La révolution monétaire, une révolution démocratique pacifique

Les révolutions ont lieu lorsque le peuple est excédé par trop d’oppression, trop de misère, trop de mépris de la part des dirigeants. Ce peuple en colère descend dans la rue, se bat contre les forces armées qu’on lui envoie, réclame et parfois obtient le départ du dirigeant principal. Mais toutes ces révolutions échouent parce qu’elles n’ont pas anticipé ce qu’elles voulaient mettre à la place: le dirigeant principal n’est que la partie apparente d’un système complexe à la fois institutionnel, idéologique et économique et lui parti, le système continue à fonctionner comme avant et le remplace par un autre semblable.

Actuellement, nous sommes sous l’emprise d’un système dit « néolibéral » qui se rapproche du niveau d’oppression, de misère et de mépris du peuple propre à déclencher une révolution mais, si nous ne voulons pas qu’elle échoue aussi, nous devons auparavant analyser en quoi ce système est pervers et anticiper celui que nous voulons mettre à la place. C’est le but de ce document.

L’idéologie néolibérale nous dit que toute l’organisation sociale est régie par le système économique qui s’autogère lui-même par la « loi du marché ». Cette « loi du marché » apparaît tellement complexe que la plupart d’entre nous n’y comprennent rien et que les économistes eux mêmes n’arrivent pas à prévoir quand et pourquoi il va y avoir des « crises ». Les théories économiques néolibérales échouent car le système est tellement dérégulé et instable qu’il obéit à des mouvements psychologiques de masse pouvant se déclencher à tout moment: la seule théorie mathématique qui pourrait s’appliquer à ce système est la bien nommée « théorie du chaos ». Aucune par contre ne se penche sur les conditions initiales qui rendent le système chaotique et ne se pose cette question initiale fondamentale:  comment est créée la monnaie que nous utilisons et quelles sont les règles logiques auxquelles doit obéir cette création pour que le système économique puisse fonctionner de façon pérenne?

Curieusement, ces règles logiques de création monétaire ne sont enseignées nulle part : on enseigne certes la règlementation de la création monétaire mais sans jamais se poser la question de sa cohérence. Et encore cet enseignement est-il réservé à quelques étudiants : combien de français savent que les banques sont autorisées à créer de l’argent ex nihilo (à partir de rien) lorsqu’elles vous font un prêt ?

Or, ces règles logiques ne demandent pas une compétence extraordinaire pour être comprises : il suffit d’essayer de résoudre le problème suivant : comment créer un système monétaire au service d’une communauté fermée autosuffisante ? (ce qui ne l’empêchera pas de commercer avec d’autres communautés si elle n’est pas autosuffisante).C’est ce que nous allons faire, ce qui nous permettra de découvrir quelles sont ces règles logiques et de comparer un système qui les applique à un système qui ne les applique pas.

Supposons pour cela une petite communauté où l’argent n’existe pas encore mais qui fonctionne selon le principe de la répartition du travail : chacun se spécialisant dans une activité, il devient nécessaire d’organiser les échanges pour que chacun puisse avoir tout ce dont il a besoin et que la communauté survive.

Il y a d’abord le don : chacun donne aux autres ce qu’il produit sans compter en espérant que les autres feront de même pour ce dont il a besoin. Cela est valable dans une petite communauté où tout le monde se connait et voit ce que font les autres. Le risque dans une communauté plus grande est qu’il y en ait qui s’épuisent à donner alors que d’autres profitent des dons sans rien produire eux-mêmes.

Si le don ne veut pas être gratuit et demande une réciprocité, on peut envisager le troc : on échange au lieu de donner. L’inconvénient en est quand les choses à échanger n’ont pas la même valeur, ou quand on ne trouve rien à échanger qui satisfasse celui qui possède le bien convoité. Le troc est surtout utilisé pour des échanges entre communautés.

L’invention de la monnaie est un progrès sur le troc car elle va pallier à ces 2 inconvénients en mesurant la valeur des échanges et en permettant leur mutualisation. Chacun pourra savoir s’il a produit suffisamment ou s’il est en dette envers la société, il pourra vendre à l’un et acheter à un autre. Lorsqu’on échange 2 richesses de valeurs différentes, celui qui a donné la richesse de plus grande valeur garde la différence de valeurs pour échanger avec d’autres. Donner de la monnaie à quelqu’un en échange de ce qu’il  donne, cela veut dire exactement: « Tu m’as donné quelque chose qui vaut cette valeur là mais je ne suis pas en dette envers toi car le fait que j’ai cette monnaie prouve que j’ai donné moi aussi quelque chose de cette valeur à quelqu’un d’autre (ou que je vais le faire si c’est un emprunt que je dois rembourser) ». Et celui qui a reçu cette monnaie la garde comme preuve qu’il a déjà donné une richesse de cette valeur là et qu’il a droit à recevoir des richesses de la même valeur. (J’entends par richesse toute production commercialisable: objet, service, transmission de savoir ou de savoir faire, …).

Notons bien que tous les échanges n’ont pas besoin d’être monétisés: lorsqu’on a confiance dans la capacité de rendre à celui à qui on donne, ou quand on peut se permettre de donner sans avoir besoin de retour, dans les échanges entre amis, encore plus dans les échanges amoureux, quand ce qu’on échange est inestimable, il n’y a pas besoin de monnaie. Celle-ci n’intervient que quand la communauté devient trop grande et que la confiance en l’autre que l’on ne connait pas n’est pas automatique, elle sert juste à mesurer que personne ne va recevoir plus qu’il ne peut donner. (Ceci dans une société démocratique où tous les individus sont égaux, nous verrons qu’elle peut aussi être utilisée à d’autres fins).

La fonction de la monnaie dans une démocratie est de mesurer la valeur des échangesLa monnaie n’est qu’un instrument de mesure : elle mesure les valeurs comme un mètre mesure les longueurs.

Regardons plus concrètement comment mettre en place une monnaie :

Il faut tout d’abord se mettre d’accord sur une unité de valeur et attribuer à chaque chose commercialisable une valeur multiple de cette unité.

_Que choisir comme unité ? Puisqu’il ne s’agit que d’un instrument de mesure,  n’importe quoi peut faire l’affaire : une fève, une poule, une vache, un kilo de blé, une pièce en or, un morceau de papier, un signe sur un livre de comptes, une heure de travail. Il suffit qu’elle soit assez petite pour que la valeur de tout ce qui est à échanger en soit des multiples. Il n’est pas nécessaire que la monnaie soit rattachée à l’or: nous verrons plus tard les avantages et inconvénients du rattachement à l’or.

La valeur propre de la monnaie est indépendante de la valeur de ce qu’elle mesure (de même que la valeur du mètre est indépendante de la valeur de l’objet mesuré).

_Comment estimer la valeur de chaque chose ? Cette estimation est forcément subjective et il n’y a guère d’autre solution que de s’en remettre à la loi de l’offre et de la demande. Le prix se négocie entre le vendeur et l’acheteur. L’estimation la plus juste serait de considérer le temps de travail nécessaire pour créer cette richesse, mais d’autres facteurs entrent en jeu: la rareté, la difficulté, la beauté, …

_Comment enregistrer la transaction ?

Avec un livre de comptes : chacun a un compte où se marque en unités positives ce qu’il a vendu et en unités négatives ce qu’il a acheté. Il peut ainsi se rendre compte s’il a donné plus qu’il n’a reçu ou le contraire. C’est ce qui s’est fait dans l’antiquité et se fait actuellement dans les SEL (Systèmes d’Echange Locaux). C’est un système très simple et très sûr qui avait pour seul inconvénient de devoir se référer au livre de compte chaque fois que l’on faisait un échange. Cet inconvénient a été supprimé par la carte bleue car c’est exactement ce qui se passe sur nos comptes en banque (95% de la monnaie mise en circulation est sous forme « scripturale », c’est à dire simplement écrite dans des ordinateurs).

Nous pouvons aussi matérialiser cette monnaie avec des pièces et des billets par exemple et  garder la monnaie en échange  de ce qui a été vendu, comme preuve . Cette solution est beaucoup plus problématique que la précédente car cette monnaie a 4  valeurs différentes:

_elle a la valeur de sa fabrication, le prix du papier, de l’encre et de la main d’œuvre pour fabriquer un billet, ou le prix du métal et de la main d’œuvre pour fabriquer les pièces. Nous parlerons de valeur propre et de monnaie vide.

_Elle représente la valeur de ce que nous venons de vendre: nous parlerons de monnaie pleine.

_elle représente aussi la valeur de ce que celui qui vous l’a donné a fait pour l’obtenir, et qui peut être très différente de la valeur que vous lui attribuez ( elle peut même être vide si c’est un faux monnayeur).

_Elle représente enfin la valeur de ce que vous pouvez acheter avec elle.

L’intérêt d’une monnaie en or était d’homogénéiser ces 4 valeurs, la monnaie ayant une valeur propre sensiblement égale à la valeur qu’elle représentait. Cela décourageait également les faux-monnayeurs qui n’avaient aucun intérêt à utiliser de l’or pour fabriquer une pièce qui ne valait pas plus cher (sauf à utiliser un autre métal jaune qui pouvait tromper le vendeur). L’or avait par contre l’inconvénient d’être en quantité limitée et de ne pas permettre de fabriquer autant de monnaie qu’il était nécessaire. C’est pourquoi, en 1971, Richard Nixon supprima la convertibilité du Dollar en or, et donc des autres monnaies adossées au Dollar. Les monnaies actuelles n’ayant qu’une valeur propre très faible, leur utilisation  n’est  possible que si nous avons suffisamment confiance dans le système pour croire qu’il n’y a que de la monnaie pleine en circulation et que cette valeur reste stable suffisamment longtemps pour que nous puissions acheter pour la même valeur que ce que nous avons vendu. Cela suppose une intervention de l’état qui doit:

_ légiférer pour indiquer quelle monnaie ne peut être refusée en paiement d’une richesse ou pour s’acquitter des taxes et impôts.

