Programme pour un monde meilleur

Notre monde va mal et notre pays a sa part de responsabilités:

_ On ne parle que de guerres mais nous sommes dans les premiers à vendre des armes aux belligérants et à porter la guerre dans d’autres pays.

_Les ressources de la planète sont pillées pour le profit d’un petit nombre alors que des millions d’humains meurent de faim.

A l’intérieur du pays, ce n’est guère mieux :

_Dans un contexte de crise économique, de plus en plus de citoyens sont exclus du monde du travail et réduits à la pauvreté.

_Ceux qui ont la « chance » d’avoir un travail vivent dans l’angoisse de le perdre et sont soumis à des contraintes de plus en plus dures sans reconnaissance salariale ni affective.

_Les dirigeants politiques sont de plus en plus coupés du peuple et donnent l’image de la corruption et de l’impuissance à résoudre la crise.

_Les citoyens eux-mêmes se sentent impuissants à changer quelque chose, se replient dans l’individualisme et la morosité, voire l’agressivité envers leurs semblables.

Les causes que l’on nous donne (manque de compétitivité, surcoût salarial) ne sont pas les bonnes comme le prouve l’inefficacité des solutions proposées.

Les vraies causes sont ailleurs: elles sont dans un système politique non démocratique et dans un système économique associé ubuesque si on le considère du point de vue de la démocratie. Et ces vraies causes ne sont pas immuables, une volonté politique peut les résoudre, c’est le but de ce programme.

 

                           Assainir  le système économique

 

Curieux de commencer un programme politique par le système économique car celui-ci nous est présenté comme une réalité incontournable qu’on ne peut modifier et à laquelle on doit se plier : c’est faux, le système économique est entièrement soumis au politique et, s’il ne l’est pas, c’est parce que les politiques le veulent bien. Or nous voyons bien l’importance de l’économie dans le politique : c’est à cause de la dette que l’état doit faire des économies dans le social, c’est pour être compétitives que les entreprises délocalisent, licencient ou imposent des conditions de travail de plus en plus dures aux salariés, c’est soi-disant pour aider les entreprises à embaucher qu’on détricote le droit du travail. Partout ce qui pourrait être réalisable est freiné par des questions d’argent, l’argent est devenu la seule préoccupation, envahit et pollue tout, ce sont les banques qui dictent maintenant aux états la politique d’austérité qu’ils doivent appliquer, et tout cela découle d’une cause fondamentale: le pouvoir de création monétaire confié à des banques centrales privées.

Ceux qui avaient renoncé à comprendre le système économique (c’est normal, tout est fait pour qu’on n’y comprenne rien) peuvent lire une explication claire dans « comment créer un système monétaire démocratique ». Pour résumer, disons que la quantité d’argent qui circule dans une société doit être adaptée aux besoins des échanges commerciaux qui ont envie de se faire, ni trop car cela provoque de l’inflation, ni trop peu car cela entraine la récession. L’argent est fait pour circuler et l’idéal est que chacun dépense autant qu’il gagne. Mais plusieurs éléments viennent perturber la circulation monétaire :

_Il y a ceux qui capitalisent, les petits qui mettent un peu d’argent à la caisse d’épargne et les gros qui ont des comptes dans les paradis fiscaux: cet argent-là ne circule plus.

_De façon générale et pas forcément illégale, il y a de l’argent qui sort de la communauté.

_Il y a ceux qui prêtent avec intérêt : pour rembourser les intérêts, il faut prendre de l’argent dans la masse monétaire (et si tout le monde emprunte, au final, il y en a qui ne peuvent pas rembourser).

_Ainsi la masse monétaire globale a tendance naturellement à diminuer alors que tout investissement demanderait de l’augmenter. Pour éviter cette tendance à la récession Il faut régulièrement remettre de l’argent dans le circuit économique pour qu’il continue à fonctionner de façon satisfaisante. C’est le rôle de la banque centrale. La régulation monétaire, aussi vitale pour une société que la circulation sanguine pour un organisme vivant, est un service public qui devrait être sous contrôle démocratique : aucun système monétaire n’est viable si la banque centrale ne prête pas sans intérêts.

