur panaméen pour leurs attaques contre le Nicaragua sandiniste, les USA s’en débarrassent. 26 000 soldats américains envahissent le pays sous couvert de le faire comparaître devant les tribunaux américains pour trafic de drogue. Des centaines de civils périssent sous les bombardements.

1964 : Brésil. Renversement du président Joao Goulart par un putch militaire soutenu par la CIA et instauration de la dictature du maréchal Castelo Branco.

1964 : Congo. Bombardements pour réprimer la révolte nationaliste de gauche soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine.

1965 : Indonésie. Prétextant une tentative de putch des communiste pourtant proche du pouvoir de Sukarno, une opération militaire sanglante dont les dirigeants sont téléguidés par la CIA est menée. Des centaines de milliers d’indonésiens sont victimes d’une chasse à l’opposant, la longue et meurtrière carrière de l’homme de paille américain Suharto commence pour culminer au Timor Oriental.

1965 : République Dominicaine. Sous le couvert de l’Organisation des États Américains, les États-Unis interviennent militairement pour contrer une prétendue menace communiste et provoquent un coup d’État contre le président Juan Bosch élu démocratiquement. La bataille de Saint-Domingue fait quelque 10 000 victimes.

1965 : Pérou. Bombardements.

1967-69 : Guatemala. Formation des forces armées guatémaltèques du président Julio César Mendez Montenegro par les forces spéciales américaines pour contrer les attaques des rebelles gauchistes.

1970 : Oman. Soutien logistique de la CIA et formation par des conseillers américains, les troupes iraniennes tentent d’envahir le sultanat pour contrer l’insurrection communiste dite Guerre du Dhofar.

1970 : Moyen-Orient. Implication militaire des États-Unis auprès d’Israël dans les guerres qui ont lieu dans cette région du globe.

1973 : Chili. Suite à la réforme agraire et aux nationalisations, les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA et de la firme ITT, fomentent un coup d’État militaire qui conduit à l’extermination du président élu de gauche Salvador Allende. Des milliers de morts, de femmes et d’enfants enlevés et torturés, et l’installation de la dictature d’extrême-droite du général Pinochet conseillé par la CIA.

1975-1999 : Timor Oriental. Les États-Unis soutiennent sans faillir l’invasion et l’annexion conduite par l’Indonésie de Suharto. Un tiers de la population est décimée en près de 25 années. Alors qu’en 1999 lors d’un référendum, 80% de la population du Timor Oriental choisit l’indépendance, les États-Unis soutiennent les exactions et la terreur de milices téléguidées par l’armée indonésienne qui s’opposent à l’indépendance. Les États-Unis finissent par accepter, sous la pression internationale, l’idée d’une force de maintien de la Paix de l’ONU.

1979-1989 : Afghanistan. Opération Cyclone, soutien logistique aux Moudjahidins du commandant Massoud pour contrer l’invasion de l’URSS. Soutien à Oussama Ben Laden appuyé par les services secrets pakistanais, l’ISI, dans le recrutement, la formation et l’envoi de combattants islamistes sur le front afghan.

1980-1990 : Salvador. Les États-Unis s’engagent militairement aux côté des forces gouvernementales, de l’oligarchie au pouvoir et des escadrons de la mort de l’armée salvadorienne pour contrer la guérilla marxiste du FMLN. En 1980, l’archevêque Romero, très populaire chez les pauvres, est assassiné par des hommes proches de la CIA. En dix ans, la guerre civile a fait plus de 100 000 morts.

1981-1988 : Nicaragua. Les États-Unis n’acceptent pas la série de réformes que les Sandinistes du président Daniel Ortega arrivés au pouvoir en 1979 engagent. Les États-Unis apportent leur soutien aux Contras basés au Honduras. En 1986, le scandale de l’Irangate révèle que le produit financier des ventes d’armes américaines à l’Iran a servi a financer les Contras.

1982-1984 : Liban. Les troupes phalangistes du Liban soutenues par Israël et les États-Unis expulsent et massacrent des Palestiniens.

1983 : Grenade. Opération Urgent Fury, embourbés au Liban, les États-Unis font une démonstration de force en envahissant la minuscule île de la Grenade prétextant de la sécurité de quelques citoyens américains et pour renverser le dirigeant Maurice Bishop suite à son coup d’Etat pacifique contre le régime autoritaire du Premier Ministre Eric Gairy. Huit ans plus tard, le Wall Street Journal qualifie cette démonstration d’« invasion des banques », l’île est devenue un paradis pour la fraude financière et l’évasion fiscale.

1986 : Libye. Suite aux attentats anti-américains en Europe, l’aviation américaine bombarde des villes libyennes, faisant des centaines de victimes parmi les civils et les officiels.

1986 : Les États-Unis sont condamnés pour « usage illégal de la force » contre le Nicaragua par la Cour internationale de justice de La Haye.

1988 : Iran. Opération Praying Mantis de la marine américaine contre les deux plateformes pétrolières iraniennes, Sassan & Sirri, durant la guerre Iran-Irak et suite aux dégâts de la frégate USS Samuel B. Roberts causés par une mine iranienne.

1989 : Philippines. L’aviation américaine prête main-forte aux forces gouvernementales pour contrecarrer un des nombreux coup d’État contre la présidente Corazon Aquino, farouche opposante aux communistes et aux indépendantistes musulmans.

1989 : Panama. Opération Just Cause, le président George H.W. Bush ordonne la prise de contrôle du canal de Panama et renverse le dictateur militaire Manuel Noriega, agent double de la CIA, suite au prétexte de l’exécution d’un soldat américain par des soldats panaméens.

1991 : Irak. Allié précieux des États-Unis dans la région durant de longues années, le dictateur Saddam Hussein envahit le Koweït sans en référer à la superpuissance. Les États-Unis, n’acceptant pas de perdre le contrôle d’une partie des ressources pétrolières du Golfe, déclarent la guerre à l’Irak en janvier 1991 et mettent en place une coalition militaire internationale qui, avec le soutien de l’ONU, libère le Koweït. L’Irak est placé sous embargo.

1993-1994 : Somalie. Fiasco des opérations Restore Hope I et II, en appui à l’ONU, pour mettre fin à la guerre civile du seigneur de guerre Mohamed Aidid.

1994 : Haïti. Ayant occupé Haïti de 1915 à 1934 puis soutenus les deux effroyables dictatures de François et Jean-Claude Duvalier de 1957 à 1986, les États-Unis se montrent favorables au renversement par coup d’État, en 1991, contre le dictateur Raoul Cédras remplacé par le le président en exil Jean-Bertrand Aristide escorté par 22000 soldats américains. Parmi les militaires impliqués dans le coup d’État, le colonel François qui a été formé, comme les dictateurs latino-américains Noriega et d’Aubuisson, dans la même académie militaire américaine. Trois ans plus tard les États-Unis interviennent militairement pour remettre en scelle le président déchu.

1995 : Yougoslavie. Bombardements en Bosnie-Herzégovine en soutien aux forces armées de l’ONU/OTAN.

1996 : Somalie. Soutien de la CIA dans l’assassinat de Mohamed Aidid.

1998 : Irak. Les États-Unis et l’Angleterre reprennent leurs bombardements sur l’Irak et se fixent comme objectif l’élimination physique de Saddam Hussein et la mise en place d’un gouvernement de remplacement.

1998 : Soudan. Opération Infinite Reach, en riposte aux attentats terroristes contre les ambassades américaines de Nairobi au Kenya et de Dar-es-Salaam en Tanzanie, l’armée américaine détruit un complexe pharmaceutique d’Al-Shifa supposé servir de lieux de production d’armement chimique à des fins terroristes.

1998 : Afghanistan, Opération Infinite Reach, bombardements massifs par la marine américaine de quatre camps d’entrainement dont Al Badr, El Farouq et Zawhar Kili, dirigés par Oussama Ben Laden, ex-agent de la CIA, lors d’un sommet de hauts responsables de plusieurs milices islamistes. L’attaque américaine provoqua la mort de cinq agents secrets pakistanais de l’ISI.

1998 : Timor Oriental. Soutien logistique à l’ONU pour son indépendance.

1999 : Yougoslavie. Au mois de mars, sous l’impulsion des États-Unis, l’OTAN bombarde le Kosovo et la Serbie ou s’opposent l’Armée de Libération du Kosovo qui depuis 1998 mène des opérations de guérilla et les forces de polices serbes qui, de leur côté, prennent en otage les populations civiles. Des centaines de bombes à uranium appauvri sont testées par les États-Unis.

11 septembre 2001 : Début de la Guerre contre le Terrorisme. Lancement de l’opération Enduring Freedom à l’échelle du globe.

2001/2014 : Afghanistan. Opération Active Endeavour, suite aux attentats du 11 septembre attribués à l’organisation Al-Qaïda dirigée par Oussama Ben Laden, les États-Unis forment une coalition internationale, implantent des bases au Pakistan et bombardent massivement le pays. Les Taliban sont renversés. Les États-Unis ne parviennent pas à imposer leur « protégé » (l’ancien roi), un gouvernement de transition est mis en place. Les prisonniers de guerre se voient déniés par les États-Unis de leurs droits internationaux reconnus par les conventions internationales, certains sont déportés sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba et subissent un régime d’exception contraire aux principes internationaux et à la législation américaine elle-même. Derrière ces événements, les États-Unis légitiment leur allié dictateur du Pakistan, assurent peu à peu leur mainmise sur le transit des ressources naturelles régionales.

2002 : Irak, Iran et Corée du Nord. Les États-Unis placent ces pays au nombre des composantes de l’Axe du Mal, la nouvelle doctrine militaro-mystique de mise en place de « guerres préventives »  contre tous ceux qui ne s’alignent pas sur les États-Unis.

2002 : Phillipines. Opération Enduring Freedom, soutien économique et militaire au gouvernement philippin contre les guérillas.

2002 : Corne de l’Afrique. Opération Enduring Freedom.

2002 : Géorgie. Opération Enduring Freedom, formation de plusieurs bataillons d’infanterie de l’armée géorgienne dans la vallée du Pankissi.

2002 : Irak. Les États-Unis font pression sur la communauté internationale pour lancer un corps expéditionnaire en Irak visant au renversement de Saddam Hussein, à l’instauration d’un gouvernement favorable à leurs intérêts, à l’obtention des principales parts de marchés de la reconstruction du pays après bombardements, à l’octroi de concessions sur les immenses ressources pétrolières du pays. Fin 2002, les USA et leurs alliés anglais ont massés des dizaines de milliers de soldats sur-équipés sur place, prêts à une offensive.

2003 : Irak. Les États-Unis outrepassent les décisions de l’ONU et envahissent l’Irak dans la nuit du 19 au 20 mars, avec le soutien de l’Angleterre. Un déluge de feu s’abat sur le pays et la population dont déjà près de 500 000 personnes sont mortes en 10 ans du fait du blocus économique (800 missiles Tomahawk, 23 000 bombes à uranium, à fragmentation, mini-nucléaire). Un mouvement mondial d’opposition à la guerre et à l’agression militaire des États-Unis se développe en faveur de la paix et pour le respect du droit international. La majorité des pays de la planète condamnent l’agression américaine contre un pays souverain. Par cet acte les USA ouvre la voix dangereuse et criminelle à la doctrine de la guerre préventive permettant d’attaquer tout pays ne se soumettant pas à la conception impérialiste américaine.

2003 : Sao Tomé-et-Principe. Intervention suite à une tentative de coup d’État militaire contre le président Fradique de Menezes.

2004 : Haïti. Intervention militaire avec l’aide de la France pour chasser le président Jean-Bertrad Aristide.

2004 à nos jours : Pakistan Début de la guerre du Waziristan contre les nombreux mouvements de Taliban. Bombardements réguliers par des drones de l’armée américaine et de la CIA.

2004 : Algérie. Soutien militaire au gouvernement dans sa lutte contre le GSPC devenu AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique).

2004 : Kyrghizstan. Opération Enduring Freedom.

2008 à nos jours : Somalie. Bombardements de plusieurs camps islamistes d’Al-Shabaab supposés être liés à Al-Qaïda.

2008-2009 : Palestine. Soutien financier et logistique à l’armée israélienne dont l’envoi de 3000 tonnes de munitions en prélude à l’opération Plomb Durci dans la Bande de Gaza contre le Hamas.

2009-2010 : Yémen. Bombardements par l’aviation américaine de plusieurs camps de la rébellion zaïdites des Houthis soutenus par l’Iran et en conflit contre le gouvernement yéménite depuis 2004, dit Insurrection de Sa’dah.

2011 : intervention en Libye

2014 : contre l’EI

 

 

Un monde meilleur est possible avec un système monétaire démocratique

Toutes les velléités pour rendre notre monde meilleur, plus respectueux des hommes et de la nature, se heurtent à des considérations économiques qui semblent toutes puissantes. Elles ne le sont que parce que nos politiques ont organisé notre impuissance, mais tout pourrait  changer si nous reprenions le contrôle de la création monétaire.

Ce pouvoir de la création monétaire a été volé aux peuples depuis presque toujours, (voir l’article sur l’histoire), le peuple pourrait le récupérer : en effet, l’énorme pouvoir qu’il confère appartient à celui qui le possède, un peu comme la lampe d’Aladin ; à l’instant où il change de main, le propriétaire précédent perd instantanément tous ses pouvoirs.