_empêcher et interdire la fabrication de fausse monnaie ( monnaie vide identique à la monnaie officielle mais ne correspondant à aucune richesse créée)

Comment cette monnaie est-elle émise pour représenter des richesses réelles ?

. Pour que la monnaie créée représente une richesse réelle vendue, elle ne doit être donnée qu’à celui qui a vendu cette richesse (j’entends par richesse un bien matériel, ou un service, ou une compétence, ou un temps de travail). Celui qui achète doit avoir auparavant produit une richesse lui aussi, ou alors a dû emprunter.

Il y a 2 manières d’emprunter :

_emprunter à quelqu’un qui a trop de monnaie pleine (avec valeur) par rapport à ses besoins et lui rendre quand on aura produit soi-même suffisamment, avec éventuellement  un cadeau de remerciement ou un intérêt.

_emprunter à l’organisme émetteur de la monnaie-sans-valeur qu’on lui rendra quand on aura produit suffisamment pour avoir la même quantité de monnaie avec valeur.(cela correspond au compte négatif du livre de compte que l’on promet de ne pas laisser négatif). Cela prouvera, comme dans le livre de compte, que l’on s’est acquitté de sa dette envers la société en produisant autant que l’on avait emprunté et l’on rendra alors l’instrument de mesure comme on rendrait un mètre à celui qui nous l’a prêté pour faire la mesure. C’est, en quelque sorte, une monnaie négative mais qui ne se différencie pas d’une monnaie positive et cela va poser un gros problème car, pendant tout un temps avant le remboursement, il va y avoir en circulation à la fois de la monnaie vide et de la monnaie pleine et que rien ne permet de distinguer l’une de l’autre; mieux, l’une se transforme en l’autre au cours d’une transaction: si vous payez ce que vous achetez avec une monnaie sans valeur qui vient d’être créée, elle devient instantanément entre les mains du vendeur une monnaie avec valeur ( c’est pour cela que vous devez rendre de la monnaie avec valeur à celui qui vous a prêté de la monnaie sans valeur). Pour bien comprendre cela, regardons ce qui se passe sur une communauté réduite au minimum de 3 personnes, Pierre, Jean, Bernard :

Supposons pour simplifier qu’ils aient chacun une richesse à proposer aux autres, et que ces richesses soient estimés à la même valeur, 10 unités. Jean voudrait acheter à Pierre, Bernard à Jean et Pierre à Bernard. Comme il n’y a pas encore de monnaie qui circule, Jean va emprunter à l’OE (organisme émetteur) 10u (unités): ces 10u n’ont aucune valeur (ou seulement leur valeur propre, très faible, on peut parler de monnaie vide, ou monnaie dette), ils mesurent seulement la dette de Jean envers la société, dette qu’il s’engage à rembourser en produisant pour la société au moins autant.                                                                                                                                Avec ces 10u, il paye Pierre qui les garde en échange de sa richesse; ces 10u ont maintenant de la valeur, ils représentent la valeur de la richesse qu’il vient de vendre et lui donnent le droit d’acheter pour la même valeur. Les 10u vides sont magiquement devenus 10u pleins alors que rien ne distingue l’un de l’autre.                                                                                                                                    Bernard qui n’a pas d’argent non plus va faire de même pour acheter à Jean : il s’endette de 10u vides qu’il donne à Jean, ils deviennent alors pleins et Jean va pouvoir rendre les 10u pleins à l’OE qui les détruit: les pleins ont annulés les vides, Jean a payé sa dette envers la communauté.                                                       Pierre qui a déjà 10u pleins va pouvoir acheter à Bernard sans emprunter, ce qui permettra à Bernard de rembourser sa dette.  Au final, tout l’argent créé par l’OE lui a été rendu, il n’y a plus de monnaie qui circule mais tous les échanges souhaités ont pu se faire et personne n’est en dette envers les autres.

Il est évident que dans une communauté aussi restreinte, il n’y a pas besoin de monnaie, mais le raisonnement serait le même dans une communauté plus large et si les objets à échanger n’avaient pas la même valeur; au final, certains resteraient avec de la monnaie pleine et d’autres avec de la monnaie dette mais la somme totale serait nulle.

Quand la monnaie est créé uniquement sous forme de dette, pour des prêts sans intérêts, il n’y a plus de monnaie en circulation quand tous les prêts sont remboursés.

Comment alors va être payé cet organisme émetteur qui a produit un travail pour la collectivité et mérite d’être rémunéré?

Première idée: en prenant un intérêt sur la somme prêtée:

Que va-t-il se passer? Jean emprunte 10u mais doit en rendre 11 ; il n’a que 2 solutions, augmenter la valeur de sa richesse et la vendre 11u à Bernard ou emprunter encore 1u mais ’il ne pourra jamais le rendre.                                                                                                   Supposons que Bernard accepte l’augmentation de prix : il emprunte 11u, mais il devra en rendre 12. Pierre est coincé : il ne peut pas acheter à 12u car il n’a que 10u et, s’il emprunte 2u, il ne pourra jamais les rembourser, même s’il a encore quelque chose à vendre, puisqu’il n’y aura plus de monnaie en circulation.

Pour qu’un système monétaire où la monnaie est créée exclusivement sous forme de dette puisse fonctionner dans un communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

Deuxième idée: en levant des impôts puisqu’il travaille pour la communauté, il est normal que chacun participe

Probléme; si l’argent est créé uniquement sous forme de dette, quand tous les emprunts sont remboursés, il n’y a plus d’argent en circulation et il est impossible de lever des impôts.

troisième idée: qu’il se paye lui même par création monétaire: il mérite que l’on crée de la monnaie pour lui puisqu’il a fourni un travail, c’est la collectivité qui est en dette envers lui et qui va le rembourser en lui fournissant des richesses contre cet argent créé; C’est ce qui se serait passé s’il n’y avait pas d’argent: quand quelqu’un travaille pour le collectif, d’autres se chargent de le nourrir. Là, certains individus du collectif vont devoir produire un peu plus pour lui mais en s’enrichissant. L’argent versé par création monétaire à ceux qui travaillent pour la collectivité est le seul argent plein qui va rester en circulation pour échanger et capitaliser quand tous les emprunts auront été remboursés. D’années en années, la masse monétaire de monnaie pleine va augmenter au point que les emprunts seront de moins en moins nécessaires il n’y aura bientôt plus besoin d’emprunter et les éventuels impôts n’interviendront que pour limiter la capitalisation et redistribuer cet argent pour aider les plus défavorisés. Il y aura alors à diminuer la création monétaire et à jouer sur l’équilibre impôts- monnaie créée pour que la masse monétaire soit parfaitement adaptée aux besoins économiques. Contrairement à ce qui peut sembler d’une logique imparable, l’impôt sur le revenu pour financer ceux qui travaillent pour la collectivité est une double peine car nous les finançons 2 fois : une fois en diminuant notre salaire, une deuxième fois en produisant pour eux qui nous paieront avec l’argent que nous leur avons donné.

Quand l’organisme émetteur de monnaie est géré par la collectivité, il peut payer les créations collectives (autoroutes, hôpitaux) et tous ceux qui travaillent pour le collectif (fonctionnaires, enseignants, soignants) avec de la création monétaire. Cette création monétaire ne produit pas d’inflation si la production interne est suffisante et si  la création de monnaie pleine ne peut se faire qu’en échange d’une richesse produite.Elle est équivalente à l’impôt et le remplace tant que la masse monétaire en circulation est insuffisante.

Si l’on veut éviter le plus possible le recours aux emprunts par création monétaire qui sont gênants car ils mettent en circulation une monnaie fictive indifférenciable d’une monnaie pleine, on peut imaginer la possibilité d’un découvert non matérialisé sans intérêts ou d’un revenu de base pour chaque membre de la communauté en monnaie pleine, revenu qui devra être dépensé uniquement pour des achats de production interne.

L’inconvénient du revenu de base est qu’il gomme la raison pour laquelle la monnaie a été créée, à savoir mesurer que chaque membre de la communauté produit pour la société au moins autant qu’il en reçoit. Ceux qui le veulent vont pouvoir bénéficier d’un revenu certes minimum mais sans rien produire et seront à la charge des autres. Certains sont déjà pris en charge par la collectivité : les handicapés, les malades, les chômeurs, les retraités. Et ceux-là peuvent effectivement être pensionnés par création monétaire, mais quid de quelqu’un en bonne santé qui ne fait rien et vit aux crochets des autres ? La société est-elle prête à accepter cela ?

Nous avons imaginé une société fermée autosuffisante, mais, si elle ne l’est pas, ce système permet tout aussi bien les échanges commerciaux équilibrés: entre 2 communautés, il suffit d’établir un taux de conversion entre les 2 monnaies des 2 collectivités de façon à égaliser, par exemple, le prix de l’heure de travail. Là on se rapproche du troc car les échanges doivent être équilibrés sauf s’il existe une monnaie internationale qui mutualise tous les échanges internationaux. Cette monnaie internationale devrait être créée par une Banque Centrale Mondiale gérée démocratiquement par tous les états obéissant aux mêmes impératifs de création que ceux décrits précédemment.

Les règles impératives de toute création monétaire démocratique sont donc celles –ci :

La fonction essentielle de la monnaie est de mesurer la valeur des échanges.

Quand la monnaie est créée uniquement sous forme de dette, pour des prêts  sans intérêts, il n’y a plus de monnaie en circulation quand tous les prêts sont remboursés.