_ Le fait de l’avoir confié à des banquiers privés en Angleterre d’abord, puis aux Etats Unis (voir l’appendice sur la saga des grands banquiers), puis un peu partout dans le monde (le 3 janvier 1973 en France)  a des conséquences très graves pour les peuples :

_Chaque fois que ces banquiers créent de l’argent pour les besoins économiques, ils demandent un remboursement avec des intérêts, ce qui fait qu’au total, ils n’ont pas mis d’argent dans le système économique mais en ont pris, ce qui oblige à en remettre, donc à s’endetter davantage inexorablement. C’est ainsi que les états se retrouvent avec des dettes exponentielles colossales, impossibles à rembourser, mais qui justifient l’ingérence des banquiers dans la politique. « Donnez-moi le contrôle de la monnaie et je me moque de qui fait les lois » a dit un certain Mr De Rothschild à l’origine de tout cela.

_Ce sont des banquiers privés qui décident des investissements à faire ou ne pas faire : or ils privilégient ceux qui promettent d’être le plus rentable au détriment d’investissements qui seraient plus utiles pour la société, viables aussi, mais rapportant moins de profit immédiat.

_Les investissements collectifs endettent le pays alors qu’ils ne coûteraient rien sinon : on pourrait par exemple construire autoroute ou hôpital avec de la création monétaire : au final les entreprises seraient payés et l’état serait propriétaire ; la dette de l’état envers la société serait compensée par le fait que l’état offrirait cette autoroute (par exemple) qui serait donc gratuite. Les comptes seraient en équilibre. C’est ainsi que la France s’était redressée après la guerre .Au lieu de cela il faut emprunter à des banquiers pour payer les entreprises et ensuite demander un nouvel effort à la population pour rembourser donc payer cette autoroute plus les intérêts sinon la banque est propriétaire et se rembourse sur les péages.

_Les banquiers utilisent l’argent ainsi gagné sur le dos du système économique à spéculer à la bourse sur des variations de valeur de produits pour gagner encore plus. Cette spéculation ne rapporte rien au système économique, elle le parasite, se nourrit sur lui. Et le parasite est devenu tellement plus gros que l’animal, qu’il va le tuer : actuellement 5% seulement de l’argent créé sert au système économique et 95% à la spéculation.

_Les banques centrales privées peuvent créer de la monnaie servant uniquement à la spéculation et non à l’économie : cela crée une inflation réelle considérable, bien supérieure à celle qui nous est annoncée (car ne rentrant pas dans l’indice officiel) qui dévalorise beaucoup cette monnaie. On nous le cache pour ne pas avoir à augmenter les salaires.

_Le fait que tous les emprunts doivent être remboursés avec intérêt alors que la masse monétaire globale diminue inexorablement oblige ceux qui veulent rembourser à prendre encore dans cette masse au détriment des autres : il y en aura fatalement au bout de la chaine qui ne pourront pas rembourser et seront en faillite. Ce système oblige à une compétitivité où il n’y a pas de place pour tout le monde

_Plus grave encore, ils entrainent les peuples à s’entredéchirer : ce sont les grands banquiers anglo-américains qui ont provoqué la crise de 1929 pour faire revenir l’or détenu en Europe vers les Etats Unis, avec les conséquences que l’on sait. Ils ont financé Hitler et financent les guerres en général car les guerres pour eux sont rentables.

Vous l’avez compris, la première mesure à prendre, celle sans laquelle aucune politique sociale ou environnementale n’est possible, est de redonner à l’état, sous contrôle démocratique, la prérogative de la création monétaire. Ce n’est pas si difficile, la Banque de France existe encore, elle imprime des euros, il suffit de lui faire imprimer des francs. Bien sûr, cela oblige à sortir de l’euro conçu sur le modèle précédent (la banque centrale européenne a été conçue en n’ayant pas le droit de prêter aux états, ce qui les oblige à emprunter sur les marchés financiers, donc à s’endetter inexorablement, …).Et par là même à sortir momentanément de l’ « Europe » mais sans regret car cette « Europe » là a été conçue pour les multinationales et non pour les peuples. Une véritable Europe des peuples est à créer, mais sur d’autres bases. Les profiteurs de ce système vont hurler et promettre toutes les catastrophes possibles mais c’est le contraire qui se produira :

_La possibilité de créer l’argent sans frais va permettre des investissements considérables, aussi bien de la part de l’état que des particuliers.

_Le contrôle des changes associé va permettre de mieux lutter contre l’évasion fiscale. Les particuliers auront l’inconvénient de devoir changer de l’argent pour voyager en Europe mais ils le font pour d’autres pays et ce n’est pas si contraignant. Nous avons payé cher en pouvoir d’achat le passage à l’euro.

