L’accroissement des inégalités

L’accroissement des inégalités est inhérent au système capitaliste : les riches ont 3 moyens accroître leur richesse indéfiniment sans rien produire : en faisant travailler les autres pour eux ( les propriétaires des entreprises ou les actionnaires), en prêtant leur argent avec intérêt, ou en spéculant (la bourse n’est qu’un jeu spéculatif au même titre que le tiercé à la différence qu’il n’est pas imposé par l’état et que les chevaux qu’on fait courir sont les salariés  des entreprises). Ce sont eux qui décident du salaire des salariés et, profitant de leur pouvoir, ils ont réussi en 10 ans à accroître leur part du PIB de 10% au détriment des salariés.

Entre salariés aussi, les différences peuvent être énormes  : le PDG de Renault par exemple gagne 100 fois le SMIG .Et les salariés les mieux payés cumulent ces salaires avec des primes et des actions propriétaires.

Les solutions

-Au plus fort du capitalisme triomphant aux USA, des patrons pourtant très puissants comme JP Morgan considéraient que l’écart des salaires entre un patron et un ouvrier ne devait pas dépasser la proportion de 1 à 20. Aujourd’hui, il n’y a plus de retenue et on en est de 1 à 100 et plus. Il faut que l’état instaure un revenu maximum au-delà duquel l’imposition sera de 100% en faisant entrer dans le revenu les revenus spéculatifs. Cela aurait le double avantage de réduire les inégalités (en permettant aussi de revaloriser le SMIG) et de faire en sorte que les puissants n’aient plus pour seule obsession d’accumuler indéfiniment de l’argent au mépris de leurs concitoyens et de l’environnement.

-Les actionnaires non-salariés d’une entreprise pourraient prêter leur argent et  toucher des intérêts sur les bénéfices mais n’auraient aucun pouvoir de contrôle sur la marche de l’entreprise (on a vu des fonds de pension obliger l’entreprise à s’endetter lourdement pour toucher encore plus de dividendes et limoger le PDG qui n’était pas d’accord).

-Les patrons ne seraient pas les seuls à décider du salaire : une commission nationale pourrait décider du salaire moyen de chaque profession, celui-ci pouvant être modulé ensuite en fonction de la qualité du travail.

_Les revenus boursiers seraient taxés comme les autres revenus. On pourrait même supprimer la bourse, comme le propose l’économiste Frédéric Lordon, car si l’état peut facilement prêter aux entreprises, celle-ci perd de son intérêt et ne sert plus qu’à la spéculation.

-L’accumulation de bénéfices énormes par de grosses entreprises privées pourrait être automatiquement limité sans gros moyens de contrôle en instaurant dans tous les domaines une concurrence saine entre les entreprises privées et des entreprises d’état : les entreprises d’état fonctionnant de manière démocratique, avec une comptabilité publique transparente et des bénéfices juste suffisants pour assurer la bonne marche de l’entreprise. Si le privé peut faire de meilleure qualité ou à moindre coût, il peut gagner plus mais pas dans des proportions énormes.

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