La valeur propre  de la monnaie n’a aucune importance. Son utilisation est basée sur la confiance qu’elle n’a pas été fabriquée par de faux monnayeurs, que sa valeur reste stable  et qu’elle ne pourra être refusée en paiement d’une production.

Pour qu’un système monétaire où la monnaie est créée sous forme de dette puisse fonctionner dans une communauté fermée, il est nécessaire que l’organisme qui crée la monnaie ne prenne pas d’intérêts sur les prêts qu’il accorde.

Si l’argent est créé uniquement sous forme de dette, quand tous les emprunts sont remboursés, il n’y a plus d’argent en circulation et il est impossible de lever des impôts.

Ceux qui travaillent pour la collectivité ne peuvent être payés que par création monétaire et ce jusqu’à ce que la masse de monnaie pleine soit suffisante pour pouvoir lever des impôts.  Cela ne produit pas d’inflation si la production interne est suffisante et si  la création de monnaie pleine ne peut se faire qu’en échange d’une richesse produite.

                        Qui peut être cet organisme émetteur ?

L’état

Le pouvoir de création monétaire donne un pouvoir énorme sur toute la vie sociale. C’était autrefois le principal pouvoir régalien, seul le roi avait le droit de frapper la monnaie. Il semblerait que, dans une démocratie, ce rôle devrait revenir à l’état : c’est déjà lui qui légifère pour encadrer la monnaie officielle, organiser les impôts, c’est lui qui peut poursuivre les faux monnayeurs, c’est lui qui doit payer les fonctionnaires. Le danger est que s’il n’est pas bien contrôlé démocratiquement, comme c’est le cas dans notre constitution, il utilise la création monétaire pour des enrichissements personnels ou pour masquer une mauvaise gestion de l’économie, créant plus de monnaie qu’il n’y a de richesses produites, ce qui crée de l’inflation.

Un organisme public sous contrôle démocratique indépendant de l’état

Cet organisme serait soumis aux règles strictes de création monétaire avec une gestion transparente publique. Il ne pourrait fournir de l’argent à l’état et aux particuliers qu’en respectant ces règles. Le risque, comme dans toute gestion humaine, est que tout ne soit pas transparent.

Un logiciel bien programmé, transparent  et infalsifiable

95% de l’argent que nous utilisons est déjà sous forme scripturale, plus exactement électronique car écrite seulement dans des ordinateurs et les opérations courantes dans les banques sont gérées automatiquement par des logiciels. De tels logiciels, programmés avec les règles de création monétaire démocratique, pourraient gérer automatiquement nos comptes quasi gratuitement soit dans une banque centrale d’état accessible à tous, soit individuellement dans des smartphones sécurisés. Les blockchain du bitcoin montrent que l’on peut faire un système à la fois sécure et transparent (mais qui est très lourd et le bitcoin ne satisfait pas aux règles de création démocratique).

Un banquier privé honnête (respectant la démocratie)

Pour être honnête, il doit respecter les règles de création monétaire démocratique : ne prêter avec intérêts que son argent plein propre ou une partie de celui de ses clients avec leur accord, prêter par création monétaire à l’état et aux particuliers sans intérêts,  créer de l’argent plein pour tous ceux qui travaillent pour la collectivité et uniquement pour ceux-là. Lui-même ne peut se payer que par création monétaire. Mais, si on ne peut faire confiance à l’état, à la comptabilité publique, pour gérer correctement cette création, comment croire qu’un individu privé ne sera pas tenté d’en profiter pour son compte ?

Un banquier privé malhonnête (se mettant au-dessus de l’état)

Celui-là fait croire qu’il prête de l’argent plein même quand il fait de la création monétaire, en profite pour demander des intérêts dessus, considère l’état comme un particulier  et lui prête avec les intérêts de son choix, ne fait aucune création monétaire pour ceux qui travaillent pour la collectivité mais en fait pour lui pour pouvoir jouer au casino-boursier.

C’est dans ce cas de figure que nous sommes car la plupart des Banques Centrales actuelles sont des banques privées : aux USA la Réserve Fédérale  est en réalité régie par un consortium de 3 grandes banques anglo-américaines privées qui ne prêtent qu’avec intérêts même à l’état ; en Europe, les banques centrales des états sont sous les ordres de la BCE qui, d’après les traités, a interdiction de prêter (et encore moins donner) aux états, ce qui revient au même que la situation américaine. Dans les 2 cas, les états se sont interdits le pouvoir de création monétaire et ne peuvent qu’emprunter à des banques privées qui ont, elles, le pouvoir de création monétaire.

Cela bafoue toutes les règles que nous venons d’énumérer et nous allons  en étudier les conséquences:

Toute la monnaie créée l’est  sous forme de prêts avec intérêts et nous avons vu que cela crée une situation inextricable où certains ne pourront pas rembourser puisque l’argent des intérêts n’a pas été créé. Cela va engendrer une compétition sauvage entre les membres de la communauté, chacun essayant d’éviter d’être exclu en n’étant pas dans les derniers à rembourser. Cela tend aussi à provoquer de l’inflation car, pour pouvoir payer les intérêts, une possibilité est de gonfler le prix de sa richesse. Ce système ne peut perdurer que dans une fuite en avant, une expansion perpétuelle qui permet de reporter sur d’autres le défaut de paiement ou l’endettement non remboursable. Voilà pourquoi les USA sont dans un expansionnisme permanent, voilà pourquoi les états prisonniers de ce système sont obligés d’exporter agressivement vers d’autres états pour trouver à l’extérieur l’argent des intérêts qui fait défaut chez eux, voilà pourquoi les économistes adeptes de ce système ne voient de salut que dans la croissance car quand il y a croissance, beaucoup empruntent; et avant que les emprunts soient remboursés, il y a beaucoup de monnaie vide qui circule et donne l’illusion d’une augmentation de la masse monétaire. Le problème est que quand tous les emprunts veulent être remboursés avec les intérêts, il manque encore plus d’argent qu’avant.

Le fait que ce soit un banquier privé qui crée la monnaie a un autre effet pervers: celui qui emprunte se sent désormais en dette non plus envers la société, mais envers la banque, ce qui justifie tout le pouvoir que peut exercer la banque sur lui en se comportant comme si elle prêtait de l’argent plein: il s’agit ni plus ni moins d’une escroquerie, la dette reste envers la société et non envers la banque.

Le banquier traite l’état comme un particulier, ce qui le met au dessus de l’état: au lieu que ce soit l’état qui demande à la Banque Centrale de payer les fonctionnaires, c’est la banque qui demande à l’état de s’endetter pour les payer. L’état ne peut plus créer de monnaie et ne peut se financer que par l’emprunt et l’impôt ( impôt que nous avons vu impossible dans ces conditions, qui n’est réalisable que si l’état a préalablement emprunté pour augmenter la masse monétaire en circulation). Notre dette correspond exactement à la monnaie que l’état aurait pu créer gratuitement et elle est impossible à rembourser puiqu’aucune monnaie pleine n’est créée. Plus on cherche à rembourser, plus on s’endette et on doit en plus payer des intérêts. Voilà pourquoi tous les états adeptes de ce système ont des dettes exponentielles et irremboursables qui ne font que croître, quoi qu’ils fassent (les USA sont plus endettés que la Grèce). Fini également  la possibilité de payer les réalisations collectives avec de la création monétaire, il faudra lever des impôts ou emprunter encore et s’endetter encore plus (voilà pourquoi on nous impose l’austérité).

Le banquier va prêter à qui il veut, en quantité qu’il veut, au taux qu’il veut : quel énorme pouvoir ! C’est lui, et non la société, qui va décider des investissements à faire et il choisira non pas ceux qui sont le plus intéressants pour la société à long terme, mais ceux qui rapportent le plus à court terme. Il peut augmenter ou diminuer la masse monétaire à sa guise, créer inflation ou récession. (C’est ainsi que le prix de l’immobilier a beaucoup augmenté ces dernières années car c’est un crédit sûr pour les banquiers et c’est là qu’ils en ont fait le plus, rendant la demande supérieure à l’offre, ce qui crée l’inflation).

Il y a dans toute la société un renversement des valeurs : l’argent étant artificiellement trop rare, ce sont les considérations d’argent qui priment sur toutes les autres au détriment des valeurs éthiques et morales.

Enfin, rien ne l’empêche de créer de la monnaie pour autre chose que des  richesses produites, en particulier pour spéculer à la bourse; les investissements spéculatifs ne sont pas des investissements productifs et ne devraient pas avoir droit à de la création monétaire. Actuellement, 95% de l’argent créé sert à la spéculation: en 2016, la Banque Centrale Européenne a racheté pendant des mois 60Md d’actifs par mois, ce qui revient à distribuer de la monnaie en la donnant uniquement aux banques qui ne s’en sont servis que pour spéculer (c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français).  Cela crée une inflation masquée, car elle n’est pas prise en compte dans l’indice,(Ils ont choisi d’appeler « inflation » seulement l’augmentation du prix de  certains biens et services) mais elle est gigantesque, c’est elle qui fait que les cours de la bourse peuvent être longtemps en augmentation, jusqu’au crack quand la banque centrale décide d’arrêter:  les cours de cette monnaie sont maintenus artificiellement par les états, mais les critères de confiance ne sont pas respectés et, en réalité, cette monnaie a perdu toute valeur. Cette façon de créer de la monnaie ex nihilo sans qu’elle corresponde à une richesse échangée est exactement ce que font les faux monnayeurs (cela a été dénoncé par Maurice Allais,  prix Nobel d’économie, mais occulté par la plupart des économistes néo-libéraux). Cela prouve aussi que l’état ne joue plus son rôle d’interdire les faux monnayeurs. Nos politiques auraient le pouvoir, s’ils le voulaient, de reprendre le contrôle de la Banque Centrale; ils ne le font pas en partie par incompréhension du fonctionnement monétaire et ralliement passif à l’idéologie néo-libérale, en partie par corruption car ils sont dépendants des banques pour leur fortune personnelle.

