Quelle monnaie pour sortir du capitalisme?

Nous croyons tous savoir ce qu’est la monnaie et pourtant personne, y compris les économistes, n’en donne une définition précise. Et, faute de définition précise, la pensée devient confuse :

-Nous définissons par le même mot l’unité monétaire et le système monétaire utilisant cette monnaie qui comporte comment elle est créée, comment elle circule, comment elle est détruite.

-Quelle est la différence entre monnaie matérielle (pièces et billets), monnaie scripturale (écrite), monnaie numérique (écrite de façon numérique), monnaie virtuelle (qui n’existe pas?)?

-Parle-t-on d’une monnaie qui a une valeur propre (pièces d’or) ou pas ? Ou d’une monnaie symbolique remplaçant une richesse réelle possédée (billets échangeables contre de l’or)? ou d’une monnaie symbolique mesurant une richesse que l’on vient de vendre (monnaie économique)? Est-ce-que toutes ces monnaies correspondent à la même définition de la monnaie ? Ont-elles les mêmes critères de fiabilité ?

-Qu’entend-t-on par « fausse monnaie » ?

-Quelle différence entre monnaie fiduciaire (de confiance) et monnaie de Banque Centrale ?

Si nous voulons répondre à ces questions, il faut donc commencer par trouver une bonne définition de la monnaie, qui nous permette de vérifier si les monnaies qu’on nous propose sont bonnes ou mauvaises pour le système économique.

Tous les traités d’économie depuis Aristote définissent la monnaie par 3 fonctions :

-C’est une unité de compte

-une réserve de valeur

-un intermédiaire des échanges.

C’est un ensemble de propriétés hétéroclites qui ne sont pas une véritable définition et ne permettent pas de définir ce qu’est une bonne ou une mauvaise monnaie car, avec ces conditions, à peu près n’importe quoi peut servir de monnaie:

Si on décide que les petits cailloux blancs serviront de monnaie, on pourra faire des comptes de cailloux, s’en servir pour comptabiliser les échanges, et les garder comme réserve de valeur puisqu’ils permettront d’acheter des choses avec. Et pourtant, ce ne sera pas une bonne monnaie ! Tout le monde est capable de comprendre pourquoi ! Parce que n’importe qui pourra trouver des petits cailloux blancs et s’en servir pour acheter sans avoir rien produit lui même.

Cela prouve que nous avons dans la tête la définition de ce que doit être une bonne monnaie et que ce n’est pas celle qui nous est donnée. C’est donc à nous de la créer :

On pourrait mieux dire que la monnaie est un symbole, écrit ou matérialisé, représentant une richesse réelle possédée ou vendue, qui permet de mesurer la valeur de ce que l’on donne dans un échange et peut être conservé dans le temps et l’espace pour mesurer la valeur de ce qu’on reçoit dans un autre échange.

Explication:

La monnaie n’est qu’un symbole car elle ne fait que représenter autre chose:

-soit une richesse réelle possédée par le banquier, comme du temps où elle représentait de l’or

-soit la valeur de la richesse réelle que l’on vient de donner comme c’est le cas lorsqu’on paye par carte bancaire.

Cela nous montre qu’il existe 2 sortes de monnaie:

-Les monnaies qui ont ou symbolisent une valeur  propre importante, comme l’était la monnaie Or autrefois. Les échanges se font alors à l’aide d’un double troc: on troque d’abord ce que l’on vend contre de l’Or puis on troque de l’Or contre ce qu’on achète. Ce  système a surtout été intéressant pour des échanges internationaux mais a été une erreur lorsqu’il a été introduit à l’intérieur d’une nation. Intéressant au début pour le souverain car il obligeait le peuple à travailler pour lui s’il voulait acquérir cette monnaie, l’or avait l’inconvénient de ne pas être disponible en quantité suffisante dans le pays, ce qui bloquait le système économique et obligeait le souverain à conquérir de nouvelles mines ou à emprunter. Les banquiers ont remplacé l’or par des billets échangeables contre de l’or, donc le symbolisant, mais ont rapidement triché en émettant plus de billets qu’ils n’avaient d’or, ce qui a rendu cette monnaie non fiable mais leur a permis de s’enrichir énormément au point de prendre le pouvoir sur les rois en 1789. Nous pouvons appeler cette monnaie et toutes celles ayant une grande valeur propre des « monnaies troc » qui ne sont fiables que si la correspondance entre le billet et l’Or est certifiée, ce qui n’a jamais été le cas.