Voyons ce qu’il serait possible de faire avec le seul pouvoir démocratique qui nous reste, si nous élisions un président courageux réellement disposé à s’attaquer au système bancaire:

_Dès son élection, la banque de France revient sous contrôle de l’état, comme cela était prévu dans son programme, et acquiert l’exclusivité de la création monétaire. L’élection avec ce programme vaut référendum et permet de modifier la constitution pour l’adapter à ce programme: il faut y écrire  l’irréversibilité de l’exclusivité de la création monétaire par la banque de France, supprimer les rajouts qui nous subordonnaient à l’Europe, l’améliorer dans la foulée en la démocratisant; il pourrait même y avoir eu une constitution écrite par le peuple dans le programme qui serait donc automatiquement validée par l’élection. Les conséquences de ce premier acte sont énormes:

_Cela nous met de facto en contradiction avec les traités européens et déclenche le processus de sortie prévu à l’article 50.(Ce qui est un bien car les traités européens nous avaient enlevé notre autonomie politique, économique et militaire). C’est une sortie étalée sur 2 ans maximum qui permet de négocier les liens à conserver.

_Reprendre le contrôle de la monnaie obligera à sortir de l’euro et des traités européens car ceux-ci nous l’interdisent explicitement et ne sont pas modifiables. Mais, contrairement aux prédictions que ne manquerons pas de faire les experts corrompus, nous ne nous en porterons que mieux : l’Europe nous coûte plus qu’elle ne nous rapporte, elle nous enlève notre indépendance politique car les différents gouvernements ne font qu’appliquer les directives de la commission non élue, elle organise le dumping social en supprimant les barrières douanières nécessaires pour protéger notre industrie ; ces barrières n’ont jamais empêché le commerce, elles le régulent. Après la dernière guerre mondiale, la majorité des pays du monde s’étaient mis d’accord sur des règles commerciales permettant de protéger chaque pays : les accords de La Havane n’ont pas été appliqués car les USA s’y sont opposés, les remplaçant par des accords unilatéraux de « libre échange » dont la seule liberté est de permettre aux industries américaines d’envahir les pays qui s’y soumettent. (Alors qu’à leur début, elles étaient bien protégées par des barrières douanières)

_Cela nous fait sortir de l’Euro qui étouffait notre économie mais de façon indolore pour la majorité des Français: les euros qu’ils possèdent deviennent des Francs à parité égale.

_Pour éviter la disparition des capitaux à l’étranger, il est nécessaire d’installer un contrôle des changes et des frontières. Là encore, la majorité des Français n’en sont pas gênés car le contrôle ne concerne que les gros capitaux. De même, l’argent évadé dans les paradis fiscaux ne peut revenir.

_La dette illégitime, et maintenant illégale, est renégociée en supprimant les intérêts mais sans léser les petits épargnants.

_Les banques ne peuvent plus prêter que leur fonds propres et, éventuellement, une partie de l’argent de leurs déposants avec l’accord de ceux ci.

Ces quelques mesures privent instantanément les grandes banques étrangères de tout pouvoir sur notre économie et permettent au nouveau président d’accomplir des miracles car tout ce qui était impossible avant va le devenir:

_D’abord réindustrialiser le pays: les délocalisations ne sont plus rentables puisque des droits de douane protecteurs sont rétablis. L’état peut user de son droit de création monétaire pour des investissements collectifs productifs, racheter des usines abandonnées, prêter sans intérêt à ceux qui veulent entreprendre, faire travailler les chômeurs sur de grands travaux publics.

_L’augmentation de la production permet d’utiliser aussi la création monétaire pour des dépenses de l’état sans générer d’inflation, ce qui permettra de diminuer les impôts, taxes et cotisations diverses.

_Il devient possible de décider ce que nous voulons faire  sur le plan social et environnemental, quelque soit son coût.

_La croissance à tout prix n’est plus un problème: le système peut fonctionner de façon stable sans croissance.

_Il n’est plus nécessaire d’écraser ses voisins pour être compétitif, la coopération est privilégiée.

La gestion publique de la création monétaire ne résout cependant pas tous les problèmes sociétaux à elle seule et d’autres mesures devront être prises si on veut aller vers une société plus égalitaire et plus démocratique, voici quelques suggestions:

_Il serait possible à un  état pas très démocratique, comme celui que nous avons actuellement, d’utiliser la création monétaire à son profit exclusif et de recréer un système capitaliste d’inégalités. Il serait mieux que la banque centrale ait une gestion démocratique indépendante de l’exécutif. Le plus simple est d’en revenir au livre de compte mais modernisé: 95% de la monnaie en circulation est déjà sous forme scripturale, toute la monnaie pourrait l’être à condition que nous ayons entière confiance dans l’organisme de gestion et que le paiement en ligne puisse se faire aussi entre particuliers, par exemple avec une application smartphone. Il existe déjà de tels logiciels pouvant jouer le rôle de banque centrale: la création monétaire ne peut se faire que lorsqu’il y a échange de richesse réelle: celui qui donne est crédité positivement, celui qui reçoit négativement. Les 2 doivent confirmer l’échange pour qu’il soit enregistré. Il est possible d’avoir un solde négatif pendant un moment (un découvert) sans que cela engendre de pénalité (équivalent à un prêt sans intérêts). Le solde négatif de l’état lorsqu’il rémunère ceux qui travaillent pour la collectivité n’est pas une dette de l’état, mais une dette de la collectivité envers ceux qui ont travaillé pour elle, qu’elle paiera en leur fournissant des richesses en échange de cette monnaie. Ce solde négatif indique seulement la quantité de monnaie pleine créée, autrement dit le budget de l’état, et n’a pas à être remboursé. Le budget de l’état est public et voté par les citoyens qui vérifient que l’état ne peut pas créer de monnaie autrement que pour des investissement productifs publics. Ce logiciel est dans des serveurs dupliqués, pour éviter une paralysie s’il y a une panne, avec un contrôle humain démocratique pour faire des prêts exceptionnels (ou des découverts exceptionnels) aux particuliers investissant dans une activité productrice. Il ne peut pas y avoir de prêts pour des investissements spéculatifs.

Mais une véritable avancée démocratique ne pourra se faire qu’avec une nouvelle constitution donnant plus de pouvoir au peuple pour participer à l’élaboration des lois et la révocation de ceux qui utilisent mal leur pouvoir.(voir la page « constitution » et « un monde meilleur est possible »)

_Outre sa création, il convient de faire face aux obstacles qui empêchent une bonne circulation de la monnaie, par exemple la capitalisation : l’argent capitalisé est immobilisé et manque à ceux qui veulent échanger. Il n’est pas possible d’empêcher toute capitalisation, il est normal que chacun mette un peu d’argent de côté pour faire face à des imprévus ; mais cette capitalisation doit être limitée et taxée au-delà d’une certaine limite pour encourager la circulation. (Certaines monnaies locales sont «  fondantes », perdant un peu de leur valeur si on les garde trop longtemps).De plus, elle ne doit pas être transmissible au-delà d’un certain seuil pour respecter l’égalité des chances.

_Un autre obstacle est la spéculation qui consiste à revendre plus cher ce qu’on a acheté sans avoir rien produit de nouveau : elle permet d’obtenir de la monnaie sans rien produire, ce qui n’apporte rien au système économique mais se nourrit sur lui, le parasite. Il est impossible d’empêcher toute spéculation (il n’est pas malhonnête de revendre sa maison plus  cher qu’on ne l’a acheté) mais elle doit être limitée à quelques gains particuliers et sévèrement taxée au-delà. La spéculation boursière en particulier, qui mobilise actuellement 98% de l’argent créé et permet surtout aux banques de vivre sur le dos du système économique en le parasitant et en l’étouffant, mérite cette taxation si ce n’est d’être interdite.

Le prêt sans intérêts à tous, la taxation de la capitalisation et de la spéculation au-delà d’un seuil raisonnable, sonneront le glas du système capitaliste. Reste à voir plus précisément comment peut fonctionner ce nouveau système en respectant nos règles démocratiques d’égalité (au moins d’égalité de chances et devant les lois), de liberté (les interdits ne concernent que ce qui est dangereux pour les autres) et de fraternité (en favorisant la coopération plutôt que la compétition). Il faut qu’il permette à chaque citoyen de satisfaire ses besoins tout en contribuant dans la mesure de ses capacités aux tâches nécessaires à la vie de la collectivité.

Il est important que chacun puisse avoir suffisamment d’argent pour satisfaire ses besoins mais

_Nous n’avons pas tous les mêmes besoins d’argent : celui qui vit presque en autarcie, produisant presque tout ce dont il a besoin lui-même aura moins besoin d’argent que celui qui est très spécialisé dans son métier et ne sais rien faire d’autre. Il y a des échanges qui se font sans argent : services entre amis, don, troc, travail non rémunéré (bénévolat, femme au foyer, …). On peut considérer qu’il serait juste que chacun travaille le même temps, environ 30h par semaine au total entre les heures de travail pour soi et les heures de travail pour les autres ; celui qui travaille beaucoup pour lui a donc besoin de moins  d’heures de travail monétisé.

_Nous ne gagnons pas tous la même chose par notre travail monétisé car, à temps égal, les productions réalisées n’ont pas toutes la même valeur. On peut aussi considérer que, selon la profession et le degré de qualification, les heures de travail n’aient pas toutes les mêmes valeurs mais ces valeurs doivent être fixées par une commission nationale et non seulement par l’employeur et doivent avoir une limite inférieure et supérieure, par exemple entre 1 et 10 SMIG, une modulation supplémentaire pouvant être faite entre débutant et expérimenté. Le SMIG correspond à l’argent nécessaire pour satisfaire les besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, d’équiper, se soigner, avoir des activités de loisir) et est le minimum que peut gagner quelqu’un qui travaille 30h par semaine de façon monétisée ou qui est empêché de travailler. (Si l’empêchement et dû à l’entreprise, c’est l’entreprise qui paye, sinon, c’est la collectivité).

_Les entreprises permettent actuellement à quelques-uns de gagner des sommes astronomiques au point que gagner le plus d’argent possible prend le pas sur la finalité première de cette entreprise. Ceci est dû à l’énorme pouvoir concédé aux actionnaires propriétaires spéculateurs qui peuvent intervenir comme ils veulent dans la gestion de l’entreprise, y compris choisir le dirigeant, y compris la faire s’endetter pour toucher plus de dividendes.

Le droit de propriété doit être réduit à la propriété d’usage : sa maison, ses biens, son instrument de travail. L’instrument de travail n’est transmissible qu’à un autre travailleur, pas automatiquement à la descendance. Les éventuels actionnaires extérieurs ne tirent aucun bénéfice et n’ont aucun pouvoir sur le fonctionnement de l’entreprise s’ils n’y travaillent pas. (Ceux-là disparaitront car tout le monde aura droit à des prêts sans intérêts).

Si nous considérons que personne ne peut gagner plus de 10 SMIG, le prix de vente des richesses produites devra se rapprocher de la formule :

Prix de vente= coût de production+ salaires/quantité produite

Ce qui veut dire que le prix de vente est calculé en fonction du salaire et non l’inverse comme actuellement. Les salaires étant fixés, les prix de vente ne varient qu’en fonction des coups de production et ont donc tendance à rester fixes s’ils ne dépendent pas trop des importations.

La part due au capital disparaît, ce qui fait un gain de 30 à 40%. La part due aux intérêts des emprunts bancaires disparaît aussi. Nos entreprises deviennent très compétitives même sans dévaluation de Franc. De toutes façons, les parités entre monnaies doivent se décider dans une négociation entre états en fonction du prix moyen de l’heure de travail, par exemple, et non en fonction de l’humeur du marché.

Les bénéfices  devront être mutualisés pour alimenter une caisse publique de secours          ( pour aider les entreprises en déficit) et d’investissements

_Nous ne démarrons pas tous du même point : celui qui hérite d’une grande propriété, voire d’une fortune n’aura pas besoin d’autant d’argent que celui qui démarre de rien. Pour respecter l’égalité des chances, il parait juste que le droit d’héritage soit restreint à des biens personnels (maison, épargne dans la limite autorisée, et entreprise familiale seulement si l’héritier y travaille). Le reste revient à l’état qui le redistribue démocratiquement (modalités à voir, peut-être concours public)

_Il y en a qui ne peuvent pas travailler autant que les autres : chômage, maladie, handicap. Il est humain de les prendre en charge et le système monétaire doit s’y adapter.

Pour tenir compte de tous ces éléments, il va falloir que ceux qui le peuvent travaillent plus que ce qui est nécessaire pour la simple satisfaction de leurs besoins de façon à subvenir à la fois à ceux qui ne peuvent pas et à tous ceux qui travaillent pour la collectivité : c’est ce que nous faisons à travers les différents impôts et cotisations diverses, mais tout cela pourrait se simplifier et s’enrichir grâce à la création monétaire maîtrisée :

Plus besoin d’impôts ni de TVA, c’est par la création monétaire que sont payés tous ceux qui travaillent pour la collectivité et la collectivité rembourse en produisant plus pour eux, donc en s’enrichissant. Les impôts ne touchent que ceux qui dépassent les plafonds.

Les pensions de ceux qui ne peuvent travailler suffisamment sont payées par création monétaire aussi.

Débarrassées du coût du capital, du coût des intérêts et des charges sociales des travailleurs, les entreprises deviennent très compétitives en étant protégées en plus par les éventuelles barrières douanières. Pour éviter que des entreprises privées abusent d’une situation de monopole, on pourrait organiser dans tous les domaines une compétitivité saine avec des entreprises d’état à la comptabilité transparente : si le privé peut faire mieux que l’état, il peut gagner plus, mais pas dans des proportions énormes. Les services publics par contre (poste, EDF, SNCF, santé, routes, aéroports,  banque de France …) sont forcément nationalisés.

Chacun travaille de façon monétisée en fonction de ses besoins.

Le travail est un devoir et un droit, l’état est employeur en dernier recours.

Ce système de monnaie service public pourrait satisfaire presque tout le monde, y compris les vrais entrepreneurs industriels : la limite de 10 SMIG de revenus permet de vivre suffisamment largement, d’autant plus que le SMIG serait plus élevé que le SMIG actuel (d’après l’INSEE, cela ne toucherait que les 0,01% les plus riches de la population si le SMIG se rapproche de 2000€). Tout le monde gagnerait en liberté d’entreprendre et en qualité de vie.