Comble de la perversion du système : quand le système bancaire menace de faire faillite pour avoir trop boursicoté au casino-boursier, c’est l’état qui doit s’endetter encore plus auprès d’eux pour les renflouer car le système monétaire est vital pour le pays.

La spéculation et le prêt avec intérêt permettent à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent, essentiellement les banques, d’en acquérir encore plus sans rien produire, ce qui est une absurdité: il est incompatible pour un instrument de mesure de s’agrandir à l’usage; imaginez que votre mètre s’allonge quand ce que vous mesurez est grand, un instrument de mesure doit au contraire, rester le plus stable possible. C’est à comparer également à une énergie qui s’accroîtrait quand on la stocke, ce qui est contraire aux principes physiques. Nous devons perdre l’habitude de considérer qu’il est normal que l’argent placé « rapporte »: cela ne se justifie que parce que nous n’en avons pas assez et pour compenser l’inflation, ce qui ne devrait pas avoir lieu dans un système bien géré. Il serait plus normal que l’argent capitalisé, donc inutilisé dans des échanges, perde peu à peu sa valeur (c’est ce qu’ont voulu marquer certaines monnaies locales en étant « fondantes »). Ce système accroît automatiquement les inégalités en rendant les riches toujours plus riches sans rien produire et les pauvres toujours plus pauvres quels que soient leurs efforts pour travailler plus.

Comment un système qui bafoue toutes les règles de création monétaire que nous avons démontrées précédemment peut-il perdurer?

D’abord parce que il n’est pas parti de rien: il y avait quand il a commencé une quantité d’argent plein qui avait été créée précédemment et a permis de payer quelques intérêts, mais qui s’épuise puisque ce système revient à pomper l’argent du circuit économique vers les banques.

Ensuite parce que la croissance peut masquer le problème: quand il y a croissance, beaucoup empruntent; et avant que les emprunts soient remboursés, il y a beaucoup de monnaie vide qui circule et donne l’illusion d’une augmentation de la masse monétaire. Mais lorsque la croissance s’arrête et que les emprunts se remboursent avec les intérêts, il y a encore moins d’argent en circulation qu’avant. Voilà pourquoi on nous dit qu’il n’y a de salut que dans la croissance (alors que le premier système démocratique est stable même sans croissance).

L’expansion vers l’extérieur masque également: elle permet d’aller chercher chez les autres l’argent des intérêts qui manque à l’intérieur.  Voilà pourquoi les USA sont dans un expansionnisme permanent, voilà pourquoi les états prisonniers de ce système sont obligés d’exporter agressivement vers d’autres états pour trouver à l’extérieur l’argent des intérêts qui fait défaut chez eux

Enfin, la quantité d’argent que l’état aurait dû créer est remplacée par une dette de l’état auprès des banquiers. C’est une dette fictive et irremboursable, les banquiers le savent bien, mais elle leur assure une rente d’intérêts et leur permet de diriger pratiquement le pays en imposant par exemple des politiques d’austérité.

Mais tous ces leurres arrivent à leur fin et produisent la situation actuelle qui n’est pas une « crise » mais l’aboutissement d’un système absurde qui ne profite qu’à quelques’uns au détriment de l’immense majorité et de l’équilibre de la planète. Les dernières tentatives de sauvetage que sont le « quantitative easing », c’est à dire une création monétaire débridée au profit des banques pour relancer la consommation ne peuvent pas marcher puisque c’est le manque d’argent des consommateurs et non des banques qui empêche la consommation. Les banques , au contraire, se servent de cet argent pour spéculer davantage, ce qui recrée des « bulles » prêtes à éclater de nouveau et que les états, cette fois, ne pourront pas payer.

Peu de banquiers sont pleinement conscients de ce qu’ils font en créant de l’argent et en le prêtant avec intérêts. Ils équilibrent des balances, ils appliquent un fonctionnement archaïque de réserves fractionnaires qui n’avait de raison d’être que lorsque la monnaie était rattachée à l’or (cela permettait de multiplier l’argent insuffisant créé par la banque centrale). Ils essayent de gérer au mieux leur banque dans le système car ils doivent quand même posséder un petit pourcentage de monnaie émise par la banque centrale et ils ne sont pas à l’abri d’une faillite si les créanciers ne remboursent pas ou s’ils font trop de crédits,  mais même si leur fonctionnement leur parait  réglementé, il n’en entraîne pas moins toutes les conséquences décrites précédemment.

Quant à  ceux qui dirigent le système, essentiellement quelques grands banquiers anglo-américains, ils sont parfaitement conscients des énormes pouvoirs que donne la création monétaire : ils savent qu’ils permettent de contrôler  toute la vie sociale. Comme l’a dit si bien un certain Mayer Amschel Rothschild, à l’origine de tout cela : « donnez-moi  le contrôle de la monnaie et je me moque de qui fait les lois ». Plus récemment, Mr Rockefeller a avoué son intention d’établir une dictature mondiale des banquiers préférable à le démocratie. Et c’est parce que le système monétaire est contrôlé par des banquiers  que son idéologie a contaminé toute la vie sociale et politique : la préoccupation majeure est devenue de gagner toujours plus d’argent, indépendamment des besoins de la population et de toute valeur morale. Et il est faux de considérer que ce système nous permet d’avoir une abondance de biens: nous aurions la même abondance avec un système démocratique pour beaucoup moins cher, en travaillant beaucoup moins puisque nous n’aurions pas à payer l’énorme part que s’octroient les profiteurs; et ce que nous produirions serait beaucoup mieux adapté aux vrais besoins de la population que maintenant. Le besoin de produire toujours plus pour que soit créé l’argent des intérêts manquants oblige à la surconsommation, à gâcher, à piller la planète, à mondialiser le système pour reporter sur d’autres le poids de la dette, à faire que les états soient en guerre économique entre eux car il devient nécessaire d’exporter pour payer ses dettes . Actuellement la dette mondiale représente 152000 Milliards de dollars, soit 225% de la valeur de l’économie mondiale. Quand le système sera entièrement mondialisé et qu’on ne pourra plus trouver personne à endetter, il s’écroulera à moins qu’il n’arrive à créer une nouvelle guerre mondiale, ce qui permettrait ensuite de faire repartir la croissance.

Ce système représente un véritable coup d’état et a permis de réduire nos          » démocraties » à la portion congrue.

 

 

Pouvoir de création monétaire et démocratie 

 

La démocratie n’est pas un tout ou rien, il y a des degrés. Un état est d’autant plus démocratique que les citoyens sont associés aux décisions qui les concernent et que ceux qui exercent un pouvoir sont révocables par ceux sur qui ce pouvoir s’exerce. La démocratie complète n’a sûrement jamais existé, sauf peut-être dans de petites communautés, et notre démocratie dite « représentative » n’est, par nature, pas très démocratique car les dits « représentants » ont toujours plus représenté eux-mêmes que le peuple: elle ne devrait pas s’appeler « démocratie » mais « oligarchie » puisque ce n’est pas le peuple qui dirige mais un petit nombre d’individus. C’est d’ailleurs volontairement que ceux qui ont fait la révolution de 1789 (les bourgeois et non le peuple) ont construit une « république » plutôt qu’une démocratie.

Ils nous ont octroyé quand même la possibilité d’élire ceux qui exercent 2 pouvoirs importants: le législatif et l’exécutif. Restent 3 autres pouvoirs importants qui ne sont pas sous contrôle démocratique:

_Le judiciaire: les juges sont théoriquement indépendants de tout pouvoir, mais, grâce aux procureurs et à son pouvoir de nomination, l’exécutif peut interférer.

_Le contrôle des moyens d’information: la liberté de parole ne sert à rien si personne ne vous entend et ceux qui contrôlent les grands médias jouissent d’un véritable pouvoir. Il fut un temps où c’était l’état, ce n’est plus le cas actuellement : tous les principaux médias sont possédés par un petit nombre d’industriels associés aux banques et ne diffusent plus que la propagande du système néo-libéral. Comme les politiques font partie du même système, les médias publics font de même. Le seul média encore libre reste internet mais il n’est pas utilisé comme principal moyen d’information par la majorité.

_Le pouvoir de création monétaire : nous avons vu qu’il est énorme car il contrôle tout le système économique. Il était autrefois sous contrôle de l’état mais ne l’est plus depuis 1973 et surtout depuis les traités européens.

S’il ne nous reste presque plus rien de démocratique, c’est parce que le cinquième pouvoir, le plus important, n’est pas sous le contrôle des citoyens, il est aux mains d’un petit groupe de banquiers privés, et il a réussi à contaminer tous les autres :

_Ces banquiers ont permis à quelques amis de contrôler les principaux médias.

_Le contrôle des médias a permis d’endoctriner sans qu’elle s’en rende compte la majorité des citoyens: il suffit de savoir trier les informations et de les présenter dans le sens voulu.

_Cette majorité vote donc pour des candidats aux législatives et à l’exécutif présélectionnés par les médias, donc par ce petit groupe, pour leur dépendance à l’idéologie dite « néo-libérale » qui leur assure le pouvoir. On a pu déterminer que le nombre de voix obtenues aux élections était exactement proportionnel au temps de passage sur les écrans TV. La rétribution de ces politiques par des postes privilégiés dans de grandes entreprises est une forme de corruption.