-Et les monnaies qui ne sont que l’écriture ou la matérialisation symbolique (pièces et billets) d’une mesure de valeur (les monnaies actuelles). Elles ont l’avantage de permettre une relation plus directe entre celui qui donne et celui qui reçoit et de ne quasiment rien coûter à créer. Pour ces monnaies, la valeur propre n’a aucune importance mais par contre, pour être fiables, elles doivent obéir aux 3 critères imposés à tous les instruments de mesure: être étalonnées, certifiées conforme, et invariables.

Nous avons donc maintenant les moyens de vérifier si un système monétaire est digne de confiance ou non

 

                            Les systèmes monétaires actuels

le système monétaire « occidental » ne remplit aucune des conditions de fiabilité, c’est à la fois une fausse monnaie-troc et une fausse monnaie-mesure tout en prétendant être les 2 à la fois:

_La valeur propre de la monnaie scripturale ou sous forme de billets est infime, ce ne peut pas être une monnaie troc.

_ il n’y a pas d’étalon, ce qui l’empêche d’être une monnaie mesure. Spontanément, nous cherchons à mettre des étalons : pour le salarié, ce pourrait être le temps de travail mais il n’y a pas d’étalon pour les marchandises dont le prix est déterminé en grande partie par la finance. Les 2 prix ne sont pas liés par le même étalon : Il fut un temps où il y avait une certaine correspondance entre le SMIG et l’indice des prix, mais elle a été supprimée. Mais c’est surtout au moment de la création que le manque d’étalon permet aux banquiers de faire de la fausse monnaie.

_ il n’y a aucune certification au moment de la création par les banquiers, ce qui permet la fraude: il y a un immense hiatus entre la valeur représentée à la création (quasiment nulle) et la valeur d’achat ( celle représentée par l’écriture ou le billet) alors que ces 2 valeurs devraient être identiques. Comme l’a bien dit Maurice Allais, prix Nobel d’économie, les banquiers se comportent comme de faux monnayeurs. Et alors qu’un faux monnayeur ordinaire se contente d’utiliser la monnaie qu’il a créé, les banquiers doublent la mise en demandant qu’on leur rende une vraie monnaie en échange. Et comme ils la détruisent, la dette n’est pas soldée car on leur doit encore la monnaie qui circule.

La fraude ne concerne que la création monétaire. Ensuite, dans l’économie, cette monnaie, fausse monnaie-troc au départ évolue comme une monnaie mesure : les échanges entre particuliers sont certifiés, avec des valeurs d’acquisition et de libération sensiblement égales s’il n’y a pas trop d’inflation, mais avec quand même une absence d’étalon qui permet de faire n’importe quoi avec le prix des marchandises. Pour faire croire que c’est aussi une monnaie-troc et sauver le capitalisme, les financiers n’attribuent à la monnaie qu’une seule valeur, la valeur de ce qu’elle permet d’acheter, qu’ils confondent avec la valeur propre.

Comme nous ne sommes pas dans le cadre d’une monnaie troc, ce système place de plus frauduleusement les banquiers en position de souverains. Ce système n’est pas viable, il pompe constamment l’économie vers la finance et ne peut que s’effondrer après avoir tué l’économie. Si l’on compare le système monétaire qui irrigue les échanges au sein d’une société au sang d’un organisme vivant qui permet les échanges entre les cellules, demander à un banquier de produire notre monnaie, c’est comme demander à un médecin de produire notre sang : ce médecin nous demanderait de lui rendre plus de sang que le sang prêté, pas tout pour ne pas nous tuer complètement, mais suffisamment pour qu’on soit obligé de lui en demander encore. Et si nous ne lui obéissons pas, il arrête de nous en fournir, nous sommes devenus son esclave. C’est ce que nous subissons aujourd’hui.