Utopique ce système? Oui si vous pensez qu’il l’est. Réalisable? Oui si vous pensez qu’il l’est. Nous fonctionnons par prophéties auto réalisables: si vous pensez que c’est une utopie, vous ne bougerez pas et le système actuel continuera. Si vous êtes convaincu qu’il peut se réaliser, vous allez commencer à chercher quelqu’un capable de l’appliquer et vous en trouverez .Des hommes politiques intègres, courageux et démocrates, capables de porter ce projet existent mais sont soigneusement ignorés des médias, il faut les chercher sur internet avant que celui-ci soit aussi censuré. Il est encore possible de faire une révolution pacifique en utilisant le peu de démocratie qui nous reste, essentiellement l’élection présidentielle, pour reprendre le contrôle de la création monétaire, qui est la clé qui nous permettra d’aller vers plus de démocratie, de redresser l’économie, de nous intéresser vraiment au bien être social et au respect de l’environnement. Les candidats qui prétendent faire cela sans reprendre le contrôle de la création monétaire ne sont pas crédibles car le système actuel l’empêche.L’heure est grave car nous vivons la phase finale d’un coup d’état amorcé il y a 2 siècles qui vise la domination mondiale des peuples par une petite oligarchie comprenant quelques grands banquiers et leurs alliés politiques, médias et grands industriels. (voir l’article sur l’histoire de la création monétaire). Nous pouvons encore réagir tant que les nations existent mais n’oublions pas que la construction européenne vise à leur destruction à moyen terme pour ne gérer que de grandes régions.Un chef d’état non corrompu et courageux pourrait le faire. Il faut que ce chef d’état ne soit pas déjà lié aux banques, pour financer son élection par exemple, et qu’il soit courageux car, avant d’arriver au pouvoir, il subira tous les coups tordus des médias et politiciens actuels aux ordres de l’oligarchie bancaire. Il risque même sa vie s’il est trop seul, c’est pourquoi cela ne pourra se faire qu’avec un soutien populaire important. Il faut militer pour ce système, le faire connaitre pour qu’il devienne la volonté d’une majorité de la population. En attendant, et parallèlement, il est possible de créer des monnaies locales qui l’appliquent pour vérifier sa validité. La plupart des monnaies locales déjà créées s’appuient sur l’euro (on ne peut créer une unité locale qu’en déposant 1€ dans une banque), ce qui leur interdit toute création monétaire nouvelle et limite considérablement leur portée mais, à ma connaissance, aucune disposition légale n’empêcherait d’en faire.

Histoire de la création monétaire

 

On trouve pléthore d’ouvrages sur l’histoire de la monnaie, ses différentes formes, son évolution, mais curieusement très peu sur le fonctionnement des systèmes monétaires, en particulier comment et par qui est créée la monnaie.

La plus ancienne forme de monnaie que nous connaissons ne consiste pas en des pièces de métal mais en une écriture sur des blocs d’argile datant de l’époque des sumériens. La monnaie métallique n’est apparue que plus tard, sous différentes formes et dans différents types d’organisation sociale.

L’Histoire nous montre qu’il y a eu des ères de prospérité quand des souverains ayant des valeurs démocratiques (c’est à dire souhaitant le bonheur de leur peuple) contrôlaient la création monétaire et interdisaient l’usure. Mais dès qu’ils perdaient un de ces 2 pouvoirs, l’état courrait irrémédiablement à sa perte.

L’usure a détruit l’empire romain

Rome fut fondé en 753 av.J.C. par Romulus et Remus. La première monnaie utilisée était le bétail, il s’agissait alors d’une monnaie troc. De -753 à -267 av.J.C., la valeur des échanges était mesurée par le poids de blocs de cuivre ou de bronze estampillés par le gouvernement puis par des pièces de bronze. Les dirigeants étaient honnêtes, les moyens d’échange étaient régulés en fonction du commerce et de la population, ce fut une période de prospérité et d’expansion. En -267 av.J.C., le système monétaire traditionnel fut détruit quand l’élite patricienne obtint le privilège de frapper des pièces d’argent. Comme il y avait peu d’argent dans la péninsule ils furent obligés de se militariser pour conquérir de nouveaux territoires. Les paysans qui faisaient vivre la cité furent enrôlés dans l’armée et remplacés par des esclaves, le blé dut être importé. La société se scinda entre riches possédants et pauvres travailleurs maltraités et méprisés, la violence devint endémique, la politique un jeu d’intrigues, les troubles culminèrent dans la révolte dirigée par Spartacus entre -73 et -71 av.J.C. Le fait qu’un petit groupe social ait pris le contrôle de la création monétaire a permis à ce groupe de prendre le pouvoir sur le reste de la société en se dispensant de travail et de toute moralité. C’est dans ces moments de dérégulation que l’on a vu apparaître des juifs, s’enrichissant sur le dos des autres grâce à l’usure et s’incrustant dans la société tout en ne s’y intégrant pas. Ce comportement provoquait leur rejet périodique : Tibère en expulsa 4000 qui revinrent aussitôt. Après avoir conquis la Gaulle et vaincu Pompée en 48 av.J./C., Jules César devint le dirigeant incontesté de la république romaine. A son retour en Italie, en 45 av.J.C, il trouva les rues des villes remplies de sans-abris expulsés de leur logement par les monopolisateurs et les usuriers (qui pouvaient pratiquer des taux d’intérêt jusqu’à 48%). Il prit le parti du peuple et imposa des réformes monétaires lui permettant de reprendre le contrôle de la création monétaire, de limiter l’usure, d’abolir l’esclavage comme moyen de payer ses dettes. Ces mesures redressèrent le pays mais irritèrent les aristocrates et les ploutocrates qui conspirèrent pour l’assassiner en plein sénat 4 ans plus tard. Après sa mort, les romains adoptèrent l’« étalon or »qui aggrava encore la situation : sa rareté, et le fait qu’ils en consommaient beaucoup pour les importations obligeaient à des guerres lointaines pour en trouver et induisait fréquemment des périodes de déflation. Lorsque le christianisme fut établi comme religion officielle par l’empereur Théodose en 380 apr.J.C., le pouvoir monétaire fut placé sous l’autorité religieuse. L’empereur Constantin imposa une taxe de 1/10eme de tout revenu pour l’Église Chrétienne qui permit à celle-ci de détenir plus d’un tiers de toutes les terres et de la richesse combinée. Au lieu de s’en servir pour des œuvres charitables, elle les thésaurisa dans les souterrains du Vatican. Dans ses dernières années, l’empire romain était devenu un organisme parasitaire, il n’y avait plus de production industrielle, presque toute la nourriture devait être importée, l’usure était florissante, les richesses qui n’étaient pas détenues par l’église l’étaient par 2000 familles romaines. La ruine économique précéda la chute politique. (toute ressemblance avec la situation actuelle n’est pas fortuite).

La conquête de l’Angleterre par les usuriers juifs

Le roi Offa qui régna de 757 à 791 apr.J.C. était un administrateur avisé qui battit monnaie avec de l’argent car l’or était rare, et interdisait l’usure, comme c’était le cas à l’époque païenne. Les lois contre l’usure furent renforcées par son successeur Edouard le Confesseur (1042-1066) promettant le bannissement à vie des usuriers. Les juifs arrivèrent en Angleterre en 1066 avec Guillaume le conquérant (venu de Rouen) qu’ils avaient financé. Ils en furent récompensés en étant autorisés à pratiquer l’usure sous protection royale. Les conséquences pour le peuple anglais furent désastreuses. Avec des taux d’usure de 33 % par an sur les terres hypothéquées et de 300 % par an sur les biens commerciaux et l’immobilier, au bout de 2 générations, un quart des terres anglaises étaient aux mains des usuriers juifs. Le gouvernement fit tout ce qu’il pouvait pour les inciter à faire un commerce honnête et à s’assimiler au reste de la population mais rien n’y fit. Le roi Jean (1199-1216), complètement sous la coupe des juifs, fonctionnait de la même façon et rachetait la dette des nobles en difficulté pour s’accaparer leur terres.

En 1215 les nobles se révoltèrent et l’obligèrent à signer une charte abolissant l’usure des juifs. Son fils qui lui succéda (1219-1272) assouplit les peines mais son successeur Edouard 1er (1272-1307), sentant le danger de perdre son trône, abolit toute forme d’usure et, en 1290, émis un décret obligeant toute la population juive (16511 habitants) à quitter l’Angleterre. De 1290 à 1485 les bâtons de comptage furent un moyen sécurisé de conserver la valeur des échanges. Avec un taux d’imposition modéré, aucune dette publique, et aucun intérêt à payer, l’Angleterre connut une période incomparable de croissance et de prospérité. Le paysan moyen gagnait bien sa vie en ne travaillant que 14 semaines par an et profitant de 160 à 190 jours de congé. Des milliers de fermiers étaient les propriétaires légaux de leurs terres et avaient des droits sur les pâturages et les forêts. Pendant leur temps libre, beaucoup d’artisans exerçaient leurs talents à construire les cathédrales. Le roi Henri VIII (1509-1547) assouplit les lois concernant l’usure en 1509 mais son fils Edouard VI (1547-1553) les rétablit. Cet âge d’or cessa au 17eme siècle. Un grand nombre de juifs qui avaient été expulsés d’Espagne en 1492 par Isabelle Iere de Castille et Ferdinand II d’ Aragon à cause de leur pratique répétée de l’usure et de pratiques commerciales déloyales, avaient trouvé refuge en Hollande et désiraient retourner en Angleterre. Sous le règne d’Elisabeth Ière (1558-1603), un petit nombre qui s’était converti à une forme hypocrite de christianisme, s’était déjà installé à Londres en exerçant la profession d’orfèvre. Au début simples dépositaires de l’or de leurs clients qu’ils gardaient en lieu sûr, ils donnaient en échange un certificat de dépôt qui permettait de récupérer l’or moyennant un droit de garde. Puis ce furent les certificats de dépôt, plus faciles à transporter que l’or, qui servirent de monnaie d’échange. Voyant qu’une grande partie de leurs clients ne venait jamais rechercher leur or, les orfèvres eurent l’idée d’émettre des billets identiques aux certificats de dépôt mais qui étaient cette fois des reconnaissances de dette : ils venaient de se donner le pouvoir de créer de la monnaie au prix d’une duperie dans la confiance qu’on leur faisait, car, si tout le monde venait réclamer son or à la fois, ce qui arrivait quand il y avait crise de confiance, ils ne pouvaient satisfaire tout le monde et faisaient faillite . Il faut comprendre que lorsqu’ils prêtent de la fausse monnaie, ils ne gagnent pas seulement l’argent des intérêts, ils augmentent en plus leur réserve d’or puisque dans l’argent remboursé, une grande partie ne sera pas fausse. Ainsi, contrairement aux rois qui distribuaient réellement leur or et n’en récupéraient qu’une partie avec les impôts (donc en perdaient régulièrement), les banquiers qui prétendaient prêter de l’or qu’ils ne distribuaient jamais tout en en récupérant plus, voyaient leur réserve d’or augmenter régulièrement. Ils conservaient donc les dépôts d’or mais émettaient des prêts pour 10 fois le montant conservé avec des intérêts variables, de 8 à 30 %, pouvant atteindre 70 à 80 % pour les pauvres. Sous le règne du roi Stuart Charles I (1625-1649), l’apparition du calvinisme qui s’opposait à la religion anglicane du roi finit par provoquer une guerre civile entre les Royalistes et les Têtes Rondes puritaines, dirigées par Olivier Cromwell et financées par les usuriers juifs hollandais. Celui-ci promit de réintégrer les juifs en échange d’un soutien financier à la mort du roi Charles I, pour le moment maintenu prisonnier. Pour ne pas l’assassiner directement, ils lui permirent de s’échapper à l’Ile de Wight et l’arrêtèrent. Bien que la majorité de la chambre des communes s’opposasse à son exécution, Cromwell élimina les opposants et la fit voter. Le roi Charles fut exécuté le 29 janvier 1649. C’est lors de cette exécution que le peuple chanta « God Save the King ». Malgré l’opposition des prêtres, des hommes de loi, et des marchands, Cromwell fit rentrer clandestinement les premiers juifs. Il mourut en 1658. Son fils Richard lui succéda pendant 9 mois et Charles II (1660-1685) réinvestit le trône de son père assassiné. Il fut le dernier roi à battre monnaie mais commis 2 erreurs, en autorisant l’exportation d’or et d’argent vers l’étranger, et en permettant en 1666 à des banquiers privés de frapper les pièces du Royaume à leur profit. Son frère James II qui lui succéda 3 ans fut victime de pamphlets et d’une propagande sans scrupules qui émanait de Hollande puis vaincu par une expédition du prince Guillaume d’Orange à cause de la trahison de John Churchill corrompu par les juifs. En échange de leur soutien, Guillaume III (1689-1702) abandonna la prérogative royale de battre la monnaie à une compagnie juive. Il s’ensuivit l’inauguration de la dette nationale et l’établissement 6 ans plus tard de la « Banque d’Angleterre », banque privée pouvant créer la monnaie à partir de rien en facturant les intérêts. C’est à partir de là que furent créés tout un panel de taxes et d’impôts pour payer les intérêts. En 1696, dans les 2 ans qui suivirent son établissement, la Banque d’Angleterre avait mis en circulation pour 1 750 000 livres avec une réserve d’or de seulement 2 % correspondant à une valeur de 36 000 Livres. En 1707, l’union entre l’Écosse et l’Angleterre fut établie, motivée par la nécessite de s’emparer du contrôle de la Royal Mint à Edimbourg.