Finalement, au lieu d’être sous contrôle citoyen, ce sont 4 pouvoirs et demi qui sont sous le contrôle d’un petit groupe d’individus composé de banquiers, grands industriels, journalistes et politiques: ce n’est plus du tout une démocratie, c’est  une oligarchie de lus en plus restreinte, ou, plus exactement une ploutocratie puisque ce petit groupe est constitué des plus riches.

Revenir vers la démocratie passe donc d’abord par la récupération du pouvoir de création monétaire. On comprend que ceux qui ont actuellement ce pouvoir sont prêts à tout pour ne pas le perdre et rêvent d’une dictature mondiale, mais nous pouvons encore intervenir avec le seul pouvoir qui nous reste: la résistance à la propagande des grands médias grâce en particulier à internet pour élire des politiques non corrompus.

Un petit retour en arrière pour comprendre comment  on en est arrivé là.

 

                                Histoire de la création monétaire

 

On trouve pléthore d’ouvrages sur l’histoire de la monnaie, ses différentes formes, son évolution, mais curieusement très peu sur les conditions de sa création, de sa diffusion et de son fonctionnement

Les premières formes de monnaie,  (coquillages, bœuf, sel, grain de blé…), qui remontent à la préhistoire, semblent avoir un caractère démocratique et servir vraiment à mesurer la valeur des échanges. Mais rapidement les puissants (seigneurs, souverains) imposèrent leur monnaie. Pour instaurer la confiance dans cette monnaie et éviter les falsifications, ils lui donnèrent une valeur propre importante, or ou argent.

Or le fait d’imposer une monnaie qu’ils créent leur donne de fait un énorme  pouvoir supplémentaire sur les peuples : ils en créent plus ou moins à leur guise et la distribuent forcément uniquement à ceux qui travaillent pour eux. Si les gens du peuple veulent commercer entre eux, ils doivent d’abord travailler pour le seigneur, ce qui ne les empêche pas de devoir payer des impôts en plus. Et le Seigneur peut encore user de son rapport de force pour ne pas payer très cher leur travail.

A l’époque de la royauté, ce rapport de force était clair et assumé. Mais l’or et l’argent étant en quantité limité dans le monde et le besoin de monnaie de plus en plus grand , ils avaient beau diminuer la quantité de métal dans les pièces, l’argent qu’ils pouvaient créer ne suffisait pas et ils se trouvèrent obligés d’emprunter à ceux qui en avaient accumulé beaucoup, les riches commerçants et les banquiers.

Les banquiers ont commencé à être des orfèvres, simples dépositaires de l’or de leurs clients qu’ils gardaient en lieu sûr et donnaient en échange un certificat de dépôt qui permettait de récupérer l’or moyennant un droit de garde. Mais, bientôt, ce furent les certificats de dépôt, plus faciles à transporter que l’or, qui servirent de monnaie d’échange. Voyant qu’une grande partie de leurs clients ne venaient jamais rechercher leur or, les orfèvres eurent l’idée d’émettre des billets identiques aux certificats de dépôt mais qui étaient cette fois des reconnaissances de dette : ils venaient de se donner le pouvoir de créer de la monnaie au prix d’une duperie dans la confiance qu’on leur faisait, car, si tout le monde venait réclamer son or à la fois, ce qui arrivait parfois quand il y avait crise de confiance, ils ne pouvaient satisfaire tout le monde et faisaient faillite. C’est à partir de là qu’ils sont devenus  banquiers, gagnant leur vie grâce aux prêts avec intérêts  et aux opérations de change entre les nombreuses monnaies.

Au 18ème siècle, un juif de famille modeste, Mayer Amschel Bauer, qui se fit appeler par la suite Rothschild, vivant dans le ghetto de Francfort- sur-le-Main se lança dans un des seuls métiers autorisés aux juifs, celui de banquier. Il eut l’idée de prêter aux états et réussit à gagner la confiance du Prince Guillaume de Hesse-Cassel, très riche grâce à l’armée de mercenaires qu’il louait régulièrement, qui lui confia la gestion de sa fortune. Ses affaires furent florissantes et il envoya ses 5 fils  établir des succursales dans toute l’Europe. Celui qui s’établit en Angleterre, Nathan Mayer Rothschild (1777-1836),  put prêter d’énormes sommes au roi d’Angleterre, Guillaume d’Orange pour financer ses armées en lutte contre Napoléon, ce qui le rendit indispensable et lui permit de prendre le contrôle de la Banque d’Angleterre déjà privatisée.  Plus tard, en 1815, Nathan Rothschild multiplia sa fortune déjà considérable par vingt en spéculant sur un mensonge, faisant croire à la victoire de Napoléon à Waterloo.

Dans les années 1750, les 13 colonies américaines de la « nouvelle Angleterre » vivaient dans la prospérité car elles avaient créé leur propre monnaie gérée démocratiquement. Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette d’or et d’argent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié.

«En un an, dit Benjamin Franklin, les conditions changèrent tellement que l’ère de prospérité se termina, et une dépression s’installa, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs.»

Ce fut la vraie cause de la guerre d’indépendance. Les Pères Fondateurs des Etats-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l’exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’article 1, section 8, paragraphe 5: «C’est au Congrès qu’appartiendra le droit de frapper l’argent et d’en régler la valeur.»

Mais les banquiers londoniens ne désarmèrent pas. Leur émissaire, Alexander Hamilton, secrétaire du trésor dans le gouvernement de Georges Washington, réussit à faire créer en 1791 une « banque des Etats Unis » privée avec une charte de 20 ans. Les résultats furent tellement catastrophiques qu’elle ne fut pas reconduite.

Toute l’histoire des Etats Unis peut se résumer en une lutte des banquiers pour maintenir leur pouvoir de création monétaire qui leur assure un contrôle total de l’économie du pays et donc de sa politique contre ceux, trop peu nombreux, assez lucides pour résister. Il n’y avait plus de roi avec une autorité indépendante pour les remettre au pas (en ne payant pas les dettes ou en les emprisonnant), les présidents avaient besoin des banquiers pour assurer leur fortune et les énormes frais des campagnes électorales, des élus pouvaient être achetés, l’opinion publique manipulée par des médias (achetés eux aussi) et des « experts » venant d’universités financées par les banquiers. Petit à petit, la majorité de l’administration américaine a été constituée de banquiers.

Quelques présidents ont cependant eu le courage de vouloir s’opposer à eux :

_plusieurs présidents se sont opposés au renouvellement de la charte ensuite mais ont fait l’objet de tentatives d’assassinat : Jackson y échappa car l’arme s’est enrayée, Zachary Taylor est mort empoisonné à l’arsenic, James Buchanan, après avoir voulu encadrer les banques, a résisté à un empoisonnement à l’arsenic.

_Pour financer la guerre de sécession, Lincoln émit une monnaie gouvernementale, le billet vert et avait promis de s’attaquer aux banquiers une fois la guerre finie: «J’ai deux grands ennemis: l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» Il fut assassiné 5 jours plus tard, le billet vert disparu, une formidable restriction du crédit s’ensuivit, organisée par les banques. L’argent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards $. Cela ne suffisant pas, on alla jusqu’à réduire la circulation d’argent à 6,67 $ par tête en 1867! Et le président suivant réemprunta chez Rothschild.

_James A. Garfield fut élu ensuite sur le programme de reprendre un contrôle gouvernemental de la monnaie : « celui qui contrôle la monnaie d’une nation contrôle la nation ». Il fut abattu un an plus tard.

_Il y eut encore Mac Kinley, élu en 1896, qui assainit le budget de l’état en ne recourant pas à l’emprunt et parlait de mettre le dollar sous contrôle d’état quand il fut assassiné en 1901.

_. Après la panique monétaire de 1907, le peuple américain réclamait que le système monétaire de la nation soit stabilisé. Le président Roosevelt créa la Commission Monétaire Nationale pour étudier le problème mais le sénateur Aldrich qui la présidait dépensa l’argent alloué en voyages d’étude en Europe sans rien produire. Par contre, il réunit dans le plus grand secret 5 représentants des 3 plus grosses banques (2 dominées par JP Morgan, la troisième Khun,Loeb & Co représentée par Paul Warburg) à Jekyll Island, une île de Géorgie achetée par des millionnaires et réservée à des millionnaires. En 9 jours, ils mirent au point un projet qui fut présenté ensuite comme celui de la commission et qu’ils réussirent à faire voter en 1913 juste avant Noël après avoir dépensé une fortune (5 millions de dollars) pour en faire faire la propagande par les professeurs de leurs universités: ce fût la « loi sur la réserve fédérale » au titre trompeur car ce n’était pas une réserve et c’était un établissement privé et non fédéral. Il avait une apparence collégiale : un conseil des gouverneurs nommés par le président et rendant des comptes au congrès. Mais ce conseil serait contrôlé par un « comité consultatif fédéral » dont les membres seraient choisis par les directeurs des 12 banques partenaires et resteraient inconnus du public et du contrôle parlementaire. Les actions des 12 banques régionales furent rachetées par des banques nationales et ce furent celles contrôlées par Rockefeller, khun-Loeb et Morgan qui en prirent la majorité et contrôlèrent de fait tout le système. Cette loi donnait (et donne encore) à ces 3 banques le pouvoir exorbitant et inconstitutionnel de battre la monnaie à la place de l’état, de fixer les taux d’intérêt, la masse monétaire et le cours de la devise, de faire en sorte  que l’argent soit rare ou abondant,  de  prêter à l’état ensuite à l’intérêt de leur choix, et de rendre ainsi l’état prisonnier d’une dette inextinguible.(La dette des USA s’est mis à croître de façon exponentielle à partir de la création de la FED et est aujourd’hui la plus forte au monde, beaucoup plus que la Grèce)(Encore aujourd’hui ce sujet est tabou : lire à ce propos le livre d’Eustace Mullins « les secrets de la réserve fédérale »  qui a mis 40ans à réunir les documents prouvant cette conspiration, qui a eu beaucoup de mal à se faire publier et dont la traduction française est parue en 2010 aux ed « le retour aux sources »).Le président Wilson qui a signé cette loi n’a cessé de le regretter ensuite :

«Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est maintenant contrôlée par son système de crédit. Nous ne sommes plus un gouvernement libre d’opinion, plus un gouvernement avec des convictions et un vote à la majorité, mais un gouvernement sous la volonté et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants « -. Woodrow Wilson 1919

S’il faut appeler les  choses par leur nom, il s’agit d’un véritable coup d’état car cette loi anticonstitutionnelle place ces banquiers au dessus de l’état.