Ce système est né d’une fraude fondamentale non dénoncée, quand les banquiers ont commencé à faire des prêts avec l’argent de leurs déposants. Si tout le monde ne venait pas chercher son or en même temps, cela ne se voyait pas, et quand les besoins de monnaie se sont amplifiés, au lieu de renoncer à l’or dont les quantités devenaient insuffisantes, les gens ont continué à faire confiance aux banquiers. (Cette « confiance » a plutôt été imposée par les souverains). Des banquiers privés ont pris possession des banques centrales et ont inventé le système des «  réserves fractionnaires » pour multiplier la monnaie insuffisante des banques centrales : les banques ordinaires pouvaient aussi faire des prêts non pas sur une petite partie de l’argent de leurs déposants, comme à l’origine, mais sur la quasi totalité de l’argent déposé. Il suffisait d’avoir une petite réserve en monnaie de banque centrale  (moins de 10% actuellement, 8% théoriquement mais seulement 1% obligatoirement). Ce qui veut dire que si quelqu’un dépose 100e, la banque peut prêter 10 000e et, sur ces 10 000€, 9900e sont de la fausse monnaie et 100€ sont le vol de la monnaie déposée, sans compter que cette monnaie déposée provient forcément d’un emprunt fait dans les mêmes conditions. Ainsi ils peuvent multiplier dans des proportions pharamineuses une monnaie de banque centrale qui n’est pas non plus une monnaie fiable puisque les réserves d’or ou d’actifs ne correspondent pas toujours à la valeur des billets ou écritures créés.

C’est ce qui leur permet de dire maintenant que l’argent qui est sur nos comptes ne nous appartient pas, car il a déjà été prêté à quelqu’un, au lieu de dire que c’est leurs prêts qui sont frauduleux. Cette fraude initiale non dénoncée, qu’ils ont réussi à faire passer pour une normalité, a pris des proportions ubuesques. La faute n’en est pas seulement aux banquiers mais à ceux qui l’ont couverte, essentiellement les intellectuels et les dirigeants. Tout être humain a besoin qu’on lui mette des limites quand il fraude, et, s’il n’en trouve pas, il fait des fraudes de plus en plus grosses jusqu’à temps que cela se voie. Il est étonnant que depuis tout ce temps, personne n’ait fait une véritable réflexion sur la monnaie comme celle que nous venons de faire. La plupart des économistes ont juste cherché à justifier le système et ceux qui ont commencé à vouloir le moraliser n’ont pas été écoutés : 

  Irving Fischer a été un économiste célèbre mais il a été oublié quand il a parlé d’un système «100% monnaie » qui empêchait les banques d’utiliser l’argent des comptes courants pour faire des prêts. 

Maurice Allais a eu le prix Nobel d’économie avant d’être oublié quand il a commencé à dire que les banquiers faisaient de la fausse monnaie. Le système «monnaie pleine» a été repris par un ancien banquier suisse,

François de Siebenthal, qui a réussi à organiser en 2014 une votation sur ce sujet en Suisse. Cette votation a échouée car les médias d’information suisses, qui sont comme partout aux mains des banquiers, ont réussi à manipuler l’opinion. Et ces économistes n’ont même pas été au bout de leur réflexion en ne remettant pas en cause 

 _la création monétaire par des banques centrales privées,   

  _la création monétaire par la dette,     

_et en ne faisant pas la distinction entre la monnaie troc et la monnaie mesure.

 Le système « monnaie pleine » est proposé comme une amélioration du système monétaire actuel mais reste intégré dans le système politique républicain dirigé par les banquiers. Il ne faut pas s‘étonner qu’il soit refusé car le système monétaire est complètement intriqué avec le système social: il correspond actuellement à une dictature d’un petit cercle comprenant les grands banquiers et quelques grandes familles. On ne peut pas changer le système monétaire si on ne fait pas en même temps une action politique pour destituer ces usurpateurs.

La «théorie moderne de la monnaie» semble découvrir qu’un état peut aussi créer sa monnaie mais elle n’utilise cette propriété que partiellement, en gardant par ailleurs l’ambiguïté sur la définition de la monnaie et en maintenant le fonctionnement actuel des banques.