_La spéculation pourra être sévèrement imposée ou taxée.

_Le rétablissement des droits de douane rendra inutile les délocalisations et permettra la réindustrialisation du pays, donc une véritable création d’emplois.

_Notre monnaie risque d’être dévaluée momentanément à l’extérieur, ce qui enchérit nos importations mais booste les exportations et diminue la dette. Il n’est même pas sûr qu’elle le soit durablement car une monnaie attachée uniquement à l’économie réelle est solide alors qu’il a été créé tellement de dollars en trop par rapport à l’économie réelle des USA que le dollar n’a plus de valeur réelle : il ne doit sa valeur artificielle qu’au fait que les USA ont obligé presque tous les pays à se baser sur le dollar au lieu de se baser sur l’or.

_L’essentiel de la dette est illégitime (sans les intérêts versés aux banques pour la création monétaire et sans la reprise par l’état des énormes cadeaux faits aux banques sans contrepartie en 2008 nous n’aurions pas de dette) et fera l’objet d’un audit.

Le système économique étant assaini, libéré de la tutelle de l’ « Europe » qui nous dicte des lois antisociales, il sera alors possible de s’attaquer aux autres problèmes qui minent la démocratie.

 

Rétablir la démocratie

 

Nous vivons actuellement une illusion de démocratie, les médias (aux mains de grands capitalistes privés) nous font croire que nous sommes en démocratie parce-que nous votons tous les 5 ans pour un président et sa « troupe » de parlementaires qui peuvent alors faire passer à peu près toutes les lois qu’ils veulent au mépris de l’opinion de la majorité des français et même en reniant impunément leurs engagements électoraux. Si l’on considère que la démocratie c’est la possibilité pour chaque citoyen de participer aux décisions qui le concernent et de pouvoir choisir et révoquer ceux qui le gouvernent, il faut reconnaître que nous en sommes loin :

-Nous ne faisons qu’élire un chef de gouvernement très éloigné de notre quotidien : ceux qui ont le plus de pouvoir sur nous, les patrons, les fonctionnaires, ne sont pas élus ni révocables par nous.

– Ce président ne représente en fait qu’une minorité de français : en 2012  François Hollande a obtenu au premier tour 28.63% des 77.96% votants  exprimés soit 22.31% des Français. Au second tour ceux qui se sont ralliés à lui l’ont fait plutôt pour voter contre son prédécesseur que pour lui et malgré cela, il ne représente que  51.63% des 75.69% votants  exprimés soit 39% des Français. Il en était de même pour Nicolas Sarkozy.

-Ceux qui ont voté pour son programme ont été floués car, même s’il ne respecte pas ses promesses, il est irrévocable pendant 5 ans. Et pour le remplacer, on va nous proposer le précédent.

-Notre choix est canalisé par les médias sur 2 grands partis dits « de droite » et « de gauche » mais qui ont exactement le même programme économique donc le même programme politique à quelques détails près. Ils sortent tous de la même école où ils ont été formatés pour appliquer la doctrine « néo-libérale » (le mot « libéral » sonne bien car il fait penser à » liberté » mais la seule liberté dont il s’agit est la liberté des forts d’écraser les faibles). Conformément à cette doctrine néo-libérale, ils se font élire à la tête de l’état pour détruire cet état du moins dans sa partie sociale : ce sont des liquidateurs.

-Ces hommes (et femmes) politiques élu(e)s ne possèdent plus de véritable pouvoir : ils l’ont donné aux banquiers et aux grands industriels avec qui ils possèdent des liens incestueux : ce sont eux qui assurent leur fortune et payent leur campagne électorale très coûteuse et, en échange, ils mènent leur politique, à savoir la braderie de l’état au privé et la destruction de l’état social.

_Ils ont signé des traités qui ont construit une « Europe » non démocratique : le « parlement » européen n’a pas le pouvoir de proposer les lois, il ne peut que nuancer celles venant d’une commission non élue, appliquant un programme économique anti-démocratique, et, s’il s’oppose trop, elle peut passer en force en les appliquant quand même.