Grâce à l’usure qui leur permettait de créer de l’argent à partir de l’argent, les usuriers juifs ont réussi à s’enrichir suffisamment pour corrompre les souverains et les obliger à leur donner les clés de la banque centrale. A partir du moment où ils ont eu la possibilité de créer tout l’argent du pays (à partir de rien), ils sont devenus les véritables souverains du pays et leur pouvoir de nuisance a été multiplié de façon quasiment infinie.

C’est de cette Banque d’Angleterre qu’ont pu essaimer une multitude de banques construites sur le même modèle en Amérique et dans beaucoup d’états du monde, s’imposant au prix de guerres destructrices et de meurtres des opposants.

La conquête de la France par l’idéologie juive

La culture païenne des gaulois, de religion odinique, allait de pair avec de hautes valeurs morales et un mépris de l’or en tant que monnaie. Cette culture perdura sous les mérovingiens. Mais la présence des musulmans au sud avec leur dinar d’or comme monnaie éveilla la cupidité des maires du palais qui organisèrent un trafic d’esclaves gaulois en échange de dinars. Ils allèrent jusqu’à assassiner les rois qui s’y opposaient (SigbertIII, ChildéricII,DagobertII). Charles Martel s’allia aux musulmans pour combattre les fidèles aux mérovingiens, comme le duc d’Eudes. Il finit par prendre possession de toute la Gaule sauf l’Aude et installer les Carolingiens. Charlemagne (772-782), de son vrai nom romain Carolus Magnus, apportant un christianisme batardisé par l’idéologie judéo-romaine, persécuta les Gaulois qui ne voulaient pas se convertir (4500 têtes coupées en une nuit à Verden) tout en continuant le trafic d’esclaves avec les islamistes. Les gaulois persécutés qui s’étaient enfuis dans les pays nordiques revinrent conquérir toute la partie ouest de la Gaule avec les Vikings (en 825) et chassèrent les Carolingiens. Ils installèrent les Capétiens dans un compromis odino-chrétien qui permis aux templiers de construire des cathédrales mixtes. En les tuant, Philippe le Bel rompit l’équilibre, ce qui causa la guerre de 100 ans jusqu’à ce que la walkyrie Gauloise Jeanne d’Arc revienne mettre sur le trône les Valois plus proches des valeurs odiniques. (Pour toute cette période, voir pour plus de détails Oleg de Normandie). Pour ce qui nous intéresse, il est frappant de constater que quand l’idéologie odinique prédominait, le système monétaire était sain (Saint Louis en particulier avait à cœur de donner à son peuple une monnaie saine sans usure) tandis que les souverains de religions catholique romaines, judéo-chrétienne et islamique étaient attirés par une monnaie or et autorisaient l’usure et l’esclavage, La religion odino-chrétienne des rois de France capétiens permit de protéger pendant des siècles le peuple paysan et Il y eu aussi en France pendant le Moyen Age une période faste pour le peuple paysan qui jouissait d’une grande autonomie et d’un niveau de vie satisfaisant. La situation se dégrada à cause des inconvénients de la monnaie Or : distribuant réellement leur or sous forme de pièces et n’en récupérant pas suffisamment par les impôts, il arriva un moment où les rois furent obligés d’emprunter. Se refusant d’emprunter aux banquiers et de verser des intérêts, ils empruntaient aux riches du pays en échange de rentes. C’est une autre forme d’usure, au profit des riches cette fois. En conséquence de la loi logique montrant que celui qui crée la monnaie d’un pays dirige en fait ce pays, ce furent les riches du pays, essentiellement les bourgeois, commerçants, négociants, qui devinrent de fait plus puissants que le roi. Cet argent a tout corrompu, a permis aux bourgeois d’endetter l’état, de racheter les terres des nobles, d’endetter les paysans en spéculant sur le prix du blé et s’approprier leurs communaux, piliers de leur démocratie, (cf l’historienne Marion Sigaut sur cette période). Ils ont profité des dettes pour instaurer le « libre échange » qui, en faisant augmenter le prix du pain, a créé des émeutes qui ont déstabilisé le régime. Si bien qu’ils ont pu ensuite prendre le pouvoir sur la royauté en 1789 avec l’aide des Francs maçons dirigés par Philippe d’Orléans. La terreur qui s’en est suivie, avec des massacres gratuits comme le génocide des vendéens, était portée par une idéologie anti-valeurs christo-odiniques pour imposer des valeurs diamétralement opposées. La « laïcité » promue par la « République » a surtout été l’occasion de se libérer des préceptes moraux de l’Église Catholique d’une part, mais surtout des anciennes religions païennes encore très vivantes dans les provinces. (Voir Oleg de Normandie pour comprendre ce côté caché de notre histoire). Maintenant plus rien n’empêchait les nouveaux souverains d’agir sans aucune moralité. La première loi de la nouvelle « république » fut de légaliser l’usure en laissant la création monétaire à des banquiers privés . Napoléon créa en 1800 une « Banque de France » au titre trompeur car dirigée par des banquiers privés. Elle fut nationalisée en 1946 par De Gaulle, ce qui a été à l’origine des « 30 glorieuses » qui permirent à la France de se redresser économiquement sans s ‘endetter. Mais, au départ de De Gaulle, Pompidou et Giscard, à la solde des Rothschild, cessèrent de l’utiliser pour financer l’état et commencèrent à emprunter « sur le marché financier ». En 1999, avec l’Euro, la Banque de France fut mise sous la coupe de la Banque Centrale Européenne, banque privée et s’interdisant de financer les états, avec le résultat actuel d’une dette abyssale supérieure au PIB.

La conquête de l’Amérique par la Banque d’Angleterre

Au début de la colonisation de l’Amérique, les 13 colonies américaines de la «nouvelle Angleterre» vivaient dans la prospérité car elles avaient créé leur propre monnaie gérée démocratiquement. Les banquiers juifs anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi interdisant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

« En un an, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.»(description de Benjamin Franklin)

Ce fut la vraie cause de la guerre d’indépendance (1775-1783). Les Pères Fondateurs des États-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5:«C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur.»

Mais les banquiers londoniens ne désarmèrent pas. Leur émissaire, Alexander Hamilton, secrétaire du trésor dans le gouvernement de Georges Washington, réussit à faire créer une «banque des États Unis» privée avec une charte de 20 ans. Les résultats furent tellement catastrophiques que la charte ne fut pas reconduite.

A partir de 1812, c’est Nathan Mayer Rothschild, un des 5 fils de Mayer Amschel Bauer, qui prend possession de la Banque d’Angleterre avec le soutien du roi Guillaume d’Orange à qui il avait pu prêter d’énormes sommes pour sa guerre contre Napoléon.

Nathan Rothschild usa de son influence pour déclencher la guerre de l’Angleterre contre les États Unis qui fit des milliers de morts et les appauvrit au point qu’ils durent demander une aide financière en échange du renouvellement de la charte.

Ne pouvant pas établir de succursales en Amérique, car la Banque d’Angleterre y était mal vue, Nathan Rothschild finança des banques américaines, en particulier J.P.Morgan, qui étaient de fait sous ses ordres.

Toute l’histoire des États Unis peut se résumer en une lutte des banquiers contre ceux qui s’y opposent, pour maintenir leur pouvoir de création monétaire. Ce pouvoir leur assure un contrôle total de l’économie du pays et donc de sa politique. Tous ceux dans le pays qui ont quelque chose à vendre, leur travail, leur production, ne peuvent le faire que pour ceux qui ont de l’argent. Et ceux qui ont beaucoup d’argent sont ceux qui l’ont emprunté aux banquiers. Ces personnes deviennent alors des capitalistes qui possèdent les entreprises et quasiment aussi l’ouvrier. Celui-ci doit travailler dur car il faut non seulement assurer de bons revenus au patron propriétaire mais aussi assurer le remboursement des emprunts. C’est uniquement à cause de ce système monétaire que les considérations financières et leur idéologie ont pu passer avant la considération de l’humain. Le capitalisme peut être considéré comme la forme moderne de l’esclavage. Plus exactement, c’est l’idéologie esclavagiste de ceux ayant le pouvoir réel qui s’est traduite par un système monétaire esclavagiste permettant le capitalisme. Ne peuvent devenir capitalistes que ceux acceptés par les banquiers et les banquiers ne choisissent que ceux entrant dans leurs valeurs. Ceux-ci deviennent leurs obligés. Il est alors facile pour les grands banquiers de faire évoluer l’économie du pays dans le sens qu’ils souhaitent. Il n’y avait plus de roi avec une autorité indépendante pour les remettre au pas (en ne payant pas les dettes ou en les emprisonnant). Il n’y avait plus de religion officielle pour les obliger à une certaine moralité. Les présidents avaient besoin des banquiers pour assurer leur fortune et les énormes frais des campagnes électorales. Donc les banquiers ont pu choisir la majorité des présidents et acheter des élus. L’opinion publique fut manipulée par des médias achetés eux aussi, et par des « experts » venant d’universités financées par les banquiers. Petit à petit, la majorité de l’administration américaine a été constituée de banquiers.

Quelques présidents ont cependant eu le courage de vouloir s’opposer à eux:

_Ceux qui se sont opposés au renouvellement de la charte ont fait l’objet de tentatives d’assassinat: Jackson y échappa car l’arme s’est enrayée, Zachary Taylor est mort empoisonné à l’arsenic (juillet 1850), James Buchanan, après avoir voulu encadrer les banques, a résisté à un empoisonnement à l’arsenic.

_Pour financer la guerre de sécession, Lincoln émit une monnaie gouvernementale, le billet vert et avait promis de s’attaquer aux banquiers une fois la guerre finie : « J’ai deux grands ennemis: l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» Il fut assassiné 5 jours plus tard (avril 1865), le billet vert disparu, une formidable restriction du crédit s’ensuivit (créée par l’augmentation des taux d’intérêt). L’argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions de dollars en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions de dollars en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards de dollars. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu’à réduire la circulation d’argent à 6,67 $ par tête en 1867! Et le président suivant réemprunta chez Rothschild.

_James A. Garfield fut élu ensuite sur le programme de reprendre un contrôle gouvernemental de la monnaie: « celui qui contrôle la monnaie d’une nation contrôle la nation ». Il fut abattu six mois plus tard (septembre 1881)

_Il y eut encore Mac Kinley, élu en 1896, qui assainit le budget de l’état en ne recourant pas à l’emprunt et parlait de mettre le dollar sous contrôle d’état quand il fut assassiné en 1901.

_. Après la panique monétaire de 1907, le peuple américain réclamait que le système monétaire de la nation soit stabilisé. Le président Roosevelt créa la Commission Monétaire Nationale pour étudier le problème mais le sénateur Aldrich qui la présidait dépensa l’argent alloué en voyages d’étude en Europe sans rien produire. Par contre, il réunit dans le plus grand secret 5 représentants des 3 plus grosses banques (2 dominées par JP Morgan, la troisième Khun,Loeb & Co représentée par Paul Warburg) à Jekyll Island, une île de Géorgie achetée par des millionnaires et réservée à des millionnaires. En 9 jours, ils mirent au point un projet qui fut présenté ensuite comme celui de la commission. Après s’être débarrassés des riches capitalistes qui s’y opposaient dans le naufrage du Titanic, après avoir dépensé une fortune (5 millions de dollars) pour en faire faire la propagande par les professeurs de leurs universités, ils réussirent à faire voter en 1913, juste avant Noël,, la « loi sur la Réserve Fédérale » au titre trompeur car ce n’était pas une réserve et c’était un établissement privé et non fédéral. Il avait une apparence collégiale : un conseil des gouverneurs nommés par le président et rendant des comptes au congrès. Mais ce conseil était contrôlé par un « comité consultatif fédéral » dont les membres étaient choisis par les directeurs des 12 banques partenaires et restaient inconnus du public et du contrôle parlementaire. Les actions des 12 banques régionales furent rachetées par des banques nationales et ce furent celles contrôlées par Rockefeller, khun-Loeb et Morgan qui en prirent la majorité et contrôlèrent de fait tout le système. Cette loi donnait (et donne encore) à ces 3 banques le pouvoir exorbitant et inconstitutionnel _de battre la monnaie à la place de l’état, _de fixer les taux d’intérêt, _de fixer la masse monétaire _de fixer le cours de la devise _de faire en sorte que l’argent soit rare ou abondant _de prêter à l’état ensuite à l’intérêt de leur choix et de rendre ainsi l’état prisonnier d’une dette inextinguible.

(Encore aujourd’hui ce sujet est tabou: lire à ce propos le livre d’Eustace Mullins « les secrets de la réserve fédérale » d’où est majoritairement tiré ce résumé. Il a mis 40ans à réunir les documents prouvant cette conspiration et la traduction française n’est parue qu’en 2010 aux éditions « le retour aux sources »). Le président Wilson qui a signé cette loi l’a regretté à la fin de sa vie : « J’ai inconsciemment ruiné mon pays »[……]« Je suis un homme des plus malheureux. Nous ne sommes plus un gouvernement libre d’opinion ni un gouvernement avec des convictions et un vote à la majorité, mais un gouvernement sous la volonté et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants »  -.( Woodrow Wilson 1919)

Grâce à la FED (abréviation de Fédéral Reserve System ou Réserve Fédérale) les crises qui étaient auparavant incontrôlées vont pouvoir l’être au gré de ces grands banquiers. C’est le cas de la crise agricole de 1920-1921: la première guerre mondiale avait provoqué une prospérité générale aux États Unis, en particuliers chez les agriculteurs et les ouvriers agricoles qui, méfiants envers les grandes banques, déposaient leur argent dans des banques provinciales ne faisant pas partie de la FED. Pour casser cela, les grandes banques encouragèrent les agriculteurs à emprunter à grande échelle pour s’équiper et acheter des terres grâce à des taux d’intérêts très attractifs en échange d’hypothèques sur leurs biens, prêts qu’elles seules savaient gérer. Puis, lors d’une réunion secrète le 18 mai 1920 du Conseil des Gouverneurs de la FED où seuls les gros banquiers étaient présents, il fut décidé une contraction brutale du crédit (le taux passa de 3% à 7%) et donc de la monnaie (quand le taux augmente, les gens empruntent moins), ce qui eut pour effet de mettre en faillite les agriculteurs et les banques associées. Cela réduisit le revenu national de 15 milliards de dollars, jetant des millions de personnes dans la misère et réduisant de 20 milliards de dollars la valeur des terres et des ranchs.