D’autres parlent des cryptomonnaies pour s’affranchir des banques car les échanges sont certifiés par les blockchains et cryptés pour les rendre anonymes. (Mais, d’après Snowden, elles ne donnent que l’illusion d’échapper aux banques: les créateurs de ces cryptomonnaies subissent de telles pressions qu’ils sont obligés de donner les noms de leurs utilisateurs aux banquiers, même le créateur du Bitcoin a été obligé de céder).

Outre cette particularité, elles ne possèdent aucun des autres critères d’une monnaie fiable: examinons par exemple le bitcoin et la June.

Le Bitcoin

_il n’est pas étalonné, donc très sensible à la spéculation, ce qui fait d’ailleurs son principal attrait pour ceux qui l’acquièrent.

_les échanges sont certifiés par une blockchain très coûteuse en énergie. C’est une monnaie uniquement numérique : que se passe-t-il en cas de panne d’électricité ou de piratage informatique?

_sa valeur n’étant pas stable, il est impropre à être une mesure de valeur fiable. Il ne correspond d’ailleurs pas à la définition d’une monnaie utilisable dans l’économie: sa création n’est pas liée aux échanges, elle est réservée aux « mineurs » (ceux qui font marcher le système avec leurs ordinateurs) mais de façon aléatoire et ne mesure donc pas exactement la valeur de leur travail.

C’est une « monnaie » troc souveraine non fiable qui place l’utilisateur sous la dépendance d’un souverain inconnu: un logiciel programmé par qui et comment?

Ce n’est donc pas véritablement une monnaie correspondant à notre définition, mais un actif boursier que l’on s’échange.

C’est le cas de la plupart des crypto-monnaies : elles permettent d’échanger à l’abri des banques mais en se mettant sous la dépendance d’un système de création monétaire non lié aux échanges. Certaines récompensent les «mineurs»(ceux qui font marcher le système), par de la création monétaire, mais cela reste très marginal. Le fait que la création monétaire ne soit pas liée aux échanges de richesses réelles donne au créateur de monnaie un pouvoir de contrôler les échanges. Ce sont encore des monnaies trocs souveraines dont le souverain n’est plus le banquier mais un logiciel ou celui qui le manipule. Et le pire est qu’on troque des richesses réelles contre quelque chose de virtuel qui n’est qu’un actif boursier de valeur variable : c’est encore plus fragile et indomptable que la monnaie Or.

Pourquoi être obligé d’acheter une monnaie alors que nous pouvons la créer gratuitement? Pourquoi lui donner une valeur propre inutile et virtuelle qui masque l’absence de fiabilité en tant que mesure si ce n’est pour ne pas remettre en cause le système bancaire capitaliste actuel?

La June

_comme le bitcoin, elle n’est pas étalonnée, donc de valeur variable selon les utilisateurs.

_les échanges sont certifiés par une blockchain moins gourmande en énergie que celle du bitcoin mais c’est aussi une monnaie uniquement numérique.

_Sa valeur variable est une gêne pour en faire une mesure fiable mais dans des proportions moindres actuellement que pour le bitcoin car le fait qu’elle soit distribuée de la même façon à tout le monde la rend moins spéculative.

La June correspond à une création monétaire gratuite réellement indépendante des banques mais sa création n’est pas liée à la valeur des échanges : elle est faite par un logiciel de façon égalitaire en fonction du nombre d’utilisateurs. Pourquoi rémunérer tout le monde pareil alors que les besoins en monnaie sont liés aux besoins d’échanges et ne sont pas les mêmes pour tous? (quelqu’un qui vit presque en autarcie n’a pas les mêmes besoins d’échange que celui qui a un travail très spécialisé et dépend beaucoup des autres pour satisfaire ses besoins).

Ce n’est pas à proprement parler une monnaie car sa création n’est pas liée à des productions vendues, ce n’est qu’une distribution programmée de bons d’achat : quel intérêt ont alors les producteurs à produire? Et qu’est ce qui prouve que la quantité créée est adaptée à la quantité de production pouvant être achetée? De plus, cela suppose que tous les utilisateurs ont des besoins de même valeur, ce qui est faux. La June permet actuellement d’échanger en dehors des banques partout dans le monde, mais elle serait inadaptée pour en faire la monnaie d’un état.