L’ensemble composé des grands banquiers, des grands industriels, des politiques, des propriétaires des médias, d’un certain nombre de journalistes et d’ »experts » fréquemment invités sur les ondes, constitue une véritable « classe sociale » vivant en circuit fermé au-dessus des lois et des contingences du menu peuple en dirigeant le pays exclusivement à son avantage. Le vrai terme pour désigner notre organisation sociale n’est pas « démocratie » mais « oligarchie », c’est-à-dire gérée par un petit groupe dominant. Plus exactement peut être par « ploutocratie » car cette classe dominante n’est pas constituée des meilleurs mais des plus riches.

Comment donc rétablir la démocratie ? Nous ne pouvons pas échapper à une organisation sociale pyramidale où, à différents niveaux, il y ait des chefs chargés d’organiser le travail d’un groupe de personnes. Ces chefs doivent faire la preuve de leur compétence et, pour qu’il y ait démocratie, ils doivent aussi tenir compte de l’avis de leur équipe et être révocables par cette équipe si elle juge qu’ils ne remplissent pas correctement leur fonction.

Cela ne passe pas forcément par l’élection : par exemple, pendant la période de plein emploi des années 60, il pouvait y avoir des petits patrons non élus dans un contexte démocratique car un ouvrier pouvait choisir son patron et en changer quand il voulait.

-Mais cela peut aussi passer par l’élection quand on connait celui que l’on élit et que l’on peut être associé à ce qu’il fait : c’est le cas par exemple des maires des petites communes. Les élections ne sont plus démocratiques lorsque celui pour qui on vote est trop lointain, connu seulement par une étiquette de parti et une image de façade, et que l’on est ni associé ni même témoin de ce qu’il fait vraiment .Il faut donc beaucoup d’élections sur de nombreux niveaux pour que l’élu soit toujours contrôlable par ceux qui l’ont élu : un ministre par exemple n’a pas à être choisi par le chef du gouvernement simplement parce qu’il est de son parti (en pouvant prendre n’importe quel ministère comme s’il pouvait avoir toutes les compétences) mais par une pyramide de ses administrés.

-Certains proposent le tirage au sort de ceux qui ont une charge publique, à durée limitée et non renouvelable comme cela se pratiquait dans la démocratie athénienne. Cela a l’avantage de concrétiser que la politique est l’affaire de tous, pas seulement de professionnels, limite les possibilités de corruption et abolit la dépendance aux bailleurs de fonds pour les campagnes électorales. Le risque est de tirer un incompétent (mais on peut en élire un aussi) : le tirage  pourrait n’avoir lieu que parmi ceux qui ont pu prouver au préalable une compétence. Ce qui sous-entend aussi que la politique n’est pas un métier: il faut un premier métier dans lequel on a montré ses capacités avant de pouvoir accéder éventuellement à une charge politique. Election et tirage au sort ne sont pas incompatibles : il peut y avoir élection quand on a suffisamment d’éléments pour bien choisir et tirage au sort dans le cas contraire.

-Dans une démocratie, ce n’est pas le gouvernement qui impose ses lois : il n’est là que pour exécuter les lois votées par le parlement.

-Le parlement lui-même doit être composé d’élus au sommet d’une pyramide d’élus ou d’un échantillon de la population tiré au sort. Mais avec les moyens modernes de communication, notamment internet, il me semble qu’il serait possible que chaque loi soit votée par l’ensemble des citoyens concernés après une discussion nationale.

Enfin, si le gouvernement contrôle le peuple, il faut aussi que le peuple puisse contrôler le gouvernement : comment ? Une fois le gouvernement en place, la seule chose qui le contrôle encore est la constitution et le conseil constitutionnel. Or, jusqu’à présent, les constitutions ont été rédigées par ceux-là mêmes qui vont gouverner et le conseil constitutionnel est constitué des mêmes, autant dire qu’ils font une constitution à leur avantage. Pour que le peuple garde un contrôle sur le gouvernement, il faut que ce soit lui qui rédige la constitution, une constitution qui lui donne des pouvoirs, par exemple le référendum d’initiative populaire ou mieux encore, comme je le proposais précédemment, de voter lui-même toutes les lois.

Le but de ce programme est donc de rédiger cette nouvelle constitution propre à établir une démocratie durable. Je le ferai à la fin, avec la possibilité pour chacun de donner son avis sur le site internet, mais avant cela, examinons les autres problèmes pour mieux savoir ce que nous allons y mettre.