Mais ces hommes les plus puissants des États Unis rendaient eux-mêmes compte à une autre puissance qui les contrôlait déjà : la puissance financière Anglaise concentrée dans la branche londonienne de la maison Rothschild. Bien que ces firmes fussent américaines en apparence, entretenant simplement des agences à Londres, elles prenaient leurs ordres à la City de Londres car, depuis le début, c’est la banque d’Angleterre de Nathan Rothschild qui avançait masquée en finançant les grandes banques américaines. La City de Londres est le centre financier de la planète : 5 banques d’affaire de Londres dirigent en réalité les banques new-yorkaises qui possèdent la majorité de contrôle dans la Banque de Réserve Fédérale de New-York.

Nathan Rothschild pouvait disposer de sommes énormes, créées sur ses ordres par la FED aux États Unis et il pouvait maintenant s’attaquer au reste du monde.

La destruction de la Russie des Tsars

A l’inverse des États Unis, la Russie avait adopté une banque d’état et était la seule à ne pas être endettée auprès des Rothschild. Sa dette nationale, dont moins de 2 % était détenu par l’étranger, était la plus faible du monde et était comblée par les bénéfices des chemins de fer nationaux. Le tsar Alexandre I (1801-1825) refusa la proposition d’une Banque Centrale faite par Rothschild et il fut créé à la place en1860 la Banque Centrale de l’Empire Russe. Bien qu’elle ait les réserves d’or les plus importantes du monde, qui ne servaient qu’à faire du crédit aux étrangers, elle créait la monnaie du pays à partir de rien mais uniquement pour financer l’industrie et le commerce avec des crédits à très faible taux d’intérêt. En 1916, le tonnage commercial russe était supérieur au tonnage commercial britannique. En 1861, le tsar Alexandre II (1855-1881) abolit le servage. En 1914, 80% des terres russes étaient aux mains des paysans auxquels elles avaient été cédées pour une somme très modique avec des emprunts à taux très réduits. La production agricole monta en flèche à tel point qu’en 1913, la Russie était devenue le grenier du monde. Au cours de la période 1890-1913, l’activité industrielle quadrupla et arrivait à satisfaire 80 % de la demande intérieure. Dans le même temps, la Russie de 1912 disposait du taux d’imposition le plus bas au monde, sans inflation et sans chômage. En 1914, il n’y avait plus de dette et l’excédent budgétaire dépassait 512 millions de roubles. Le code des lois et le système judiciaire étaient les plus avancés au monde. L’enseignement primaire était obligatoire et gratuit et seuls les frais d’inscription étaient facturés à l’université. Les universités russes étaient réputées dans le monde entier. La Russie était pionnière en matière de droit du travail : le travail des enfants était aboli depuis longtemps, les heures de travail étaient limitées, l’inspection du travail surveillait strictement les conditions, les grèves étaient autorisées mais peu fréquentes, les droits syndicaux reconnus en 1906. En 1912, une couverture sociale fut introduite. Les peuples de race différentes jouissaient d’une égalité de statut sans équivalent ailleurs. La Russie du tsar Nicolas II (1894-1917) avec sa banque d’état était plus sociale que les états républicains se prétendant démocratiques.

Craignant qu’une reproduction de cet extraordinaire modèle de liberté et de prospérité mette en péril leur empire bancaire maléfique, les Rothschild, le 7 novembre 1917, provoquèrent et financèrent une révolution judéo-bolchévique qui ravagea et ruina le pays en provoquant la mort par le meurtre et la famine de millions de personnes innocentes.

Les Rothschild et les juifs russes ont créé et financé la « révolution bolchévique »puis pris le contrôle de l’Union Soviétique

Les agitateurs connus sous les noms de Lénine et Trotski (de leur vrai nom Zederbaum et Braunstein) étaient juifs khazars. La tactique utilisée par ces Khazars juifs pour prendre le pouvoir dans un pays est toujours la même : s’enrichir par l’usure ou être financés par leurs banquiers de façon à pouvoir s’installer dans des postes stratégiques, prendre ensuite le pouvoir médiatique en promouvant des intellectuels, des écrivains, des universitaires de leur camp, attiser la haine contre les gouvernants en se servant des mécontentements qui existent toujours, financer largement les opposants pour provoquer des troubles, les armer pour prendre le pouvoir, installer au pouvoir des dirigeants corrompus. Le représentant des Rothschild dans la « révolution » soviétique fut Maxim Litvinov (1876_1951) : c’est à lui que furent confiés les fonds pour financer et distribuer le journal du Parti Socialiste Démocratique Russe, l’Iskra, qui était imprimé à Londres, puis des fonds pour acheter des armes (venant de Londres aussi). Il devint trésorier du parti, à cheval entre Londres et Moscou. Sous couvert d’achat de moteurs, il écoula l’or et les bijoux précieux vers la Suède via la Scandinavie et rapatria un quart des réserves d’or russe aux Rothschild. Le reste fut vendu aux étrangers pour atteindre sa destination finale dans les coffres de la FED (Réserve Fédérale américaine). Intouchable, il pouvait même s’opposer à Staline jusqu’à que celui ci crée sa propre banque d’état, la Gosbank, en 1921, et finisse par le limoger en 1939, ce qui permit à l’Union Soviétique de retrouver sa souveraineté. Staline refusa de se rallier aux accords de Bretton Wood et au FMI, ce qui lui valu d’être mis à l’écart dans ce qu’on a appelé « la guerre froide » : ce n’était pas une guerre, car les soviétiques n’avaient aucune ambition d’attaquer l’Occident, c’était une intention de l’Occident de mettre à genoux l’Union Soviétique en l’obligeant d’investir dans les armements au lieu de se reconstruire. Staline résista mais son nationalisme était devenu gênant et il mourut peut-être empoisonné en 1953. A partir de là, la « guerre froide » ne fut plus qu’une façade car l’Occident et surtout les USA investissaient en masse en Union Soviétique. En1991, l’Union Soviétique implosa et, sous la présidence de Boris Eltsine (1991-1999), une escouade de conseillers arriva des USA pour introduire les merveilles du « libre-échange »capitaliste avec ses impôts et son usure. Le point d’orgue fut de transformer la Banque de Russie en une banque privée. La Russie n’a commencé à se redresser qu’avec l’arrivée de Poutine qui a mis au pas les oligarques créés par l’Occident en les obligeant à travailler pour le pays. La Banque Centrale de Russie est actuellement  toujours une banque privée mais qui ne dépend plus des Rothschid et travaille en collaboration avec le gouvernement.

Les véritables origines de la première guerre mondiale

Elle fut déclenchée le 28 juin 1914 par l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, héritier du trône autrichien et de sa femme tchèque à Sarajevo. L’assassin, Gavrilo Princip était un collaborateur des conspirateurs russes Trotski et Lénine. Ils étaient financés par le juif américain Jacob Schiff qui était l’homme de paille du juif anglais Walter Rothschild. Le fait qu’il soit Serbe a exacerbé les conflits entre l’Autriche et la Serbie et, par le jeu des alliances, a déclenché la guerre mondiale. Les juifs attisèrent les oppositions entre les futurs belligérants et les banquiers juifs les financèrent pour leur permettre d’entrer en guerre. Leur véritable motivation était d’empêcher une unité européenne, de briser les empires Austro-Hongrois, Allemand et Ottoman en états plus petits mieux contrôlables, et de détruire l’Empire Russe et sa banque d’état. A la fin de 1916, l’Allemagne avait quasiment gagné la guerre sur les armées anglaises et françaises et proposa d’arrêter la guerre à ce stade en revenant aux frontières d’avant la guerre. C’est alors que Lord Rothschild proposa aux Anglais le soutien de l’Amérique en échange de donner la Palestine à un groupe de juifs Sionistes. Les Anglais acceptèrent. En quelques semaines, l’opinion américaine qui n’avait à priori aucune hostilité envers les Allemands fut retournée par les médias aux ordres des juifs, et le président Wilson, complètement soumis aux banquiers juifs, mis les USA en guerre contre l’Allemagne en avril 1917 . En novembre 1917, Lord Rothschild et ses collaborateurs Sionistes reçurent la déclaration Balfour leur garantissant d’accorder la Palestine aux colons juifs. L’intérêt des Rothschid pour la Palestine, sous couvert religieux, visait aussi les champs pétrolifères qu’on commençait à y découvrir. Le bain de sang inutile continua encore jusqu’à l’armistice du 11 novembre 1918 et le traité de Versailles qui suivit en juin 1919 obligeait l’Allemagne à payer tous les frais de la guerre, 6,6 milliards de Lires qui serviraient à rembourser aux banquiers internationaux les emprunts frauduleux et les intérêts fictifs qui avaient été consentis aux gouvernements de Grande Bretagne et de France. Avec cette somme exorbitante, supérieure à toute la richesse du pays, ce traité portait en germe la guerre inévitable suivante. C’est là aussi que les dirigeants allemands, qui jusque là avaient bien accueillis les juifs, se rendirent compte de leur trahison.

Le rôle des juifs dans les désordres mondiaux

Le lecteur aura remarqué la présence de juifs dans toutes les conspirations contre les états qui fonctionnaient avec des valeurs chrétiennes et va m’accuser d’« antisémitisme », ce qui sera faux. Le terme juif n’est apparu qu’au 18eme siècle à cause d’une mauvaise traduction d’un terme de la bible qui signifiait « judéen » . La judée était un pays correspondant à la Palestine occupé par des peuples d’origine et de religion diverses sous administration romaine à l’époque de Jésus. Ceux qui ont fait tuer Jésus étaient des pharisiens. (Bien qu’il ait prêché en judée, Jésus n’était pas de judée mais de galilée où la religion était différente, de type païen odinique). 98% de ceux que nous appelons des juifs n’ont jamais vécus en judée, ce sont les descendants du royaume Khazar qui était situé au sud de la Russie, dans la région de l’actuelle Géorgie. Ce peuple était détesté par ses voisins pour ses pratiques barbares de meurtres rituels d’enfants (reprenant l’ancien culte de Baal, ils buvaient leur sang et mangeaient leur cœur). Ils furent sommés par les Russes de prendre une religion pour s’amender. Au huitième siècle apr.J.C. le roi Bulan convertit massivement son peuple au judaïsme mais dans une version qui permettait de garder leurs coutumes barbares, fusionnant ces pratiques de magie noire luciférienne avec une forme de judaïsme appelé « Talmudisme Babylonnien ». Continuant leurs exactions sur les habitants des pays voisins, ils ont du fuir pour éviter les représailles et se sont répandus dans toute l’Europe à partir de l’an 1200. Mais ils ont gardé leur identité de peuple et leurs coutumes : tous les pays où ils se sont incrustés ont constaté qu’ils ne s’intégraient pas et se comportaient de manière malhonnête. Ils se faisaient chasser ou finissaient par gangrener le pays. Leur expulsion d’Angleterre en 1290 était aussi liée à leur coutume, lors de la Pâques Juive, de capturer un adolescent, le saigner à mort et intégrer son sang dans des biscuits rabbiniques . Le viol et le meurtre d’enfants sont encore pratiqués en secret de nos jours. Ces juifs n’ont aucune légitimité pour s’établir en Palestine et composent pourtant 98 % de l’état d’Israël qui n’a pas de frontières définies. Les Khazars juifs sont restés un peuple sans frontières dont l’ambition est de dominer le monde entier grâce à leurs coutumes diaboliques qui sont censées leur donner le pouvoir sur les autres peuples. Nous ne parlons donc pas dans cet historique de tous les juifs mais des êtres maléfiques qui se sont servis de la religion juive pour se cacher au milieu des autres juifs. Et, même à l’intérieur de ce peuple, tous ne sont pas aussi diaboliques : les dirigeants le sont mais le peuple est entraîné à la fois dans des sévices enfant et dans une idéologie qui lui fait croire de façon paranoïaque qu’il est le peuple élu qui ne fait que se défendre contre des méchants à l’extérieur. Les dirigeants, eux, ne sont pas dupes et sont même disposés à sacrifier leur propre peuple à leur soif de sang et de pouvoir. Le premier de la dynastie Rothschild, Mayer Amschel Bauer du ghetto de Francfort, a cofondé la secte des « illuminati » ( illuminati est l’un des noms donné à Lucifer) qui fut créée en 1776 par un prêtre défroqué (Adam Wheishaupt). Cette secte «illuminati», ouvertement dédiée à Satan a ensuite infiltré les hauts grades d’une nouvelle Franc Maçonnerie créée par eux à Londres (aux principes très différents des Francs Maçons originaux bâtisseurs de cathédrales) pour envahir toute l’Europe. C’est dans les derniers degrés de cette Franc Maçonnerie qui a essaimé partout dans le monde que se trouvent ceux qui adhèrent à leurs principes. (Les Khazars juifs ont leur propre Franc Maçonnerie qui leur permet de rester en lien et d’agir encore maintenant de façon coordonnée quand le mossad (services secrets israéliens) les contacte. Pour qui veut l’entendre, ils ont annoncé leur programme à plusieurs reprises. En 1859, par exemple, le rabbin Riechorn disait : « les guerres sont les moissons des juifs car, grâce à elles, nous exterminons les chrétiens et prenons le contrôle de leur or. Nous en avons déjà tué 100 millions. Nous entraînerons les chrétiens dans d’autres guerres en exploitant leur fierté nationale et leur stupidité. Ils se massacreront entre eux, faisant ainsi davantage de place à notre peuple ».