Grâce  à la FED, les crises qui étaient auparavant incontrôlées vont pouvoir l’être au gré  de ces grands banquiers ; c’est le cas de la crise agricole de 1920-1921 : la première guerre mondiale avait provoqué une prospérité générale aux Etats Unis, en particuliers chez les agriculteurs et les ouvriers agricoles qui, méfiants, déposaient leur argent dans des banques provinciales ne faisant pas partie de la FED. Pour casser cela, on encouragea d’abord les agriculteurs à emprunter à grande échelle pour s’équiper et acheter des terres grâce à des taux d’intérêts très attractifs en échange d’hypothèques sur leurs biens, prêts que seules les grandes banques savaient gérer. Puis, lors d’une réunion secrète le 18 mai 1920 du Conseil des Gouverneurs de la FED où seuls les gros banquiers étaient présents, il fut décidé une contraction brutale du crédit (le taux passa de 3% à 7%) et de la monnaie, ce qui eut pour effet de mettre en faillite les agriculteurs et les banques associées, de  réduire le revenu national de 15 milliards de dollars, jetant des millions de personnes au chômage et réduisant de 20 milliards de dollars la valeur des terres et des ranchs.

Sans le système de la réserve fédérale, aucune guerre mondiale n’aurait pu être déclenchée : les pays européens possédaient de grandes armées opérationnelles qu’ils s’épuisaient à financer mais n’avaient pas une économie suffisante pour financer la guerre ; la FED leur prêta 25 milliards de dollars (que les Etats Unis n’avaient pas non plus, qui furent créés et non remboursés) répartis entre tous les futurs belligérants. La guerre faisait marcher l’industrie et rapportait des bénéfices. C’est pour cela aussi que le président Wilson, qui devait sa fortune et son élection aux banquiers, leur donna des postes de commande dans son administration et mis l’Amérique en guerre.

Mais ces hommes les plus puissants des Etats Unis rendaient eux-mêmes compte à une autre puissance qui les contrôlait de fait déjà en 1910 : la puissance financière Anglaise concentrée dans la branche londonienne de la maison Rothschild. Bien que ces firmes fussent américaines en apparence, entretenant simplement des agences à Londres, le fait est qu’elles allaient prendre leurs ordres à Londres car, depuis le début, c’est la banque d’Angleterre de Nathan Rothschild qui avançait masquée en finançant les grandes banques américaines. Pouvant disposer de sommes énormes, créées maintenant sur ses ordres par le board de la FED aux états Unis, la City de Londres est le centre financier de la planète (on comprend  mieux l’indéfectible alliance entre l’Angleterre et les Etats Unis) : 5 banques d’affaire de Londres contrôlent en réalité les banques new-yorkaises qui possèdent la majorité de contrôle dans la banque de réserve fédérale de New-York.

Le krach de 1929 fut programmé par Londres et la FED pour mettre fin à une période de spéculation, en augmentant brutalement les taux d’intérêt, après avoir prévenu au préalable les initiés ; les autres, les petits spéculateurs, perdirent tout ; 11630 petites banques firent faillite, augmentant encore la concentration de l’argent dans les grandes banques. La FED laissa pourrir la situation jusqu’en 1933 pour soutenir l’élection de Roosevelt, lui-même banquier : elle créa alors 100 millions de dollars d’argent frais et les usines recommencèrent à embaucher. La loi bancaire de 1935 étendit la durée des mandats des gouverneurs de la FED à 14 ans, 3 fois et demi la durée d’un mandat présidentiel, ce qui signifiait que quel que soit le nouveau président, il ne pourrait rien changer à la politique de la FED .En 35 ans,  les banques de la FED ont accru leurs actifs de 143 millions à 45 milliards de dollars sans rien produire, simplement par la création monétaire dont 95% sous forme de crédit

C’est à cause de cette période de chômage de masse et de misère que put naître le nazisme. Les juifs, dont beaucoup étaient banquiers, ont servi de boucs émissaires et ont été victimes de la haine engendrée par la violence du capitalisme bancaire. Après la première guerre mondiale, l’Allemagne avait été condamnée à payer tous les dégâts de la guerre et se trouvait écrasée sous les dettes, ce qui provoqua la chute de la république de Weimar. Hitler fut porté au pouvoir par les grands industriels allemands et réussit à redresser l’économie en créant une monnaie nationale, ce qui, plus que son antisémitisme, a été la principale raison de l’entrée en guerre de l’Angleterre et des Etats Unis : « La guerre ne fut pas seulement pour abolir le fascisme, mais pour conquérir les marchés de vente. Nous aurions pu, si nous avions l’intention de le faire, empêcher cette guerre d’éclater mais nous ne voulions pas. »- Winston Churchill à Truman (Fultun, USA Mars 1946).

Il y eu encore un président pour s’opposer à la création monétaire privée : John Fitzgerald Kennedy venait de signer un décret permettant à l’état de battre monnaie lorsqu’il fut assassiné. Le film de Zapputer, maintenant déclassifié, apporte la preuve qu’il s’agissait bien d’un complot. Ce fut le dernier à s’opposer, la voie était libre pour mondialiser ce dispositif.

La mondialisation s’est faite sur le modèle de la FED, remplaçant les banques centrales des états par des banques privées. « L’Europe » a été construite sur le même modèle : sa banque centrale,  hors contrôle démocratique, ne fournit pas les états mais des banques privées qui prêtent ensuite aux états avec intérêts, ce qui augmente leurs dettes de façon inextinguible  et permet aux banques d’imposer leur politique.

Il est à noter que les seul rares états qui résistaient et avaient une banque centrale d’état indépendante du dollar sont ceux contre qui des guerres ont été engagées.

A la fin de la guerre, les Etats Unis s’étaient beaucoup enrichis et avaient réussi à faire venir chez eux la majorité des réserves d’or. Dans les accords de Brettons Woods, ils imposèrent que seul désormais le dollar serait convertible en or à 35d l’once et que les autres monnaies seraient adossées au dollar. La FED en profita pour émettre beaucoup plus de dollars qu’elle n’avait de réserves d’or, ce qui finit par éveiller la méfiance des autres pays, dont la France, et, quand celle-ci commença à demander la conversion des dollars en or, le président Nixon suspendit le 15 août 1971 la convertibilité du dollar en or. Pour continuer à s’endetter, Nixon a gagé illégalement 25% du territoire américain. Pour continuer à s’endetter, il a proposé aux pays producteurs de pétrole, en échange d’une protection militaire, de vendre leur pétrole contre des dollars investissables dans des bons du trésor remboursables par les générations futures. Mais l’Amérique ayant de moins en moins de choses à offrir, plusieurs pays producteurs commencèrent à exiger d’autres monnaies :

_En 2000, Saddam Hussein préféra  des euros au dollar. 2ans plus tard, l’Irak fut envahi sous de mauvais prétextes et son pétrole revint aux pétrodollars

_En Libye, Mouammar Kadhafi avait institué une banque centrale appartenant à l’Etat et une monnaie d’échange de valeur, le dinar d’or. Il ne vendait plus son pétrole que contre des dinars, des pays africains le rejoignaient ; les Etats Unis ont envahi la Libye, sa banque centrale a été privatisée et le pétrole libyen revendu en dollars.

_La cible suivante a failli être l’Iran, qui a aussi une banque centrale gouvernementale. Mr Obama s’est montré plus pacifique que les précédents présidents, mais si Hillary Clinton est élue, on peut craindre le pire.

A noter que si les musulmans sont devenus la cible privilégiée, c’est peut-être aussi parce que leur religion leur interdit l’ « usure », c’est-à-dire le prêt avec intérêt.

Cet historique montre que ce qui nous arrive est le résultat d’un processus commencé il y a 2 siècles, un véritable coup d’état de quelques banquiers et de leurs alliés prêts à tout, même au meurtre, pour satisfaire leur soif de richesse et de domination. Ce sont eux qui dirigent de fait les USA, les politiques n’étant là que pour occuper l’esprit de la population, ce qui fait que les USA ne doivent pas être considérés comme un état démocratique mais comme un état mafieux (il n’y a pas d’autre mot pour décrire le racket de la population et du monde sous la menace des armes). Nous avons parlé des présidents mais les souffrances de la population sont bien pires : la population a été exploitée et a dû travailler dans des conditions très dures, elle a subi régulièrement des crises économiques liées au dysfonctionnement endémique et aux cracks  boursiers, elle a subi de fréquents appels à la guerre pour satisfaire la nécessité d’une extension permanente. Ce mépris  montré pour la vie humaine renforce profondément la théorie dite « du complot » qui explique, beaucoup mieux que la théorie officielle manifestement mensongère et fausse, les « attentats » du 11 septembre 2001. (Voir l’article dans « articles à méditer »)

La France parait bien engluée dans ce système, ayant perdu avec les traités européens sa souveraineté politique et financière, ayant perdu avec son adhésion à l’OTAN sa souveraineté militaire : comment serait-il possible d’en sortir ?