 

                                                                           La  Justice

 

La Justice de notre pays est très malade et ce n’est pas pour rien car elle peut être encore un contre-pouvoir à l’exécutif qui le dérange et plusieurs moyens sont mis en œuvre pour l’affaiblir :

-C’est le procureur, dépendant de l’exécutif, qui décide si une affaire doit être portée devant la justice ou pas : il est donc facile pour l’exécutif de bloquer les affaires qui le touchent.

-C’est l’exécutif qui décide de la carrière des juges : ceux qui veulent rester intègres dans les affaires politiques doivent renoncer à faire carrière.

_C’est l’exécutif qui fixe le budget de la Justice et on l’a tellement réduit qu’elle ne peut plus travailler dans des conditions satisfaisantes.

-Pour échapper encore mieux à la justice ordinaire, les politiques ont créé la « haute cour de justice » composée de leurs pairs et donc plus enclins à la clémence.

_Le code pénal favorise les riches :

. Le code pénal ne propose guère d’autres sanctions que des amendes ou de la prison : les riches souffrent beaucoup moins des amendes.

. Ils peuvent se payer de très bons avocats capables de profiter du moindre vice de forme.

. Le code pénal est beaucoup plus indulgent pour les délits financiers qui peuvent pourtant avoir des conséquences graves pour la vie de nombreux citoyens.

 

Pour que notre Etat soit véritablement un Etat de Droit, il faut :

_Que la Justice soit véritablement indépendante de l’exécutif : elle pourrait dépendre d’une instance totalement indépendante de l’exécutif, que l’on pourrait appeler le Conseil des Sages, élu (ou tiré au sort) séparément, avec son budget propre. Ce Conseil des Sages pourrait avantageusement remplacer le Conseil Constitutionnel, garant de la constitution, et le Sénat, pour donner son accord à toute proposition de loi. Il aurait en charge la Police, gardienne de l’ordre public et du respect de la constitution, qui ne dépendrait donc que de la Justice. L’exécutif n’aurait à sa disposition que la Gendarmerie.

_Que la Justice soit accessible à tous de la même façon dans des temps raisonnables.

-Il faut reprendre tout le code civil pour que les lois soient vraiment les mêmes pour tous et que les sanctions aient valeur de réparation en vue d’une réinsertion. La prison ne serait réservée qu’aux personnes dangereuses et serait conçue autrement, en plongeant les prisonniers dans un milieu éducatif très contenant où règne la loi et le respect au lieu de les exposer à « la loi du milieu » qui ne fait que les endurcir.

-Supprimer la « haute cour de justice ».Les élus sont responsables du non-respect de la constitution et des lois devant la justice ordinaire.

 

                                                                       Le chômage

 

Il y a actuellement plus de 6 millions de demandeurs d’emploi inscrits à pôle emploi (tous ne sont pas inscrits et seulement 6 chômeurs sur 10 sont indemnisés), 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (987€ par mois) dont 3millions d’enfants.

Les causes

La désindustrialisation du pays par les délocalisations plus rentables pour les multinationales.

-Le gain de productivité des travailleurs : en trente ans, l’économie française produit 76 % de plus avec 10 % de travail en moins. Du fait des gains de productivité, l’économie a besoin de 10 % de travail en moins mais, dans le même temps, le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 % ! Un écart de 33 % s’est donc creusé entre l’offre et la demande de travail.

-Le système capitaliste fait que ce gain de productivité profite uniquement aux industriels sans se soucier du sort des ouvriers. Le chômage important est même un avantage pour eux car il permet d’augmenter la pression sur les employés et de faire baisser les salaires.

Les solutions

Réindustrialiser le pays  grâce à des droits de douane protecteurs.

-Diminuer le temps de travail qui pourrait être ramené à 4 jours, 28 ou 30 heures (actuellement, la moyenne du temps de travail est de 33,7h aux USA et de 30,05h en Allemagne). Certains ont un mauvais souvenir du passage aux 35h parce que celui-ci s’est fait dans de mauvaises conditions : les entreprises soumises à des impératifs de compétitivité ont triché et ont demandé aux salariés de faire en 35h ce qu’ils faisaient en 40h sans embaucher. Il en serait autrement si elles n’étaient pas soumises à une concurrence si sévère et étaient sûres de pouvoir vendre plus cher grâce à la protection douanière.