Les monnaies locales: elles sont adossées à l’euro et ne font que le dupliquer, donc ne sont pas différentes. Leur seul intérêt est de renforcer l’identité locale, d’inciter à consommer localement, et d’être sûr que cet argent là ne sera pas utilisé par la finance.

Aucune de ces monnaies n’a toutes les propriétés d’une véritable monnaie mesure communautaire telle que nous l’avons définie: on ne la retrouve que dans les SEL (Systèmes d’Échange Locaux)

_La monnaie des Sel est étalonnée sur le temps de travail, ou temps de vie consacré aux autres. Par souci d’égalité, la valeur de l’heure de travail dans les SEL est la même pour tous, donc ce qu’on achète est calculé avec le même étalon que ce qu’on produit.

_Elle est certifiée par celui qui reçoit, qui est débité de la même somme.

_ Elle est créée gratuitement par une banque centrale gérée par la collectivité. Cette création ne peut être faite que pour quelqu’un qui donne de son temps à quelqu’un d’autre ou à la collectivité. Il peut y avoir aussi création de monnaie soit pour aider ceux en difficulté par décision de l’assemblée générale (c’est une sorte de cadeau fait par le groupe), soit pour financer un projet collectif.

_elle est insensible à la spéculation et n’a aucune raison de varier entre le moment de sa création et celui de son utilisation puisque l’étalon est le même dans les 2 cas.

Contrairement à la June, sa création est réellement faite par le peuple et s’adapte parfaitement aux capacités de production. Les SEL constituent une excellente expérimentation d’une monnaie « Simple Mesure de la Valeur des Richesses Vendues» prouvant que tout ce qui sera dit par la suite n’est pas utopique et fonctionne (Rien n’empêcherait, si on le voulait, de donner aussi à la monnaie des SEL la forme de pièces, billets ou symboles divers). Ce système fonctionne d’autant mieux que la communauté est large et contient des compétences complémentaires permettant de subvenir aux besoins essentiels. Elle serait parfaite (avec quelques aménagements comme nous verrons plus tard) comme monnaie nationale, c’est pourquoi les banquiers au pouvoir ne la tolèrent que sous forme réduite et locale.

Citons encore le JEU (Jardin d’Échanges Universel),qui utilise la même monnaie que les SEL, étalonnée sur le temps, certifiée par les 2 protagonistes de l’échange, mais qui ne permet pas la création monétaire pour ceux qui travaillent pour la communauté.
                                    Les monnaies que l’on nous promet

Les mondialistes encore au pouvoir veulent imposer la monnaie numérique souveraine possédant les mêmes caractéristiques que la monnaie actuelle sans la possibilité d’avoir des espèces, ce qui nous mettra définitivement en esclavage puisqu’ils la créeront et la distribueront à leur guise,

-pouvant la rendre fondante (à utiliser avant une date limite)   

_ou non valable sur certains articles,  

_ou non valable sur certains espaces pour limiter nos déplacements, Ils pourront même supprimer les comptes des opposants politiques pour leur ôter toute vie sociale (cela a déjà commencé : Nigel Farage, un opposant politique anglais, s’est vu fermer son compte en banque car « ses valeurs ne correspondaient pas à celles de sa banque »; il peut encore changer de banque mais que faire s’il n’y a plus qu’une seule banque mondiale dirigée par les Rothschild?). Cela vient d’être fait en France à Jacques Baud.

Pour répondre à la question du début, ce n’est pas la monnaie qui est mauvaise en soi et engendre le capitalisme, c’est un système monétaire truqué qui a permis le capitalisme en donnant à ceux qui créaient la monnaie un pouvoir absolu sur les autres. Il a existé et existe encore des systèmes monétaires anti capitalistes: une monnaie mesure du type de celle des SEL ne permettrait pas à la finance d’exister et nous ferait mieux vivre en travaillant 2 fois moins sans taxes ni impôts inutiles, et sans dettes auprès des banquiers.