 

Un monde meilleur est possible avec un système monétaire démocratique

 

Toutes les velléités pour rendre notre monde meilleur, plus respectueux des hommes et de la nature, se heurtent à des considérations économiques qui semblent toutes puissantes. Elles ne le sont que parce que nos politiques ont organisé notre impuissance, mais tout pourrait  changer si nous reprenions le contrôle de la création monétaire.

Ce pouvoir de la création monétaire a été volé aux peuples depuis presque toujours, (voir l’article sur l’histoire), le peuple pourrait le récupérer : en effet, l’énorme pouvoir qu’il confère appartient à celui qui le possède, un peu comme la lampe d’Aladin ; à l’instant où il change de main, le propriétaire précédent perd instantanément tous ses pouvoirs.

Voyons ce qu’il serait possible de faire avec le seul pouvoir démocratique qui nous reste, si nous élisions un président courageux réellement disposé à s’attaquer au système bancaire:

__Ce que nous voulons faire nous mettant de facto en contradiction avec les traités européens, il déclenche le processus de sortie prévu à l’article 50.(Ce qui est un bien car les traités européens nous avaient enlevé notre autonomie politique, économique et militaire). C’est une sortie étalée sur 2 ans maximum qui permet de négocier les liens à conserver.

_Dès son élection, la banque de France revient sous contrôle de l’état, comme cela était prévu dans son programme, et acquiert l’exclusivité de la création monétaire. L’élection avec ce programme vaut référendum et permet de modifier la constitution pour l’adapter à ce programme: il faut y écrire  l’irréversibilité de l’exclusivité de la création monétaire par la banque de France, supprimer les rajouts qui nous subordonnaient à l’Europe, l’améliorer dans la foulée en la démocratisant; il pourrait même y avoir eu une constitution écrite par le peuple dans le programme qui serait donc automatiquement validée par l’élection. Les conséquences de ce premier acte sont énormes:

_Reprendre le contrôle de la monnaie obligera à sortir de l’euro et des traités européens car ceux-ci nous l’interdisent explicitement et ne sont pas modifiables. Mais, contrairement aux prédictions que ne manquerons pas de faire les experts corrompus, nous ne nous en porterons que mieux : l’Europe nous coûte plus qu’elle ne nous rapporte, elle nous enlève notre indépendance politique car les différents gouvernements ne font qu’appliquer les directives de la commission non élue, elle organise le dumping social en supprimant les barrières douanières nécessaires pour protéger notre industrie ; ces barrières n’ont jamais empêché le commerce, elles le régulent. Après la dernière guerre mondiale, la majorité des pays du monde s’étaient mis d’accord sur des règles commerciales permettant de protéger chaque pays : les accords de La Havane n’ont pas été appliqués car les USA s’y sont opposés, les remplaçant par des accords unilatéraux de « libre échange » dont la seule liberté est de permettre aux industries américaines d’envahir les pays qui s’y soumettent. (Alors qu’à leur début, elles étaient bien protégées par des barrières douanières)

_Cela nous fait sortir de l’Euro qui étouffait notre économie mais de façon indolore pour la majorité des Français: les euros qu’ils possèdent deviennent des Francs à parité égale.

_Pour éviter la disparition des capitaux à l’étranger, il est nécessaire d’installer un contrôle des changes et des frontières. Là encore, la majorité des Français n’en sont pas gênés car le contrôle ne concerne que les gros capitaux. De même, l’argent évadé dans les paradis fiscaux ne peut revenir.

_La dette illégitime, et maintenant illégale, est renégociée en supprimant les intérêts mais sans léser les petits épargnants.

_Les banques ne peuvent plus prêter que leur fonds propres et, éventuellement, une partie de l’argent de leurs déposants avec l’accord de ceux ci.

Ces quelques mesures privent instantanément les grandes banques étrangères de tout pouvoir sur notre économie et permettent au nouveau président d’accomplir des miracles car tout ce qui était impossible avant va le devenir:

_D’abord réindustrialiser le pays: les délocalisations ne sont plus rentables puisque des droits de douane protecteurs sont rétablis. L’état peut user de son droit de création monétaire pour des investissements collectifs , racheter des usines abandonnées et aider ceux qui veulent entreprendre par des prêts sans intérêts, faire travailler les chômeurs sur de grands travaux publics.

_L’augmentation de la production permet d’utiliser aussi la création monétaire pour des dépenses de l’état sans générer d’inflation, ce qui permettra de diminuer les impôts, taxes et cotisations diverses.

_Il devient possible de décider ce que nous voulons faire  sur le plan social et environnemental, quelque soit son coût.

_La croissance à tout prix n’est plus un problème: le système peut fonctionner de façon stable sans croissance.

_Il n’est plus nécessaire d’écraser ses voisins pour être compétitif, la coopération est privilégiée.

La gestion publique de la création monétaire ne résoudra cependant pas tous les problèmes sociétaux à elle seule et d’autres mesures devront être prises si on veut aller vers une société plus égalitaire et plus démocratique, voici quelques suggestions:

_Il serait possible à un  état pas très démocratique, comme celui que nous avons actuellement, d’utiliser la création monétaire à son profit exclusif et de recréer un système capitaliste d’inégalités. Il serait mieux que la banque centrale ait une gestion démocratique indépendante de l’exécutif. Le plus simple est d’en revenir au livre de compte mais modernisé: 95% de la monnaie en circulation est déjà sous forme scripturale, toute la monnaie pourrait l’être à condition que nous ayons entière confiance dans l’organisme de gestion et que le paiement en ligne puisse se faire aussi entre particuliers, par exemple avec une application smartphone. Il existe déjà de tels logiciels pouvant jouer le rôle de banque centrale: la création monétaire ne peut se faire que lorsqu’il y a échange de richesse réelle: celui qui donne est crédité positivement, celui qui reçoit négativement. Les 2 doivent confirmer l’échange pour qu’il soit enregistré. Il est possible d’avoir un solde négatif pendant un moment (un découvert) sans que cela engendre de pénalité (équivalent à un prêt sans intérêts). Le solde négatif de l’état lorsqu’il rémunère ceux qui travaillent pour la collectivité n’est pas une dette de l’état, mais une dette de la collectivité envers ceux qui ont travaillé pour elle, qu’elle paiera en leur fournissant des richesses en échange de cette monnaie. Ce solde négatif indique seulement la quantité de monnaie pleine créée, autrement dit le budget de l’état, et n’a pas à être remboursé. Le budget de l’état est public et voté par les citoyens qui vérifient que l’état ne peut pas créer de monnaie autrement que pour des investissement productifs publics. Ce logiciel est dans des serveurs dupliqués, pour éviter une paralysie s’il y a une panne, avec un contrôle humain démocratique pour faire des prêts exceptionnels (ou des découverts exceptionnels) aux particuliers investissant dans une activité productrice. Il ne peut pas y avoir de prêts pour des investissements spéculatifs.

Mais une véritable avancée démocratique ne pourra se faire qu’avec une nouvelle constitution donnant plus de pouvoir au peuple pour participer à l’élaboration des lois et la révocation de ceux qui utilisent mal leur pouvoir.(voir la page « constitution » et « un monde meilleur est possible »)

_Outre sa création, il convient de faire face aux obstacles qui empêchent une bonne circulation de la monnaie, par exemple la capitalisation : l’argent capitalisé est immobilisé et manque à ceux qui veulent échanger. Il n’est pas possible d’empêcher toute capitalisation, il est normal que chacun mette un peu d’argent de côté pour faire face à des imprévus ; mais cette capitalisation doit être limitée et taxée au-delà d’une certaine limite pour encourager la circulation. (Certaines monnaies locales sont «  fondantes », perdant un peu de leur valeur si on les garde trop longtemps).De plus, elle ne doit pas être transmissible au-delà d’un certain seuil pour respecter l’égalité des chances.

_Un autre obstacle est la spéculation qui consiste à revendre plus cher ce qu’on a acheté sans avoir rien produit de nouveau : elle permet d’obtenir de la monnaie sans rien produire, ce qui n’apporte rien au système économique mais se nourrit sur lui, le parasite. Il est impossible d’empêcher toute spéculation (il n’est pas malhonnête de revendre sa maison plus  cher qu’on ne l’a acheté) mais elle doit être limitée à quelques gains particuliers et sévèrement taxée au-delà. La spéculation boursière en particulier, qui mobilise actuellement 98% de l’argent créé et permet surtout aux banques de vivre sur le dos du système économique en le parasitant et en l’étouffant, mérite cette taxation si ce n’est d’être interdite.

Le prêt sans intérêts à tous, la taxation de la capitalisation et de la spéculation au-delà d’un seuil raisonnable, sonneront le glas du système capitaliste. Reste à voir plus précisément comment peut fonctionner ce nouveau système en respectant nos règles démocratiques d’égalité (au moins d’égalité de chances et devant les lois), de liberté (les interdits ne concernent que ce qui est dangereux pour les autres) et de fraternité (en favorisant la coopération plutôt que la compétition). Il faut qu’il permette à chaque citoyen de satisfaire ses besoins tout en contribuant dans la mesure de ses capacités aux tâches nécessaires à la vie de la collectivité.

Il est important que chacun puisse avoir suffisamment d’argent pour satisfaire ses besoins mais

_Nous n’avons pas tous les mêmes besoins d’argent : celui qui vit presque en autarcie, produisant presque tout ce dont il a besoin lui-même aura moins besoin d’argent que celui qui est très spécialisé dans son métier et ne sais rien faire d’autre. Il y a des échanges qui se font sans argent : services entre amis, don, troc, travail non rémunéré (bénévolat, femme au foyer, …). On peut considérer qu’il serait juste que chacun travaille le même temps, environ 30h par semaine au total entre les heures de travail pour soi et les heures de travail pour les autres ; celui qui travaille beaucoup pour lui a donc besoin de moins  d’heures de travail monétisé.