_Le » salaire de base », revenu distribué indistinctement à tous, financé à la fois par l’ensemble des aides aux plus démunis (RSA, allocations diverses), les impôts sur les plus riches et la création monétaire. Il s’ajoute aux revenus du travail quand il y en a et permet de continuer à vivre sans quémander quand il n’y en a pas. (Voir l’article sur « le salaire de base démocratique »)

 

                                                 L’accroissement des inégalités

 

L’accroissement des inégalités est inhérent au système capitaliste : les riches ont 3 moyens accroître leur richesse indéfiniment sans rien produire : en faisant travailler les autres pour eux ( les propriétaires des entreprises ou les actionnaires), en prêtant leur argent avec intérêt, ou en spéculant (la bourse n’est qu’un jeu spéculatif au même titre que le tiercé à la différence qu’il n’est pas imposé par l’état et que les chevaux qu’on fait courir sont les salariés  des entreprises). Ce sont eux qui décident du salaire des salariés et, profitant de leur pouvoir, ils ont réussi en 10 ans à accroître leur part du PIB de 10% au détriment des salariés.

Entre salariés aussi, les différences peuvent être énormes : le PDG de Renault par exemple gagne 100 fois le SMIG, celui de Peugeot plus de 200 fois, …Et les salariés les mieux payés cumulent ces salaires avec des primes et des actions propriétaires.

 

Les solutions

-Au plus fort du capitalisme triomphant aux USA, des patrons pourtant très puissants comme JP Morgan considéraient que l’écart des salaires entre un patron et un ouvrier ne devait pas dépasser la proportion de 1 à 20. Aujourd’hui, il n’y a plus de retenue et on en est de 1 à 100 et plus. Il faut que l’état instaure un revenu maximum au-delà duquel l’imposition sera de 100% en faisant entrer dans le revenu les revenus spéculatifs. Cela aurait le double avantage de réduire les inégalités (en permettant aussi de revaloriser le SMIG) et de faire en sorte que les puissants n’aient plus pour seule obsession d’accumuler indéfiniment de l’argent au mépris de leurs concitoyens et de l’environnement.

-Les actionnaires non-salariés d’une entreprise pourraient prêter leur argent et  toucher éventuellement des petits intérêts sur les bénéfices mais n’auraient aucun pouvoir de contrôle sur la marche de l’entreprise (on a vu des fonds de pension obliger l’entreprise à s’endetter lourdement pour toucher encore plus de dividendes et limoger le PDG qui n’était pas d’accord).

_Réduire le droit de propriété à la propriété d’usage :droit de posséder uniquement ce dont on se sert : par exemple maison principale, éventuellement secondaire, biens privés, outils de travail. Réduire également la valeur des biens transmissibles par héritage : autant il est normal de pouvoir hériter de la maison familiale et de tout ce qui peut avoir une valeur affective, autant il est immoral d’être millionnaire sans avoir encore rien fait ou d’hériter d’une entreprise.

-Les patrons ne seraient pas les seuls à décider du salaire : une commission nationale pourrait décider du salaire moyen de chaque profession, celui-ci pouvant être modulé ensuite en fonction de la qualité du travail.

_Les revenus boursiers seraient taxés comme les autres revenus. On pourrait même supprimer la bourse, comme le propose l’économiste Frédéric Lordon, car si l’état peut facilement prêter aux entreprises, celle-ci perd de son intérêt et ne sert plus qu’à la spéculation. Avec un système monétaire assaini, l’état aurait droit de préemption, pourrait racheter les entreprises en difficulté ou à vendre et permettre ainsi à l’entreprise de racheter son capital sans intérêts.

-L’accumulation de bénéfices énormes par de grosses entreprises privées pourrait être automatiquement limité sans gros moyens de contrôle en instaurant dans tous les domaines une concurrence saine entre les entreprises privées et des entreprises d’état : les entreprises d’état fonctionnant de manière démocratique, avec une comptabilité publique transparente et des bénéfices juste suffisants pour assurer la bonne marche de l’entreprise. Si le privé peut faire de meilleure qualité ou à moindre coût, il peut gagner plus mais pas dans des proportions énormes.

_Les multinationales seraient soumises au droit français dans leurs activités en France et imposées en conséquence.

-Enfin, bien sûr, un système redistributif mieux conçu, limitant la richesse accumulable pour la redistribuer vers les plus pauvres et augmenter sensiblement le SMIG.