Ils n’ont changé ni de comportement, ni d’objectif au cours des siècles. Ils sont responsables de toutes les guerres jusqu’à présent et ont gangréné tous les états dans lesquels ils se sont introduit. Les Khazars sont les initiateurs à la malhonnêteté, le serpent tentateur, mais ils ne sont pas les seuls responsables de ce qui nous arrive : ils n’ont pu arriver à leur fin que grâce à tous ceux qui les ont suivi, lorsque les états n’avaient plus assez de rigueur morale pour résister à leurs tentations de malhonnêteté. En prenant le contre-pied des valeurs chrétiennes d’amour et de respect d’autrui, ces êtres maléfiques ont attiré tous ceux tentés par le plaisir du vice, de la richesse facile, la luxure, l’inceste, le viol d’enfants, le meurtre, et tous ceux qui ont commencé à entrer dans cet engrenage en sont devenus prisonniers à vie. Une fois gangrenés par eux, les états hôtes ne sont plus que des carcasses vides : ils semblent avoir un gouvernement apparent, mais dès que ces antéchrists ont pris possession des médias, de l’administration, et de la Banque Centrale, ces états sont dirigés en fait de l’intérieur par tout un réseau caché. Ce fut d’abord le cas de l’Angleterre, puis des USA, puis de tous les états qui acceptèrent (ou furent contraints) d’avoir une Banque Centrale privée. Nous en faisons partie : nos médias, notre justice, notre administration sont aussi gangrenés par des Khazars juifs et par ceux qui poursuivent la même idéologie. Ils se cachent de moins en moins : Ursula Von Der Leyen, la présidente de la commission européenne, vient de déclarer publiquement avec le sourire que le talmud juif est le phare de la construction européenne.

Les vraies raisons du krach de 1929

Le krach de 1929 fut programmé par la City de Londres et la FED pour mettre fin à une période de spéculation, en augmentant brutalement les taux d’intérêt, après avoir prévenu au préalable les initiés. Les autres, les petits spéculateurs, perdirent tout. 11630 petites banques firent faillite, augmentant encore la concentration de l’argent dans les grandes banques. La FED laissa pourrir la situation jusqu’en 1933 pour soutenir l’élection de Roosevelt, lui-même banquier. Elle créa alors 100 millions de dollars d’argent frais et les usines recommencèrent à embaucher. La loi bancaire de 1935 étendit la durée des mandats des gouverneurs de la FED à 14 ans, 3 fois et demi la durée d’un mandat présidentiel, ce qui signifiait que quel que soit le nouveau président, il ne pourrait rien changer à la politique de la FED. En 35 ans, les banques de la FED ont accru leurs actifs de 143 millions à 45 milliards de dollars sans rien produire, simplement par la création monétaire dont 95% sous forme de crédit

C’est à cause de cette période de chômage de masse et de misère que put naître le nazisme. Les juifs, dont beaucoup étaient banquiers ou associés aux banquiers, ont été victimes de la haine engendrée par la violence du capitalisme bancaire. Après avoir pris un temps leur défense, Hitler a fini par rejeter les juifs non pas à cause de leur religion, mais à cause de leurs actions dans le domaine économique et social, car il avait constaté que c’étaient eux qui dirigeaient en fait l’Allemagne sous couvert de « social démocratie », et que leur comportement malhonnête était nuisible pour le peuple Allemand (Mein Kampf, p 104-130).

Le redressement de l’Allemagne

Après la première guerre mondiale, l’Allemagne avait été condamnée à payer tous les dégâts de la guerre et se trouvait écrasée sous les dettes, ce qui provoqua la chute de la république de Weimar. Hitler fut porté au pouvoir par les grands industriels allemands. Lorsqu’il arriva au pouvoir, Hitler avait été convaincu par l’économiste Gottfried Feder de la nocivité de l’usure et du parasitage de l’économie par la finance. « Je réalisais alors que le combat que nous devions mener n’était pas à l’égard des nations ennemies mais contre le capital international » (Mein Kampf p 124) Il nationalisa le 15 juin 1939 la Reichsbank et la rendit « inconditionnellement subordonnée à la souveraineté de l’état » après avoir licencié Hjalmar Schacht qui refusait d’appliquer ses principes, ce qui lui permit : _De fournir l’argent nécessaire aux grands projets publics sans emprunter, en émettant des bons du trésor sans intérêt , « ce qui ne peut pas générer d’inflation si de la valeur ajoutée est nouvellement créée en même temps ». _D’alléger considérablement la fiscalité _De fournir aux allemands des logements convenables avec jardins (au lieu d’immeubles), avec des loyers indexés sur les revenus des travailleurs. _D’accorder des prêts sans intérêts aux jeunes couples, le montant de l’emprunt étant diminué d’un quart à chaque enfant. _De rendre l’enseignement gratuit. _D’accroître considérablement l’activité économique,ce qui réduisit le taux de chômage à zéro en 1939. _D’améliorer le commerce extérieur en contournant le système boursier international grâce au troc. En 1939, l’Allemagne était devenue le pays le plus puissant de l’histoire de l’Europe, son PIB croissait de 11 % par an, les Allemands connaissaient le plein emploi et bénéficiaient du niveau de vie le plus élevé d’Europe grâce au soutien d’un système monétaire honnête ne reposant pas sur l’usure ni sur l’Or. Contrairement à ce qui est dit par les historiens officiels, les dépenses militaires seraient restées modestes jusqu’en 1939, quand l’Allemagne a commencé à se sentir menacée par ses voisins. D’après l’historien anglais A.J.P.Taylor, « l’état de l’armement allemand en 1939 était tel qu’il fournit la preuve qu’Hitler n’avait probablement pas l’intention de faire la guerre ». La guerre a été provoquée par la Grande Bretagne (dirigée en fait par les Rothschild qui craignaient que ce système de banque étatique fasse école) qui promit son soutien à la Pologne contre les Allemands. Pendant 5 mois, le gouvernement polonais harcela les 1,5 millions d’Allemands vivant en Pologne, tuant 58 000 civils. Le seul massacre de Bromberg le 3 septembre 1939 fit 5 500 victimes. Hitler fit 28 propositions de paix, demandant simplement le maintien des frontières existantes et le retour des Allemands vivant en Pologne (à Dantzig). Elles furent toutes refusées sous l’influence des Anglais recommandant au gouvernement polonais de ne pas négocier. (Le même processus a été utilisé pour faire entrer la Russie en guerre contre l’Ukraine et essayer de provoquer une guerre mondiale : pendant 8 ans l‘armée ukrainienne entraînée par les occidentaux a bombardé la population russe du Donbass en refusant tous les accords de paix proposés par la Russie)

A partir du moment où il a décidé d’entrer en guerre, Hitler est devenu un autre homme. Lui qui avait compris que « le combat que nous devions mener n’était pas à l’égard des nations ennemies mais contre le capital international » a brutalement choisi de ne pas attaquer l’Angleterre, siège de ce grand capital, et de se retourner contre la Russie. A-t-il fini lui aussi par être corrompu par l’argent en se rendant compte qu’il ne pouvait pas financer la guerre sans le soutien des banquiers anglo américains ? Le fait que Hitler se soit convaincu du rôle nocif des juifs contre le peuple Allemand et veuille s’en débarrasser intéressait beaucoup Rothschild pour peupler l’état d’Israël qu’il venait d’acquérir.

Par le jeu des alliances, la guerre est devenue mondiale. Les Américains ne sont entrés en guerre que pour empêcher les Russes de gagner et pour nous coloniser, ce que De Gaulle a empêché. D’après l’historien Henri Amouroux, les USA sensés venir nous délivrer, ont tué en 4 mois 50 fois plus de civils que les Allemands en 4 ans. Le nombre de juifs tués a de même certainement été très exagéré pour justifier le peuplement d’Israël. Le fabricant du Ziclon a prouvé que son produit, utilisé depuis des années comme désinfectant, ne pouvait pas avoir été utilisé dans des chambres à gaz. Le spécialiste US des chambres à gaz (il y en avait une pour les prisonniers condamnés) a été envoyé à Auschwitz pour expertiser et en a conclu qu’il n’y a jamais eu de chambre à gaz. La Pologne et l’Autriche ont demandé une contre expertise qui a confirmé la première étude. Le film sur la libération d’Auschwitz a été tourné par des juifs US bien après la libération réelle par les Russes. Ce sont les Khazars juifs qui écrivent notre histoire depuis 2000 ans, nous mentent et se font passer pour des victimes quand ceux qu’ils agressent commencent à se défendre.

La guerre s’est soldée par la victoire des financiers internationaux et la défaite et la servitude des peuples d’Europe parachevée par la création de l’Union Européenne avec une Banque Centrale Européenne contrôlée par les Rothschild. Il manquait la Russie, alors la mafia Khazar américaine qui contrôle l’Otan et la CIA entre autres a pris possession de l’Ukraine en 2014 lors d’un coup d’état organisé par le milliardaire Soros avec ses ONG. Ils ont entraîné et fourni des armes à l’armée ukrainienne pour provoquer la Russie pendant 8 ans en bombardant les civils du Donbass, la partie russe de l’Ukraine, jusqu’à ce que la Russie se décide à venir défendre les Russes ukrainiens. Ensuite ils ont traité la Russie d’envahisseur et essayent, par le jeu des alliances de provoquer une nouvelle guerre mondiale. Mais Poutine n’est pas Hitler et ne tombe pas dans le piège.

La « mondialisation » bancaire

A la fin de la guerre 1939-1945, les États Unis s’étaient beaucoup enrichis et avaient réussi à faire venir chez eux la majorité des réserves d’or. Dans les accords de Brettons Woods, ils imposèrent que seul désormais le dollar serait convertible en or à 35 dollars l’once et que les autres monnaies seraient adossées au dollar. En vertu du fait que celui qui crée la monnaie d’un pays est le véritable souverain de ce pays, les USA se sont mis en position d’être les maîtres du monde, en sanctionnant financièrement tous ceux qui ne suivaient pas leur politique. Cette situation a perduré même après que Nixon ait suspendu le 15 août 1971 la convertibilité du dollar en or. Il a alors gagé 25 % du territoire américain et troqué le pétrole contre une protection militaire avec les pétrodollars correspondants à des bons du trésor remboursables par les générations futures.

Mais pour finir de conquérir le monde, il fallait aussi s’attaquer aux états qui osaient encore avoir des banques centrales d’état.
La soumission du Japon

la Banque du Japon fut fondée en 1882. C’était une banque privée dans laquelle la famille impériale avait seulement des parts. En 1929, les conférences de C.H.Douglas sur le système de crédit social, qui permettait au gouvernement de créer la monnaie et le crédit de la nation sans intérêt, enthousiasmèrent les dirigeants japonais qui réaménagèrent progressivement le fonctionnement de leur banque, entre 1932 et 1942, pour qu’elle soit au service de l’état. A partir de là, la croissance économique fut fulgurante, le revenu national fut en hausse de 140 %, le chômage recula à 3 %, les exportations se mirent à surpasser celles de l’Amérique et de l’Angleterre. Les USA emprisonnèrent alors le Japon dans une série de sanctions économiques : embargo sur le Kérosène, sur le minerai de fer et l’acier, gel des avoirs japonais à l’étranger, suspension du commerce avec l’Amérique, fermeture du canal de Panama aux navires japonais, embargo sur le caoutchouc et le pétrole. Dans le même temps, tous les efforts diplomatiques japonais pour trouver une solution, même en faisant des concessions, furent refusés. Complètement asphyxié par la coupure de 75 % de son commerce extérieur, le japon dut se résoudre à entrer en guerre avec l’Amérique. Le gouvernement américain au courant de la prochaine attaque de Pearl Harbour ne prévint pas les officiers de la base de façon à créer un choc dans l’opinion publique américaine pour pouvoir justifier la guerre. Après la défaite du Japon en 1945, le premier but des forces d’occupation fut de restructurer le système bancaire pour le rendre privé et démanteler les conglomérats industriels.

 

La destruction de la Lybie

Après avoir été sous la domination de l’empire Ottoman, puis de l’Italie, puis de la Grande Bretagne et de la France, la Lybie n’acquit son indépendance qu’en 1956. Le roi Idris al Mahdi as-Sanusi ne sut pas empêcher les compagnies pétrolières internationales de s’emparer du pétrole découvert en 1959. En prenant le pouvoir en 1969, Mouammar Kadhafi prit aussi le contrôle de la Banque Centrale et des activités économiques. Il s’ensuivit un développement économique important qui placèrent la Lybie en tête des états africains, sans dettes envers l’étranger, avec une monnaie interne basée sur l’or. M. Kadhafi a été décrit comme un horrible dictateur mais il était soutenu par 90 % de son peuple en raison de l’amélioration du niveau de vie : _La scolarité était gratuite. _Les étudiants étaient rémunérés _Ceux qui étudiaient à l’étranger avaient logement, voiture et salaire. _Le logement était gratuit pour tous. _Les nouveaux mariés recevaient 60 000 dinars du gouvernement. _L’électricité était gratuite, les soins médicaux gratuits. _Les voitures à prix coûtant. _Les crédits sans intérêts. _Les fermiers recevaient des terres gratuitement, des graines et du bétail. _ Une partie de la vente des hydrocarbures était reversé aux citoyens. _Il entrepris de grands travaux pour irriguer le désert de Nubie sans emprunter. Les mendiants et les sans-abris n’existaient pas, l’espérance de vie de 75 ans était au dessus de la moyenne mondiale, le taux d’alphabétisation était de 82 %, le taux d’incarcération beaucoup plus faible que dans nos pays occidentaux.