_Nous ne gagnons pas tous la même chose par notre travail monétisé car, à temps égal, les productions réalisées n’ont pas toutes la même valeur. On peut aussi considérer que, selon la profession et le degré de qualification, les heures de travail n’aient pas toutes les mêmes valeurs mais ces valeurs doivent être fixées par une commission nationale et non seulement par l’employeur et doivent avoir une limite inférieure et supérieure, par exemple entre 1 et 10 SMIG, une modulation supplémentaire pouvant être faite entre débutant et expérimenté. Le SMIG correspond à l’argent nécessaire pour satisfaire les besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, d’équiper, se soigner, avoir des activités de loisir) et est le minimum que peut gagner quelqu’un qui travaille 30h par semaine de façon monétisée ou qui est empêché de travailler. (Si l’empêchement et dû à l’entreprise, c’est l’entreprise qui paye, sinon, c’est la collectivité).

_Les entreprises permettent actuellement à quelques-uns de gagner des sommes astronomiques au point que gagner le plus d’argent possible prend le pas sur la finalité première de cette entreprise. Ceci est dû à l’énorme pouvoir concédé aux actionnaires propriétaires spéculateurs qui peuvent intervenir comme ils veulent dans la gestion de l’entreprise, y compris choisir le dirigeant, y compris la faire s’endetter pour toucher plus de dividendes.

Le droit de propriété doit être réduit à la propriété d’usage : sa maison, ses biens, son instrument de travail. L’instrument de travail n’est transmissible qu’à un autre travailleur, pas automatiquement à la descendance. Les éventuels actionnaires extérieurs ne tirent aucun bénéfice et n’ont aucun pouvoir sur le fonctionnement de l’entreprise s’ils n’y travaillent pas. (Ceux-là disparaitront car les entreprises auront droit à des prêts sans intérêts).

Si nous considérons que personne ne peut gagner plus de 10 SMIG, le prix de vente des richesses produites devra se rapprocher de la formule :

Prix de vente= coût de production+ salaires/quantité produite

Ce qui veut dire que le prix de vente est calculé en fonction du salaire et non l’inverse comme actuellement. Les salaires étant fixés, les prix de vente ne varient qu’en fonction des coups de production et ont donc tendance à rester fixes s’ils ne dépendent pas trop des importations.

La part due au capital disparaît, ce qui fait un gain de 30 à 40%. La part due aux intérêts des emprunts bancaires disparaît aussi. Nos entreprises deviennent très compétitives même sans dévaluation de Franc. De toutes façons, les parités entre monnaies doivent se décider dans une négociation entre états en fonction du prix moyen de l’heure de travail, par exemple, et non en fonction de l’humeur du marché.

Les bénéfices  devront être mutualisés pour alimenter une caisse publique de secours          ( pour aider les entreprises en déficit) et d’investissements

_Nous ne démarrons pas tous du même point : celui qui hérite d’une grande propriété, voire d’une fortune n’aura pas besoin d’autant d’argent que celui qui démarre de rien. Pour respecter l’égalité des chances, il parait juste que le droit d’héritage soit restreint à des biens personnels (maison, épargne dans la limite autorisée, et entreprise familiale seulement si l’héritier y travaille). Le reste revient à l’état qui le redistribue démocratiquement (modalités à voir, peut-être concours public)

_Il y en a qui ne peuvent pas travailler autant que les autres : chômage, maladie, handicap. Il est humain de les prendre en charge et le système monétaire doit s’y adapter.

Pour tenir compte de tous ces éléments, il va falloir que ceux qui le peuvent travaillent plus que ce qui est nécessaire pour la simple satisfaction de leurs besoins de façon à subvenir à la fois à ceux qui ne peuvent pas et à tous ceux qui travaillent pour la collectivité : c’est ce que nous faisons à travers les différents impôts et cotisations diverses, mais tout cela pourrait se simplifier et s’enrichir grâce à la création monétaire maîtrisée :

Plus besoin d’impôts ni de TVA, c’est par la création monétaire que sont payés tous ceux qui travaillent pour la collectivité et la collectivité rembourse en produisant plus pour eux, donc en s’enrichissant. Les impôts ne touchent que ceux qui dépassent les plafonds.

Les pensions de ceux qui ne peuvent travailler suffisamment sont payées par création monétaire aussi.

Débarrassées du coût du capital, du coût des intérêts et des charges sociales des travailleurs, les entreprises deviennent très compétitives en étant protégées en plus par les éventuelles barrières douanières. Pour éviter que des entreprises privées abusent d’une situation de monopole, on pourrait organiser dans tous les domaines une compétitivité saine avec des entreprises d’état à la comptabilité transparente : si le privé peut faire mieux que l’état, il peut gagner plus, mais pas dans des proportions énormes. Les services publics par contre (poste, EDF, SNCF, santé, routes, aéroports,  banque de France …) sont forcément nationalisés.

Chacun travaille de façon monétisée en fonction de ses besoins.

Le travail est un devoir et un droit, l’état est employeur en dernier recours.

Ce système de monnaie service public pourrait satisfaire presque tout le monde, y compris les vrais entrepreneurs industriels : la limite de 10 SMIG de revenus permet de vivre suffisamment largement, d’autant plus que le SMIG serait plus élevé que le SMIG actuel (d’après l’INSEE, cela ne toucherait que les 0,01% les plus riches de la population si le SMIG se rapproche de 2000€). Tout le monde gagnerait en liberté d’entreprendre et en qualité de vie.

Utopique ce système? Oui si vous pensez qu’il l’est. Réalisable? Oui si vous pensez qu’il l’est. Nous fonctionnons par prophéties auto réalisables: si vous pensez que c’est une utopie, vous ne bougerez pas et le système actuel continuera. Si vous êtes convaincu qu’il peut se réaliser, vous allez commencer à chercher quelqu’un capable de l’appliquer et vous en trouverez .Des hommes politiques intègres, courageux et démocrates, capables de porter ce projet existent mais sont soigneusement ignorés des médias, il faut les chercher sur internet avant que celui-ci soit aussi censuré. Il est encore possible de faire une révolution pacifique en utilisant le peu de démocratie qui nous reste, essentiellement l’élection présidentielle, pour reprendre le contrôle de la création monétaire, qui est la clé qui nous permettra d’aller vers plus de démocratie, de redresser l’économie, de nous intéresser vraiment au bien être social et au respect de l’environnement. Les candidats qui prétendent faire cela sans reprendre le contrôle de la création monétaire ne sont pas crédibles car le système actuel l’empêche.L’heure est grave car nous vivons la phase finale d’un coup d’état amorcé il y a 2 siècles qui vise la domination mondiale des peuples par une petite oligarchie comprenant quelques grands banquiers et leurs alliés politiques, médias et grands industriels. (voir l’article sur l’histoire de la création monétaire). Nous pouvons encore réagir tant que les nations existent mais n’oublions pas que la construction européenne vise à leur destruction à moyen terme pour ne gérer que de grandes régions.Un chef d’état non corrompu et courageux pourrait le faire. Il faut que ce chef d’état ne soit pas déjà lié aux banques, pour financer son élection par exemple, et qu’il soit courageux car, avant d’arriver au pouvoir, il subira tous les coups tordus des médias et politiciens actuels aux ordres de l’oligarchie bancaire. Il risque même sa vie s’il est trop seul, c’est pourquoi cela ne pourra se faire qu’avec un soutien populaire important. Il faut militer pour ce système, le faire connaitre pour qu’il devienne la volonté d’une majorité de la population. En attendant, et parallèlement, il est possible de créer des monnaies locales qui l’appliquent pour vérifier sa validité. La plupart des monnaies locales déjà créées s’appuient sur l’euro (on ne peut créer une unité locale qu’en déposant 1€ dans une banque), ce qui leur interdit toute création monétaire nouvelle et limite considérablement leur portée mais, à ma connaissance, aucune disposition légale n’empêcherait d’en faire sur le modèle des SEL. D’ailleurs, si, pendant le temps des négociations, l’UE nous interdit de sortir de l’euro, il serait possible de créer une monnaie française complémentaire de même valeur mais non convertible, directement gérée par notre banque centrale, qui permettrait d’expérimenter sans danger et mettre au point le système monétaire démocratique tout en nous mettant à l’abri des éventuelles sanctions économiques que ne manqueront pas de nous infliger les puissances financières. Au bout des 2 ans, la MF devient la monnaie nationale, l’euro devient une monnaie étrangère et est soumis au contrôle des changes avec un taux de change qui fera partie des négociations. A noter que retrouver l’identité française n’exclura pas la libre circulation des personnes : c’est le taux de change monétaire qui servira de frontière douanière. Ces 2 ans serviront aussi à renégocier la dette : cette dette est illégitime car elle n’a pas été contractée par le peuple français mais par des politiciens traites à la nation qui ont décidé sans le consentement du peuple de se financer sur les marchés financiers. Le paiement des intérêts sera immédiatement suspendu et le remboursement des intérêts précédents considéré comme un remboursement du principal, les politiciens traîtres seront poursuivis. Si les négociateurs sont intransigeants, notre MF nous permettra d’activer la menace de faire banqueroute : cela a déjà eu lieu dans l’histoire de France et ne peut donner lieu qu’à un refus ultérieur de prêter. Mais, avec un système monétaire démocratique, un état ne peut pas s’endetter sauf envers un autre état si sa balance commerciale est déficitaire et cela ne nécessite pas un emprunt mais un rééquilibrage des échanges commerciaux.

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