 

                                                              Les autres problèmes

Tous les autres problèmes sont des conséquences de ceux que nous venons de décrire et se résoudront quand la situation sera assainie. Il ne sert à rien de s’épuiser à lutter contre des conséquences quand les causes subsistent. Citons par exemple :

L’immigration, les réfugiés : il est évident qu’aucun pays ne peut accueillir toute la misère du monde et que l’immigration doit être règlementée : la condition pourrait être d’avoir trouvé un travail, ou des « parrains ». Un certain pourcentage d’immigration est normal et bénéfique.  Mais le rejet dont ils font l’objet est accentué par l’exclusion dans la misère dont souffrent de plus en plus de Français : ceux qui n’ont presque  rien ne supportent pas que des « étrangers » viennent prendre le peu qu’ils ont ou en aient même plus qu’eux. C’est une erreur de jugement : ce ne sont pas les étrangers qui les mettent dans la misère, mais le système capitaliste. De plus, nous avons une part de responsabilité dans le fait qu’ils doivent quitter leur pays : en soutenant en Afrique des dictateurs qui affament leur population, en apportant le chaos en Irak ou en Lybie.

_L’insécurité, les attentats : là encore, Daesh n’existerait pas  si les américains n’avaient pas envahi l’Irak de la manière dont ils l’ont fait, au mépris de la population, avec des dizaines de milliers de civils innocents tués, en laissant à leur départ un chaos politique et une armée à l’abandon exclue du nouveau gouvernement. La haine qu’ils ont engendrée se retourne contre tous ceux de l’OTAN. La Suisse qui s’est montrée pacifique n’a jamais été visée par des attentats. Et le durcissement sécuritaire qui s’en est suivi en France n’est pas une bonne réponse : il enlèvera encore un peu plus de liberté démocratique mais n’empêchera aucunement les récidives. Si la France retrouve ses valeurs de « liberté, égalité, fraternité » et se comporte de manière plus pacifique, elle n’attirera plus les foudres.

_La laïcité : les attentats ayant été commis par des fanatiques se réclamant de l’Islam, les musulmans commencent à être stigmatisés. Là encore, il s’agit de boucs émissaires lorsqu’on ne veut pas voir les vraies causes de notre insécurité qui sont dans le double jeu de ceux qui prétendent nous protéger.

_L’éducation : notre système éducatif va mal, trop rigide, imposant un programme au lieu de développer les compétences de chacun. IL aura à être repensé en profondeur avec l’aide de tous les intéressés. De plus il devient inégalitaire et a perdu sa capacité d’ « ascenseur social », ce qui démotive encore plus ceux qui se sentent déjà exclus.

_Ecologie et respect de l’environnement

Le non-respect de l’environnement est essentiellement le fait de très grosses entreprises qui ne considèrent que l’accroissement de leur bénéfice au mépris des hommes et de l’environnement : les très gros chaluts  qui détruisent les fonds marins et des milliers de tonnes de poissons inutiles rejetés morts en mer, Monsanto qui affame les populations des pays du sud en leur faisant produire des plantes brevetées et stériles résistantes aux pesticides qu’ils vendent aussi, ….Quand on ne respecte pas les hommes, on ne respecte pas la nature ; quand un homme n’est pas respecté, il ne respecte pas non plus les formes de vie plus faibles. L’idéologie capitaliste considère qu’il n’y a pas de place pour tous, que les plus forts peuvent accéder à une richesse illimitée en ne laissant que des miettes aux plus faibles : une telle idéologie est par nature destructrice et conduit au pillage des ressources. Vouloir être écologique dans de telles conditions est voué à l’échec.
L’idéologie démocratique au contraire, qui préconise le respect d’autrui, le partage et la collaboration plutôt que la compétition, débouche naturellement sur un respect de l’environnement. Si nous reprenons notre indépendance monétaire et que les investissements ne dépendent plus que de ce que nous voulons, l’écologie deviendra possible

Ce programme n’est pas utopique, il ne dépend pas non plus d’un homme (ou d’une femme) providentiel(le). Il nécessite une nouvelle constitution qui donne au peuple les moyens de mieux contrôler les élus et qui instaure des contre- pouvoirs à ceux qui ont tendance à se croire au-dessus des lois. Je vous en propose une, qui donne les grandes lignes à suivre (ce qui est le rôle d’une constitution) mais qui peut être enrichie grâce à vos commentaires. Vous la retrouvez sur ce site  en comparaison avec celle de la cinquième république.