La Libye fut envahie par les « Occidentaux » sous de mauvais prétextes, Kadhafi lâchement assassiné, et la banque ne fut plus d’État.

Il en fut de même pour l’Irak le jour où Saddam Hussein voulut abandonner le pétrodollar.

Il en fut de même pour la Syrie qui a résisté pendant plus de 10 ans aux djihadistes armés et entraînés par l‘ « occident » et le mossad. Abu Muhammed Al-Jawlani, le chef du HTS qui a renversé le président Syrien est juif : Selon le journal israélien YNET News il est né Yonatan Avi-David  et fait partie du mossad.

Il ne reste plus guère que l’Iran qui possède une banque d’état, ce qui explique les menaces répétées d’Israël et des USA contre l’Iran.

La situation actuelle

L’assassinat du président J.F.Kennedy se fit toujours pour les mêmes raisons : il avait découvert le complot, voulait s’y attaquer et avait publié un décret permettant à l’état de frapper monnaie. Des documents déclassifiés montrent que l’assassinat a été organisé par la CIA et le mossad avec plusieurs tireurs. Le premier acte politique de son successeur Lyndon Johnson (qui faisait partie du complot), en descendant de l’avion le jour même, fut de supprimer ce décret.

Mais après cet assassinat, il semblerait qu’une partie de l’armée américaine ait décidé de contre-attaquer. Plutôt que de faire un coup d’état qui n’aurait pas été compris par la population sous l’influence des médias aux ordres de la mafia Khazar, ce seraient eux qui auraient demandé à Trump de se présenter. Il y a donc une guerre souterraine qui se joue depuis 2020 entre ceux qui continuent vers la mondialisation Khazar ( l’Amérique des démocrates, les satellites européens, l’Australie, le Canada, et bien sûr Israël), et ceux qui veulent un monde multipolaire avec des états souverains, qui se fédèrent dans les BRICS.

Les premiers sont encore très puissants et sortent leurs dernières armes pour détruire le plus possible les populations, cherchant à provoquer une troisième guerre mondiale. L’issue de la bataille dépendra de la vitesse avec laquelle les peuples comprendront où est leur intérêt.

On verra jusqu’où M. Trump pourra aller dans sa tentative de redresser les USA et d’empêcher les mondialistes qui gangrènent son administration de détruire le plus possible de monde en provoquant une guerre mondiale. Il ne pourra réussir que s’il arrive à reprendre le contrôle de la Réserve Fédérale et à contenir Israël, ce qui ne semble pas se profiler. Espérons qu’il arrivera cependant à faire la paix et à maintenir Israël dans des frontières fixes. Les crimes monstrueux dont ce sont rendus coupables les dirigeants sionistes sont au delà du domaine de notre justice : ils ont vendu leur âme au diable et c’est avec lui qu’ils auront à faire plus tard. Nous devons désormais les empêcher de nuire davantage.

Trump gardera aussi sûrement un système monétaire qui conserve le capitalisme et la finance, ne permettant pas tous les avantages sociaux d’une monnaie SMVE (voir plus loin) et le laissant prisonnier de ceux qui contrôlent cette finance.

Les pays européens, et en particulier la France qui a été la plus détruite par les gouvernements successifs depuis De Gaulle seront ceux qui auront le plus à reconstruire. Et c’est cette reconstruction que nous devons commencer à prévoir, la suite de ce livre y est consacré.

Définition de la monnaie

L’extraordinaire pouvoir de la création monétaire

                         Nous sommes une majorité à désirer un monde meilleur, plus respectueux des autres êtres humains et de l’écologie, avec moins d’inégalités, moins de violence, plus de liberté, un monde où chacun pourrait s’épanouir et développer toutes les potentialités de son être. Nous avons atteint les capacités techniques pour que cela soit possible et pourtant nous assistons à un pillage de la planète, à  la montée de la violence guerrière, à une compétitivité exacerbée comme s’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde, à voir quelques très riches qui peuvent tout se permettre et beaucoup de très pauvres qui ne peuvent même pas manger à leur faim.

La justification de tout cela est toujours économique, c’est en son nom qu’on nous impose l’hyper compétitivité, les délocalisations et le chômage, l’austérité, la détérioration des acquis sociaux, la braderie de l’état social, la perte de la démocratie. Pourtant, un système économique est déterminant pour l’organisation sociale et devrait être sous le contrôle du politique: s’il ne l’est pas, c’est que les politiques sont devenus les valets de plus puissants qu’eux.

Nous sommes tellement imprégnés par ce système dit « néo-libéral »qu’il nous est difficile d’en imaginer un autre. Pourtant je vous propose de partir de rien, d’une époque où la monnaie n’existe pas encore, pour construire un système monétaire respectueux des individus et de la démocratie, ce qui nous permettra de mesurer le fossé qui le sépare du système actuel mais nous motivera aussi pour transformer celui-ci.

Supposons pour cela une petite communauté où l’argent n’existe pas encore mais qui fonctionne selon le principe de la répartition du travail : chacun se spécialisant dans une activité, il devient nécessaire d’organiser les échanges pour que chacun puisse avoir tout ce dont il a besoin et que la communauté survive.

Il y a d’abord le don : chacun donne aux autres ce qu’il produit sans compter en espérant que les autres feront de même pour ce dont il a besoin. Cela est valable dans une petite communauté où tout le monde se connait et voit ce que font les autres. Le risque dans une communauté plus grande est qu’il y en ait qui s’épuisent à donner alors que d’autres profitent des dons sans rien produire eux-mêmes.

Si le don ne veut pas être gratuit et demande une réciprocité, on peut envisager le troc : on échange au lieu de donner. L’inconvénient en est quand les choses à échanger n’ont pas la même valeur, ou quand on ne trouve rien à échanger qui satisfasse celui qui possède le bien convoité. Le troc est surtout utilisé pour des échanges entre communautés.

L’invention de la monnaie est un progrès sur le troc car elle va pallier à ces 2 inconvénients en mesurant la valeur des échanges et en permettant leur mutualisation. Chacun pourra savoir s’il a produit suffisamment ou s’il est en dette envers la société, il pourra vendre à l’un et acheter à un autre. Lorsqu’on échange 2 richesses de valeurs différentes, celui qui a donné la richesse de plus grande valeur garde la différence de valeurs pour échanger avec d’autres.

Notons bien que tous les échanges n’ont pas besoin d’être monétisés: lorsqu’on a confiance dans la capacité de rendre à celui à qui on donne, ou quand on peut se permettre de donner sans avoir besoin de retour, dans les échanges entre amis, encore plus dans les échanges amoureux, quand ce qu’on échange est inestimable, il n’y a pas besoin de monnaie. Celle ci n’intervient que quand la communauté devient trop grande et que la confiance en l’autre n’est pas automatique, elle sert juste à mesurer que personne ne va recevoir plus qu’il ne peut donner. (Ceci dans une société démocratique où tous les individus sont égaux, nous verrons qu’ elle peut aussi être utilisée à d’autres fins).

La fonction première de la monnaie dans une démocratie est de mesurer la valeur des échanges.La monnaie n’est qu’un instrument de mesure : elle mesure les valeurs comme un mètre mesure les longueurs. Elle n’a pas de valeur en soi ou, si elle a une valeur propre, cette valeur est indépendante de la valeur de ce qu’elle mesure (de même que la longueur du mètre est indépendante de la longueur de l’objet mesuré).

Regardons plus concrètement comment mettre en place une monnaie :

Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur une unité de valeur et attribuer à chaque chose commercialisable une valeur multiple de cette unité.

_Que choisir comme unité ? On peut choisir n’importe quoi : une fève, une poule, une vache, un kilo de blé, une pièce en or, un morceau de papier, un signe sur un livre de comptes, une heure de travail. Il suffit qu’elle soit assez petite pour que la valeur de tout ce qui est à échanger en soit des multiples.

_Comment estimer la valeur de chaque chose ? Cette estimation est forcément subjective et il n’y a guère d’autre solution que de s’en remettre à la loi de l’offre et de la demande. Le prix se négocie entre le vendeur et l’acheteur. L’estimation la plus juste serait de considérer le temps de travail nécessaire pour créer cette richesse, mais d’autres facteurs entrent en jeu: la rareté, la difficulté, la beauté, …

_Comment enregistrer la transaction ?

Avec un livre de comptes : chacun a un compte où se marque en unités positives ce qu’il a vendu et en unités négatives ce qu’il a acheté. Il peut ainsi se rendre compte s’il a donné plus qu’il n’a reçu ou le contraire. C’est ce qui s’est fait dans l’antiquité et se fait actuellement dans les SEL (Systèmes d’Echange Locaux). C’est un système très simple et très sûr qui a pour seul inconvénient de devoir se référer au livre de compte chaque fois que l’on fait un échange.

Nous pouvons aussi matérialiser cette monnaie avec des pièces et des billets par exemple et  garder la monnaie en échange  de ce qui a été vendu, comme preuve . Cette solution est beaucoup plus problématique que la précédente car cette monnaie a 4  valeurs différentes:

_elle a la valeur de sa fabrication, le prix du papier, de l’encre et de la main d’oeuvre pour fabriquer un billet ou le prix du métal et de la main d’oeuvre pour fabriquer les pièces. Nous parlerons de valeur propre et de monnaie vide.

_Elle représente la valeur de ce que nous venons de vendre: nous parlerons de monnaie pleine.

_elle a aussi la valeur de ce que celui qui vous l’a donné a fait pour l’obtenir, et qui peut être très différente de la valeur que vous lui attribuez, vide ou pleine différemment..

_Elle a enfin la valeur de ce que vous pouvez acheter avec elle.

Comme rien en apparence ne distingue ces 4 valeurs, il a paru nécessaire de les homogénéiser: ce sont les conventions sociales et la loi de l’offre et le demande qui homogénéisent les monnaies pleines. Reste le problème de la différence entre monnaie vide et monnaie pleine: une première solution fut de donner à la monnaie une valeur propre importante, aussi importante que les autres valeurs: c’est ainsi qu’il y eut des pièces en or. Mais le besoin de monnaie augmentant, et l’or étant en quantité finie, les pièces ont contenu de moins en moins d’or, jusqu’à devenir des billets un peu rattachés à l’or puis plus rattachés du tout. Lorsque la valeur propre de la monnaie est devenue très faible, pour qu’elle puisse encore être acceptée comme représentant une valeur, il faut 3 conditions :

_Qu’elle soit acceptée par tous et en particulier par les instances dirigeantes, l’état. C’est l’état qui légifère pour indiquer quelle monnaie ne peut être refusée en paiement d’une valeur ou pour s’acquitter des taxes et impôts.

_qu’elle ne puisse pas être falsifiée par de faux monnayeurs: seuls ont le droit de la fabriquer ceux désignés par l’état.

_et  qu’elle corresponde à des valeurs réelles. Cela implique que l’on fasse confiance à l’organisme émetteur de cette monnaie de ne l’émettre que pour des valeurs réelles.

Comment cette monnaie est-elle émise pour représenter des valeurs réelles ?

. Pour que la monnaie créée représente une valeur réelle, elle ne doit être donnée qu’à celui qui a vendu une richesse (j’entends par richesse un bien matériel, ou un service, ou une compétence, ou un temps de travail). Celui qui achète doit avoir auparavant produit une richesse lui aussi, ou alors a dû emprunter.

Il y a 2 manières d’emprunter :

_emprunter à quelqu’un qui a trop de monnaie pleine (avec valeur) par rapport à ses besoins et lui rendre quand on aura produit soi-même suffisamment, avec éventuellement  un cadeau de remerciement ou un intérêt.

_emprunter à l’organisme émetteur de la monnaie-sans-valeur qu’on lui rendra quand on aura produit suffisamment pour avoir la même quantité de monnaie avec valeur.(cela correspond au compte négatif du livre de compte que l’on promet de ne pas laisser négatif). Cela prouvera, comme dans le livre de compte, que l’on s’est acquitté de sa dette envers la société en produisant autant que l’on avait emprunté et l’on rendra alors l’instrument de mesure comme on rendrait un mètre à celui qui nous l’a prêté pour faire la mesure. Mais cela va poser un gros problème car, pendant tout un temps avant le remboursement, il va y avoir en circulation à la fois de la monnaie vide et de la monnaie pleine et que rien ne permet de distinguer l’une de l’autre; mieux, l’une se transforme en l’autre au cours d’une transaction: si vous payez ce que vous achetez avec une monnaie sans valeur qui vient d’être créée, elle devient instantanément entre les mains du vendeur une monnaie avec valeur ( c’est pour cela que vous devez rendre de la monnaie avec valeur à celui qui vous a prêté de la monnaie sans valeur). Mais, contrairement à l’emprunt précédent, il n’est pas possible pour l’organisme émetteur de demander des intérêts car cela reviendrait à prendre de la monnaie avec valeur dans le circuit économique alors que son rôle est d’en mettre, cela créerait de l’inflation et un endettement non remboursable. Pour bien comprendre cela, regardons ce qui se passe sur une communauté réduite au minimum de 3 personnes, Pierre, Jean, Bernard :

Supposons pour simplifier qu’ils aient chacun une richesse à proposer aux autres, et que ces richesses soient estimés à la même valeur, 10 unités. Jean voudrait acheter à Pierre, Bernard à Jean et Pierre à Bernard. Comme il n’y a pas encore de monnaie qui circule, Jean va emprunter à l’OE (organisme émetteur) 10u: ces 10u n’ont aucune valeur (ou seulement leur valeur propre, très faible, on peut parler de monnaie vide, ou monnaie dette), ils mesurent seulement la dette de Jean envers la société, dette qu’il s’engage à rembourser en produisant pour la société au moins autant.                                                                                                    Avec ces 10u, il paye Pierre qui les garde en échange de sa richesse; ces 10u ont maintenant de la valeur, ils représentent la valeur de la richesse qu’il vient de vendre et lui donnent le droit d’acheter pour la même valeur. Les 10u vides sont magiquement devenus 10u pleins alors que rien ne distingue l’un de l’autre.                                                                                                                                    Bernard qui n’a pas d’argent non plus va faire de même pour acheter à Jean : il s’endette de 10u vides qu’il donne à Jean, ils deviennent alors pleins et Jean va pouvoir rendre les 10u pleins à l’OE qui les détruit: les pleins ont annulés les vides, Jean a payé sa dette envers la communauté .                                                     Pierre qui a déjà 10u pleins va pouvoir acheter à Bernard sans emprunter, ce qui permettra à Bernard de rembourser sa dette.  Au final, tout l’argent créé par l’OE lui a été rendu, il n’y a plus de monnaie qui circule mais tous les échanges souhaités ont pu se faire et personne n’est en dette envers les autres.

