Pourquoi nous ne sommes plus du tout en démocratie

     

La démocratie idéale, « le gouvernement par le peuple pour le peuple » est une belle formule qui n’a jamais existé : même chez les athéniens, qui est la forme la plus évoluée de démocratie que nous connaissons, elle n’existait que pour une petite partie de la population, pas pour les femmes ni pour les esclaves. Elle ne semble pas être une forme naturelle d’organisation des humains (ni des animaux d’ailleurs). L’organisation la plus naturelle, ou la plus efficace, se fait autour d’un leader, d’un chef mais il y a d’autant plus de démocratie dans le groupe que ce chef est à l’écoute des aspirations de son peuple et qu’il est révocable lorsqu’il ne convient plus à la majorité. A ce titre, le fait d’élire des « représentants », ce que nous faisons, n’est pas un gage de démocratie car ils ne sont pas forcément à l’écoute des aspirations du peuple et ne sont révocables qu’à condition d’en choisir des nouveaux dans la même caste.

Faute d’être vraiment démocratique, la constitution de notre république avait prévu une certaine séparation des pouvoirs : des pouvoirs qui s’équilibrent sont le gage qu’un dictateur ne pourra pas s’installer. Il y a donc séparation théorique entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Je dis bien théorique car on a bien vu que, grâce aux procureurs, l’exécutif pouvait interférer avec le judiciaire et que, depuis quelque temps, les français avaient pris l’habitude d’élire un législatif soumis à l’exécutif : nous avons donc un président tout puissant et irrévocable pendant 5 ans.

Mais le plus grave n’est pas là : la constitution a oublié de soumettre à la démocratie 2 pouvoirs importants : le pouvoir des médias et le pouvoir de création monétaire et ce dernier pouvoir, le plus important, a contaminé tous les autres.

Grâce au pouvoir de l’argent, les banquiers (pas les petits banquiers, les quelques gros détenteurs des banques centrales) ont pu regrouper tous les grands médias dans les mains de quelques amis grands industriels.

Grâce au pouvoir de l’argent, les banquiers et leurs amis, les puissances d’argent, les multinationales, ont pu corrompre une grande partie des politiques en finançant leurs campagnes électorales et en assurant leur fortune personnelle (comment appeler autrement les postes bien rémunérés offerts avant ou après le passage au gouvernement ?)

Grâce à la possession des médias et à des techniques de plus en plus élaborées de manipulation des masses, ils arrivent à faire voter suffisamment de citoyens crédules pour le candidat de leur choix. Ce n’est d’ailleurs pas lui qui va gouverner effectivement mais ses conseillers sponsors et commanditaires qui sont derrière, dans un sens qui va satisfaire leurs intérêts plutôt que ceux de la majorité de la population.

Ce système fonctionne bien depuis longtemps aux USA où toute l’administration est composée de banquiers et il nous a été importé avec l’UE qui nous interdit l’accès à nos banques centrales et soumet nos chefs d’état consentants aux directives d’une commission non élue plus à l’écoute des lobbies que du peuple.

Il ne sera donc pas possible de retrouver une certaine démocratie sans sortir de l’UE.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, je vous invite à revisiter l’histoire sous l’angle de la création monétaire.

Histoire de la création monétaire

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