Il est évident que dans une communauté aussi restreinte,il n’y a pas besoin de monnaie, mais le raisonnement serait le même dans une communauté plus large et si les objets à échanger n’avaient pas la même valeur; au final, certains resteraient avec de la monnaie pleine et d’autres avec de la monnaie dette mais la somme totale serait nulle.

Qui va être cet organisme émetteur et comment va-t-il fonctionner ? La monnaie étant un service public, il semblerait normal que ce soit un organisme public. Ce fut le cas pendant longtemps avec des banques centrales d’état seules habilitées à créer la monnaie. Ce n’est plus le cas actuellement dans la plupart des pays occidentaux, en particulier aux USA ( où la « Réserve Fédérale » est en réalité un consortium de banques privées) et en Europe ( où la Banque Centrale est hors contrôle des états membres).

Imaginons maintenant que l’OE  soit un banquier qui ne soit pas au service de la communauté mais vise seulement son intérêt propre: il va prêter mais en demandant des intérêts sur l’argent créé (normal, pensez vous, il faut bien qu’il se rémunère, mais vous allez voir que cela change tout): Jean emprunte 10u mais doit en rendre 11 ; il n’a que 2 solutions, augmenter la valeur de sa richesse et la vendre 11u à Bernard ou emprunter encore 1u qu’il ne pourra jamais rendre. Supposons que Bernard accepte l’augmentation de prix : il emprunte 11u, mais il devra en rendre 12. Pierre est coincé : il ne peut pas acheter à 12u car il n’a que 10u et, s’il emprunte 2u, il ne pourra jamais les rembourser puisqu’il n’y aura plus de monnaie en circulation.

Pour qu’un système monétaire puisse fonctionner dans un communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

S’il y a une seule loi scientifique en économie, c’est celle-là, et, pourtant elle n’est pas appliquée dans le système actuel qu’on nous impose.

Bien sûr, cette loi n’est valable que si le banquier crée la monnaie, il aurait le droit de demander des intérêts pour vivre s’il prêtait de l’argent plein ou des promesses d’argent plein, comme cela se faisait autrefois. Il est récent que les banquiers aient le droit de créer l’argent qu’ils prêtent. Celui qui crée la monnaie a besoin certes d’être rémunéré pour le service qu’il rend, mais il ne peut le faire en demandant des intérêts, nous verrons plus loin comment il peut l’être.

Le fait que ce soit un banquier privé qui crée la monnaie a un autre effet pervers: celui qui emprunte se sent désormais en dette non plus envers la société, mais envers la banque, ce qui justifie tout le pouvoir que peut exercer la banque sur lui en se comportant comme si elle prêtait de l’argent plein: il s’agit ni plus ni moins d’une escroquerie, la dette reste envers la société et non envers la banque.

Le fait que l’organisme émetteur soit géré par la collectivité comme un service public permet non seulement de prêter sans intérêts à tous ceux capables de créer des richesses et rembourser un jour, mais aussi de payer directement par création monétaire (pleine  puisqu’elle correspond à une richesse créée) tous ceux qui travaillent pour la communauté : c’est la collectivité qui est en dette envers eux et rembourse en donnant de la valeur contre leur monnaie. C’est l’équivalent d’un impôt qui aurait dû être levé pour les payer, mais indolore : il demande à la collectivité de produire plus mais l’enrichit au lieu de l’appauvrir. C’est d’ailleurs la seule façon possible de démarrer car, au départ, quand tout le monde a remboursé ses dettes, il n’y a pas d’argent qui circule et il est impossible alors de lever des impôts: il faut commencer par donner de l’argent plein avant de pouvoir en ponctionner. Les impôts ne se justifieront que lorsqu’il y aura trop d’argent en circulation.

Prenons l’exemple de celui qui gère l’organisme émetteur : s’il ne peut prendre d’intérêts, comment va-t-il être rémunéré ? Il produit quelque chose pour la communauté, donc mérite d’être payé par elle. Pour cela, 2 solutions : ou on lève un impôt qui permettra de le payer, ou on le paye par création monétaire . L’impôt est pour l’instant impossible car nous avons vu que si les échanges entre les membres de la communauté sont équilibrés, il n’y a plus d’argent en circulation. Son travail doit donc être payé directement par création monétaire,  la collectivité rembourse en donnant des richesses en échange de cette monnaie mais , au lieu de s’endetter, elle s’enrichit. La masse monétaire en circulation augmente, elle s’adapte automatiquement aux besoins. (Bien sûr, il faudra un contrôle démocratique pour qu’il ne puisse pas se payer autant qu’il veut).

Il en est de même pour les investissements apportant une richesse dont profite toute la communauté, par exemple autoroute ou hôpital : ceux qui les construisent sont payés par création monétaire et, en acceptant cette monnaie contre des richesses, la communauté paye cette réalisation qui lui appartient d’emblée.

Tout cela correspond à ce qui se passerait s’il n’y avait pas d’argent : ceux qui travaillent pour la communauté sont pris en charge par celle-ci qui se charge de les nourrir. C’est le système monétaire qui  s’adapte aux besoins de la communauté et non le contraire.

Quand l’organisme émetteur de monnaie est géré par la collectivité, il peut payer les investissements collectifs et ceux qui travaillent pour le collectif avec de la création monétaire. Cela remplace l’impôt et ne produit pas d’inflation. Il n’y a pas d’inflation tant que la monnaie créée correspond à la valeur d’une richesse produite.

Ce problème de l’inflation est à approfondir car il a servi de prétexte pour créer une Banque Centrale Européenne indépendante des états et ne pouvant pas prêter aux états: « si les états contrôlaient la Banque Centrale, ils s’en serviraient pour créer de l’argent à tout va, pour masquer leur mauvaise gestion, et, quand il y a trop d’argent qui circule par rapport aux besoins, les vendeurs peuvent se permettre d’augmenter les prix, ce qui crée de l’inflation ». Le premier raisonnement est spécieux: si on part du principe que l’état va mal utiliser les outils qu’on lui donne, il ne faut rien lui confier d’autre non plus, et, dans un état démocratique, si le gouvernement fait une mauvaise gestion, il ne sera pas reconduit. Ensuite, les causes de l’inflation n’ont jamais été clairement analysées et sont multiples: nous avons vu que les prêts par création monétaire avec intérêt poussent à l’inflation, elle peut être due aussi à la hausse du coût des matières premières importées, mais elle est surtout due à un système dont l’objectif  essentiel est l’enrichissement. Enfin, l’inflation n’a pas que des inconvénients car elle pénalise surtout les rentiers. Ici, l’OE ne peut pas émettre de la monnaie n’importe comment, seulement pour un investissement collectif qui appartiendra à la communauté ou pour payer ceux qui travaillent pour le collectif: n’oublions pas que ce sera le seul argent plein qui restera en circulation quand tous les emprunts auront été remboursés. Avant que la quantité d’argent plein atteigne le PIB, il faudra plusieurs années, et, lorsque ce sera le cas, il sera possible de remplacer la création monétaire par des impôts: l’état pourra jouer entre création monétaire et impôt pour adapter finement la masse monétaire pleine aux besoins. ( Et, si nous sommes dans un état très démocratique avec séparation des pouvoirs, il sera possible que l’OE soit un service public sous contrôle citoyen mais non soumis à l’état, soumis seulement aux contraintes d’émission citées plus haut).

Pour arriver plus vite à ce que ce soit uniquement de l’argent plein qui circule et éviter les successions d’emprunts, il serait peut-être possible que l’OE verse au départ à tous les citoyens une certaine quantité d’argent plein, mais les conditions d’attribution semblent assez difficiles à déterminer pour respecter les impératifs d’émission.

Regardons  maintenant ce qui se passe lorsque c’est un banquier qui se propose d’être l’organisme émetteur de monnaie, sans contrôle démocratique:

_Il va prêter à qui il veut, en quantité qu’il veut, au taux qu’il veut : quel énorme pouvoir ! C’est lui, et non la société, qui va décider des investissements à faire et il choisira non pas ceux qui sont le plus intéressants à long terme, mais ceux qui rapportent le plus à court terme. Il peut augmenter ou diminuer la masse monétaire à sa guise, créer inflation ou récession.

Le fait de prêter de la monnaie créée avec intérêts déséquilibre complètement le système monétaire, comme nous l’avons vu, et fera des exclus qui ne pourront pas rembourser. Cela va créer une compétition sauvage entre les membres de la communauté, chacun essayant d’éviter d’être exclu. Cela tend aussi à provoquer de l’inflation car, pour pouvoir payer les intérêts, une possibilité est de gonfler le prix de sa richesse. Ce système ne peut perdurer que dans une fuite en avant, une expansion perpétuelle qui permet de reporter sur d’autres le défaut de paiement ou l’endettement non remboursable. Voilà pourquoi les USA sont dans un expansionnisme permanent, voilà pourquoi les économistes adeptes de ce système ne voient de salut que dans la croissance: quand il y a croissance, beaucoup empruntent; avant que les emprunts soient remboursés, il y a beaucoup de monnaie vide qui circule et donne l’impression d’un augmentation de la masse monétaire. Le problème est que quand tous les emprunts sont remboursés avec les intérêts, il y a encore moins d’argent en circulation qu’avant.

L’état ne pourra pas créer de monnaie et ne pourra se financer que par l’emprunt et l’impôt. En dernier recours, quand il faudra bien augmenter la masse monétaire, c’est sur lui que retombera l’endettement non remboursable (voilà pourquoi tous les états adeptes de ce système ont des dettes exponentielles qui ne font que croître, quoi qu’ils fassent). Fini également  la possibilité de payer les réalisations collectives avec de la création monétaire, il devra lever des impôts ou emprunter encore et s’endetter encore plus (voilà pourquoi on nous impose l’austérité).

Enfin, rien ne l’empêche de créer de la monnaie pour autre chose que des  richesses produites, en particulier pour spéculer à la bourse; les investissements spéculatifs ne sont pas des investissements productifs et ne devraient pas avoir droit à de la création monétaire. Actuellement, 95% de l’argent créé sert à la spéculation: en 2016, la Banque Centrale Européenne a racheté pendant des mois 60Md d’actifs par mois, ce qui revient à distribuer de la monnaie en la donnant uniquement aux banques qui ne s’en sont servies que pour spéculer ( c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français).  Cela crée une inflation masquée, car elle n’est pas prise en compte dans l’indice, mais elle est gigantesque et enlèverait toute valeur à la monnaie si les utilisateurs le savaient.

La spéculation et le prêt avec intérêt permettent à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent, essentiellement les banques, d’en acquérir encore plus sans rien produire, ce qui est une absurdité: il est incompatible pour un instrument de mesure de s’agrandir à l’usage; imaginez que votre mètre s’allonge quand ce que vous mesurez est grand, un instrument de mesure doit au contraire, rester le plus stable possible. C’est à comparer également à une énergie qui s’accroîtrait quand on la stocke, ce qui est contraire aux principes de l’entropie. Nous devons perdre l’habitude de considérer qu’il est normal que l’argent placé « rapporte »: cela ne se justifie que parce que nous n’en avons pas assez et pour compenser l’inflation, ce qui ne devrait pas avoir lieu dans un système bien géré. Il serait plus normal que l’argent capitalisé, donc inutilisé dans des échanges, perde peu à peu sa valeur. C’est ce qu’ont voulu marquer certaines monnaies locales en étant « fondantes ».

Peu de banquiers sont pleinement conscients de ce qu’ils font en créant de l’argent et en le prêtant avec intérêts. Ils équilibrent des balances, ils appliquent un fonctionnement archaïque de réserves fractionnaires qui n’avait de raison d’être que lorsque la monnaie était rattachée à l’or (cela permettait de multiplier l’argent insuffisant créé par la banque centrale). Même si leur fonctionnement leur parait  réglementé, il n’en entraîne pas moins toutes les conséquences décrites précédemment.

Mais ceux qui dirigent le système, essentiellement quelques grands banquiers anglo-américains, sont parfaitement conscients des énormes pouvoirs que donne la création monétaire : ils permettent de contrôler  toute la vie sociale. Comme l’a dit si bien un certain Mayer Amschel Rothschild, à l’origine de tout cela : « donnez-moi  le contrôle de la monnaie et je me moque de qui fait les lois ». Et c’est parce que le système monétaire est contrôlé par des banquiers que la préoccupation majeure est devenue de gagner toujours plus d’argent, indépendamment des besoins de la population et de toute valeur morale.

Comment le pouvoir de création monétaire permet de tuer la démocratie: voir la suite

création monétaire et démocratie

On comprend que ceux qui ont en mains un tel pouvoir fassent tout pour le conserver et rêvent de dominer l’humanité entière, mais comment s’en sont-ils emparés ? Jusqu’où peuvent-ils aller pour le conserver ? Leur mise en lumière amène à une nouvelle lecture de l’Histoire.

voir la suite: histoire de la création monétaire

Histoire de la création monétaire